L’Italie a offert au monde les pizzas, les spaghettis, Eros Ramazzotti, le catenaccio, des raisons de donner des coups de boule… et beaucoup de gangsters, réels ou imaginaires. Renato Vallanzasca a bel bien existé et défrayé la chronique judiciaire transalpine au cours des années 60 et 70. Une sorte de Mesrine à l’Italienne, qui avait su séduire les foules par son charisme et son humour, qui faisaient oublier tout le sang qu’il a fait couler. L’Ange du Mal nous raconte son histoire.
Renato Vallanzasca a commencé sa carrière criminelle à l’âge de 9 ans. Vingt ans plus tard, il deviendra célèbre pour ses nombreux braquages de banque. Malgré les victimes qu’il laisse dans son sillage, il deviendra la coqueluche d’une partie de l’Italie, tombée sous son charme dévastateur.
Le parallèle entre Vallanzasca et Mesrine n’est pas qu’historique, mais aussi cinématographique. En effet, on peut facilement imaginer que le film de Jean-François Richet a sûrement influencé la démarche de Michele Placido, même si évidemment l’Italie ne nous a pas attendus pour nous livrer régulièrement des films de gangsters. On se souvient notamment de Romanzo Criminale, avec le même acteur principal ou de l’excellent Gamorra. Mais malheureusement, on ne peut pas dire que l’Ange du Mal apporte quoique ce soit de nouveau ou de bien intéressant.
Renato Vallanzasca est certes un personnage réel hors du commun. Presque un personnage de cinéma… Mais c’est peut-être bien là le problème, car il ne se démarque que très peu de bien des personnages de fiction, qu’il a paradoxalement inspiré. Le modèle original a été surpassé par ses copies. Du coup, le spectateur a bien du mal à s’enthousiasmer devant le spectacle de sa vie. Que les faits soient réels n’apportent rien, car on n’est pas dans l’émotion.
L’Ange du Mal est tourné comme un film de gangsters classiques et se veut spectaculaire. Sa dimension historique reste donc réellement anecdotique. Mais on lui préfèrera un bon paquet de films du même genre. Le choix ne manque pas dans cette catégorie, reléguant inexorablement ce film au rang d’œuvre mineure et absolument pas indispensable. On ne passe pas un mauvais moment, mais on suit les péripéties d’un œil plutôt discret et, sans avoir tout du long regardé sa montre, on n’est pas non plus mécontent que cela soit fini.
La réalisation de Michele Placido est à l’image générale du film. C’est propre et professionnel, mais sûrement pas génial, encore moins original. On le sent hésitant entre un style très efficace et purement commercial et la volonté de nous raconter réellement une histoire. Faute d’avoir tranché, il condamne L’Ange du Mal à une certaine médiocrité et l’empêche de se démarquer du reste du nombre assez pléthorique de films de gangsters.
Kim Rossi Stuart met pourtant tout son charisme au service de son personnage. Il est difficile de lui reprocher quoique ce soit. Mais n’est pas Vincent Cassel qui veut et il n’arrive pas à porter à lui seul sur ses épaules un film par ailleurs trop dénué de surprises. Le reste du casting nous offre pléthore de seconds rôles. Cependant, là encore, rien de vraiment remarquable.
Sans être vraiment raté, l’Ange du Mal ne soulèvera pas l’enthousiasme des foules. Les amateurs de films de gangsters y trouveront peut-être quand même leur compte. Les autres pourront trouver aisément bien meilleur dans le même genre.
Fiche technique :
Titre original : Vallanzasca – Gli angeli del male
Réalisation : Michele Placido
Scénario : Michele Placido, Kim Rossi Stuart, Antonio Leotti, Toni Trupia, Andrea Leanza, Antonella D’Agostino et Angelo Pasquini d’après le livre de Renato Vallanzasca, Carlo Bonini et Antonella D’Agostino
Production : Elide Melli
Photo : Arnaldo Catinari
Pays d’origine : Italie
Format : Couleurs
Genre : Drame, policier, thriller, biographie
Durée : 125 minutes
Casting :
Kim Rossi Stuart : Renato Vallanzasca
Filippo Timi : Enzo
Moritz Bleibtreu : Sergio
Valeria Solarino : Consuelo
Paz Vega : Antonella D’Agostino
Francesco Scianna : Francis Turatello
Gaetano Bruno : Fausto

Mais au fond, le plus important, c’est que Sexe entre Amis est tout simplement très drôle. Et même si l’humour tourne beaucoup autour du sexe, le film est très rarement vulgaire. Il alterne premier et second degré, avec rythme et pas mal de bonheur. Ce n’est pas la comédie romantique la plus drôle de l’année, mais au moins, elle fonctionne et on ne s’ennuie pas une seule seconde. Après, on ne peut qu’admettre que tout y est cousu d’un gros fil blanc. 
Mais Présumé Coupable, comme Omar m’a Tuer, constitue un exercice qui a ses limites. Il s’agit là d’un témoignage, mais qui rapporte des faits déjà connus de tous. Il n’y a pas d’éléments nouveaux, simplement la mise en image de ce que l’on savait déjà. Cependant, il nous fait prendre conscience, au moins partiellement, de ce qu’a pu être le calvaire de ses hommes et ses femmes. Si cela nous amène à ne pas juger trop vite ceux que les médias nous livrent comme coupables, alors l’exercice n’aura pas été vain. 
Blackthorn repose beaucoup sur la relation entre les deux personnages principaux. Le premier vieux routier un peu bougon, l’autre jeune imprudent embarqué dans une aventure qui le dépasse. Là encore, cela ne brille pas par une originalité délirante. Mais là encore, ce n’est guère gênant car cela constitue un fil rouge, une trame narrative, sans que le scénario ne se livre à une analyse psychologique super profonde, qui aurait de toute façon déjà senti le déjà-vu. Le film reste avant un tout un film d’aventures.
On peut affirmer que Valérie Donzelli et Jérémie Elkaïm tiennent là le rôle de leur vie. Au sens premier du terme en fait. Leur performance est extraordinaire. Et qu’importe s’ils jouent en fait leur propre rôle. L’émotion qu’ils arrivent à véhiculer n’est pas que celle d’un témoignage. Elle est celle procurée par des acteurs qui arrivent à incarner une émotion. Sauf que dans La Guerre est Déclarée, ils en incarnent bien plus d’une.
Cowboys et Envahisseurs met en scène une jolie galerie de antihéros. Là encore, on ne crie pas au génie. On a connu mieux dans le genre. Mais on y retrouve du coup un esprit western de la grande époque, peuplé d’archétypes. Le film s’amuse à détourner les poncifs du genre pour les recycler dans une aventure que John Ford n’aurait sûrement pas imaginée. On peut toujours reprocher au film de ne pas tout à fait aller au bout de l’idée, mais cela ne gâche vraiment pas le plaisir, alors inutile de s’y attarder.
Un petit bémol néanmoins sur le dénouement de This Must Be the Place. Si la quête en elle-même se termine sur une idée brillante, la conclusion qui en est tiré laisse nettement plus dubitatif. La signification de la dernière scène n’est pas vraiment claire et les hypothèses que l’on peut formuler, pas vraiment satisfaisante. Cela ne gâche naturellement pas le plaisir ressenti pendant les près de deux heures précédentes. Mais tout de même, c’est dommage de finir sur une légère fausse note. 
Gilles Legrand a été évidemment aidé dans son entreprise par un casting de haute volée. Niels Arestrup n’est jamais aussi bon que quand il joue les rôle de salaud et celui-là lui sied vraiment à ravir. Un homme que l’on déteste dès la première seconde, mais qui arrive tout de même à faire preuve d’un charme qui arrive à séduire tant de gens. En face de lui, Lorant Deutsch confirme qu’il est à l’aise dans tous les genres de rôle et qu’il est encore bien trop souvent cantonné aux comédies pas drôles. Patrick Chesnais signe là encore une fois une prestation remarquable, malgré une grande sobriété. Le quatuor est complété par le jeune Nicolas Bridet qui, s’il ne joue pas encore tout à fait dans la même catégorie, signe là tout de même de bons débuts. 
Qui dit histoire d’amour, dit couple d’acteurs. Ce qu’il y a de bien avec cette phrase toute faite, c’est que je peux la ressortir dès que je rédige la critique de la moindre comédie romantique. Mais comme elle reste vraie, pourquoi se priver. D’un côté, la charmante Anne Hataway. Charmante, car elle n’a rien d’une bombe ou d’une beauté fatale hollywoodienne. Mais quel charme, mon dieu ! Même quand les costumiers et coiffeurs essayent de la rendre quelconque, il reste toujours quelque chose qui émane d’elle et qui vous donne une envie irrésistible de passer les 80 prochaines années de votre vie avec elle. En face d’elle, Jim Sturgess fait beaucoup plus bellâtre. Mais c’est aussi le rôle qui veut ça. En tout cas, les deux sont charmants et arrivent tout à fait à nous faire croire à leur histoire d’amour. Alors qu’on le sait bien, l’amour, c’est comme le Père Noël…
Les Bien-Aimés constitue une réussite aussi par son casting prestigieux. Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni sont parfaites en mère et fille, on y croirait… Ah bah oui, c’est normal, c’est vraiment le cas ! (ah ah ah que je suis drôle!). Avec Ludivine Sagnier, elles forment un trio d’actrices au charisme fabuleux. Les acteurs masculins sont eux plus hétérogènes. Milos Forman et Michel Delpech ne s’en sortent pas trop mal, mais ils sont quand même plus à l’aise sur leur terrain habituel. Seul, Louis Garrel sort vraiment du lot…même si personnellement, je trouve vraiment qu’il a une tête à claques, mais c’est un avis qui n’appartient qu’à moi.
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