
Dan Géraldo est un grand reporter, mais dont l’audimat a tendance à flancher. Sa patronne lui lance donc un ultimatum et l’envoie en Palombie, là où il avait réalisé son premier reportage. Il doit y retrouvé Pablito, moitié vétérinaire, moitié escroc, qui doit le mettre en contact avec le chef d’une mystérieuse tribu. Les deux hommes vont être entraînés dans une aventure inattendue, sur fond de prophétie et sur les traces d’un animal « qui n ‘existe pas mais qui n’existe ».
Les critiques à propos de Sur la Piste du Marsupilami ont souvent souligné le début un peu poussif de ce film. Je trouve que leur notion de début est assez large : un tiers, une moitié, les deux tiers… Bon, il est vrai que les choses s’accélèrent progressivement avant une dernière demi-heure qui décolle enfin. Globalement ce film propose le meilleur, mais aussi le pire de l’humour Nul. Une suite un peu décousue de gags plus ou moins efficaces, qui ressemblent souvent à un grand n’importe quoi. Une recette qui marchait très bien sur petit écran et dans des formats courts, mais qui touche ses limites sur le grand avec un long métrage.
Le meilleur tient dans des répliques potentiellement cultes, qui font mouche et qui nous feraient presque oublier tout le reste. Mais Sur la Piste du Marsupilami restera surtout dans les mémoires pour LE moment de bravoure comique de l’année. Même si nous ne sommes qu’en avril, on peut déjà l’annoncer. Une prestation inoubliable signée Lambert Wilson ! Il serait dommage de dire quoique ce soit de plus, mais rien que pour ces trois minutes de pur bonheur, ce film mérite d’être vu.
Alain Chabat n’a pas non plus son pareil pour nous proposer des personnages lunaires, qui emportent immédiatement la sympathie. Bien sûr, ils contribuent à cette impression de manque de maîtrise. L’ancien Nul n’est clairement pas le plus grand spécialiste de la direction d’acteurs et laisse un peu trop ses interprètes, et lui-même pas la même occasion, cabotiner un maximum, faisant perdre son rythme au film. D’un autre côté, cela apporte une certaine poésie qui colle assez bien avec l’univers de Franquin, où de Gaston Lagaffe au Professeur Champignac, les personnages lunaires sont légion.
Sur la Piste du Marsupilami est aussi une sorte d’hommage aux grands films d’aventures populaires. Mais l’équilibre avec l’humour souffre du manque évident de maîtrise de la réalisation. Du coup, les deux aspects se superposent, sans réelle synergie. Or, c’est quand l’intrigue proprement dite gagne en rythme et en consistance que le film devient bien meilleur. Cela cadre un minimum les choses et fait enfin ressembler le film à un long métrage, plutôt qu’à une succession de sketches télévisés. Dommage que cela survienne si tardivement.

Les deux grandes stars de Sur la Piste du Marsupilami sont donc au final Lambert Wilson et le Marsu lui-même. Bon, Alain Chabat et Djamel Debouzze sont ceux qui restent de loin les plus longtemps à l’écran, mais ils se contentent simplement de réciter ce qu’ils savent faire de mieux. C’est déjà pas mal, mais pas suffisant pour surprendre et enthousiasmer. Fred Testot et Patrick Timsit s’en donnent par contre à coeur-joie et leur énergie est vraiment communicative.
Au final, Sur la Piste du Marsupilami n’est ni vraiment réussi, ni tout à fait raté. Il constitue un divertissement agréable où les vraiment moments de pur bonheur font oublier les nombreux passages beaucoup plus faibles.
Fiche technique :
Production : Chez Wam, Pathé, TF1 Film production
Distribution : Pathé distribution
Réalisation : Alain Chabat
Scénario : Alain Chabat, Jeremy Doner, d’après l’oeuvre de André Franquin
Montage : Marilyne Monthieux
Photo : Laurent ailland
Décors : Olivier Raoux
Musique : Bruno Coulais
Effets spéciaux : BUF Compagnie, BeDigital
Durée : 105 mn
Casting :
Jamel Debbouze : Pablito Camaron
Alain Chabat : Dan Geraldo
Fred Testot : Hermoso
Lambert Wilson : Général Pochero
Patrick Timsit : Caporal
Géraldine Nakache : Pétunia
Aïssa Maïga : Clarisse
Jacques Weber : Papa
Liya Kebede : Reine Paya

Enfin, le génie de Titanic tient dans le talent de James Cameron, qui n’est peut-être pas le plus grand réalisateur de l’histoire d’un point de vue purement artistique, mais qui a toujours été remarquablement imaginatif et inventif. Ce film est le seul à ma connaissance à contenir sa propre bande-annonce. La première partie où est présentée une reconstitution numérique du naufrage nous met à la bouche « Quoi ? Nous allons assister à ça, mais c’est incroyable ! ». Le spectateur brûle alors d’impatience et ne ressortira plus jamais du film. Désormais, on est peut-être moins facilement impressionné par les effets-spéciaux, mais la scène où le paquebot se retrouver à la verticale avant de sombrer définitivement reste une des plus spectaculaires de l’histoire du 7ème art.
My Week With Marilyn nous raconte surtout l’histoire éternel de la romance entre un étoile et un rien du tout. Il est vrai que cet aspect n’apporte rien de très nouveau. Si le film s’était limité à cela, il n’aurait pas forcément eu un intérêt immense. Mais cela apporte un fil rouge assez solide pour apprécier tous les à côtés et la reconstitution élégante d’un univers qui a fait rêver. Les cinéphiles savoureront ce passage de l’autre côté du décor, qui nous met des étoiles plein les yeux.
Hunger Games est le premier volet d’une trilogie. Il est vrai qu’il aurait été dommage que l’histoire s’arrête là, même si ce film a bien un début et une fin qui se tient. On a envie de retourner dans cet univers si ambigu, de voir comment tout cela peut évoluer. Le sujet peut encore largement être approfondi et on hâte de connaître la suite.
Mais bon, tout cela reste un peu léger et surtout sans surprise. L’intrigue aurait pu être considérablement enrichie sans pour autant casser le rythme, cela n’aurait rien gâché. Le déroulement des évènements est largement linéaire et le choix final de la belle est de toute façon logique, si on considère certains éléments (que je ne dévoilerai pas ici naturellement). Ce ménage à trois n’est vraiment pas politiquement incorrect et comme souvent dans les comédies hollywoodiennes, la morale sera sauve au final. On y est habitué, mais on peut continuer à trouver ça dommage.
Visuellement, Les Pirates ! Bon à Rien, Mauvais en Tout dégage une certaine personnalité, à défaut d’être splendide. Réalisé avec la même technique que Wallace et Gromit, il diffère ainsi de l’aspect un peu formaté de l’image de synthèse pure. Le film joue beaucoup sur un aspect cartoon, même s’il ne va pas jusqu’à aplatir les personnages quand ils percutent un mur. Les graphismes contribuent largement à la réussite de ce film et à lui donner ce charme transgénérationnel.
Par contre, Young Adult souffre d’un petit défaut qui empêche ce film d’être totalement enthousiasmant. Le rythme est un peu mou du genou. Ca manque d’un rien de peps pour que l’on soit totalement emballé. On se laisse bercer plus qu’emporter par le film. On ne s’ennuie jamais certes, le film est relativement court, mais avance dans un petit traintrain très paisible. Le propos est intelligent, mais la mise en scène manque un peu de fantaisie et d’imagination. Les plus méchants d’entre vous diront que, du coup, on dirait presque un film français. En tout cas, cela différencie nettement ce film des deux petits chefs d’œuvre de Jason Reitman qu’étaient Juno et In the Air.
Comme tous les biopics, Cloclo, c’est aussi l’occasion de traverser les époques, de revivre l’évolution des modes, des codes vestimentaires, des mœurs, des coiffures… Bon, Claude François est mort un an avant ma naissance, je ne vois pas ça avec nostalgie, mais on prend toujours du plaisir lors de ce genre de voyage dans le temps. Celui est d’autant plus agréable que le chanteur a fait partie de ces gens qui faisaient les modes. C’était d’ailleurs la plus grande force de cet artiste, savoir humer l’air du temps pour durer et toujours se réinventer.
Cependant, comme dirait donc ma voisine, c’est vrai que la Dame en Noir nous met dans une situation de stress assez permanent. Les ressorts sont archi-éculés, mais il fonctionne encore. A la fois, ce n’est pas parce qu’il fait nuit tous les jours, que certaines personnes arrêtent d’avoir peur du noir. Le fantôme qui se cache à l’étage et fait grincer le parquet continue de nous effrayer, malgré toute la rationalité dont on peut faire preuve. Reconnaissons à James Watkins le talent d’avoir su le faire revivre une nouvelle fois avec efficacité. Le film atteint finalement pleinement son but et c’est bien là l’essentiel.
La réalisation ? En caméra subjective, puisqu’un protagoniste est chargé de filmer la préparation et la soirée et c’est par lui que l’on vit les évènements. Cela donne à Projet X un aspect « faux documentaire », technique assez éculée, mais qui, encore une fois, fonctionne très bien ici. Et surtout, cela nous permet d’échapper à l’aspect clip vidéo puisque, du coup, le film est plutôt constitué de plans-séquences.
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