HIPPOCRATE : Blues blanche

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hippocrateafficheA force de regarder Urgences et Greys Anatomy, on a une image vraiment glamour du fonctionnement d’un hôpital. Sauf qu’évidemment la réalité est quelque peu différente. C’est ce que nous montre Hippocrate. Une plongée dans le quotidien des médecins et des infirmières qui a le très bon goût de ne pas en faire trop, ni pas assez. Un film remarquable donc qui devrait être remboursé par la sécu !

La qualité la plus remarquable d’Hippocrate est donc d’avoir su traiter autant de sujets à la fois sans tomber dans les clichés qui lui tendaient les bras. Le film cherche bien à nous montrer la réalité telle qu’elle est, flirtant parfois même avec le docu-fiction. On y retrouve donc la plupart des éléments qu’on imaginait trouver dans un tel film. Mais tout cela est présenté avec assez d’intelligence, de finesse, de retenu pour être toujours convaincant, jamais caricatural. Le tout est soutenu par un fil narratif assez solide, reposant sur l’évolution des personnages et de leurs relations, mais à travers de vrais péripéties et des moments d’émotion assez forts, voire parfois même un peu durs. Le scénario est vraiment riche. Si je cherche la petite bête, je dirais presque trop puisque certaines thématiques ne sont qu’effleurées, alors qu’on aurait aimé les voir abordé de manière plus consistante.

hippocratePour finir, je voudrais dire du bien d’un acteur dont j’ai pour l’instant surtout dit du mal au cours de sa jeune carrière. Hippocrate est en effet de mon pointe de vue le premier rôle de Vincent Lacoste mettant réellement en valeur son talent et ne le confine pas dans un rôle d’abruti. Il a gardé son air un peu ahuri, mais arrive cette fois à donner progressivement une véritable épaisseur dramatique à son personnage. Comme quoi, il n’existe pas de mauvais acteurs, mais que de mauvais metteurs en scène…

LA NOTE : 14/20

Fiche technique :
Production : 31 Juin Films, France 2 Cinéma
Réalisation : Thomas Lilti
Scénario : Thomas Lilti, Julien Lilti, Baya Kasmi, Pierre Chausson
Montage : Christel Dewynter
Photo : Nicolas Gaurin
Décors : Philippe Van Herwijnen
Distribution : Le Pacte
Durée : 102 mn

Casting :
Vincent Lacoste : Benjamin
Marianne Denicourt : Dr. Denormandy
Jacques Gamblin : Le professeur Barois
Reda Kateb : Abdel Rezzak
Félix Moati : Stéphane
Philippe Rebbot : Guy
Carole Franck : Myriam

WINTER SLEEP : L’hiver est parfois long…

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wintersleepafficheUne Palme d’Or, c’est un peu comme une boîte de chocolats, on ne sait jamais vraiment à l’avance sur quoi on va tomber. On peut tomber sur du grand n’importe quoi, qui nous fait nous demander ce que le jury a bien pu fumer quand il a décidé de donner un prix aussi prestigieux à un tel film, à l’image de Oncle Boonmee. On peut aussi tomber sur des chefs d’œuvre qui touchent au sublime, comme The Tree Of Life ou la Vie d’Adèle. Et puis, on peut aussi tomber sur du cinéma intello à la fois chiant, beau et intéressant. C’est le cas de Winter Sleep… 3h16 quand même…

Je reste assez sceptique quant à l’attribution de cette Palme d’Or. En effet, je ne trouve pas dans Winter Sleep l’audace qui caractérise les films primés à Cannes, même si c’est parfois pour le meilleur, mais aussi parfois pour le pire. Ce film est au fond assez académique. Le travail de réalisation et de photographie est certes proche de la perfection, le film est vraiment beau esthétiquement parlant, mais sans rien de très innovant. Les acteurs sont remarquablement dirigés, mais font preuve d’une sobriété qui apporte de la crédibilité au film plutôt que de leur permettre de briller de mille feux. Quant au scénario, il est trop inégal pour justifier un tel prix.

wintersleepWinter Sleep plonge le spectateur dans des sentiments contrastés. Il faut bien avouer qu’il y a des moments où on finit pas s’ennuyer ferme. Certains dialogues s’étirent en longueur d’une matière démesuré et je me suis surpris à penser carrément à autre chose et ne plus prêter du tout d’attention à ce qu’il se disait. Heureusement, le film va crescendo à mesure que l’on prend conscience des relations qu’entretiennent réellement les personnages et qui se traduit par des tensions croissantes. Cet montée en puissance aurait pu donner toute son ampleur à ce film, magnifique par bien des aspects. Mais le propos est un peu trop dilué pour que le spectateur en apprécie toute la force. Parce que 3h16 quand même…

LA NOTE : 12/20

Fiche technique :
Production : Zeynofilm
Réalisation : Nuri Bilge Ceylan
Scénario : Nuri Bilge Ceylan, Ebru Ceylan
Montage : Nuri Bilge Ceylan, Bora Gökşingöl
Photo : Gökhan Tiryaki
Décors : Gamze Kuş
Distribution : Memento distribution
Directeur artistique : Gamze Kuş
Durée : 196 mn

Casting :
Haluk Bilginer : Aydın
Melisa Sözen : Nihal
Demet Akba : Necla
Ayberk Pekcan : Hidayet
Serhat Mustafa Kilic : Hamdi
Nejat Isler : Ismail
Tamer Levent : Suavi
Nadir Sanbacak : Levent

LUCY : Sérieusement ?

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lucyafficheMon cher Luc… Je sais bien que cela fait quelques temps que tu ne nous pas livré un bon et grand film. Je sais bien que tes oeuvres se sont toujours caractérisées par des idées piquées chez les autres. Je sais bien que ton style de réalisation a toujours été proche de la naïveté, avec des effets qui s’apparentent à des gros sabots. Mais malgré cela, on a adoré passionnément Nikita, Leon et Le Cinquième Element et on espère retrouver ces émotions là en ta compagnie. En regardant la bande-annonce de Lucy, on pouvait un instant espérer qu’elles seraient cette fois-ci au rendez-vous. Mais au final, quelle déception…

Le film nous met très vite dans le bain avec une pseudo-conférence d’un professeur d’université, incarné par Morgan Freeman, qui est aussi crédible que si on m’avait sélectionné pour incarner Nelson Mandela. Parce que ce ne sont pas des phrases qui sortent de sa bouche, mais une série d’inepties totales qui fera mourir de rire tous ceux qui ont écouter plus de cinq minutes leurs profs de science au lycée. C’est juste n’importe quoi, tout ça débité avec le plus grand sérieux, ce qui ne fait évidemment que multiplier le côté ridicule de la scène.

lucyEt si seulement, ça s’arrêtait là… Non, Lucy est ponctué de logorrhées aussi solides scientifiquement qu’un exposé d’un évangéliste extrémiste sur l’Evolution à peu près toutes les cinq minutes. Ce n’est pas une couche, ce n’est pas deux, ce n’est pas trois, c’est un mille-feuille d’envolées lyriques totalement crétines. Très vite, on n’en peut plus, on demande grâce ! Mais pourquoi, Luc ne t’es pas contenté de nous raconter une histoire fantastique sans crédibilité scientifique comme il en existe tant et qui nous incite au rêve souvent ? Pourquoi t’es-tu évertué à souligner encore et encore, avec une application démesurée et sans jamais faire preuve du moindre sens du second degré, à quel point les explications apportées sont profondément risibles. Parfois, les explications sont superflues, car devant ce film, on ne rit pas, on pleure.

Du coup, tous les autres défauts ressortent d’autant plus, puisqu’il est impossible de croire et de mettre ne serait-ce qu’un orteil dans cette histoire. La fin de Lucy rappellera des souvenirs à tous ceux qui ont aimé le Cobaye, film de 1992, au scénario signé par Stephen King, dont beaucoup se sont inspirés, mais sans pratiquer à ce point le copier-coller. On mesure à chaque plan à quel point Luc Besson ne sait jamais faire preuve de subtilité dans sa réalisation. Et puis, faut arrêter avec Eric Serra pour la musique, parce que lui aussi en fait des caisses, donnant à certaines scènes l’allure d’une parodie. Mais une parodie qui se prend à ce point au sérieux est juste insupportable !

LA NOTE : 3/20

Fiche technique :
Production : EuropaCorp, Canal +, Ciné +, TF1 Films Production
Distribution : EuropaCorp
Réalisation : Luc Besson
Scénario : Luc Besson
Montage : Julien Rey
Photo : Thierry Arbogast
Décors : Hugues Tissandier
Musique : Eric Serra
Durée : 89 mn

Casting :
Scarlett Johansson : Lucy
Morgan Freeman : Professeur Norman
Min-sik Choi : Mr. Jang
Amr Waked : Pierre del Rio
Julian Rhind-Tutt : Le limier
Pilou Asbaek : Richard
Analeigh Tipton : Caroline

THE EXPANDABLES 3 : Les papys font défitivement de la résistance

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theexpandables3afficheIls sont encore un peu plus vieux que la dernière fois, alors on pouvait légitimement craindre qu’ils n’aient plus vraiment de beaux restes. Surtout qu’après un premier épisode vraiment jouissif, The Expandables nous avaient offert une suite vraiment médiocre. Cependant les vieux de la vieille en ont encore sous la semelle puisque le troisième volet des aventures de ces mercenaires sur le retour comblera tous les fans de film d’action premier degré.

The Expandables 3 est un film parfait dans le sens où il atteint pleinement son but et on pouvait difficilement lui en demander plus. Les scénario est basique mais déjà beaucoup moins linéaire que la dernière fois. Les scènes d’action restent d’une redoutable efficacité, avec ce qui faut d’excès et de non respect des règles fondamentales de la physique et de la logique. Et les acteurs ont l’air de s’amuser comme des petits fous. Mention spéciale à Antonio Banderas qui fait une entrée tonitruante dans la bande..

theexpandables3… tonitruante, car pleine d’humour. The Expandables 3 joue vraiment la carte du second degré et de l’autoparodie. C’est le cas dans la franchise tout entière, mais cela fonctionne particulièrement bien cette fois-ci. Certains dialogues sont vraiment drôles, même s’ils nécessitent une petite culture en film d’action bourrin pour en saisir l’humour. Le film ne se prend pas une seule seconde au sérieux, ne cherche pas à être autre chose qu’une blague un peu potache. Du coup, le spectateur prend son pied, à défaut de perdre trop de neurones.

The Expandables 3 est aussi l’occasion de mettre en avant une nouvelle génération. On peut s’attendre donc à encore quelques autres épisodes. Et à notre grande et surtout bonne surprise, on en redemande !

LA NOTE : 13,5/20

Fiche technique :
Production : Nu Image, Millenium Films, Davis Films, EX3 Productions
Distribution : Metropolitan FilmExport
Réalisation : Patrick Hugues
Scénario : Sylvester Stallone, Creighton Rothenberger, Katrin Benedikt
Montage : Sean Albertson, Paul Harb
Photo : Peter Menzies Jr
Décors : Daniel T. Dorrance
Musique : Brian Tyler
Costumes : Lizz Wolf
Durée : 126 mn

Casting :
Sylvester Stallone : Barney Ross
Jason Statham : Lee Christmas
Harrison Ford : Drummer
Arnold Schwarzenegger : Trench
Mel Gibson : Stonebanks
Wesley Snipes : Doc
Dolph Lungren : Gunnar Jensen
Antonio Banderas : Galgo
Jet Li : Yin Yang

SILS MARIA : Talent dilué

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silsmariaafficheRassembler tous les bons ingrédients reste le meilleur moyen pour préparer un plat savoureux. Mais le résultat sera nettement moins satisfaisant si vous vous évertuez à diluer tout ça dans une grande quantité d’eau… Bon, j’admets, j’abuse des métaphores culinaires quand je rédige mes critiques, mais c’est peut-être parce que j’aime aussi bien le bon cinéma que la bonne bouffe. Tout ça pour vous dire que Sils Maria, le dernier film d’Olivier Assayas dont je vais vous parler maintenant, aurait pu être un bon film s’il avait été beaucoup plus court.

Sils Maria dure deux heures, sauf qu’il ne devient vraiment intéressant qu’au bout d’une heure. Certes, toute histoire a besoin d’une introduction et il est parfois nécessaire de poser longuement les choses, aussi bien les circonstances que les protagonistes, mais à un moment donné, il faut quand même penser au spectateur qui commence à s’ennuyer ferme. La deuxième heure vient enfin et on on aurait pu presque tout pardonner si les scènes n’avaient pas tendance à s’étirer de manière quelque démesurée et se succéder parfois avec une redondance irritante. C’est bien de vouloir enfoncer le clou, mais une fois qu’il est bien rentré, inutile de continuer à donner des coups de marteau au cas où…

silsmariaSils Maria est donc relativement désastreux au niveau du rythme. Il n’y avait clairement pas matière à faire deux heures de film. On gardera cependant en mémoire ce très beau tête à tête entre deux actrices que beaucoup de choses séparent, mais certainement pas le talent. Kristen Stewart et Juliette Binoche se confondent littéralement avec leurs personnages. Une grande partie du film repose sur l’ambiguïté des dialogues, dont on ne sait jamais très bien s’ils correspondent à une vraie conversation entre les deux femmes ou bien si elles sont en train de réciter le texte de la pièce qu’elles sont en train de répéter. L’exercice demande beaucoup de subtilité et de maîtrise de la part des deux actrices, mais même l’admiration qui en résulte ne peut à elle seule faire oublier les trop nombreuses longueurs.

LA NOTE : 11/20

Fiche technique :
Production : CG Cinéma, CAB Productions, Pallas Film, Arte France Cinéma
Réalisation : Olivier Assayas
Scénario : Olivier Assayas
Montage : Marion Monnier
Photo : Yorick Le Saux
Décors : Francois-Renaud Labarthe
Distribution : Les Films du Losange
Directeur artistique : Gabriella Ausonio
Durée : 123 mn

Casting :
Juliette Binoche : Maria Enders
Kristen Stewart : Valentine
Claire Tran : Mei Lin
Chloë Grace Moretz : Jo-Ann Ellis
Hanns Zischler : Henryk Wald
Lars Eidinger : Klaus Diesterweg
Johnny Flynn : Christopher Giles
Angela Winkler : Rosa Melchior

LES COMBATTANTS : Faites l’amour, pas la guerre

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lescombattantsafficheDécidemment, le cinéma français s’est définitivement approprié ce genre cinématographique si hollywoodien qu’est la comédie romantique. Et force est de constater qu’il arrive à y apporter sa singularité et ses qualités propres. Après Maestro, intello et gentillet, voici donc les Combattants, une des très bonne surprise de cet été qui se distingue par de nombreuses qualités et des personnages assez inattendus.

Les Combattants s’ouvre sur une première scène assez géniale. Le spectateur est donc tout de suite dans l’ambiance et sent immédiatement qu’il est devant un film qui sort de l’ordinaire. Thomas Cailley fait étalage d’un talent de réalisateur particulièrement prometteur. Cela à tient parfois à pas grand chose, un choix de cadrage, un sens du rythme qui démontre à la fois un grand sens de l’image et de la narration. Cela donne une dimension supplémentaire à cette histoire à la fois simple et pleine de surprises.

lescombattantsLes Combattants se démarque au final avant tout par ses personnages, notamment celui interprété par Adèle Haenel, qui, après L’Homme qu’on Aimait Trop, est décidément la star française de cet été. Certes, ce n’est pas la première fois que le cinéma nous offre une histoire d’amour avec un protagoniste quelque peu névrosé, mais cela représente toujours un risque car il est d’autant plus difficile de faire naître l’attachement chez le spectateur. C’est d’ailleurs là que repose la plus grande limite de ce film que l’on quitte en souhaitant bon courage au jeune homme, incarné par Kevin Azaïs. L’amour triomphe de tout, mais quand même…

Cependant, le scénario de Les Combattants fonctionne trop bien pour ne pas rentrer dans cette histoire et finalement vouloir par dessus tout que la romance naisse malgré tout. Surtout que l’histoire repose sur de nombreuses péripéties et rebondissements qui permettent aux personnages d’évoluer tout en proposant un fil narratif réellement consistant. On ne s’ennuie pas une seule seconde, on sourit, on est ému et on a envie d’être amoureux… Et ce dernier point demeure quand même la preuve ultime d’une comédie romantique réussie.

LA NOTE : 14,5/20

Fiche technique :
Production : Nord Ouest Production
Réalisation : Thomas Cailley
Scénario : Thomas Cailley, Claude Le Pape
Montage : Lilian Corbeille
Photo : David Cailley
Décors : Paul Chapelle
Distribution : Haut et Court
Musique : Lionel Flairs, Benoît Rault
Durée : 98 mn

Casting :
Adèle Haenel : Madeleine
Kevin Azaïs : Arnaud
Antoine Laurent : Manu Labrède
Brigitte Roüan : Hélène Labrède
William Lebghil : Xavier
Thibault Berducat : Victor
Nicolas Wanczycki : Lt Schliefer
Frédéric Pellegeay : Recruteur

LES GARDIENS DE LA GALAXIE : Humour et aventures cosmiques

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lesgardiensdelagalaxieafficheLes productions Marvel alternent le très bon et le beaucoup plus médiocre. Jusqu’alors en 2014, elles nous avaient proposé un second volet des aventures de Captain America très moyen, un X-Men : Days of Future Past convaincant et un Spider-Man 2 qu’on préfère oublier… Les lois de la probabilité nous permettaient donc d’espérer que les Gardiens de la Galaxie se situe du bon côté de l’histoire cinématographique… Le résultat est largement à la hauteur de nos espoirs et même au-delà.

On le pressentait dans la bande-annonce, les Gardiens de la Galaxie joue à fond la carte de l’humour, du second degré et flirte toujours avec la parodie. Le tout fonctionne parfaitement et si on ne rit jamais aux éclats, le film nous arrache bien des sourires. Mais à côté de ça, il s’insère néanmoins totalement dans l’univers des Avengers and co et nous propose un vrai film d’aventures galactiques spectaculaires. Il nous offre donc une double dose de plaisir pour un résultat particulièrement jouissif et qui ne se prend jamais au sérieux. Les personnages, une belle brochette d’anti-héros, sont en particulier particulièrement bien trouvés, à la fois drôles et attachants, tout en ayant la stature pour être les stars d’un space opéra. Ils sont de plus interprétés par un casting qui prend visiblement un plaisir fou à donner vie à ces figures atypiques.

lesgardiensdelagalaxieLes Gardiens de la Galaxie est peut-être parti pour être le blockbuster purement divertissant de l’année. On pourra simplement lui reprocher quelques moments un peu cucul, qui décrédibilisent quelque peu la dimension épique de l’histoire. Sans cela, le scénario aurait pu donner par exemple une toute autre dimension au méchant, fanatique génocidaire, qui apparaît au final un peu en décalage avec tout le reste et largement sous-exploité. Mais il est vrai que l’équilibre avec l’humour et la parodie aurait peut-être été du coup assez difficile à trouver et que le résultat aurait perdu de sa fraîcheur jubilatoire. Il n’en reste pas moins qu’on est là face à un putain de bon film !

LA NOTE : 15/20

Fiche technique :
Enterprises, Moving Picture Company (MPC)
Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures France
Réalisation : James Gunn
Scénario : James Gunn, Nicole Perlman, d’après la série Comics Guardians of the Galaxy
Montage : Fred Raskin, Hughes Winborne, Craig Wood
Photo : Ben Davis
Décors : Charles Wood
Musique : Tyler Bates
Costumes : Alexandra Byrne
Durée : 121 mn

Casting :
Chris Pratt : Peter Quill
Zoe Saldana : Gamora
Dave Bautista : Drax
Vin Diesel : Groot (voix)
Bradley Cooper : Rocket (voix)
Lee Pace : Ronan
Djimon Hounsou : Korath
John C. Reilly : Corpsman Dey
Glenn Close : Nova Prime
Benicio Del Toro : le collectionneur

Les productions Marvel alternent le très bon et le beaucoup plus médiocre. Jusqu’alors en 2014, elles nous avaient proposé un second volet des aventures de Captain America très moyen, un X-Men : Days of Future Past convaincant et un Spider-Man 2 qu’on préfère oublier… Les lois de la probabilité nous permettaient donc d’espérer que les Gardiens de la Galaxie se situe du bon côté de l’histoire cinématographique… Le résultat est largement à la hauteur de nos espoirs et même au-delà.

 

On le pressentait dans la bande-annonce, les Gardiens de la Galaxie joue à fond la carte de l’humour, du second degré et flirte toujours avec la parodie. Le tout fonctionne parfaitement et si on ne rit jamais aux éclats, le film nous arrache bien des sourires. Mais à côté de ça, il s’insère néanmoins totalement dans l’univers des Avengers and co et nous propose un vrai film d’aventures galactiques spectaculaires. Il nous offre donc une double dose de plaisir pour un résultat particulièrement jouissif et qui ne se prend jamais au sérieux. Les personnages, une belle brochette d’anti-héros, sont en particulier particulièrement bien trouvés, à la fois drôles et attachants, tout en ayant la stature pour être les stars d’un space opéra. Ils sont de plus interprétés par un casting qui prend visiblement un plaisir fou à donner vie à ces figures atypiques.

 

Les Gardiens de la Galaxie est peut-être parti pour être le blockbuster purement divertissant de l’année. On pourra simplement lui reprocher quelques moments un peu cucul, qui décrédibilisent quelque peu la dimension épique de l’histoire. Sans cela, le scénario aurait pu donner par exemple une toute autre dimension au méchant, fanatique génocidaire, qui apparaît au final un peu en décalage avec tout le reste et largement sous-exploité. Mais il est vrai que l’équilibre avec l’humour et la parodie aurait peut-être été du coup assez difficile à trouver et que le résultat aurait perdu de sa fraîcheur jubilatoire. Il n’en reste pas moins qu’on est là face à un putain de bon film !

 

LA NOTE : 15/20

 

Fiche technique :

Enterprises, Moving Picture Company (MPC)

Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures France

Réalisation : James Gunn

Scénario : James Gunn, Nicole Perlman, d’après la série Comics Guardians of the Galaxy

Montage : Fred Raskin, Hughes Winborne, Craig Wood

Photo : Ben Davis

Décors : Charles Wood

Musique : Tyler Bates

Costumes : Alexandra Byrne

Durée : 121 mn

 

Casting :

Chris Pratt : Peter Quill

Zoe Saldana : Gamora

Dave Bautista : Drax

Vin Diesel : Groot (voix)

Bradley Cooper : Rocket (voix)

Lee Pace : Ronan

Djimon Hounsou : Korath

John C. Reilly : Corpsman Dey

Glenn Close : Nova Prime

Benicio Del Toro : le collectionneur

LA PLANETE DES SINGES : L’AFFRONTEMENT : Plus escarmouche qu’affrontement

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laplanetedessingeslaffrontementafficheAprès un premier volet vraiment réussi, voici La Planète des Singes : l’Affrontement, qui continue de nous raconter comment nos cousins sont parvenus à prendre le pas sur nous sommes simples humains. Cette nouvelle vision de la saga continue d’être d’un tout autre acabit que les nanars des années 70 (je ne parle pas de l’épisode originel, entendons-nous bien!), même si on ressort de ce deuxième épisode quand même sur un sentiment quelque peu partagé.

Ce qui manque à La Planète des Singes : l’Affrontement est un vrai souffle épique. En effet, les événements relatés sont au final assez anecdotiques. Certes, on sent qu’il s’agit d’un tournant dans une histoire plus globale, mais on a du mal à s’enthousiasmer vraiment quand on souhaiterait voir le monde entier basculer. Cela sera sûrement pour le troisième volet qui ne manquera certainement pas d’arriver, confirmant ainsi que le deuxième volet d’une trilogie a souvent bien du mal à passionner.

laplanetedessingeslaffrontementReste que La Planète des Singes : l’Affrontement reste par moment très spectaculaire. Certaines scènes sont techniquement impressionnantes. Matt Reeves n’est peut-être pas Orson Welles, mais il n’est pas non plus maladroit derrière une caméra et arrive à donner un peu d’humanité et de profondeur à ce blockbuster. Mais sur ce point aussi, la comparaison avec le premier volet n’est pas en faveur de cette suite. Il n’en reste pas moins que ce film est globalement réussi, évite beaucoup des pièges et facilités dans lesquels il aurait pu facilement tomber, sans néanmoins proposer la petite étincelle qui aurait vraiment fait la différence.

LA NOTE : 11,5/20

Fiche technique :
Production : Chernin Entertainment, Ingenious Media, TSG Entertainment
Distribution : 20th Century Fox France
Réalisation : Matt Reeves
Scénario : Mark Bomback, Rick Jaffa, Amanda Silver, librement inspiré du roman de Pierre Boulle
Montage : Stan Salfas, William Hoy
Photo : Michael Seresin
Décors : James Chinlund
Musique : Michael Giacchino
Durée : 130 mn

Casting :
Andy Serkis : César
Jason Clarke : Malcom
Gary Oldman : Dreyfus
Keri Russell : Ellie
Toby Kebbell : Koba
Kodi Smit-McPhee : Alexander
Kirk Acevedo : Carver

THE RAID 2 : Feu d’artifices

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theraid2afficheThe Raid, premier du nom, avait constitué une expérience cinématographique assez incroyable et inattendue venue d’Indonésie. Proposer une deuxième volet à la hauteur du premier constituait donc une exercice difficile, sachant que l’effet de surprise ne permettrait pas cette fois de faire oublier la moindre faiblesse. Le spectateur serait désormais exigeant. Exercice difficile… Peut-être trop…

The Raid 2 souffre d’un caractère beaucoup plus artificiel. En effet, dans le scénario du premier, il était assez logique que les protagonistes se retrouvent ainsi à se battre à mains nues avec une telle violence. Dans cette suite, si on prend deux secondes de recul, on se dit que pour régner sur la pègre de Jakarta, il suffirait juste d’acheter des pistolets… Voir un malfrat protégé par plusieurs gardes du corps armés uniquement de sabre permet certes de proposer un joli combat à l’arme blanche, mais ce n’est absolument pas crédible une seule seconde. Bref, le film tourne à l’exercice de style et du coup il sent quand même fortement le réchauffé.

theraid2The Raid 2 propose néanmoins toujours quelques chorégraphies de combats assez hallucinantes. Une des toutes dernières, un face à face, est même d’une violence, d’une rage, d’une force, d’une intensité comme jamais vue auparavant. Ce seul moment de bravoure justifie la vision de ce film. Mais il montre aussi ses limites : en voulant garder les mêmes éléments que dans le premier, sans introduire de vraies nouveautés, Gareth Evans s’est condamné à une course « au toujours plus » qui peut certes aboutir à des fulgurances jubilatoires, mais ne permet certainement pas de proposer tout un film à l’intérêt fulgurant.

LA NOTE : 11,5/20

Fiche technique :
Production : Pt. Merantau Films, XYZ Films
Distribution : Le Pacte
Réalisation : Gareth Evans
Scénario : Gareth Evans
Montage : Gareth Evans
Photo : Matt Flannery, Dimas Imam Subhono
Musique : Aria Prayogi, Joseph Trapanese, Fajar Yuskemal
Maquillage : Kumalasari Tanara
Durée : 150 mn

Casting :
Iko Uwais : Rama
Arifin Putra : Uco
Tio Pakusodewo : Bangun
Oka Antara : Eka
Alex Abbad : Bejo
Cecep Arif Rahman : l assassin
Julie Estelle : Alicia

The Raid, premier du nom, avait constitué une expérience cinématographique assez incroyable et inattendue venue d’Indonésie. Proposer une deuxième volet à la hauteur du premier constituait donc une exercice difficile, sachant que l’effet de surprise ne permettrait pas cette fois de faire oublier la moindre faiblesse. Le spectateur serait désormais exigeant. Exercice difficile… Peut-être trop…

 

The Raid 2 souffre d’un caractère beaucoup plus artificiel. En effet, dans le scénario du premier, il était assez logique que les protagonistes se retrouvent ainsi à se battre à mains nues avec une telle violence. Dans cette suite, si on prend deux secondes de recul, on se dit que pour régner sur la pègre de Jakarta, il suffirait juste d’acheter des pistolets… Voir un malfrat protégé par plusieurs gardes du corps armés uniquement de sabre permet certes de proposer un joli combat à l’arme blanche, mais ce n’est absolument pas crédible une seule seconde. Bref, le film tourne à l’exercice de style et du coup il sent quand même fortement le réchauffé.

 

The Raid 2 propose néanmoins toujours quelques chorégraphies de combats assez hallucinantes. Une des toutes dernières, un face à face, est même d’une violence, d’une rage, d’une force, d’une intensité comme jamais vue auparavant. Ce seul moment de bravoure justifie la vision de ce film. Mais il montre aussi ses limites : en voulant garder les mêmes éléments que dans le premier, sans introduire de vraies nouveautés, Gareth Evans s’est condamné à une course « au toujours plus » qui peut certes aboutir à des fulgurances jubilatoires, mais ne permet certainement pas de proposer tout un film à l’intérêt fulgurant.

 

LA NOTE : 11,5/20

 

Fiche technique :

Production : Pt. Merantau Films, XYZ Films

Distribution : Le Pacte

Réalisation : Gareth Evans

Scénario : Gareth Evans

Montage : Gareth Evans

Photo : Matt Flannery, Dimas Imam Subhono

Musique : Aria Prayogi, Joseph Trapanese, Fajar Yuskemal

Maquillage : Kumalasari Tanara

Durée : 150 mn

 

Casting :

Iko Uwais : Rama

Arifin Putra : Uco

Tio Pakusodewo : Bangun

Oka Antara : Eka

Alex Abbad : Bejo

Cecep Arif Rahman : l assassin

Julie Estelle : Alicia

BLUE RUIN : La chance des débutants

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blueruinafficheDans la série des films à l’idée de départ un peu éculée, mais assez bien foutu pour que l’on passe un très bon moment, voici Blue Ruin. Une histoire de type comme vous et moi amené à se venger et à affronter une bande de brutes de la pire espèce. Un film qui nous fait également plonger dans l’Amérique plus que profonde. Là encore, un décor moult fois utilisé, mais qui continue de faire peur !

Blue Ruin est un film noir, doté d’un scénario sans fioriture. 1h30, pas plus, pas moins, pour nous offrir juste l’essentiel. Il s’agit bien d’un film de personnages, où on assiste à la transformation d’un homme dans des circonstances exceptionnelles. La violence et l’action sont présentes mais constituent un décor plus qu’un élément réellement mis en avant. La tension narrative, le suspense sont palpables mais reposent autant sur des ressorts psychologiques que sur le simple « qui va tuer qui ? ».

blueruinBlue Ruin permet également de découvrir un réalisateur prometteur, Jeremy Saulnier, et un acteur étonnant faisant ses débuts sur le grand écran, Macon Blair. Ceci confirme encore une fois l’incroyable profondeur du cinéma indépendant américain capable de nous offrir un film maîtrisé sur absolument tous les plans, malgré l’inexpérience de l’équipe.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Réalisation : Jeremy Saulnier
Scénario : Jeremy Saulnier
Direction artistique : Kaet McAnneny
Décors : Brian Rzepka
Costumes : Brooke Bennett
Montage : Julia Bloch
Musique : Brooke et Will Blair
Photographie : Jeremy Saulnier
Production : Richard Peete, Vincent Savino et Anish Savjani
Durée : 90 minutes

Casting :
Macon Blair : Dwight
Devin Ratray : Ben Gaffney
Amy Hargreaves : Sam
Kevin Kolack : Teddy Cleland
Eve Plumb : Kris Cleland
David W. Thompson : William