Riddick est le troisième volet des aventures du personnages du même nom. Il nous offre une nouvelle fois un film de science-fiction bien foutu (même si personnellement, je n’ai pas vu le premier volet, Pitch Black). Cette franchise est donc définitivement solide et distrayante, en ayant la sympathique modestie de ne pas chercher à être autre chose. Après, elle se heurte aux mêmes limites que son acteur principal, Vin Diesel, sûrement pas le plus expressif de l’histoire, mais qui possède un charisme indéniable.
Riddick débute par une longue introduction qui nous permet de redécouvrir le personnage et qui s’apparente plutôt à un film d’aventures. Puis on rentre dans le vif du sujet avec une sorte de huis-clos, tendance Alien, mais où la menace vient pour une fois du héros. Cela fonctionne plutôt bien et n’est pas dénué d’imagination et presque d’originalité. Bien sûr les personnages secondaires sont quelque peu basiques, mais le scénario n’est jamais cousu de fil blanc, à part peut-être un tantinet dans les dernières minutes.
Sans faire beaucoup de bruit, Riddick nous confirme que l’anti-héros nyctalope reste une valeur sûre de la science-fiction cinématographique.
LA NOTE : 12/20
Fiche technique :
Production : One Race Productions, Riddick Canada Productions, Radar Pictures
Distribution : Metropolitan FilmExport
Réalisation : David Twohy
Scénario : David Twohy, d’après les personnages de Jim Wheat et Ken Wheat
Le problème quand vous lisez trop de critiques élogieuses concernant un film est que vous vous attendez forcément au petit chef d’œuvre, au risque d’être déçu si le résultat est seulement très bien. Ce fut mon cas avec Blue Jasmine, objectivement un excellent Woody Allen, mais peut-être pas aussi génial qu’annoncé de mon humble point de vue. Mais ce n’est que mon point de vue…
En tout cas, si une chose n’est pas du tout survendue, c’est bien la performance de Cate Blanchett. Elle est absolument extraordinaire, affichant une expressivité qu’on le lui connaissait pas en dehors de son charisme toujours aussi prégnant. Elle inonde Blue Jasmine de sa classe et insuffle au film une énergie qui constitue à elle seule une raison valable de s’enthousiasmer. Cela restera sûrement un de ses rôles les plus marquants, de ceux qui pourraient facilement valoir un Oscar si Woody Allen était soutenu par un grand studio hollywoodien.
Par contre, à côté de ça, j’ai trouvé que Blue Jasmine ne racontait pas grand chose. L’intrigue est déjà en elle-même assez limitée, avec une évolution somme toute prévisible du personnage. Ca manque un tantinet de matière pour créer une vraie tension narrative. Quand au fond, il y a certes une critique de la haute société où seules les apparences règnent, mais cela ne va pas très loin dans la réflexion. Au moins, cela évite les poncifs et les raccourcis faciles qui auraient pu facilement accompagnés ces sujet, mais sans pour autant apporter une opinion originale ou intéressante.
Au final, Blue Jasmine reste un divertissement intelligent et une performance assez éblouissante d’une grande actrice. Mais je ne le qualifierai certainement pas de meilleur Woody Allen depuis 15 ans comme certains !
LA NOTE : 13/20
Fiche technique : Production : Perdido productions
Ma Vie avec Liberace restera peut-être comme le dernier film de Steven Soderbergh. En tout cas, c’est ce qu’a annoncé le réalisateur américain, même si on peut douter de la solidité de telles promesses qui ne résistent souvent pas longtemps à l’appel de la passion. Ce film constitue donc un événement en soi. Reste à savoir s’il constitue une sortie digne du talent de ce cinéaste extrêmement prolifique, mais surtout extrêmement talentueux.
Vu de notre France, Ma Vie avec Liberace possède un intérêt quasi-historique puisqu’il nous fait découvrir un personnage jouissant d’une phénoménale notoriété outre-Atlantique (où il est plus connu qu’Elvis dit-on), même si elle n’a guère franchi les océans. C’est donc un pan de la culture américaine que ce film nous permet de découvrir. Un pan de son immense hypocrisie aussi puisque Liberace a toujours menti sur sa vie privée afin de préserver sa popularité et son succès.
Ma Vie avec Liberace présente aussi un intérêt cinématographique réel. Si la réalisation de Soderbergh est plus sobre qu’à son habitude, le cinéaste nous montre (une dernière fois?) qu’il a toujours su diriger merveilleusement bien les acteurs. Certes, il a toujours bénéficié de casting assez incroyables. Mais si les comédiens se sont toujours pressés pour tourner avec lui, ce n’est pas pour rien. Avec à l’affiche un duo aussi prestigieux que Michael Douglas – Matt Damon, il partait avec un sérieux atout dans sa manche. Mais la manière dont il est arrivé à pousser ces deux immenses stars dans des territoires inhabituels nous offre deux numéros d’acteurs valant à eux seuls le déplacement.
Cependant, Ma Vie avec Liberace souffre d’une limite presque rédhibitoire. En effet, ce film est avant tout une histoire d’amour. Mais les deux protagonistes sont trop antipathiques pour faire naître une réelle émotion. On ne ressent ni réel attachement, ni empathie profonde. Cela nous laisse un peu trop spectateur de cette histoire et seules les paillettes des costumes de Liberace nous éblouissent vraiment.
Au final, Ma Vie avec Liberace n’est pas vraiment décevant, mais n’arrive qu’à provoquer un intérêt curieux, au lieu d’une émotion enthousiaste.
LA NOTE : 12/20
Fiche technique : Production : HBO Films
Réalisation : Steven Soderbergh
Scénario : Richard LaGravenese, d’après le livre d’Alex Thorleifson et de Scott Thorson
Le cinéma hollywoodien aime célébrer les valeurs familiales, de manière souvent caricaturale, voire jusqu’à la nausée. Trop souvent, tout début de remise de cause, critique, ambiguïté ou de politiquement incorrect se voit balayé au moment du dénouement où tout le monde rentre dans le rang au pays des Bisounours. Cela semble réellement inscrit au plus profond de l’ADN d’Hollywood qui ne peut jamais trop s’éloigner de ces chemins pavés de trop bonnes intentions.
Nouvelle démonstration avec les Miller, une Famille en Herbe. Une comédie dont une des bases est justement de tourner en ridicule ces valeurs familiales. On se dit que cette fois, les scénaristes vont aller au bout de leur logique. Mais aux Etats-Unis, le cinéma n’est pas encore prêt pour ça, contrairement à des séries comme Weeds et Breaking Bad. Du coup, cela se termine sur un message bancal, qui nous explique quand même que malgré tout, rien ne rend plus heureux que d’être en couple avec deux enfants… Et ne pas aller au bout de son idée reste le meilleur moyen pour qu’elle ne soit pas si bonne que ça.
Il n’en reste pas moins que les Miller, une Famille en Herbe reste quand même une comédie drôle et qui fonctionne. C’est relativement rythmé, les situations sont variées et si cela ne vole jamais très haut, cela ne sombre jamais dans une réelle vulgarité. On pousse de vrais éclats de rire, on s’attache aux personnages et on ne s’ennuie jamais. Bref, tout ce que l’on recherche dans une comédie… même si, encore une fois, tout cela provoque aussi une certaine frustration car cela aurait gagné à être encore plus méchant et plus réellement, plus profondément subversif.
Reste le vrai plaisir de voir les acteurs s’amuser et nous entraîner dans leur délire. Le quatuor partage une vraie complicité qui nous permet de croire à cette histoire. Leur enthousiasme a quelque chose de réellement communicatif et contribue largement à nous faire parler un bon moment. Au premier rang du casting, une Jennifer Anniston étonnante, qui donne de sa personne dans une scène mémorable qui vous prouvera que passée 40 ans, une femme peut être infiniment plus sexy que n’importe quelle minette de 20 ans !
Les Miller, une Famille en Herbe aurait pu être une comédie décapante et subversive. Elle n’est au finale que drôle et réussie. C’est déjà pas mal, mais un rien frustrant.
LA NOTE : 13/20
Fiche technique :Production : New Line Cinema, Newman/Tooley Films, Slap Happy Production/Heyday Films, Bender-Spink
Distribution : Warner Bros France
Réalisation : Rawson Marshall Thurber
Scénario : Bob Fisher, Steve Faber, Sean Anders, John Morris
Faire un film basé uniquement (ou presque) sur des discussions entre deux hommes est un exercice périlleux. Arnaud Despleschin s’y ai attaqué en adaptant à l’écran le livre de Georges Devereux, Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines). Il a même traversé l’Atlantique pour cela. Pari doublement osé donc… et qu’à moitié réussi.
Pendant une première moitié, Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines) fascine. On entre dans l’histoire avec une curiosité avide, portée par le charisme incroyable de Benicio Del Toro, parfaitement secondé par un Matthieu Almaric tout simplement génial. La complémentarité entre les deux acteurs et les deux personnages est parfaite et on attend beaucoup de leurs échanges, impatient de plonger au cœur de cette âme torturée. On ne sait pas ce que l’on va y trouver mais on est justement grisé par cette envie d’être surprise.
Le soucis qu’il ne ressort au final pas grand chose de Jimmy P (Psychothérapie d’un Indien des Plaines). Les dialogues finissent pas s’éterniser et tourner en rond. On ne saisit pas dans quelle mesure il s’agit d’un processus par lequel le malade avance. Du coup, on décroche pour finir par franchement s’ennuyer, puisque l’on est devenu totalement indifférent à des propos dont le sens nous échappe de plus en plus. Puis le film se termine sans que l’on sache trop pourquoi à ce moment-là et pas à un autre.
Jimmy P. (Psychothérapie d’un Indien des Plaines) est donc final décevant, sentiment renforcé par une première heure particulièrement prometteuse.
LA NOTE : 9/20
Fiche technique :
Production : Why Not Productions, Wild bunch, France 2 Cinéma, Hérodiade, Le Pacte
Réalisation : Arnaud Desplechin
Scénario : Arnaud Desplechin, Julie Peyr, Kent Jones, D’après l’oeuvre de Georges Devereux
Michael Bay a rangé ses Transformers et nous revient avec No Pain No Gain, qui nous rappelle qu’il reste un réalisateur efficace et doté d’un certain talent. Alors certes, ses qualités artistiques sont maigres, mais il sait parfois donner un supplément d’âme à ses films pour faire la différence. C’est pour ça qu’on a aimé The Rock, The Island et le premier Transformers qui ont tous pour point commun d’être baigné par un certain humour et un réel sens du second degré.
No Pain No Gain nous raconte l’histoire vraie de trois bodybuilders, un rien limités, qui décident de devenir riches en arnaquant un de leur riche client. Le problème est que rien ne se passera comme prévu dans leur plan foireux et tout tournera à la catastrophe. On est donc plus proche de la comédie que du réel film d’action et on peut saluer le trio Mark Wahlberg, Dwayne Johnson et Anthony Mackie qui se moque, avec un certain brio, des personnages qu’ils interprète d’habitude. Le tout nous arrache plusieurs vrais fous rires, nous faisant passer un vrai bon moment, même si le film aurait gagné à compter vingt bonnes minutes de moins.
Il est cependant vrai que No Pain No Gain nous laisse sur une impression un peu bizarre. Parce que mine de rien, on finit par aimer ces trois crétins, anti-héros absolus. Mais quand on nous apprend à la fin que deux d’entre eux ont finalement été condamnés à mort, on se rappelle d’un coup que leur bêtise les ont transformés en meurtriers. Ca gâche un peu la légèreté que dégage ce film vraiment drôle par ailleurs.
Le point de vue adopté par Michael Bay pour nous raconter cette histoire est donc discutable… mais fonctionne tout de même et fait de No Pain No Gain une très bonne surprise.
LA NOTE : 13,5/20
Fiche technique : Production : Paramount Pictures, De Line Pictures
Le prix du film le plus crétin de 2013 est décerné en avance à Tip Top, une comédie policière sans queue, ni tête, qui confond fantaisie et grand n’importe quoi. Dialogues abscons et ridicules, personnages beaucoup plus idiots qu’originaux, des seconds rôles mauvais au possible, une direction d’acteurs défaillante, des effets spéciaux sortis des années 50 (Isabelle Huppert qui conduit sans jamais tourner ne serait-ce que d’un centimètre le volant), intrigue sans intérêt et sans dénouement… Bref pas grand chose à retenir de ce film qui pousse le mauvais goût jusqu’à faire jouer à Samy Naceri une scène d’amour vache, à base d’échanges de coups de poing avec Isabelle Huppert. On peut trouver ce film décalé ou ampli de folie douce. Personnellement, j’y ai juste vu un grand foutage de gueule !
LA NOTE : 03/20
Fiche technique :
Production : Les Films Pélléas, Herodiade Films, Iris films, Canal +
Réalisation : Serge Bozon
Scénario : Serge Bozon, Axelle Ropert, Odile Barski, d’après l’oeuvre de Bill James
Amour, écologie et politique au programme de Grand Central, un film français qui nous fait découvrir le quotidien des ouvriers des entreprises auxquelles EDF sous-traitent l’entretien des centrales nucléaires. Le cœur de l’intrigue est un triangle amoureux assez classique, avec une jeune fille qui tombe amoureuse d’un autre à quelques semaines de son mariage. Mais l’intérêt et l’originalité de ce film sont ailleurs, dans le décor dans lequel les protagonistes évoluent.
Il y a évidemment une volonté de dénoncer chez Rebecca Zlotowski. Après, on peut s’interroger sur la démarche de faire passer ce message à travers une histoire beaucoup plus anodine. Il y a certes une volonté de montrer comment les conditions de travail vient s’immiscer dans le quotidien et arrive à broyer les individus et leur volonté d’être heureux « comme tout le monde ». Car évidemment, risquer sa vie tous les jours, encaisser chaque jour une dose de radiation qui peut vous condamner ne fait pas tout à fait de vous quelqu’un « comme tout le monde ».
Malheureusement, la démarche n’est pas toujours totalement convaincante. Par contre, le casting de très grande qualité tient Grand Central à bout de bras et donne assez de vie aux personnages pour qu’on se laisse prendre par l’histoire, malgré quelques longueurs. Tahar Rahim et Olivier Gourmet, dans des registres très différents, font étalage de tout leur talent. Mais la vraie star de ce film est l’époustouflante Léa Seydoux, plus belle, charismatique et troublante que jamais. Elle prend une dimension supplémentaire à chacune de ses performances et on se demande où elle s’arrêtera.
On apprécie d’autant plus un film qu’on ne s’attendait pas à ce qu’il soit d’une telle qualité. C’est le cas pour le Majordome qui m’a très agréablement surpris, bien plus que je ne l’imaginais. Une œuvre qui confirme l’incroyable faculté d’Hollywood a raconté la grande Histoire par l’intermédiaire de vrais intrigues, certes romancées, mais qui captivent le spectateur au delà de l’intérêt historique qu’elles présentent. On peut rapprocher ce film de Lincoln, le chef d’oeuvre de l’année 2013 à mon sens, même si Lee Daniels n’est quand même pas Steven Spielberg.
Bien sûr raconter la grande Histoire en la faisant passer pour un scénario hollywoodien se terminant par le happy end qui va bien peut faire grincer quelques dents. Mais le Majordome n’est pas un documentaire, c’est un film, du simple cinéma. Et du cinéma qui fonctionne à merveille, qui fait rire, qui fait pleurer, qui émeut, qui indigne aussi parfois. Certes, la vision du présent est peut-être un peu idéalisée, mais il nous rappelle tout de même de manière assez forte combien un passé beaucoup plus sombre n’est pas si éloigné. Certes, l’élection d’Obama ne signe pas la fin des inégalités et du racisme aux Etats-Unis, mais force est de constater que ce pays sait raconter les heures sombres de son histoire de manière beaucoup plus franche et naturelle que par chez nous.
Au final, on oublie totalement la réalisation sans grande imagination et l’émotion parfois un peu facile. On se laisse facilement convaincre par cette histoire qui doit beaucoup à l’immense Forest Whitaker, qui confirme là son incroyable charisme. Après un Oscar pour le Dernier Roi d’Ecosse, il est incontestablement en lice pour une seconde statuette avec le Majordome. Le film en lui même ne devrait pas connaître un tel bonheur, mais il serait dommage de bouder notre plaisir face au meilleur film de cette rentrée cinématographique.
LA NOTE : 15/20
Fiche technique :
Production : Follow Through Pictures, Salamander Pictures, Laura Ziskin Prod., Lee Daniels Entertainment, Pam Williams, Windy Hill
Distribution : Metropolitan Filmexport
Réalisation : Lee Daniels
Scénario : Danny Strong, d’après l’article de Wil Haygood
Je m’apprête à faire quelque chose d’extraordinaire et d’historique… Je vais dire du bien d’un film réalisé par Roland Emmerich. Ce réalisateur est pour moi celui dont le talent est inversement proportionnel aux budgets que les producteurs hollywoodiens lui confient, même si depuis, Louis Leterrier a décidé de lui faire concurrence. Je vais voir chacun de ses films avec délectation, pour le simple plaisir de pouvoir me lâcher lors de l’écriture d’une critique forcément assassine. Mais cette fois, avec White House Down, il n’en est rien.
La grâce aurait frappé le réalisateur allemand ? Non, cela aurait constitué plus qu’un miracle. Par contre, il est arrivé à dépassé l’autoparodie pour arriver à un mélange d’action pure et de second degré, sûrement involontaire, mais qui vous arrache de vrais éclats de rire. Le dernier quart d’heure de White House Down constitue un vrai moment de bonheur cinématographique, rappelant le final de Commando, chef d’œuvre de grand n’importe quoi avec Arnold Schwarzenegger. Bien sûr, je ne crois pas que cette scène ait été conçue pour faire rire, mais qu’importe, c’est juste hilarant.
Et avant ça, on a droit à deux heures de film d’action qui ne fait pas mal à la tête, mais tout de même particulièrement spectaculaire. Pour une fois, cela n’a d’autre ambition que de divertir et Roland Emmerich abandonne toute ambition de nous proposer un grand film. D’ailleurs la promotion fut beaucoup plus discrète et n’a pas cherché à nous survendre cette série B à gros budget. En nous proposant un film qui ne vise tout simplement pas au-dessus de ce que son maigre talent de cinéaste lui permet, l’auteur d’Independance Day et du Jour d’Après évite le ridicule et nous offre un vrai bon moment de jouissance primaire et délicieusement décérébrante.
White House Down est l’archétype d’un cinéma d’action qui en n’ayant pas peur du ridicule, en osant tout, entraîne le spectateur dans un enthousiasme vite oublié, mais bien réel.
LA NOTE : 13/20
Fiche technique : Production : Mythology Entertainment, Centropolis, Iron Horse Entertainment
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