THE ROVER : Mad Minimum

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theroverafficheIl est vrai que se faire voler sa voiture est plutôt désagréable. Mais delà à en faire un film… Combien même tout cela se passerait dans un futur proche assez apocalyptique, proche de celui de Mad Max. C’est pourtant sur ce faible fil rouge qu’est construit The Rover, un film australien (comme Mad Max… coïncidence ?) qui est loin de m’avoir réellement convaincu.

Il est vrai qu’une idée de base simpliste peut donner un très bon film si elle est déclinée avec imagination et talent. Mais au final, The Rover est juste un film sur un type qui en poursuit d’autres dans un environnement hostile et qui est prêt à tout pour les retrouver. Le décor se veut original, avec cette vision du futur assez sombre, mais franchement, on s’en tamponne un peu le coquillard et on a bien du mal à voir dans ce film autre chose qu’une histoire déjà mille fois racontée. Et comme ni la réalisation, ni le casting, ni les personnages n’arrivent vraiment à faire sortir le film du lot, sans s’ennuyer, on finit par regarder ça d’un œil discret.

theroverThe Rover ne présente donc qu’un intérêt limité. Même la révélation finale, qui nous explique enfin pourquoi il tient autant à sa voiture, est à la fois inattendue, mais laisse surtout assez circonspect. Bref, un film qui n’aura pas le centième de la carrière de film culte d’un Mad Max.

LA NOTE : 9,5/20

Fiche technique :
Réalisation : David Michôd
Scénario : David Michôd, d’après une histoire de David Michôd et Joel Edgerton
Direction artistique : Josephine Ford
Décors : Tuesday Stone
Costumes : Cappi Ireland
Photographie : Natasha Braier
Montage : Peter Sciberras
Musique : Antony Partos
Durée : 102 minutes

Casting :
Guy Pearce : Eric
Robert Pattinson : Reynolds
Scoot McNairy : Henry
Susan Prior : Dorothy Peeples
Anthony Hayes : le sergent Rickofferson
David Field : Archie
Jamie Fallon : Colin
Tawanda Manyimo : Caleb
Gillian Jones : la grand-mère
Richard Green : le commerçant
Nash Edgerton : le soldat en ville

MALEFIQUE : Surprise, surprises

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malefiqueafficheAprès avoir revisité le mythe de Blanche Neige, et même plutôt deux fois qu’une, voici que le cinéma et plus particulièrement Disney nous offrent une nouvelle vision, plus adulte, du conte de la Belle au Bois Dormant. Franchement, je ne m’attendais pas à grand chose en allant voir Maléfique. Les critiques étaient d’ailleurs très partagées et j’étais plutôt circonspect. Mais au final, la surprise fut très bonne.

On peut vraiment parler de surprise, dans la mesure où le scénario de Maléfique nous en réserve un nombre important. Non, qu’il nous propose des péripéties particulièrement audacieuses, ça reste une production Disney, mais tout le fil blanc que l’on croit apercevoir s’avère n’être qu’une illusion. A plus d’une occasion, j’étais convaincu de voir arriver un rebondissement gros comme une maison, sauf que c’est tout à fait autre chose que l’histoire proposait finalement. Au final, ce n’est pas l’intrigue du siècle, mais elle parvient vraiment à proposer une relecture profonde de ce conte archi-connu.

malefiqueMaléfique est un film taillé sur mesure pour mettre en valeur le talent d’Angelina Jolie. Mais l’actrice en a justement assez pour conférer à son personnage une épaisseur et une ambiguïté qui donnent tout son intérêt à ce film. Elle sait rester sobre et juste, alors que tout pourrait l’inciter à en faire des tonnes. Elle laisse ce travers à Elle Fanning qui surjoue quelque peu. Cependant, on pardonne tout à une jeunesse aussi charmante et pleine de fraîcheur.

Maléfique nous propose donc un savant mélange entre aventure, romance et un humour pince sans rire que l’on attendait pas forcément. On ne s’ennuie pas une seule seconde et on attend toujours avec une certaine curiosité de voir ce que la prochaine scène va bien pouvoir nous proposer. Et le plus souvent, on est agréablement surpris et même, encore une fois, surpris tout court.

LA NOTE : 15/20

Fiche technique :
Production : Walt Disney Pictures, Roth Films, MPC
Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures
Réalisation : Robert Stromberg
Scénario : Linda Woolverton
Montage : Chris Lebenzon, Richard Pearson
Photo : Dean Semler
Décors : Gary Freeman, Dylan Cole
Musique : James Newton Howard
Effets spéciaux : Digital Domain, MPC
Costumes : Anna B. Sheppard
Maquillage : Rick Baker
Directeur artistique : David Allday, Robert Cowper, Elaine Kusmishko
Durée : 98 min

Casting :
Angelina Jolie : Maleficent
Elle Fanning : Aurora
Sharlto Copley : Stefan
Sam Riley : Diaval
Imelda Staunton : Knotgrass
Juno Temple : Thistletwit
Lesley Manville : Flittle
Brenton Thwaites : Prince Phillip
Kenneth Cranham : King Henry

TRISTESSE CLUB : Papa où t’es ?

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Le road-movie familial entre frères aux relations distances, mais que les péripéties vont ressouder, est un grand classique du cinéma hexagonal. Il existe certes des variantes comme dans Tristesse Club, avec ici aussi une sœur et une route pas très longue. Mais l’esprit reste le même. En tout cas, ce film écrit un joli chapitre de cette longue tradition française, entre comédie et drame.

Tristesse Club est comme on peut s’y attendre avant tout un film de personnages. Ils sont ici au nombre de trois et se complètent à merveille. Leurs rapports partent d’un point de départ assez attendu mais pour évoluer dans des directions un peu plus surprenantes au fur et à mesure des surprises réservées par le scénario. Les acteurs sont aussi à l’aise dans leurs rôles respectifs qu’un politicien au moment de mentir. Si Laurent Laffite et Ludivine Sagnier sont à la hauteur du talent qu’on leur connaît, ce film est l’occasion de découvrir Vincent Macaigne qui apporte un vrai supplément d’âme et d’humanité à ce film.

tristresseclubAu final, Tristesse Club n’est pas le film du siècle, mais une très bonne comédie des mœurs, aux accents légèrement dramatiques. On rit souvent, on pleure un peu et surtout on garde le sourire du début jusqu’à la fin. Le scénario, la réalisation et l’interprétation sont assez solides pour proposer un moment de cinéma sans prétention, mais très agréable et non dénué d’une certaine finesses.

LA NOTE : 12,5/20

Fiche technique :
Production : Kazak productions, Rhône-Alpes Cinéma, 2L Prodiuctions, Haut et Court
Distribution : Haut et Court
Réalisation : Vincent Mariette
Scénario : Vincent Mariette, Vincent Poymiro
Montage : Nicolas Desmaisons
Photo : Julien Roux
Décors : Sidney Dubois
Musique : ROB
Durée : 90 mn

Casting :
Ludivine Sagnier : Chloé
Laurent Lafitte : Léon
Vincent Macaigne : Bruno
Noémie Lvovsky : Rebecca
Dominique Reymond : Claude
Anne Azoulay : Florence
Philippe Rebbot : Yvan

MY SWEET PEPPER LAND : Fraîcheur kurde

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mysweetpepperlandafficheLe Kurdistan irakien ne constitue pas vraiment une destination touristique que l’on rêve de découvrir en touriste insouciant. On imagine donc facilement qu’un film qui aurait cette région pour décor serait forcément sombre, dramatique, pour ne pas dire un rien déprimant. My Sweet Pepper Land nous prouve le contraire, en nous parlant sans détour de la société locale, mais avec une énergie, un humour et une fraîcheur tout à fait réjouissants.

My Sweet Pepper Land est une mélange assez improbable entre le western et la comédie romantique. Le réalisateur, Hiner Saleem, assume d’ailleurs totalement le parallèle avec le grand ouest américain, qui lui rappelle la situation actuelle de la région. Une contrée sauvage donc, où règne la loi du plus fort… jusqu’à l’arrivée des deux principaux protagonistes qui vont venir perturber l’ordre établi. Ce film est d’ailleurs avant une rencontre avec deux merveilleux personnages, interprété par deux merveilleux acteurs, dont la merveilleuse (oui, je sais je me répète) Golshifte Farahani, dont on était déjà tombé follement amoureux dans Syngué Sabour.

Mmysweetpepperlandy Sweet Pepper Land, c’est aussi un scénario bien construit, riche et parcouru d’une ironie et d’un second degré salutaires. Le film dénonce beaucoup de choses, mais toujours avec beaucoup de subtilité et en tournant les travers, même les plus graves, à la dérision. Ce procédé est au final d’une efficacité terrible car il permet au spectateur de rentrer totalement dans le film pour des raisons positives, tout en captant au passage le portrait sans détour de cette contrée qui ressemble un peu au bout du monde.

LA NOTE : 13,5/20

Fiche technique :
Production : Agat Films, Rohfilm, HS productions, Chaocorp, Arte France cinéma
Réalisation : Hiner Saleem
Scénario : Hiner Saleem
Montage : Juliette Haubois
Photo : Pascal Auffray
Distribution : Memento films
Musique : Pascal Mayer
Durée : 100 mn
Casting :

Korkmaz Arslan : Baran

Golshifteh Farahani : Govend
Suat Usta : Reber
Mir Murad Bedirxan : Tajdin
Feyyaz Duman : Jaffar

X-MEN : DAYS OF THE FUTURE PAST : Retour gagnant

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xmendaysofthefuturepasafficheMarvel a décidé d’inonder nos écrans de films de super-héros. Une invasion qui ravira les fans du genre. Mais parfois, on préfère la qualité à quantité. Force est de constater que le début de l’année avait été plutôt décevant avec un Captain America faiblard et un Spider-Man 2 frôlant le pathétique. Beaucoup d’espoirs reposaient sur X-Men : Days of the Future Past. Des espoirs qui reposaient sur le retour de Bryan Singer derrière la caméra, même si ce dernier n’avait pas forcément permis à la franchise de prendre le meilleur départ.

Au final, les espoirs sont plutôt comblés. Même si X-Men : Days of the Future Past n’est pas le plus grand chef d’œuvre du genre, il offre richesse, péripéties variées et grand spectacle. Richesse par le foisonnement des personnages, même si certains sont du coup totalement sous-exploités (Omar Sy est plus proche de la figuration que du rôle marquant, à l’inverse de Jennifer Lawrence qui est la grande star de ce film). Péripéties variées avec un croisement incessant des intrigues qui fait plonger constamment le spectateur d’un lieu et d’une époque à l’autre. Et grand spectacle avec des scènes de combats épiques, des poursuites… et un grand moment de cinéma.

xmendaysofthefuturepastX-Men : Days of the Future Past nous propose en effet un grand moment de cinéma. Une scène absolument géniale qui nous rappelle qu’il n’y a pas n’importe qui derrière la caméra. Ce genre de moment qui différencie les films d’actions simplement efficaces de ceux qui recèlent une petite part de magie créatrice. Certes, une scène ne fait pas tout un film. Mais celle-là fait de cet épisode des X-Men un film d’assez bonne qualité pour que les fans attendent la suite avec impatience. Surtout que la petite séquence de fin de générique fera saliver tous les fins connaisseurs de cet univers.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : 20th Century Fox, Marvel Entertainment, Dune Entertainment, Bad Hat Harry Productions
Distribution : 20th Century Fox France
Réalisation : Bryan Singer
Scénario : Simon Kinberg
Montage : John Ottman
Photo : Newton Thomas Sigel
Décors : John Myhre
Musique : John Ottman
Costumes : Louise Mingenbach
Durée : 131 mn

Casting :
Hugh Jackman : Logan, Wolverine
James McAvoy : Charles Xavier
Michael Fassbinder : Erik Lehnsherr, Magneto
Jennifer Lawrence : Raven Mystique
Nicholas Hoult : Hank, Beast
Ellen Page : Kitty Pride
Peter Dinklage : Dr. Bolivar Trask
Omar Sy : Bishop
Ian McKellen : Magneto
Patrick Stewart : Professeur X

DEUX JOURS, UNE NUIT : Chapeau, les frangins !

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deuxjoursunenuitafficheJe l’avoue… enfin non je n’avoue pas, ce n’est pas non plus un crime. Je dis simplement que je n’étais pas vraiment fan des frères Dardenne. Ou plutôt je trouvais l’enthousiasme critique vis-à-vis de certains de leurs films quelques peu exagéré, peut-être parce que je déteste ces films où on vous colle devant la misère et le malheur pour qu’on se sente obligé d’être ému, sous peine de culpabiliser. Mais cette fois, je dis chapeau bas les frangins avec ce Deux Jours, Une Nuit aussi bouleversant que magnifique.

Deux jours, Une Nuit a beaucoup fait parler de lui à travers la performance assez extraordinaire de Marion Cotillard. Elle confirme, après De Rouilles et d’Os, qu’elle est faite pour les rôles difficiles. Elle possède un talent rare que les grands directeurs d’acteurs savent transcender. Les frères Dardenne font partie de cette race là. Pourtant, la tâche était ardue car savoir se renouveler tout au long d’un film, quand on doit rejouer encore et encore la même situation, demande d’aller chercher au plus profond de soi. Ne doutons pas que Marion Cotillard a mis beaucoup d’elle même dans ce rôle et on ne peut que l’en remercier.

Pdeuxjoursunenuitendant une partie du film, j’ai vraiment peur que Deux jours, Une Nuit ne s’enferme dans une sorte de voyeurisme, face à cette humiliation qui se répète encore et encore. On partage vraiment cette souffrance et on peut craindre à un moment que cela finisse par devenir insupportable et gratuit. Mais le scénario est assez bien construit pour dépasser cela très vite et tendre vers un vrai suspense. Jusqu’au bout, on se demandera quel sera le dénouement. De plus, ce dernier finira par délivrer un message plus complexe et ambiguë que ce que l’on pouvait craindre et qui change du discours totalement misérabiliste qu’ont parfois eu les Frères Dardenne.

Mais le plus grand exploit des Frères Dardenne est sans doute d’arriver à signer un film d’une telle force et d’une telle qualité, avec une réalisation aussi sobre. Mes voisins au cinéma ont fait souligné le fait qu’il n’y a pas de musique dans Deux Jours, Une Nuit. Mais sans ce commentaire, je ne l’aurais absolument pas remarqué tant ils arrivent, sans aucun artifice, à nous faire partager les sentiments des personnages et nous plonger au cœur de ce film qui aurait fait une très belle Palme d’Or.

LA NOTE : 15/20

Fiche technique :
Production : Les Films du Fleuve
Réalisation : Jean-Pierre & Luc Dardenne
Scénario : Jean-Pierre & Luc Dardenne
Montage : Marie-Hélène Dozo
Photo : Alain Marcoen
Distribution : Diaphana Distribution
Durée : 90 mn

Casting :
Marion Cotillard : Sandra
Fabrizio Rongione : Manu
Catherine Salée : Juliette
Christelle Cornil : Anne

MAPS TO THE STARS : Loin des étoiles

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mapstothestarsafficheDavid Cronenberg a signé au cours de sa longue carrière quelques chef d’œuvres, mais aussi un certains nombre de films tournant un peu au n’importe quoi. Map to the Stars fait partie de l’un ou de l’autre selon les critiques. Malheureusement pour moi, il appartient clairement à la deuxième catégorie. Pourtant j’aurais adoré adorer ce film. Mais au final, je n’ai pas trouvé grand chose auquel m’accrocher pour encenser ce film.

Maps to the Stars reprend une des grandes obsessions du réalisateur canadien : le malaise profond des gens qui ont beaucoup d’argent. Je suis bien d’accord que c’est un sujet comme un autre, mais bâtir une bonne partie de sa carrière là-dessus est quelque peu risqué. On a bien du mal à avoir le moindre sentiment d’empathie pour les personnages. Ce film n’est même pas vraiment une vision au vitriol d’Hollywood, comme certains ont essayé de nous le faire croire, mais juste le destin individuel d’enfants gâtés et pourris en profondeur.

mapstothestarsDavid Cronenberg a évidemment mis sa patte artistique sur Maps to the Stars. Mais là encore, le résultat rappelle ce qu’il nous a déjà offert à de nombreuses reprises, sans arriver ici à rien nous proposer de nouveau. Qu’il n’ait pas son pareil pour filmer les coins les plus sombres des âmes torturées, à créer une ambiance de malaise, là où il ne devrait y avoir que paillettes et glamour, est une chose. Reste à lui donner un sens. Ici tout cela tourne un peu dans la vide et finit par faire ressembler ce film à un exercice de style un peu vain.

Par contre, je serai injuste si je ne saluais pas la performance extraordinaire de Julianne Moore. Mais peut-on en attendre moins d’une si grande actrice ? Allez, j’arrête de faire mon critique blasé pour apprécier à sa juste mesure cette interprétation magistrale.

LA NOTE : 08/20

Fiche technique :
Production : Prospero Pictures, Sentient Entertainment, SBS Prod., Integral film
Réalisation : David Cronenberg
Scénario : Bruce Wagner
Montage : Ronald Sanders
Photo : Peter Suschitzky
Décors : Carol Spier
Distribution : Le Pacte
Musique : Howard Shore
Durée : 111 mn
Casting :

Julianne Moore : Havana Segrand
Mia Wasikowska : Agatha Weiss
John Cusack : Dr Stafford Weiss
Robert Pattinson : Jerome Fontana
Olivia Williams : Cristina Weiss
Sarah Gadon : Clarice Taggart
Evan Bird : Benjie Weiss
Justin Kelly : Rhett
Carrie Fisher : elle-même

THE HOMESMAN : A l’Ouest, du nouveau !

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thehomesmanafficheTommy Lee Jones se sera mis à la réalisation, en parallèle d’une carrière d’acteur d’une richesse rarement égalée, à plus de 60 ans, mais force est de constater que c’est une vraie réussite et qu’on peut amèrement regretter qu’il n’y ait pas pensé avant. Une nouvelle preuve avec ce très bon The Homesman. Un film qui prouve qu’il est encore possible de faire des westerns qui ne ressemblent pas au milliers de westerns qui les ont précédés.

The Homesman reprend pourtant des éléments assez classiques. La femme livrée à elle-même qui va trouver un appuis auprès d’un vieux routier de l’ouest a servi de base encore récemment au sympathique Sherrif Jackson. Par contre y introduire un thème social, le traitement des maladies mentales et de la dépression à une époque pré-freudienne, constitue une démarche beaucoup plus originale. Elle est menée avec beaucoup d’intelligence, menant dans un subtil équilibre les dangers que recouvrent la traversée d’un ouest encore sauvage avec une vraie émotion et un profond humanisme.

thehomesmanSi Tommy Lee Jones le réalisateur produit un travail remarquable avec The Homesman, Tommy Lee Jones, l’acteur est pas mal non plus. Mais il est vrai que ce dernier est quelque peu éclipsé par une Hilary Swank qui livre là une nouvelle performance magistrale. Si le rôle est moins fort que celui qu’elle a tenu dans Million Dollar Baby, elle l’interprète avec le même talent et la même intensité. Mais le reste du casting n’est pas mal non plus et c’est avec grand plaisir que l’on retrouve Mirand Otto, qui peut donc jouer autre chose que les princesses guerrières dans le Seigneur des Anneaux.

LA NOTE : 14/20

Fiche technique :
Production : Ithaca Pictures, Javelina Film Company, EuropaCorp
Réalisation : Tommy Lee Jones
Scénario : Tommy Lee Jones, Kieran Fitzgerald, Wesley Oliver, d’après le roman de Glendon Swarthout
Montage : Roberto Silvi
Photo : Rodrigo Prieto
Décors : Merideth Boswell
Distribution : Europacorp Distribution
Musique : Marco Beltrami
Durée : 122 mn

Casting :
Tommy Lee Jones : George Briggs
Hilary Swank : Mary Bee Cuddy
Grace Summer : Arabella Sours
James Spader : Aloysius Duffy
John Lithgow : Révérend Dowd
Tim Blake Nelson : Freighter
Miranda Otto : Theoline Belknap
Sonja Richter : Gro Svendsen
Meryl Streep : Altha Carter

D’UNE VIE A L’AUTRE : Le Mur tombe, le suspense aussi

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duneviealautreafficheLe cinéma allemand s’est durablement installé sur nos écrans depuis l’immense succès de Goodbye Lenin puis de la Vie des Autres. C’est clairement grâce à eux qu’un film comme D’Une Vie à l’Autre est distribué dans notre beau pays. Un film qui revient une nouvelle fois sur les blessures causées par la chute du Mur. Mais un film aussi qui souffre de beaucoup trop de faiblesses pour être aussi mémorable que ses glorieux prédécesseurs.

D’Une Vie à l’Autre souffre d’une grosse faille dans son scénario. On comprend le fin de mot de l’histoire bien avant les personnages. Du coup, on passe une partie du film, surtout le dernier tiers, à avoir envie que les choses s’accélèrent. Le film essaye bien de faire comme ci et d’entretenir un suspense totalement artificiel, mais ça ne fonctionne pas du tout. Cela vient gâcher une première partie plutôt bien foutue, beaucoup mieux maîtrisée, où les éléments se dévoilaient progressivement les uns après les autres.

duneviealautrePour le reste, la réalisation de D’Une Vie à l’Autre est sobre, sans éclat, mais totalement au service de l’histoire. Les personnages sont plutôt réussies. En fait, toutes les bases étaient vraiment réunies pour faire un très bon film. Ca aurait pu être le cas si Georg Mass avait su donner plus de corps à un sujet auquel il a su donner un intérêt, pas de souffle narratif.

LA NOTE : 10,5/20

Fiche technique :
Production : B&T Films, Helgeland Film, Zinnober Film Und Fernsehproduktion
Distribution : Sophie Dulac distribution
Réalisation : Georg Mass
Scénario : Gorg Mass, Christoph Tölle, Stale Stein Berg, Judith Kaufmann, d’après le roman de Hannelore Hippe
Montage : Hansjörg Weissbrich
Photo : Judith Kaufmann
Décors : Bader El Hindi
Musique : Christoph Kaiser
Durée : 97 mn

Casting :
Juliane Köhler : Katrine Evensen Myrdal
Liv Ullmann : Ase Evensen
Sven Nordin : Bjarte Myrdal
Ken Duken : L’avocat Sven Soldbach
Julia Bache-Wiig : Anne Myrdal
Rainer Bock : Hugo

LA VOIE DE L’ENNEMI : Vengeance et rédemption

lavoiedelennemiaffiche

lavoiedelennemiafficheRachid Bouchareb fait partie de cette génération de cinéastes français qui n’hésitent désormais plus à franchir l’Atlantique pour tourner aux Etats-Unis. Après, Just Like a Woman l’année dernière le revoilà avec La Voie de l’Ennemi. Il s’agit d’un remake de Deux Hommes dans la Ville, sorti en 1973, qui mettait face à face Lino Ventura et Alain Delon. Cette fois-ci, c’est un duo composé de Forest Whitaker et Harvey Keitel qui occupe l’affiche. Et il faut avouer que ça a aussi de la gueule !

La Voie de l’Ennemi est un film globalement maîtrisé, mais quelque peu frustrant. La réalisation est impeccable, même si elle manque peut-être un peu de punch. Les deux principaux protagonistes sont remarquablement interprétés par deux grands acteurs. Mais à côté de ça, le scénario, s’il arrive à maintenir une tension constante avec beaucoup de subtilité, manque un peu de profondeur dans son propos. On a l’impression que l’histoire ne va pas au bout de ce qu’elle cherche à nous dire et cela se termine par une dénouement qui n’en est pas vraiment un et qui nous laisse quelque peu sur notre faim.

lavoiedelennemiLe thème de la vengeance et de la rédemption est omniprésent au cinéma. Alors évidemment, on est quelque peu exigeant vis-à-vis des réflexions qui empruntent le même chemin. La Voie de l’Ennemi n’apporte pas vraiment d’éclairage nouveau et si le récit arrive à maintenir un vrai suspense, au final il n’y a rien de surprenant dans l’évolution et la réaction des personnages. Si on n’en ressort pas vraiment déçu, on ne peut pas en être complètement satisfait.

LA NOTE : 11,5/20

Fiche technique :
Réalisation : Rachid Bouchareb
Scénario : Rachid Bouchareb, Olivier Lorelle et Yasmina Khadra, d’après le scénario de Deux hommes dans la ville écrit par José Giovanni
Décors : Yan Arlaud
Montage : Yannick Kergoat
Musique : Éric Neveux
Photographie : Yves Cape
Durée : 118 minutes

Casting :
Forest Whitaker : William Garnett
Harvey Keitel : le shérif Bill Agati
Brenda Blethyn: Emily Smith
Luis Guzmán:Terence
Ellen Burstyn : Madame Garnett
Tim Guinee : Rod