
Et je ne suis effectivement pas du tout sortie de la salle dans cet état. Mais ce coup-ci pour des raisons très différentes des fois précédentes. En effet, dans son rythme et sa construction, The Bling Ring se démarque de des œuvres précédentes de Sofia Coppola. Certes, elle nous raconte encore le désœuvrement des enfants élevés dans les hautes sphères sociales, certes elle nous propose encore une mise-en-scène évaporée et esthétiquement très travaillée, mais elle y imprègne ce coup-ci un rythme beaucoup plus soutenu et le récit se fait sur un ton beaucoup moins onirique que d’habitude.

The Bling Ring jouera à n’en pas douter un rôle mineur dans la filmographie de Sofia Coppola. Car même si, vous l’avez compris, je ne suis pas fan de la réalisatrice, je reconnais volontiers que ce film est largement au-dessous du reste de son œuvre.
LA NOTE : 09/20
Fiiche technique :
Production : Nala Films, American Zoetrope, Tohokushinsa Film, Tobis Films, Pathé, Studiocanal ltd, Filmnation
Réalisation : Sofia Coppola
Scénario : Sofia Coppola, d’après l’article de Nancy Jo Sales (Vanity Fair)
Montage : Sarah Flack
Photo : Harris Savides, Christopher Blauvelt
Décors : Anne Ross
Distribution : Pathé distitribution
Musique : Brian Reitzell
Durée : 90 mn
Casting :
Claire Julien : Chloé
Georgia Rock : Emily
Taissa Farmiga : Sal
Katie Chang : Rebecca
Emma Watson : Nicki
Israel Broussard : Mark
Leslie Mann : Laurie

L’usage du noir et blanc donne à Oh Boy une certaine élégance visuelle. De plus, Jan Ole Gerster a eu le bon goût de ne pas trop forcer sur l’esthétisme, mais de simplement créer une ambiance qui colle parfaitement aux personnages et au ton général du film. Nous sommes donc là devant une œuvre assez aboutie, qui démontre une vraie maîtrise aussi bien artistique que narrative. S’il n’a au final rien d’inoubliable, cantonné dans son segment de petit film d’auteur, ce long métrage ne cherche pas à être autre chose que ce qu’il est et frôle en ce sens une certaine perfection.
NOTE : 09/20
Mais la palme du gâchis revient à Will Smith qui tient là sûrement un des plus mauvais rôles de sa carrière. Il est mauvais, faux, frisant parfois le ridicule dans ce rôle de père militaire dur et inflexible. On ne préfère définitivement en jeune rieur du côté de Bel Air. Bon après, on y peut rien s’il vieillit et a perdu définitivement ses allures d’éternel adolescent.
Heureusement, son casting de premier ordre vient lui donner le petit quelque chose qui allume une lumière dans l’œil du spectateur. Michael Shannon est décidemment un acteur étonnant, même si son répertoire tourne quand même quasiment exclusivement autour du mec à l’air un peu abruti sur les bords. Cela n’enlève rien à sa présence à l’écran et le caractère assez unique de son jeu. A ses côtés, le trop rare Ray Liotta, que l’on voit néanmoins un peu plus souvent ces derniers temps, et surtout la beaucoup trop rare, mais alors beaucoup trop, Winona Ryder que j’épouserai bien elle-aussi, surtout qu’elle n’a pas pris une ride. Son charme et son talent non plus.
Une vision objective des évènements peut amener à crier à l’injustice. En effet, si Castres et Nanterre sont champions de France, c’est avant tout grâce à leurs qualités, mais aussi grâce au format de la compétition. Le football et le handball propose des championnats au sens strict, tandis que le rugby et le basket désignent le vainqueur à l’issue d’une phase finale. Ainsi, dans ce dernier cas, ce n’est pas forcément le meilleur sur toute la saison qui l’emporte, mais le meilleur, le plus en forme, le plus chanceux lors du dernier mois de celle-ci. Avec une autre formule, jamais Castres ou Nanterre n’auraient été sacrés.
Very Bad Trip 3 démontre que le concept génial de base avait été épuisé en un seul épisode. Lui donner une suite s’était donc révélée totalement superflu. Mais paradoxalement, ce troisième volet était sans doute nécessaire pour expier l’insondable faiblesse de son prédécesseur et pour ne pas nous laisser sur une si mauvaise impression.


Pour en revenir au film en lui-même, l’Attentat nous propose une histoire d’un très grand intérêt, à défaut d’être totalement passionnante. Elle est effectivement surtout axée sur son personnage principal, chirurgien arable, au passeport israélien, et prônant la réconciliation, qui cherche à comprendre comment sa femme a pu devenir kamikaze sans qu’il ne soupçonne rien de son glissement vers le terrorisme. Le propos n’est pas totalement convaincant parce que c’est le parcours de la femme est nettement plus intéressant que les états d’âme du mari. Ce sont pourtant ces dernières qui occupent le plus de place.
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