Viggo Mortensen est un de mes héros cinématographiques. Il faut dire que l’acteur choisit plutôt bien ses rôles et étale sa classe absolue à chacun de ses apparitions. C’est pour ça que j’ai été voir Jauja, un western ésotérique argentino-dano-franco-mexicano-américano-germano-holando-brésilien… Un film surtout très très chiant !
Je pourrais évidemment discourir pendant des heures sur la beauté des paysages, sur la poésie du propos, le mystère envoûtant qui entoure cette histoire. Je pourrais… Mais je vais surtout dire que je me suis ennuyé ferme devant Jauja. Un film où il ne se passe rien, où chaque plan s’étire à l’infini, tout ça pour ne rien raconter puisque le film se termine sur un dénouement qui ressemble avant tout à un grand n’importe quoi totalement incompréhensible.
Reste Viggo Mortensen. Sa seule présence à l’écran suffit à nous donner envie de le regarder. Malheureusement, tout le charisme du monde ne pouvait tirer Jauja du grand néant auquel il appartient. Bon après, si vous ne savez pas où partir en vacances, peut-être que ce film vous convaincra de partir en Patagonie. C’est peu, mais dans un grand rien, on se contente de pas grand chose.
LA NOTE : 6/20

Il est vrai que si le film est assez court (1h20), chaque passage est peut-être un peu trop long. Le film aurait peut-être gagné à inclure quelques personnages de plus pour donner un peu plus de rythme à ce docu-fiction-film-politique-satyre… bref ce film inclassable. Dommage aussi que pour les protéger, on ignore le nom de tous ces acteurs. Mais allez voir ce film reste le meilleur moyen de leur rendre hommage et de faire vivre ce savoureux acte de résistance !
La plus grande limite de Caprice reste Emmanuel Mouret. Non pas Emmanuel Mouret le réalisateur ou le scénariste qui maîtrise totalement son sujet. Emmanuel Mouret l’acteur a par contre bien du mal à me convaincre totalement. Il sonne parfois un peu faux, comme s’il n’y avait pas de metteur en scène pour le diriger… Mais il en faut plus pour gâcher le plaisir que l’on ressent devant ce film enjoué, agréable, poétique, un rien décalé, qui se savoure comme un petit caprice !
Broadway Therapy se caractérise aussi par un casting savoureux. Parmi les valeurs sûres, je mettrai en avant les performances d’Owen Wilson et de Jennifer Anniston. Comme quoi, il y a rarement de mauvais acteurs, seulement des mauvais metteurs en scène. Bien dirigés, ces deux là dégagent une vraie force comique, sans cabotinage, ni lourdeur. Mais on retiendra avant tout de ce film la révélation d’Imogen Poots… Avec un nom comme celui-là, il faut du talent pour s’imposer. Elle prouve qu’elle en a beaucoup pour un premier rôle vraiment marquant qui en appelle d’autres.
A côté de ça, Dark Places souffre d’un scénario bien mené, mais ne déborde ni d’imagination, ni d’originalité. Il est même beaucoup plus linéaire qu’attendu. J’ai été persuadé pendant une bonne partie du film que j’avais deviné bien à l’avance le retournement de situation final… Sauf que pas du tout, parce qu’il n’y a pas vraiment de retournement de situation final. Le fin mot de l’histoire nous est révélé sans réellement nous surprendre, même si on ne la voit pas forcément arriver de loin. Bref, le film manque un peu d’âme et au final un peu trop lisse pour être un film noir convainquant.
Une Belle Fin repose en grande partie sur les épaules d’Eddie Marsan, que l’on avait pu découvrir notamment dans le Dernier Pub Avant la Fin du Monde ou la série Ray Donovan. Il tient là son premier grand rôle et s’en sort remarquablement bien. On soulignera qu’il a le physique de l’emploi, mais sa performance ne peut pas se résumer à ça. Il sait rendre son personnage attachant, nous apprend à l’aimer… et par la même occasion aimer ce film réussi, au message simple, mais très bien amené. Le seul reproche qu’on peut lui faire est peut-être de démarrer un peu trop doucement. En effet, le scénario, aussi réussi soit-il, n’a pas tout à fait assez de matière pour l’heure et demi minimale pour un long métrage.
Lost River ne possède pas la démesure qui peut caractériser le cinéma de Nicolas Winding Refn. Une démesure qui peut donner certes le meilleur (Drive), mais aussi le pire (Only God Forgives). Mais au moins, il ne laisse personne indifférent. Ryan Gosling reste donc au milieu du gué et n’arrive pas à donner à son film un intérêt profond. Le jeune homme a aussi du talent de ce côté de la caméra, c’est incontestable. Mais il lui manque encore la personnalité !
Le plus gros problème, c’est qu’à côté de ça, le propos de Histoire de Judas n’a strictement aucun intérêt. Déjà, il parle au final assez peu de Judas… Et le seul fait qu’il n’est pas dans ce film le traître que la légende a forgé ne suffit pas en soi à sauter sur son siège d’enthousiasme. Surtout quand à côte de ça, il ne se passe pas grand chose et que les dialogues sont creux. Le film ne raconte rien, ne parle de rien. Bref, un moment de non cinéma…
Jamais de la Vie repose très largement, pour ne pas dire exclusivement, sur les épaules d’Olivier Gourmet qui doit être présent, sauf erreur de ma part, 100% du temps (enfin au moins dans la scène, pas forcément cadré à l’écran). Le film nous raconte bien l’histoire d’un homme et il fallait un acteur aussi talentueux que lui pour donner assez d’épaisseur à son personnage et par la même occasion au film tout entier. Il serait cependant injuste de passer sous silence la jolie performance de Valérie Bonneton, une actrice que l’on a envie de voir ailleurs que dans de simple comédie.
De plus, Pourquoi j’ai pas Mangé mon Père n’est pas tout à fait qu’une comédie. Il est aussi riche en rebondissements qui le rapprochent parfois d’un film d’aventures. Cependant, cela reste assez basique et enfantin, dans le mauvais sens du terme. Ca n’a pas un immense intérêt en soi, mais cela occupe une très grande place dans le film. On ne s’ennuie pas vraiment, mais on attend quand même avec un peu d’impatience le retour d’un passage plus tourné vers l’humour, car c’est encore ce qui fonctionne le mieux malgré les limites évoquées plus haut. Quant à l’animation, elle est de qualité, mais sans réelles qualités esthétiques.
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