
Après deux ans de mariage, Carrie et Big connaissent l’écueil de tous les couples : la routine… et pire encore, la télévision dans la chambre ! Que faire pour remettre des paillettes dans leur vie ? En attendant, Samantha lui propose de tout oublier par un séjour tous frais payés à Abu-Dhabi, en compagnie naturellement de Miranda et Charlotte, trop heureuses de faire une pause dans leur difficile vie de mère de famille.
Sex and The City 2 est typiquement le genre de film qu’il est très difficile de juger objectivement. En fait, objectivement, si vous n’avez jamais vu, et à fortiori, si vous n’avez pas aimé, la série, inutile d’aller voir ce film, il n’aura guère d’intérêt. Voilà, c’était la fin du paragraphe objectif, passons désormais en mode fan qui juge ce film avec les yeux de l’amour. Et on sait bien que s’il ne rend pas toujours complètement aveugle, en tout cas, il trouble quelque peu la vue.
Retrouver Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte suffirait déjà presque à notre bonheur. Mais bon, on est quand même sur grand écran, alors on veut en avoir plein les mirettes. A ce niveau-là, Sex and The City 2 remplit parfaitement son rôle. Vous vous dites que la série avait totalement fini de nous faire explorer tous les coins et recoins d’un Manhattan branché, où la mode règne en maître, où un magasin Prada est ce qu’il y’a de plus proche du paradis ! Et bien que cela ne tienne, ce film vous emmènera là où le luxe prend une autre dimension, à Abu-Dhabi, une des cités folles qui pousse aux Emirats.
Alors, bien sûr, tout cela sonne comme l’apologie du glamour clinquant et totalement artificiel. Bah en fait, ça ne fait pas que sonner comme, ça l’est. Mais c’est aussi pour ça qu’on a aimé la série et qu’on aimera Sex and The City 2. On peut toujours lui reprocher l’absence total de regard critique, mais c’est un peu comme reprocher à Star Wars de ne pas aborder le problème de la pollution causée par les satellites usagés. C’est simplement pas le sujet ici. On est face ici à du pur divertissement, pas à de la critique sociétale.

Sex and The City 2 est un film sourire… C’est à dire un film que l’on regarde avec un air niais tout du long, content d’être là et ne voulant être nul par ailleurs. Un film qui fait naître un enthousiasme démesuré face à une intrigue finalement assez pauvre, une superficialité totalement assumée et une mise en scène plus efficace qu’artistique. Mais voilà, c’est la magie des séries et de l’attachement profond qu’il fait naître pour des personnages qui ont partagé votre vie au gré des saisons (cf. un excellent article écrit sur ce sujet sur mon blog !). Et je ne dis pas ça uniquement parce que j’ai toujours été amoureux de Miranda… Enfin ça joue quand même un peu.
Sex and The City 2 apportera donc au fan de la série les paillettes et les dialogues crus qu’il attendait ! Et ça suffit à son bonheur ! Un grand bonheur !
Fiche technique :
Production : Michael Patrick King, Sarah Jessica Parker, Darren Star, John Melfi, New Line cinema, HBO Films, Village Roadshow
Distribution : Warner Bros. Entertainment France
Réalisation : Michael Patrick King
Scénario : Michael Patrick King
Montage : Michael Berenbaum, A.C.E.
Photo : John Thomas
Décors : Lydia Marks
Son : William Sarokin
Musique : Aaron Zigman
Effets spéciaux : Sheena Duggal
Maquillage : Nuria Sitja
Directeur artistique : Miguel Lopez-Castillo
Durée : 135 mn
Casting :
Sarah Jessica Parker : Carrie Bradshaw
Cynthia Nixon : Miranda Hobbes
Kim Cattrall : Samantha Jones
Kristin Davis : Charlotte York
Chris Noth : Mr. Big
David Eigenberg : Steve Brady
Liza Minelli : Liza Minelli
Evan Handler : Harry Goldenblatt
Penelop Cruz : Carmen Garcia Carrion

La comparaison avec Welcome est difficile à éviter. Les Mains en l’Air nous raconte une histoire beaucoup moins forte et dramatique. Mais cette histoire plus ordinaire est du coup beaucoup plus proche de notre quotidien. Les enfants de ce film pourrait être les nôtres ou ceux de nos voisins. Du coup, l’identification joue à fond et l’émotion est peut-être plus simple, plus directe, mais tout aussi forte.
Et malheureusement, les acteurs se mettent au diapason, Russel Crowe en premier lieu. On pourra toujours accuser une direction d’acteurs défaillante de la part de Ridley Scott, mais allez, soyons un peu magnanime avec lui et ne lui mettons pas tout sur le dos. L’acteur australien nous livre une prestation sans relief, comme si ses regards virils suffisaient à nous faire grimper aux rideaux. Nous ne sommes pas des spectateurs faciles, Monsieur Crowe ! Le seul qui s’en sort un peu mieux que les autres est Mark Strong qui est en train de devenir le méchant fétiche d’Hollywood. Mais malheureusement, son personnage, comme tout le film, se résume à un gros cliché manichéen.
Enter The Void en oublie donc d’être génial à force de se prendre au se prendre au sérieux. Et encore une fois, la longueur du film rend le tout insupportablement pénible. Tenir jusqu’au bout est extrêmement courageux (ce ne fut pas le cas de tout le monde dans la salle), tant la curiosité du début fait rapidement place à une envie que tout cela se termine enfin. Dans un film qui parle autant de drogue, un mot vient immédiatement à l’esprit pour qualifier la sensation transmise par ce film : overdose. Overdose d’images, de musique, de cette histoire qui n’en finit pas, de lumières, de sons. Overdose de tout en fait.
Evidemment, tout cela fait de Prince of Persia : Les Sable du Temps un sympathique divertissement, pas un grand film destiné à devenir culte. Mais bon, peut-on vraiment lui en vouloir ? A la fois, un grand film est juste un film plus grand que les autres, donc il faut bien des films juste bien pour qu’il existe. Alors on remerciera tous Mike Newell de ne pas être Stanley Kubrick. Et oui, j’ai l’art de positiver et ce n’est pas le moindre de mes talents !
Peut-être que des yeux vierges d’un tel spectacle seront tout de même impressionné par ce Freddy : les Griffes de la Nuit. Car c’est vrai que c’est techniquement très propre. Les effets spéciaux sont parfaitement réalisés, la mise en scène ne brille pas spécialement par son génie, mais démontre une certaine maîtrise. Quant au casting, là aussi rien à redire et même un petit coup de cœur pour la jeune Rooney Mara, dont la performance est peut-être la seule raison de se réjouir de ce film. Mais mon Dieu que tout cela est lisse…
Après, le reste du film s’assimile plus à la grosse farce et au premier degré. Mais Crazy Night recèle quelques moments de bravoure délectables, comme une poursuite en voiture qui arrive à être originale, ce qui est loin d’être facile vu le nombre qui ont déjà eu lieu sur grand écran. L’intrigue policière sous-jacente est des plus basiques, mais là n’est vraiment pas l’essentiel. L’essentiel est qu’on rit beaucoup et ça tombe bien, on était venu pour ça. 
L’Elite de Brooklyn est aussi un formidable casting. C’est d’ailleurs dans ce domaine que ce film se détache des productions du même type. Le trio de flics est interprété par Richard Gere, Ethan Hawke et Don Cheadle, avec Wesley Snipes en second rôle. Une affiche de prestige donc, surtout qu’ils font tous étalage de leur grand talent. Bien sûr, ce dernier n’est pas tout à fait égal entre eux. Ethan Hawke est vraiment la grande star de ce film, Richard Gere se contente d’être Richard Gere (ce qui est déjà pas mal… mais je me demande juste quand cet homme va se décider à vieillir ?) et Don Cheadle prouve qu’il peut être à la hauteur dans des rôles plus intéressants que le meilleur ami d’une boîte de conserve volante.
Si Juan José Campanella est très doué de sa plume, il l’est aussi de sa caméra. La photographie, le montage, la direction d’acteurs, tous ces éléments techniques sont parfaitement maîtrisés pour faire de Dans ses Yeux un film remarquable de ses points de vue là. Là encore, il esquive tous les pièges qui aurait pu le faire sombrer dans une lourdeur qui peut vite venir avec un film qui fait une large part aux flash-backs. Pas de flous artistiques ridiculement pompeux ou de fondus grotesques. La caméra navigue d’une époque à l’autre avec habileté sans jamais perdre les spectateur en route. 
Après techniquement, il est vrai que le film est impeccable. Mais bon, des films aux effets spéciaux superbes, on en a dix par mois sur nos écrans, il nous en faut désormais plus pour nous émouvoir. Restent alors l’humour de Robert Downey Jr, qui fonctionne tout de même dans cet océan de médiocrité, et le charme de Gwyneth Platrow pour sauver Iron Man 2 du désastre. C’est quand même peu, très peu.
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