
Tommaso vient passer quelques jours dans sa famille, au cœur de l’Italie, avec une ferme résolution, celui de faire son coming-out. Mais au moment de prendre la parole, son frère aîné, Antonio, lui coupe la parole pour annoncer sa propre homosexualité. Leur père réagit en chassant Antonoio de la maison et en tombant victime d’un infarctus. Du coup, du peur d’achever son père, Tommaso remet sa déclaration à plus tard et supporter l’indignation homophobe de sa famille.
Le Premier qui l’a Dit traite un sujet plutôt contemporain (enfin pas dans son existence, mais dans sa présence sur le grand écran) d’une manière extrêmement classique. La confrontation d’une société traditionnelle avec des éléments contraires aux traditions est un ressort comique utilisé mainte et mainte fois. Il faut dire que cela renvoie à des situations que nous avons tous vécu au quotidien. Bon heureusement, toutes les grand-mères ne meurent pas d’un infarctus en découvrant le piercing à la langue de leur petite-fille.
Les comédies sur l’homosexualité sont nombreuses. Le Premier qui l’a Dit ne va pas révolutionner le genre, mais il est à ranger parmi les meilleures du genre. Le sujet est traité sans lourdeur, ni empathie excessive. Pas de clichés (ou si peu), pas sz violons larmoyants. On pourra d’ailleurs saluer une fin magnifique et qui n’est pas du tout celle qu’on aurait pu imaginer. Le film se distingue donc pas la justesse de son ton qui lui permet de faire passer un message sans se transformer en acte militant.
Le Premier qui l’a Dit n’oublie pas d’être drôle, même s’il est bien plus que ça. Il n’y pas non plus 12 000 séquences hilarantes, mais on passe tout le film le sourire aux lèvres. Le scénario est ponctué de gags à proprement dits, mais c’est le plus souvent la situation en générale qui prête à rire. Mais il faut admettre que le film aurait sûrement gagné à manier un humour plus corrosif. Il n’y a jamais de méchanceté, mais que de la tendresse envers les personnages. Cela ne représente pas forcément un problème en soi, mais cela donne un petit côté politiquement correct qui constitue la plus grande limite de ce film.

Le Premier qui l’a Dit n’est donc pas la comédie de l’année. Mais elle constitue un divertissement intelligent, traitant avec une relative finesse d’un sujet dont ne parle jamais assez.
Fiche technique :
Production : Fandango, Rai Cinema, Apulia Film Commission
Réalisation : Ferzan Ozpetek
Scénario : Ferzan Ozpetek, Ivan Cotroneo
Montage : Patrizio Marone
Photo : Maurice Calvesi
Musique : Pasquale Catalano
Durée : 110 mn
Casting :
Riccardo Scamarcio : Tommaso
Nicole Grimaudo : Alba
Alessandro Preziosi : Antonio
Ennio Fantastichini : Vicenzo
Lunetta Saviano : Stefania
Elena Sofia Ricci : Tante Luciana
Bianca Nappi : Elena
Massimiliano Gallo : Salvatore
Riccardo Scamarcio : Tommaso
Nicole Grimaudo : Alba
Alessandro Preziosi : Antonio
Ennio Fantastichini : Vicenzo
Lunetta Saviano : Stefania
Elena Sofia Ricci : Tante Luciana
Bianca Nappi : Elena
Massimiliano Gallo : Salvatore

Le couple Shrek-Fiona reste lui aussi au top. Des personnages cette fois plus épais, moins axés sur le rire, mais cette fois également sur les émotions et les sentiments. Il ne s’agit pas là de comparer Shrek 4, Il était une Fin à un Woody Allen, mais juste d’apprécier de voir ces deux figures devenues familière prendre un tantinet d’épaisseur, ce qui ne fait que renforcer le lien d’affection qui nous lie à eux. 
A côté de ça, on suit les mésaventures de Joachim dont le retour en France est quelque peu difficile. Cela constitue le fil conducteur scénaristique de Tournée. Mais il est mince. Il y’a bien un long passage centré sur le personnage interprété magistralement par Matthieu Almaric, mais il ressemble plus à une séquence de transition qu’au réel cœur de l’intrigue. En fait, le film erre comme le fait la troupe. S’il y’a bien un point de départ, on ne sait pas trop bien quel sera le point d’arrivée. Et d’ailleurs, le dénouement n’en est pas vraiment un. On quitte nos nouveaux amis à regret, mais on aurait pu le faire aussi bien un peu plus tôt qu’un peu plus tard.
Si on reconnaît un mauvais réalisateur à sa faculté à tirer le pire de grand acteur, Nimrod Antal fait partie de la crème de la crème des tâcherons. Bon, il n’a pas égalé la performance de notre Louis Leterrier national qui avait réussi dans son Choc des Titans, de sombre mémoire, qui avait réussi à faire de Liam Neeson et Ralph Fiennes deux acteurs qui aurait du mourir si le ridicule tuait. Mais avoir réussi à rendre Adrien Brody aussi mauvais, ce n’est quand même pas un exploit à la portée du premier escroc venu.
L’autre axe fort réside dans la relation entre la mère et la fille. Mais le personnage de Babou vampirise trop le film pour que cet aspect soit vraiment intéressant. En fait, tous les personnages secondaires ne sont que des éléments du décor dans lequel Isabelle Huppert évolue. C’est sans doute là la plus grande limite de Copacabana, même dans sa seconde partie. 
L’Illusionniste respecte aussi l’absence quasi totale de dialogues, si caractéristiques du cinéma de Tati. Non que le film soit muet et les personnages incapables de parler, mais tout passe ici par le visuel, les expressions, les postures, les gestes et les relations avec les objets. Il y’a dans ce film, comme il y’a toujours eu chez Tati, une certaine nostalgie du cinéma muet où le moindre élément d’un décor tout ce qu’il y’a de plus anodin et quotidien pouvait devenir source de burlesque et de comique. Une vraie créativité visuelle qui est évidemment facilitée ici par le recours à l’animation mais qui, encore une fois, reste dans totalement dans l’esprit du cinéma dont il s’inspire.
Cependant, j’ai tout de même éprouvé beaucoup de plaisir devant Millenium 2 : la Fille qui Rêvait d’un Bidon d’Essence et d’une Allumette. Car au-delà de ça, le travail d’adaptation reste de premier ordre. Si la réalisation est efficace mais sans génie, l’interprétation donne vie aux personnages du roman avec une fidélité et une justesse remarquables. La critique a salué, et avec raison, la performance de Noomi Rapace qui incarne littéralement Lisbeth Salander. Pourtant, le film ne donne qu’un léger aperçu du caractère fascinant que possède ce personnage sous la plume de Stieg Larsson.
Pourtant, du charme, il y’en a dans Petits Meurtres à l’Anglaise, en la personne de Emily Blunt que l’on avait découvert dans Le Diable s’Habille en Prada. Elle arrive à soutenir la comparaison avec la regrettée Marie Trintignant, qui occupait son rôle dans la version originale. Mais son petit numéro lasse vite et ne justifie pas à lui tout seul une heure et demi de film. Les fans d’Harry Potter seront peut-être heureux de voir que Ruppert Grint a définitivement passé la puberté. Mais bon, malgré ses efforts évidents, on ne peut s’empêcher de s’écrier « oh mais c’est Ron ! » à chacune de ses apparitions à l’écran.
Alors évidemment, sans le côté « madeleine », l’Agence Tous Risques risque fort de ne paraître que comme un film d’action un rien basique, même si tout à fait réussi. On lui reprocherait même du coup quelques longueurs dans la présentation des personnages et l’introduction de manière générale, qui constituera au contraire une vrai moment de plaisir pour les fans. Mais tout le monde pourra s’accorder sur le côté extrêmement divertissant de cette œuvre qui ne cherche pas la profondeur. A la fois, ce n’est pas du tout ce que l’on attend d’elle.
Summer Wars est un mélange d’humour et d’action typiquement japonais. Un Occidental peut parfois être dérouté par ces grimaces ou cette bouffonnerie parfois vraiment premier degré à des moments quelques fois surprenants. Mais cela était déjà vrai dans le cinéma nippon classique, Kurosawa au premier chef, on le retrouve dans le cinéma d’animation moderne, avec évidemment toutes les possibilités offertes par les effets « cartoons ».
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