






Borg vs McEnroe est un film en trois parties qui se croisent et s’entremêlent. La plus réussie reste le portrait du champion suédois. Peut-être parce que ce dernier a participé à l’écriture, même s’il n’a pas échappé aux polémiques autour de l’image donnée de son entraîneur. Cet axe sauve le film car le reste est moins réjouissant. Le portrait de McEnroe est un peu trop caricatural pour être vraiment intéressant et on comprend que le vrai soit furieux de l’image donnée de lui, malgré la qualité de l’interprétation de Shia LeBoeuf.

LA NOTE : 11,5/20
Fiche technique :
Production : SF Studios Production, Danish Film Institute, Film i Väst, Nordisk Film, Finnish Film Foundation, Yellow Film
Distribution : Pretty Pictures
Réalisation : Janus Metz Pedersen
Scénario : Ronnie Sandahl
Montage : Per K. Kirkegaard, Per Sandholt
Photo : Niels Thastum
Décors : Lina Nordqvist
Musique : Vladislav Delay, Jon Ekstrand, Carl-Johan Sevedag, Jonas Struck
Durée : 108 min
Casting :
Sverrir Gudnason : Björn Borg
Shia LaBeouf : John McEnroe
Stellan Skarsgard : Lennart Bergelin
Tuva Novotny : Mariana Simionescu
Leo Borg : Borg enfant
Marcus Mossberg : Borg adolescent
Jackson Gann McEnroe jeune : McEnroe jeune
Scott Arthur : Peter Fleming
Robert Emms : Vitas Gerulaitis

A Beautiful Day est finalement un énième récit d’un homme obligé d’entrer dans un cycle de violence croissante pour se sortir d’une situation où il est plongé malgré lui. Le film se démarque néanmoins par un équilibre entre des séquences où la violence est éludée et d’autres où elle est montrée de manière beaucoup crue, jouant avec les nerfs du spectateur. Le scénario ne réserve pas de vraies surprises mais la forme parvient tout de même à créer une certaine fascination.

LA NOTE : 12,5/20
Fiche technique :
Production : Film4, Why Not Productions
Réalisation : Lynne Ramsay
Scénario : Lynne Ramsay
Montage : Joe Bini
Photo : Thomas Townend
Décors : Tim Grimes
Distribution : SND
Musique : Jonny Greenwood
Durée : 95 min
Casting :
Joaquin Phoenix : Joe
Ekaterina Samsonov : Nina
Alessandro Nivola : Williams
Judith Roberts : la mère de Joe
Alex Manette : Votto

The Secret Man – Mark Felt est extrêmement classique dans sa forme aussi bien visuelle que narrative. C’est bien les évènements qu’il relate qui font tout son intérêt. Je ne sais pas si le film peut passionner un spectateur qui ne saurait rien du contexte historique dans lequel il se déroule. Mais les férus d’histoire, en particulier d’histoire politique, seront ravis. Il est rare qu’un film nous apprenne vraiment des choses que même les plus cultivés ignorent. Et bien c’est un vrai plaisir pour les esprits curieux.

LA NOTE : 13,5/20
Fiche technique :
Réalisation et scénario : Peter Landesman
Décors : Kristie Thompson
Costumes : Lorraine Calvert
Photographie : Adam Kimmel
Montage : Tariq Anwar
Musique : Daniel Pemberton
Production : Marc Butan, Giannina Facio, Gary Goetzman, Tom Hanks, Peter Landesman, Jay Roach et Ridley Scott
Producteurs délégués : Yale Badik, Nik Bower, Des Carey, Deepak Nayar, Michael Schaefer, Steve Shareshian et Colin Wilson
Coproducteur : Tom Moran
Durée : 103 minutes
Casting :
Liam Neeson : William Mark Felt
Diane Lane : Audrey Felt, la femme de Mark
Tony Goldwyn : Edward S. Miller
Maika Monroe : Joan Felt, la fille de Mark
Kate Walsh : Pat Miller, la femme de Edward
Josh Lucas : l’agent du FBI et lieutenant Charlie Bates
Michael C. Hall : le conseiller juridique John Dean
Marton Csokas : le directeur du FBI Patrick Gray
Tom Sizemore : l’agent du FBI Bill William C. Sullivan
Julian Morris : le journaliste Bob Woodward
Wendi McLendon-Covey : Carol Tschudy, la secrétaire de Felt
Ike Barinholtz : agent Angelo Lano
Bruce Greenwood : le reporter Sandy Smith, pour Time
Brian d’Arcy James : l’agent du FBI Robert Kunkel
Noah Wyle : Stan Pottinger

Corps et Ame aurait pu être un film tout ce qu’il y a des plus banal. Une histoire d’amour, pour ne pas dire une comédie romantique, entre deux êtres singuliers et un peu paumés. La trame narrative sous-jacente est donc extrêmement classique, pour ne pas dire éculée. Mais se pose sur celle-ci des éléments qui le sont pas du tout, bien au contraire. Les personnages d’abord, mais aussi le décor ou les différentes étapes qui vont jalonner ce parcours amoureux, tout est marqué par une réelle audace et qui est à chaque fois pleinement récompensée. Le tout est au final parcouru d’une sublime poésie, d’un brin d’humour savoureux, d’un rien de mélancolie et d’une infinie tendresse.

LA NOTE : 15/20
Fiche technique :
Réalisation : Ildikó Enyedi
Scénario : Ildikó Enyedi
Photographie : Máté Herbai
Montage : Károly Szalai
Musique : Ádám Balázs
Durée : 116 minutes
Casting :
Géza Morcsányi : Endre,
Alexandra Borbély : Mária Rácz
Zoltán Schneider : Jenő
Ervin Nagy : Sanyi
Tamás Jordán : thérapeute pour enfants de Mária
Zsuzsa Járó : Zsuzsa
Réka Tenki : Klára
Júlia Nyakó : Rózsi
Itala Békés : Zsóka
Éva Bata : Jutka Köves
Pál Mácsai : enquêteur

La question que soulève Carré 35 est la raison qui a poussé Eric Caravaca de faire de cette recherche sur son passé un film visible par le plus grand nombre. J’avoue avoir été parfois gêné par ce partage d’une histoire qu’on ne raconterait normalement qu’à des proches. Cette gène était encore plus forte quand Eric Caravaca commet quelques maladresses, comme une image esthétisée de son père sur son lit de mort ou bien un parallèle avec l’idéologie nazie dont on se demande ce qu’elle vient faire là.

LA NOTE : 14/20
Fiche technique :
Production : Les films du Poisson, Niko film
Réalisation : Eric Caravaca
Scénario : Eric Carvaca, Arnaud Cathrine
Montage : Simon Jacquet
Photo : Jerzy Palacz
Distribution : Pyramide
Musique : Florent Marchet
Durée : 67 min




Le moins que l’on puisse dire c’est que la jeune femme en question est dans un premier temps particulièrement horripilante. Puis on découvre peu à peu le malaise que cache ce comportement et toutes les jolies choses qui restaient cachées derrière. Tout cela donne un portrait singulier et dont on ne sait jamais où il va nous mener. Jeune Femme est au final plaisant à défaut d’être emballant et l’attachement qui finit par naître fait qu’on sort de la salle en regrettant si vite un personnage qu’on aura mis du temps à aimer.
Jeune Femme est l’occasion de découvrir Laetitia Dosch, que l’on avait déjà aperçue dans la Belle Saison. Elle tient là avec un brio épatant son premier grand rôle. Elle porte le film sur ses frêles épaules sans jamais trembler. Le film doit beaucoup à la narration de Léonor Serraille. Elle parvient à dévoiler progressivement toutes les facettes de son personnage avec un joli sens du timing qui préserve totalement le spectateur de l’ennui. Elle livre donc un joli premier film qui en appelle d’autres.
LA NOTE : 13/20
Fiche technique :
Production : Blue Monday Productions
Réalisation : Léonor Serraille
Scénario : Léonor Serraille
Montage : Clémence Carré
Photo : Emilie Noblet
Décors : Valérie Valéro
Distribution : Shellac
Musique : Julie Roué
Durée : 97 min
Casting :
Laetitia Dosch : Paula
Grégoire Monsaingeon : Joachim
Souleymane Seye Ndiaye : Ousmane
Léonie Simaga : Yuki
Nathalie Richard : la mère de Paula
Erika Sainte : la mère de Lila
Audrey Bonnet : la médecin

Le scénario de Thor : Ragnarok ne ressemble à peu près à rien. Il arrive à mettre bout à bout deux parties qu’on aurait imaginé difficile à relier. Le résultat est bancal et broder de grosses ficelles totalement artificielles. C’est souvent fun, souvent spectaculaire et surtout Marvel respecte sa nouvelle ligne de conduite. En effet, le film est empli d’humour et d’autodérision qui sauve en fait l’histoire du ridicule. On ne s’ennuie pas, mais on a bien du mal à s’enthousiasmer, du fait de l’absence total de souffle épique. On est devant un produit de pure consommation qui rassasie le ventre, sans faire chavirer de bonheur les papilles.

LA NOTE : 11/20
Fiche technique :
Production : Marvel Studios, Walt Disney Pictures
Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures International
Réalisation : Taika Waititi
Scénario : Stephany Folsom, Craig Kyle, Christopher Yost
Montage : Zene Baker, Joel Negron
Photo : Javier Aguirresarobe
Décors : Dan Hennah
Musique : Mark Mothersbaugh
Durée : 130 min
Casting :
Chris Hemsworth : Thor
Mark Ruffalo : Hulk
Tessa Thompson : Valkyrie
Cate Blanchett : Hela
Anthony Hopkins : Odin
Tom Hiddleston : Loki
Benedict Cumberbatch : Doctor Strange
Karl Urban : Skurge
Idris Elba : Heimdall

La Belle et la Meute bénéficie d’une forme relativement audacieuse. En effet, il est composé d’un nombre limité de longs plans séquences, qui arrivent à merveille à créer une impression d’oppression quand la jeune fille se heurte encore et encore à un mur de mépris. Si la technique n’est pas nouvelle, elle est ici assumée pleinement et jusqu’au bout et surtout employée à bon escient pour servir son propos. Si on ajoute à cela la prestation remarquable de Mariam El Farjani, ce film est incontestablement réussi d’un point de vue formel.

LA NOTE : 13/20
Fiche technique :
Réalisation : Kaouther Ben Hania
Scénario : Kaouther Ben Hania
Photographie : Johan Holmquist
Montage : Nadia Ben Rachid
Musique : Amine Bouhafa
Production : Nadim Cheikhrouha
Pays d’origine : Tunisie
Langue originale : arabe
Format : couleur
Genre : thriller, drame
Durée : 100 minutes
Casting :
Mariam Al Ferjani : Mariam
Ghanem Zrelli : Youssef
Noomane Hamda
Mohamed Akkari
Chedly Arfaoui
Anissa Daoud
Mourad Gharsalli
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