Il est vrai que se faire voler sa voiture est plutôt désagréable. Mais delà à en faire un film… Combien même tout cela se passerait dans un futur proche assez apocalyptique, proche de celui de Mad Max. C’est pourtant sur ce faible fil rouge qu’est construit The Rover, un film australien (comme Mad Max… coïncidence ?) qui est loin de m’avoir réellement convaincu.
Il est vrai qu’une idée de base simpliste peut donner un très bon film si elle est déclinée avec imagination et talent. Mais au final, The Rover est juste un film sur un type qui en poursuit d’autres dans un environnement hostile et qui est prêt à tout pour les retrouver. Le décor se veut original, avec cette vision du futur assez sombre, mais franchement, on s’en tamponne un peu le coquillard et on a bien du mal à voir dans ce film autre chose qu’une histoire déjà mille fois racontée. Et comme ni la réalisation, ni le casting, ni les personnages n’arrivent vraiment à faire sortir le film du lot, sans s’ennuyer, on finit par regarder ça d’un œil discret.
The Rover ne présente donc qu’un intérêt limité. Même la révélation finale, qui nous explique enfin pourquoi il tient autant à sa voiture, est à la fois inattendue, mais laisse surtout assez circonspect. Bref, un film qui n’aura pas le centième de la carrière de film culte d’un Mad Max.
LA NOTE : 9,5/20
Réalisation : David Michôd
Guy Pearce : Eric

Maléfique est un film taillé sur mesure pour mettre en valeur le talent d’Angelina Jolie. Mais l’actrice en a justement assez pour conférer à son personnage une épaisseur et une ambiguïté qui donnent tout son intérêt à ce film. Elle sait rester sobre et juste, alors que tout pourrait l’inciter à en faire des tonnes. Elle laisse ce travers à Elle Fanning qui surjoue quelque peu. Cependant, on pardonne tout à une jeunesse aussi charmante et pleine de fraîcheur.
Au final, Tristesse Club n’est pas le film du siècle, mais une très bonne comédie des mœurs, aux accents légèrement dramatiques. On rit souvent, on pleure un peu et surtout on garde le sourire du début jusqu’à la fin. Le scénario, la réalisation et l’interprétation sont assez solides pour proposer un moment de cinéma sans prétention, mais très agréable et non dénué d’une certaine finesses.
y Sweet Pepper Land, c’est aussi un scénario bien construit, riche et parcouru d’une ironie et d’un second degré salutaires. Le film dénonce beaucoup de choses, mais toujours avec beaucoup de subtilité et en tournant les travers, même les plus graves, à la dérision. Ce procédé est au final d’une efficacité terrible car il permet au spectateur de rentrer totalement dans le film pour des raisons positives, tout en captant au passage le portrait sans détour de cette contrée qui ressemble un peu au bout du monde.
X-Men : Days of the Future Past nous propose en effet un grand moment de cinéma. Une scène absolument géniale qui nous rappelle qu’il n’y a pas n’importe qui derrière la caméra. Ce genre de moment qui différencie les films d’actions simplement efficaces de ceux qui recèlent une petite part de magie créatrice. Certes, une scène ne fait pas tout un film. Mais celle-là fait de cet épisode des X-Men un film d’assez bonne qualité pour que les fans attendent la suite avec impatience. Surtout que la petite séquence de fin de générique fera saliver tous les fins connaisseurs de cet univers.
endant une partie du film, j’ai vraiment peur que Deux jours, Une Nuit ne s’enferme dans une sorte de voyeurisme, face à cette humiliation qui se répète encore et encore. On partage vraiment cette souffrance et on peut craindre à un moment que cela finisse par devenir insupportable et gratuit. Mais le scénario est assez bien construit pour dépasser cela très vite et tendre vers un vrai suspense. Jusqu’au bout, on se demandera quel sera le dénouement. De plus, ce dernier finira par délivrer un message plus complexe et ambiguë que ce que l’on pouvait craindre et qui change du discours totalement misérabiliste qu’ont parfois eu les Frères Dardenne.
David Cronenberg a évidemment mis sa patte artistique sur Maps to the Stars. Mais là encore, le résultat rappelle ce qu’il nous a déjà offert à de nombreuses reprises, sans arriver ici à rien nous proposer de nouveau. Qu’il n’ait pas son pareil pour filmer les coins les plus sombres des âmes torturées, à créer une ambiance de malaise, là où il ne devrait y avoir que paillettes et glamour, est une chose. Reste à lui donner un sens. Ici tout cela tourne un peu dans la vide et finit par faire ressembler ce film à un exercice de style un peu vain.
Si Tommy Lee Jones le réalisateur produit un travail remarquable avec The Homesman, Tommy Lee Jones, l’acteur est pas mal non plus. Mais il est vrai que ce dernier est quelque peu éclipsé par une Hilary Swank qui livre là une nouvelle performance magistrale. Si le rôle est moins fort que celui qu’elle a tenu dans Million Dollar Baby, elle l’interprète avec le même talent et la même intensité. Mais le reste du casting n’est pas mal non plus et c’est avec grand plaisir que l’on retrouve Mirand Otto, qui peut donc jouer autre chose que les princesses guerrières dans le Seigneur des Anneaux.
Pour le reste, la réalisation de D’Une Vie à l’Autre est sobre, sans éclat, mais totalement au service de l’histoire. Les personnages sont plutôt réussies. En fait, toutes les bases étaient vraiment réunies pour faire un très bon film. Ca aurait pu être le cas si Georg Mass avait su donner plus de corps à un sujet auquel il a su donner un intérêt, pas de souffle narratif.
Le thème de la vengeance et de la rédemption est omniprésent au cinéma. Alors évidemment, on est quelque peu exigeant vis-à-vis des réflexions qui empruntent le même chemin. La Voie de l’Ennemi n’apporte pas vraiment d’éclairage nouveau et si le récit arrive à maintenir un vrai suspense, au final il n’y a rien de surprenant dans l’évolution et la réaction des personnages. Si on n’en ressort pas vraiment déçu, on ne peut pas en être complètement satisfait.
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