
Je ne vais pas discourir longuement sur tous les problèmes de cohérences que pose X-Men : Apocalypse par rapport à la trilogie X-Men originale. Cela ne gênera que les fans comme moi, cependant c’est assez révélateur de la grande médiocrité du scénario. Un scénario qui met un temps fou à vraiment démarrer avant un combat final sans grand intérêt. Au final le seul intérêt de ce film est de savoir comment le Professeur Xavier est devenu chauve. Certes, c’est un détail d’importance, mais déployer tant de moyens et près de deux heures et demi de film.

LA NOTE : 07/20
Fiche technique :
Production : 20th Century Fox, Marvel Entertainment, Bad Hat Harry Productions, Donners’ Company, Kinberg Genre, TSG Entertainment
Distribution : 20th Century Fox France
Réalisation : Bryan Singer
Scénario : Simon Kinberg
Montage : Michael Louis Hill, John Ottman
Photo : Newton Thomas Sigel
Décors : Grant Major
Musique : John Ottman
Maquillage : Diala Aleid, Nicole Sortillon Amos
Durée : 147 min
Casting :
Oscar Isaac : En Sabah Nur / Apocalypse
Nicholas Hoult : Hank McCoy / Beast
Jennifer Lawrence : Raven / Mystique
Michael Fassbender : Erik Lehnsherr / Magneto
James McAvoy : Professor Charles Xavier
Rose Byrne : Moira Mactaggert
Evan Peters : Peter Maximoff / Quicksilver
Sophie Turner : Jean Grey

Le pire dans Ma Loute reste de loin la direction d’acteurs. L’exploit réussit par Bruno Dumont est tout de même assez exceptionnel. Transformer Fabrice Luchini et Juliette Binoche en clowns pitoyables n’est pas donné à tout le monde. On est gêné pour eux et on souffre profondément de voir ces deux immenses comédiens humiliés ainsi publiquement. Le reste du casting ne vaut guère mieux, à l’exception de la jeune Raph, la seule à qui on demande d’être un minimum naturelle. Le malaise dure tout de même un peu plus de deux heures. Et deux heures de souffrance cinématographique aussi intense restent une épreuve que je ne souhaite à personne.
En effet, Hana et Alice Mènent l’Enquête nous raconte une histoire pas vraiment passionnante. C’est d’ailleurs assez étonnant de se dire qu’elle a donné naissance à deux films. Comme quoi la valeur ne se mesure pas au nombre de ses enfants. A côté de ça, visuellement, le film n’est pas très beau. Il est évident que cela provient bien de choix artistiques volontaires pour donner un style visuel au film, mais on a connu des choix plus inspiré. Bref, un film oubliable et pas très intéressant.
Le scénario est pendant longtemps absolument passionnant. Troublant pour ne pas dire dérangeant, il nous emmène sur des chemins sombres dont on ne peut deviner une seule seconde où ils nous mèneront. Une descente à l’aveugle dans les recoins de l’âme humaine. Mais une fois que les lumières s’allument quelque peu, que le brouillard du mystère se dissipe, le scénario devient… excusez-moi l’expression… un peu con… Je suis désolé, mais je n’ai pas trouvé d’expression plus soutenue pour décrire mon sentiment. Cela m’a fait sortir du film. Elle est alors devenu un bel objet mais par certains côtés un peu ridicule. Loin de l’enthousiasme provoqué par une première moitié totalement convaincante. Dommage qu’il n’ait pas atteint la gare vers laquelle il semblait se diriger.
Braqueurs fait partie de ces films « parfaits » non parce que ce sont de purs chefs d’oeuvre, mais parce qu’ils nous offrent ce que l’on est venu chercher. Rien de plus, on peut le regretter, mais c’est un peu injuste. Rien de moins, car tous les éléments présents fonctionnent à la perfection. Julien Leclercq réussit donc ici ce qu’il avait totalement raté avec l’Assaut. Comme quoi, il faut savoir persévérer dans la vie !
Réunir à l’écran Russel Crowe et Ryan Gosling était déjà une bonne idée. Mais leur offrir un rôle dans lesquels ils s’éclatent visiblement est une excellente idée. Leur enthousiasme est particulièrement communicatif. Certes, ils cabotinent un rien, mais ils le font avec un tel talent que cela apporte un supplément d’âme à The Nice Guys. On pardonne du coup les moments qui fonctionnent un peu moins bien, puisque leur succèdent rapidement des moments infiniment réjouissants. Du coup, on espère bien retrouver les deux compères rapidement sur nos écrans, car ils sont loin d’avoir épuisé tout leur potentiel. Mais ne doutons pas que les producteurs auront cette bonne idée.
Le casting brillant contribue à l’indulgence dont faire preuve le spectateur. Money Monster repose d’une part sur un George Clooney qui dans la première partie du film n’est guère convaincant avant d’entrer totalement dans son personnage. Par contre, à ses côtés, Julia Roberts éclabousse l’écran de sa classe du début à la fin. Ils éclipsent quelque peu Jack O’Connell qui fait preuve d’une certaine sobriété. Le film reste tout de même un petit plaisir cinématographique qui se déguste sans risquer d’indigestion.
Vendeur est aussi l’occasion de voir Pio Marmaï dans un rôle qui le sort (un peu, mais pas trop) de ses éternels rôles de grand gamin séducteur. Le naturel n’est pas loin de revenir au galop, mais il élargit tout de même quelque peu sa palette ici et de manière réellement convaincante. A ses côtés, le trop rare mais toujours excellent Gilbert Melki qui donne vraiment son âme au film. Un petit mot sur le passage à l’écran une nouvelle fois remarqué de Sara Giraudeau que l’on attend avec impatience dans des rôles plus conséquents.
Heureusement, d’autres moments sont nettement plus enthousiasmants, notamment le dénouement. Mine de rien, la « magie » hollywoodienne finit par fonctionner, malgré ses très gros sabots. On ressort de Eddie the Eagle donc avec un petit sourire aux coins des lèvres. Il restera également le souvenir de la belle performance de Hugh Jackman, plus que celle de Taron Egerton qui en fait un peu trop dans son numéro d’imitation.
Mr Holmes permet de mesure une nouvelle fois tout le talent de Ian McKellen qui peut donc être à l’aise dans des rôles qui n’impliquent pas de porter de costume bariolé. Il incarne avec grâce son personnage. Le tout filmé avec un certain sens de l’élégance par Bill Condon, que l’on avait pourtant jusqu’à plutôt connu sur des productions à gros budget. Il signe là une œuvre beaucoup plus intimiste, mais aussi beaucoup plus réussi. Comme quoi, les producteurs devraient laisser plus souvent libre court à la sensibilité des cinéastes.
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