
FDR et Tuck sont deux agents secrets, mais aussi deux inséparables amis. Ils sont tous les deux célibataires. Après une opération qui n’a pas très bien tourné, ils se retrouvent consignés au bureau et s’ennuient ferme. Ils ont donc tout le temps pour courir après les filles, avant de s’apercevoir qu’ils sont en train de courir après la même. Que le meilleur gagne se disent-ils. Mais leur amitié pourra-t-elle survivre à cette rivalité ?
Ceux qui ont vu la bande-annonce de Target ne seront pas étonnés par le synopsis que je viens d’établir. En fait, ils ne seront pas étonne par le film dans sa globalité. Il est basé sur une idée assez peu originale donc, l’exploite de manière assez réussie… mais n’est enrichi par quasiment rien. Il y a bien une vague intrigue secondaire liée à leur métier d’espion, mais elle ne constitue qu’un simple prétexte pour arriver à la scène finale. On n’est pas face à une comédie romantique d’espionnage, on est face à une comédie romantique tout court.
L’aspect comédie est cependant assez réussi. On rit assez souvent, même si les meilleurs moments figuraient évidemment dans la bande-annonce. L’imagination déployée par les deux compères pour empêcher l’autre d’arriver à ses fins est savoureuse, surtout qu’ils ne manquent pas de moyens technologiques à leur disposition. On aurait pu cependant imaginer un peu plus de fantaisie et de créativité, même si du coup, cela évite que Target ne sombre dans le n’importe quoi. L’équilibre trouvé aurait donc pu être meilleur, mais il aurait surtout pu être bien pire.
Target divertit tout de même grâce à ses personnages, que ce soient les deux héros ou la belle blonde qu’il courtise. Même s’ils ne sont pas très originaux, on se prend d’affection pour eux dès les premières minutes. Ce côté grand gamin rend ces deux espions beaucoup plus humains qu’un James Bond classieux et sûr de lui. Leur cible est loin d’être une écervelée au corps de rêve, mais fait preuve d’un charme et d’une personnalité qui nous séduit tout autant que nos deux héros. Bref, on a envie de croire à cette histoire et on se prend au jeu.

Le duo Chris Pine – Tom Hardy fonctionne très bien. Disons qu’ils sont parfait pour le rôle. Cependant, ce ne sont pas non plus d’extraordinaires acteurs et ils n’apportent pas non plus une plus-value énorme. Ca reste juste parfaitement professionnel. Reese Whiterspoon reste donc la vraie star de Target. Elle est à la fois le charme et l’humour de ce film qui perdrait une bonne partie de son intérêt sans elle. On peut d’ailleurs regretter que cette actrice soit toujours cantonnée à de sympathiques séries B (pas toujours si sympathiques que ça d’ailleurs).
Target reste donc un divertissement sympathique. Mais il ne va vraiment pas plus loin, tant le film est sans surprise.
Fiche technique :
Production : Overbrook Entertainment, Robert Simonds Productions
Distribution : 20th Century Fox France
Réalisation : McG
Scénario : Timothy Dowling, Simon Kinberg
Montage : Nicolas De Toth, Jesse Driebusch
Photo : Russell Carpenter
Décors : Martin Laing
Musique : Christophe Beck
Durée : 100 mn
Casting :
Reese Witherspoon : Lauren
Chris Pine : FDR Foster
Tom Hardy : Tuck
Til Schweiger : Heinrich
Chelsea Handler : Trish
Angela Bassett : Collins

Visuellement, Les Pirates ! Bon à Rien, Mauvais en Tout dégage une certaine personnalité, à défaut d’être splendide. Réalisé avec la même technique que Wallace et Gromit, il diffère ainsi de l’aspect un peu formaté de l’image de synthèse pure. Le film joue beaucoup sur un aspect cartoon, même s’il ne va pas jusqu’à aplatir les personnages quand ils percutent un mur. Les graphismes contribuent largement à la réussite de ce film et à lui donner ce charme transgénérationnel.
Par contre, Young Adult souffre d’un petit défaut qui empêche ce film d’être totalement enthousiasmant. Le rythme est un peu mou du genou. Ca manque d’un rien de peps pour que l’on soit totalement emballé. On se laisse bercer plus qu’emporter par le film. On ne s’ennuie jamais certes, le film est relativement court, mais avance dans un petit traintrain très paisible. Le propos est intelligent, mais la mise en scène manque un peu de fantaisie et d’imagination. Les plus méchants d’entre vous diront que, du coup, on dirait presque un film français. En tout cas, cela différencie nettement ce film des deux petits chefs d’œuvre de Jason Reitman qu’étaient Juno et In the Air.
Comme tous les biopics, Cloclo, c’est aussi l’occasion de traverser les époques, de revivre l’évolution des modes, des codes vestimentaires, des mœurs, des coiffures… Bon, Claude François est mort un an avant ma naissance, je ne vois pas ça avec nostalgie, mais on prend toujours du plaisir lors de ce genre de voyage dans le temps. Celui est d’autant plus agréable que le chanteur a fait partie de ces gens qui faisaient les modes. C’était d’ailleurs la plus grande force de cet artiste, savoir humer l’air du temps pour durer et toujours se réinventer.
Cependant, comme dirait donc ma voisine, c’est vrai que la Dame en Noir nous met dans une situation de stress assez permanent. Les ressorts sont archi-éculés, mais il fonctionne encore. A la fois, ce n’est pas parce qu’il fait nuit tous les jours, que certaines personnes arrêtent d’avoir peur du noir. Le fantôme qui se cache à l’étage et fait grincer le parquet continue de nous effrayer, malgré toute la rationalité dont on peut faire preuve. Reconnaissons à James Watkins le talent d’avoir su le faire revivre une nouvelle fois avec efficacité. Le film atteint finalement pleinement son but et c’est bien là l’essentiel.
La réalisation ? En caméra subjective, puisqu’un protagoniste est chargé de filmer la préparation et la soirée et c’est par lui que l’on vit les évènements. Cela donne à Projet X un aspect « faux documentaire », technique assez éculée, mais qui, encore une fois, fonctionne très bien ici. Et surtout, cela nous permet d’échapper à l’aspect clip vidéo puisque, du coup, le film est plutôt constitué de plans-séquences.
Enfin, les Adieux à la Reine reste un magnifique film en costumes. Evidemment, étant un familier du Château de Versailles, cela me fait particulièrement plaisir de le voir revivre le temps d’un film tel qu’il était quand il occupait encore la fonction pour laquelle il a été conçu. Je n’ai rien contre les touristes, mais disons que je doute que Louis XIV n’ait jamais imaginé qu’ils pourraient un jour envahir quotidiennement le symbole de son pouvoir absolu. Mais on l’a vu, heureusement, ce film ne s’arrête pas à la beauté des décors et des costumes. Il serait cependant injuste de ne pas souligner la qualité du travail réalisé. Les moyens ont été mis et jamais une seule seconde, le film n’apparaît kitch ou cheap (désolé pour les anglicismes).
38 Témoins reste tout de même l’œuvre d’un réalisateur brillant. Tout le talent de Lucas Belvaux se ressent pleinement dans un dernier quart d’heure vraiment poignant. On oublie alors toutes les incohérences ou les faiblesses pour se laisser porter par l’émotion. Notre cœur se sert et on ressent enfin à quel point la culpabilité peut être un étau oppressant et insupportable quand on doit y faire face. On pourra simplement regretter que tout le film ne soit pas à l’image de cette magnifique séquence.
Mais là où John Carter finit de sombrer, c’est au niveau du casting. Il faut dire qu’en choisissant un acteur principal portant le nom de Kitsch (ça ne s’invente pas), les producteurs de chez Disney ont donné le bâton pour se faire battre. Ce bellâtre a autant de talent que Liliane Bettancourt de lucidité. A ses côtés, Lynn Collins s’en sort beaucoup mieux, avec un minimum de personnalité. Sans parler de sa plastique… Par contre, ayons une pensée ému pour ce pauvre Mark Strong et son costume ridicule…
Possessions reste tout de même avant tout une réflexion sur la jalousie, la frustration sociale qui peut mener à la violence. Comment face à un ascenseur qui ne fonctionne pas, on est tenté de brûler tout l’immeuble… C’est beau ce que je dis… Sauf que trop d’imperfections viennent parasiter le fond du sujet. De plus, on est là face à une histoire très particulière, qui n’est pas vraiment symptomatique de quoique ce soit. On n’est pas là face à un film social, même si on y retrouve une forme de lutte des classes. Bref, tout concourt pour que ce film reste tout simplement purement anecdotique.
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