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Allez avouons-nous le. On y croyait ! On se disait qu’il y’avait bien un moment où tout cela allait s’arrêter, qu’on allait se réveiller d’un cauchemar irrationnel. Tout cela durait depuis si longtemps, était si incompréhensible que cela paraissait irréel. Tout cela avait assez duré, les joueurs, au vu de l’enjeu, allait mettre fin à la plaisanterie. Ils jouaient si mal qu’on se demandait s’ils ne le faisaient pas exprès. Si c’était le cas, c’est donc qu’ils avaient le pouvoir de jouer mieux. Il suffisait juste de le vouloir. On y croyait…
L’Equipe de France n’a livré aucun match réellement satisfaisant depuis septembre 2006, et une victoire contre l’Italie. Cela remonte à près de 4 ans, 4 ans pendant lesquels les Bleus se sont englués dans des problèmes d’organisation aussi bien offensive que défensive. Domenech avait beau changer les joueurs, les schémas de jeu, rien n’y a fait, la lumière n’est jamais venue et va nous conduire tout droit au désastre qui de dessine très nettement désormais.
On y croyait parce que les miracles en football existent. La France en 2006 en fut la preuve éclatante. Des collectifs qui naissent à partir de rien, le temps d’une compétition, où des joueurs moyens deviennent des génies, où des entraîneurs médiocres deviennent de fins tacticiens. Mais les miracles ont beau exister, ils restent des miracles, c’est à dire des évènements rares. Ils sont l’exception, pas la règle. Alors, oui, nous avions raison d’y croire, mais au final, c’est la logique qui va triompher.
C’est nulle la logique. C’est triste, ça n’a aucune imagination. Ca ne fait pas rêver, ça ne déçoit même pas vraiment. Nous étions bien naïfs de croire que les Bleus allaient d’un coup réussir ce qu’ils échouent à réaliser depuis 4 ans. Mais le football n’est qu’un jeu après tout. Alors nous aurions bien tort de nous interdire une douce naïveté enfantine.
Cette même naïveté qui pourrait nous faire encore espérer que tout est possible ? Ou enfin bon, faut pas non plus confondre naïveté et aveuglement…
Voilà, toutes les équipes engagées dans cette Coupe du Monde ont joué leur premier match. A l’heure où j’écris ces lignes, l’Afrique du Sud et l’Uruguay ont même attaqué leur deuxième. Bien sûr, la compétition est encore longue, mais on peut essayer de tirer quelques premières conclusion.
Pour commencer, une remarque générale sur le jeu pratiqué par les 32 équipes. Certes, il n’y eu pour l’instant que peu de grands moments enthousiasmants et surtout assez peu de buts. Mais cela n’est guère étonnant, car c’est souvent le cas à l’entame d’une telle compétition. L’ensemble des sélections sont arrivées préparées physiquement et les différences ne peuvent encore vraiment se faire à ce niveau là. Et puis, la formule de la compétition avec seulement trois matchs pour faire la différence n’incite pas à prendre beaucoup de risques, les conséquences d’une défaite étant lourdes, vu qu’il n’y a ensuite que deux matchs pour se rattraper. Au troisième match, l’enjeu immédiat et les différences de conditions physiques devraient nous permettre de voir bien plus souvent trembler le filets.
Parmi les favoris, le bilan est contrasté. Le plus impressionnant fut de loin l’Allemagne qui a su marier le score et la manière. L’Argentine et les Pays-Bas ont gagné sans vraiment se faire peur, même si le jeu ne fut pas toujours enthousiasmant. Le Brésil quant à lui, vu le niveau de sa poule et son piètre niveau de jeu, peut se faire un peu de soucis. L’Angleterre, l’Italie et la France ont raté leur entrée avec un match nul qui ne compromet pas leurs chances de qualification, mais a donné quelques sueurs froides à leurs supporters. La grosse déception vient de l’Espagne, grand favori de la compétition, mais qui désormais devra faire mentir toutes les statistiques si elle veut l’emporter, et devenir ainsi le premier champion du monde à avoir perdu pour son entrée dans la compétition. Mais vu son niveau de jeu aujourd’hui, on ne doute pas de sa capacité à battre le Honduras et le Chili et se qualifier aisément.
La grosse déception vient d’Afrique. Si l’Afrique du Sud affiche un niveau de jeu bien supérieur à ce que l’on attendait, si la Côte d’Ivoire et le Ghana ont montré leur solidité, le Cameroun et l’Algérie ont profondément déçu. Deux défaites face à des nations largement à leur portée et qui rendent leur qualification pour le deuxième tour très hypothétique. Quant au Nigéria, il a échappé à un score écrasant grâce à son gardien et on peut douter que cela soit suffisant pour aller vraiment plus loin.
A l’inverse, le Japon et la Corée du Sud ont confirmé leur niveau affiché en 2002. Ils n’avaient pas confirmé quatre ans plus tard, mais il semblerait que, cette fois-ci, les progrès soient profonds et que leur présence au second tour va cesser de constituer de réelles surprises. Surtout que la Corée du Nord a surpris par son niveau de jeu, ce qui montre bien que c’est toute la confédération asiatique qui a progressé et qu’aucune équipe de seconde zone ne pourra plus s’y qualifier.
Voici quelques jours que j’ai fait mon coming-out. Et depuis, tout va mieux, je me sens plus léger, enfin libre d’être moi-même et surtout entier. J’ai décidé d’assumer cette partie de moi dont j’aurais pu avoir honte, mais qui maintenant, serait presque une fierté. Je n’ai plus à le cacher, je peux vivre au grand jour et crier haut et fort : il y’a une pouffe qui sommeille en moi !
En effet, j’aime Sex and the City à la télé et au cinéma, j’ai adoré les comédies musicales Hairspray et Dreamgirls, j’ai vu plus de cinq fois le Journal de Bridget Jones, j’attends avec impatience de lire le dernier tome de l’Accro du Shopping, dont j’ai dévoré les précédentes aventures, j’écoute Briteny, Jennifer Lopez, Beyonce et Kylie Minogue avec un énorme plaisir, en particulier en faisant le repassage, pendant lequel je remue mon popotin au rythme de la musique tout en maniant le fer avec dextérité, je porte avec joie une chemise rose, je pleure une fois sur deux au cinéma, j’ai des envie de bébés et de mariage avec 300 invités, je trouve George Clooney beau à regarder, je bois du Passoa et je ne crache pas sur le Soho, j’ai déjà possédé un sac à main et enfin je me sers régulièrement d’une pince à épiler !
Bon quand je relis ça, ça me fait presque un peu peur. Un jour une amie, après m’avoir dit que j’avais un côté féminin très développé, m’assuré que c’était un compliment. Bien sûr, elle ne pensait pas forcément à la pouffitude, avec son lot de paillettes et de glamour. Mais tant qu’à être une femme, autant être Carrie Bradshaw ou Becky Bloomwood, c’est nettement plus amusant que Elisabeth Badinter ou Marie Curie.
Enfin, si jamais ma virilité lisait cet article par dessus mon épaule et commençait à s’inquiéter, je lui rappellerais simplement qu’à côté de tout ce que j’ai cité plus haut, j’adore le foot, le bière et les pizzas, jouer aux jeux vidéos, jouer aux jeux de vidéos de foot, considère Conan le Barbare, Commando et Predator comme des chefs d’œuvres cinématographiques, je demanderais l’envoi des cendres de Zidane au Panthéon après sa mort, je n’ai aucun produit de beauté en dehors de mon après-rasage, je suis poilu et je m’en fous, j’ai du bide et je m’en fous, je supporte le PSG, je considère le orange comme une couleur tout à fait respectable et ne voit aucun problème à porter des chaussures noires avec un pantalon clair, j’ai déjà pris plaisir à boire de la bière chaude, j’ai une photo du PSG au-dessus de mon lit, je suis persuadé que les légumes faisaient partie des fléaux libérés par Pandore, je fais le ménage quand c’est sale, pas pour empêcher que ça le devienne, je regarde un match de foot en écrivant ce billet, je considère le tour de poitrine un critère aussi respectable que le QI pour choisir sa femme, considère le féminisme comme une maladie et j’aime le foot (mais ça, je crois que je vous l’ai déjà dit…).
Bon d’un coup, me voilà rassuré. La pouffe sommeille peut-être en moi, se réveille de temps en temps, mais bon, elle est encore loin d’avoir piqué la télécommande ! C’est encore le mâle qui commande ! Non mais !
Il y’a une parabole que j’aime beaucoup et qui est très parlante. C’est celle de la grenouille que l’on cherche à ébouillanter. Si vous la jeter dans l’eau déjà à température, elle va immédiatement bondir hors de la casserole. Par contre, si vous la plongez dans l’eau froide et que vous faites monter doucement la température, vous pourrez arriver à vos fins. Avec les êtres humains, c’est à peu près pareil. Agissez discrètement et progressivement et vous arriverez à leur faire gober à peu près n’importe quoi.
Peut-on faire payer plus d’impôts aux pauvres et moins aux riches sans que cela se voit ? Cela ne semble pas facile et suicidaire politiquement, mais pourtant c’est ce qui se passe depuis 30 ans dans notre pays, avec une très forte accélération depuis le retour de la droite au pouvoir en 2002. Je ne parle pas ici du bouclier fiscal qui, lui, s’est franchement vu et est devenu un boulet politique que traîne le gouvernement qui s’entête à le laisser intact, même si les premières fissures devraient voir le jour. Je parle d’un phénomène beaucoup plus subtil et discret, dont très peu de citoyens ont conscience, qui nous concerne tous et qui constitue une magnifique machine à creuser les inégalités.
En 1978, les recettes de l’Etat et des collectivités locales représentaient 25,8% du PIB. En 2009, elles s’élèvent à 24,1%. Une telle baisse en 30 ans, ce n’est pas non plus hyper spectaculaire, me direz-vous. Car la vraie évolution est ailleurs. En 1978, la répartition était de 21,1% pour l’Etat et 4,7% pour les collectivités. En 2009, elle est de 15,1% et 9%. La part des collectivités dans les recettes publiques a donc considérablement augmenté. Cela semble logique, la décentralisation est passée par là, ce n’est donc en rien choquant.
Il n’y a effectivement aucun problème en soi dans ces chiffres, tant que l’on ne réfléchit pas à la manière très différente donc l’Etat et les collectivités se financent. On ne parlera ici que de la fiscalité, qui ne représente qu’une partie de ces recettes, mais qui reste encore le principal levier de financement. Le vrai problème réside dans le fait que les collectivités n’ont à leur disposition aucun impôt progressif, c’est à dire dont le montant est lié directement au montant d’un revenu, seul l’Etat en prélève (impôt sur le revenu, impôt de solidarité sur la fortune, impôt sur les sociétés et impôt sur les successions).
Les collectivités se financent par des impôts essentiellement basés sur le foncier. Le poids dans les dépenses des ménages de la taxe d’habitation est par exemple d’autant plus faible que les revenus sont élevés (on habite généralement dans un logement plus grand avec des revenus plus élevés, mais pas de manière proportionnelle). Ce n’est donc pas un impôt progressif, c’est même exactement l’inverse ! Pire, c’est un impôt sur les familles nombreuses, les enfants nécessitant forcément des logements plus grands. La taxe d’habitation est un impôt qui pèse moins chez les célibataires à haut revenu que chez les familles nombreuses modestes. Les collectivités ont donc des modes de fonctionnement socialement injustes et elles ne peuvent guère faire autrement puisque ce cadre leur est imposé par l’Etat et fixé par la loi.
Comme je l’ai déjà dit, ce mouvement fut progressif dans les années 80 et 90. Puis, après la mise en place de la politique de décentralisation version Raffarin, il s’est brusquement accéléré. En effet, depuis lors, l’Etat continue de déléguer aux collectivités de nouvelles missions (le personnel non enseignant des lycées aux Régions, le versement du RMI aux département par exemple), mais désormais sans réellement les compenser.
Par exemple, pour la Région Ile de France, cela s’est traduit par la prise en charge de près de 10 000 fonctionnaires supplémentaires, alors que la Région en comptait précédemment environ 1 200. Raffarin, à l’époque, avait assuré que ce transfert serait compensé au centime près. Sauf que la Région a hérité de beaucoup de personnel que l’Etat n’avait pas daigné titulariser les années précédente afin de diminuer le coût de ce transfert. Les Régions n’ayant pas vocation a contribuer à la précarisation des salariés de notre pays, la plupart de ces salariés ont été titularisés, ce qui a engendré un surcoût entièrement à la charge de la Région. Autre surcoût, le personnel administratif supplémentaire qu’il a fallu embaucher pour gérer 10 000 salariés, car les compensations financières ne concernaient que le personnel des lycées proprement dit. Enfin, aucune évolution de ces compensations ne furent prévues. L’Etat continue de dédommager les Régions sur des valeurs qui auront bientôt dix ans. Evidemment depuis, les collectivités ont bien du financer l’écart qui s’est creusé par la simple inflation par leurs propres ressources.
L’Etat a donc bon dos de se vanter de faire diminuer la pression fiscale et de fustiger les collectivités de faire augmenter celle qu’elles exercent. Depuis son retour au pouvoir en 2002, la droite mène une politique délibérée de transfert de fiscalité de l’Etat sur les collectivités. Encore une fois, cela ne constituerait pas forcément un problème en soi, si cela ne transformait pas une fiscalité progressive, et donc socialement juste, en une fiscalité qui touche avant tous les classes moyennes et modestes. C’est une manœuvre politique formidable, car vous l’aurez compris à la longueur de cet article, très long et difficile à dénoncer, alors que son efficacité est redoutable.
Les impôts progressifs rapportés aux revenus bruts des ménages s’élevaient à 6,8% en 2000 pour ne plus représenter que 4,4%. C’est un écart énorme en une décennie, un recul social phénoménal passé inaperçu. La progressivité de l’impôt devrait être évidemment un des principe de base de la fiscalité. Elle s’est érodée pendant 20 ans, avant de s’effondrer depuis 10 ans. Et nombreux sont les Français qui l’ont dans c… sans même le savoir.
Quand on évoque ce problème avec mon Maire préféré, il nous répond invariablement la même chose. Pourquoi donc n’avez vous (sous-entendu le PS du temps du gouvernement Jospin) pas introduit un principe de progressivité des impôts locaux quand vous étiez au pouvoir ? Et, on doit reconnaître, que sa réponse ne manque pas de pertinence car il y’a eu là un rendez-vous raté. Mais encore une fois, il y’a une énorme différence entre un glissement lent et non maîtrisé sur 20 ans, et la politique d’une toute autre ampleur menée par la droite depuis 2002. On touche cependant là un des sujets sur lequel la gauche ne devra pas se rater en 2012 si elle revenait aux manettes du pays.
Espérons qu’elle saura être au rendez-vous et permettra de ne plus opposer décentralisation et justice sociale.
Nous avons tous une pouffe qui sommeille en nous. Chez moi, elles sont trois à avoir le pouvoir de révéler celle qui demeure dans mon for intérieur : Britney Spears, Beckie Bloomwood (L’Accro du Shopping) et Carrie Bradshaw. 95% du temps, je joue aux jeux vidéos, je regarde le foot en buvant de la bière et en me grattant les… Bref, les 5% du temps, je change radicalement. Comme le temps d’un Sex and The City 2 !
Après deux ans de mariage, Carrie et Big connaissent l’écueil de tous les couples : la routine… et pire encore, la télévision dans la chambre ! Que faire pour remettre des paillettes dans leur vie ? En attendant, Samantha lui propose de tout oublier par un séjour tous frais payés à Abu-Dhabi, en compagnie naturellement de Miranda et Charlotte, trop heureuses de faire une pause dans leur difficile vie de mère de famille.
Sex and The City 2 est typiquement le genre de film qu’il est très difficile de juger objectivement. En fait, objectivement, si vous n’avez jamais vu, et à fortiori, si vous n’avez pas aimé, la série, inutile d’aller voir ce film, il n’aura guère d’intérêt. Voilà, c’était la fin du paragraphe objectif, passons désormais en mode fan qui juge ce film avec les yeux de l’amour. Et on sait bien que s’il ne rend pas toujours complètement aveugle, en tout cas, il trouble quelque peu la vue.
Retrouver Carrie, Samantha, Miranda et Charlotte suffirait déjà presque à notre bonheur. Mais bon, on est quand même sur grand écran, alors on veut en avoir plein les mirettes. A ce niveau-là, Sex and The City 2 remplit parfaitement son rôle. Vous vous dites que la série avait totalement fini de nous faire explorer tous les coins et recoins d’un Manhattan branché, où la mode règne en maître, où un magasin Prada est ce qu’il y’a de plus proche du paradis ! Et bien que cela ne tienne, ce film vous emmènera là où le luxe prend une autre dimension, à Abu-Dhabi, une des cités folles qui pousse aux Emirats.
Alors, bien sûr, tout cela sonne comme l’apologie du glamour clinquant et totalement artificiel. Bah en fait, ça ne fait pas que sonner comme, ça l’est. Mais c’est aussi pour ça qu’on a aimé la série et qu’on aimera Sex and The City 2. On peut toujours lui reprocher l’absence total de regard critique, mais c’est un peu comme reprocher à Star Wars de ne pas aborder le problème de la pollution causée par les satellites usagés. C’est simplement pas le sujet ici. On est face ici à du pur divertissement, pas à de la critique sociétale.
Mais bon, tout cela n’est que de l’anecdotique, puisque la seule question pertinente pour juger la qualité de Sex and The City 2 est simplement : Arrive-t-il à nous faire rire ne parlant des rapports amoureux…enfin de sexe quoi ? Et la réponse est totalement affirmative. Allez, on peut l’avouer, le film n’aurait sûrement rien perdu à être un peu plus court, mais bon, plus c’est long plus c’est bon. Et franchement, rien pour le final dans le souk d’Abu-Dhabi, le film vaut le coup d’être vu. On retrouve dans ce vrai moment de bravoure cinématographique ce qui a fait le succès phénoménal de la série : un vrai politiquement incorrect qui fait du bien, beaucoup de bien !
Sex and The City 2 est un film sourire… C’est à dire un film que l’on regarde avec un air niais tout du long, content d’être là et ne voulant être nul par ailleurs. Un film qui fait naître un enthousiasme démesuré face à une intrigue finalement assez pauvre, une superficialité totalement assumée et une mise en scène plus efficace qu’artistique. Mais voilà, c’est la magie des séries et de l’attachement profond qu’il fait naître pour des personnages qui ont partagé votre vie au gré des saisons (cf. un excellent article écrit sur ce sujet sur mon blog !). Et je ne dis pas ça uniquement parce que j’ai toujours été amoureux de Miranda… Enfin ça joue quand même un peu.
Sex and The City 2 apportera donc au fan de la série les paillettes et les dialogues crus qu’il attendait ! Et ça suffit à son bonheur ! Un grand bonheur !
Fiche technique : Production : Michael Patrick King, Sarah Jessica Parker, Darren Star, John Melfi, New Line cinema, HBO Films, Village Roadshow Distribution : Warner Bros. Entertainment France Réalisation : Michael Patrick King Scénario : Michael Patrick King Montage : Michael Berenbaum, A.C.E. Photo : John Thomas Décors : Lydia Marks Son : William Sarokin Musique : Aaron Zigman Effets spéciaux : Sheena Duggal Maquillage : Nuria Sitja Directeur artistique : Miguel Lopez-Castillo Durée : 135 mn
Casting : Sarah Jessica Parker : Carrie Bradshaw Cynthia Nixon : Miranda Hobbes Kim Cattrall : Samantha Jones Kristin Davis : Charlotte York Chris Noth : Mr. Big David Eigenberg : Steve Brady Liza Minelli : Liza Minelli Evan Handler : Harry Goldenblatt Penelop Cruz : Carmen Garcia Carrion
On n’a pas pris de but ! C’est merveilleux, fantastique, formidable, extraordinaire… On le sait bien, les équipes championnes du monde sont celles qui ont la meilleure défense. Aimé Jacquet a triomphé grâce à son bloc équipe, Domenech triomphera avec… bah, on ne sait pas trop en fait…
Plus sérieusement, si le match contre l’Uruguay n’a pas été le grand n’importe quoi que l’on pouvait craindre, il n’a pas non plus offert de solides raisons de se réjouir. On peut tout de même célébrer l’éclosion d’Abou Diaby qui semble s’être dessiné un avenir de titulaire dans cette compétition. Par contre, quand on réalise qu’il a pris la place du meilleur joueur français de la saison, à savoir Florent Malouda, on se réjouit déjà nettement moins. C’est simplement incompréhensible de le voir sur le banc alors que Sidney Govou est sur le terrain. Mais les voies du Raymond…
J’ai développé une théorie sur la psychologie de notre sélectionneur. Il aime tellement avoir raison contre tout le monde, qu’il fait exprès de faire l’exact opposé de ce que le bon sens et par la même occasion l’ensemble des amateurs de football pensent être la solution logique aux problèmes de l’Equipe de France. Mais Monsieur, quoiqu’il arrive, fera autrement, continuera à titulariser Nicolas Anelka qui refuse de remplir son rôle d’avant-centre et à faire rentrer Gignac à l’aile…
Inutile d’épiloguer, seule l’histoire, et accessoirement le Mexique et l’Afrique du Sud, décideront de qui avaient raison. Et j’espère sincèrement avoir tort…
Après le succès critique et commercial du très beau Welcome, le cinéma français s’attaque à nouveau au sujet délicat de la politique de « gestion » de l’immigration actuellement menée en France, des expulsions et des drames qui les entourent. Les Mains en l’Air est un film engagé au message clair, avec comme vedette Valéria Bruni-Tedeschi, la propre sœur de Carla, la femme de… Bref, sans faire de politique ici (j’en fais assez dans la vraie vie), c’est quand même particulièrement délectable.
Milana, réfugiée tchétchène de 11 ans, et ses amis sont les rois de la débrouillardise. Ils trafiquent les copies de DVD à partir de leur QG secret et s’organisent pour se transmettre les réponses aux devoirs. Mais leur quotidien est bousculé par l’expulsion hors du territoire national de certains de leurs camardes. Ils réalisent alors que Milana est elle aussi menacée. Même si les adultes se mobilisent, les enfants décident de prendre les choses en main.
Faire un film dont les personnages principaux sont des enfants n’est pas toujours facile. On tombe soit dans le cucul, soit à vouloir en faire des petits adultes pour rendre l’histoire plus dramatique, on perd toute crédibilité. Les Mains en l’Air évite ses deux écueils, malgré la charge émotionnelle forte. Bien sûr, ces enfants ont une personnalité très marquée, une intelligence et un sens de la répartie qu’on souhaiterait tous avoir. On comprend aisément l’attachement qu’enfant comme adultes peuvent ressentir pour Milana, vu que l’on a tous envie de l’adopter dare-dare !
Le monde des adultes est quant à lui plus en retrait et tourne quasiment exclusivement autour du personnage interprété par Valéria Bruni-Tedeschi et ses relations avec le reste de sa famille, qui ne voit pas toujours d’un très bon œil son engagement. Cette actrice peut insupporter, mais elle trouve là un rôle dans lequel elle semble se glisser sans effort. Encore une fois, ce n’est pas elle la star de l’histoire, mais elle occupe assez souvent l’écran pour que sa performance pèse fortement sur la qualité générale du film. Donc si vous ne la supportez pas, cela risque de vous gâcher le plaisir. Les fans, au contraire, se régaleront.
La comparaison avec Welcome est difficile à éviter. Les Mains en l’Air nous raconte une histoire beaucoup moins forte et dramatique. Mais cette histoire plus ordinaire est du coup beaucoup plus proche de notre quotidien. Les enfants de ce film pourrait être les nôtres ou ceux de nos voisins. Du coup, l’identification joue à fond et l’émotion est peut-être plus simple, plus directe, mais tout aussi forte.
Mais si Les Mains en l’Air nous propose une histoire plus simple que Welcome, du coup, il manque un peu de contenu. On peut lui reprocher quelques longueurs, où le film devient largement contemplatif. Ces moments auraient pu servir à faire naître la sympathie envers les enfants, mais celle-ci est immédiate, alors du coup certaines de ces séquences semblent un peu superflues. Cependant, si cela nuit à l’équilibre du film, cela n’enlève rien à l’émotion qu’il dégage.
Les Mains en l’Air n’est donc pas un grand film d’un point de vue purement cinématographique. Mais il touchera profondément tous ceux qui sont sensibles à ce sujet. Un sujet traité ici avec un humanisme et une simplicité qui ne s’apparentent en rien à un manque de recul, mais simplement à une indignation toute légitime.
Fiche technique : Production : Les Films du Losange, France 3 Cinéma Distribution : Les Films du Losange Réalisation : Romain Goupil Scénario : Romain Goupil Montage : Laurence Briaud Photo : Irina Lubtchansky Décors : Jean-Baptiste Poirot Son : Sophie Chiabaut, Hélène Ducret, Dominique Dalmasso Durée : 90 mn
Demain commence un moment à part. Un moment qui revient tous les quatre ans pour un bon mois. Un mois d’émotions, de spectacle, de souvenirs à jamais gravés. Un mois de cris, de pleurs, de tremblement, d’espoirs, de déceptions, et surtout et avant tout de joie. Un mois pendant lequel le reste du monde s’arrête quelque peu de tourner pour laisser place au plaisir infantile, mais si humain, si pur, du jeu. Demain commence la Coupe du Monde de football.
J’aime le football passionnément, comme j’aime le cinéma. Si je devais choisir l’un ou l’autre, ce serait le pire des déchirements. Ils sont à la fois très différents, mais aussi terriblement similaires. Ils ont tous les deux leurs héros, leurs mythes, leurs gentils, leurs méchants, leurs drames et leurs happy-ends. Ce sont deux spectacles dont les acteurs maîtrisent leur gestuelle pour transmettre une émotion. Ce sont surtout deux vecteurs de rêve et d’évasion à nul autre pareil.
Il n’y a rien de plus universel que le football. Partout dans le monde, même dans les coins les plus reculés, vous pouvez parler football. Qu’importe alors les différences culturels, la barrière de la langue, vous parlerez alors le même langage. Pendant un mois, l’humanité entière va se retrouver autour d’un poste de télé ou de radio pour célébrer cette Coupe du Monde, la première sur le continent africain. Le ballon de football est rond, comme l’est notre monde.
Alors évidemment, il ne tourne pas toujours si rond que ça. Il y’a naturellement tous les intéressés pour faire fructifier sous forme d’espèces sonnantes et trébuchantes l’enthousiasme innocent des amateurs de football. Bien sûr, il y’a tous ceux qui transforment cette enthousiasme en une haine et une violence qui n’a parfois pas de limite. Mais tout cela n’est qu’une goutte d’eau au milieu de l’océan des millions de matchs qui se déroulent chaque week-end pour le simple amour du jeu. Une goutte d’eau grossie à l’infini par la loupe médiatique qui ne fera jamais sa une sur le match entre copains, poteaux de but en blouson, où le père qui emmène son fils pour la première fois au stade.
Le monde entier se retrouvera donc en Afrique du Sud. Enfin presque, 32 nations sur les 200 que compte notre planète. Mais aucune compétition ne rassemble une telle diversité pour un même jeu. L’athlétisme est le seul sport qui peut se targuer d’un tel universalisme, mais cela n’est déjà plus vrai si on le considère épreuve par épreuve. Il faut peu de chose pour jouer au football. Même le ballon n’est pas un dispensable, une canette vide peut faire l’affaire. Qu’on soit riche ou pauvre, qu’on soit deux ou cinquante, qu’on soit petit ou grand, qu’on soit noir ou blanc, on peut jouer au football où que l’on soit. C’est ce qui fait la force du football et explique l’amour irrationnel que l’humanité lui porte.
Demain commence la Coupe du Monde de football. Alors oui peut-être que je maudirais quelques Italiens, que je jalouserais les Espagnols, que je souhaiterais bien du mal aux Anglais, tranchant avec le discours de fraternité universelle que j’ai l’air de tenir. Comme les meilleurs films, le football a besoin de quelques méchants et l’enthousiasme aidant, on se retrouve souvent à renier ses beaux principes et ses belles postures intellectuelles. Mais ce n’est qu’un jeu, alors une fois le spectacle terminé, on sort et on reprend une activité normale.
Demain commence la Coupe du Monde de football. Que le spectacle soit beau ! Que la fête soit belle ! Que le meilleur gagne…ou à défaut la France !
La France est un drôle de pays. Un pays où on râle, où on se plaint, où on adore critiquer les autres. Un pays également inventeur des droits de l’homme, qui se veut champion de la tolérance. Mais aussi un pays incroyablement passif face à certains évènements, qui partout ailleurs, déclencheraient des tempêtes médiatiques.
Notre ministre de l’Intérieur bien-aimé, j’ai nommé Brice Hortefeux vient de se faire condamné par un tribunal pour injure raciale. Il ne s’agit plus là d’une polémique sur une interprétation des propos tenus, mais sur une décision de justice. Le ministre en charge de la police et de la sécurité intérieure condamné pour racisme ne provoque qu’une vague indignation de la gauche (sauf Julien Dray, qui franchement, ferait mieux d’astiquer ses montres au lieu de l’ouvrir).
Mais comprenez-vous, l’Auvergnat n’est pas raciste, c’était de l’humour. Quand un sportif justifie son contrôle antidopage positif en racontant qu’il cherchait juste à agrandir son pénis, il est quand même suspendu. Quand vous avez les meilleures raisons du monde de vous garer en double file, ça ne vous dispense pas de payer votre PV. En politique, ça ne marche pas comme ça. Enfin en France ! Il faudrait dire aux ministres britanniques qui ont sauté pour de vagues histoires de notes de frais de venir exercer dans notre beau pays, il n’aurait plus à s’inquiéter de grand chose.
Bon ok, on touche là presque à l’anecdotique. Mais c’est bien révélateur d’un vrai malaise qui prend des proportions ahurissantes quand on pense à l’affaire des rétrocommissions qui a connu son épilogue avec un attentat ayant fait 11 morts. Un rapport de la police luxembourgeoise met clairement et sans équivoque en cause notre Président préféré, Nicolas Sarkozy. Résultat, pas un seul mot aux deux principaux journaux télévisés, aucune une d’un grand quotidien national. On croit rêver !!!! C’est tout simplement affligeant, pour ne pas dire inquiétant. Et franchement, l’argument du pouvoir qui contrôle les médias, je n’y crois même plus, c’est trop gros pour être vrai. On vit encore dans un pays libre, personne ne sera fusillé pour en avoir parlé et surtout avoir mené un travail d’investigation.
Investigation, voilà bien un mot que la presse française ignore totalement. C’est pathétique et écœurant. Aux Etats-Unis, deux journalistes ont révélé l’affaire du Watergate et fait tomber un Président. En France, on n’est pas même pas capable de commenter les rapports de police. Mais le pire, c’est que l’opinion publique ne bouge pas non plus. Mais ça ne les empêchera pas de crier « tous pourris » à la prochaine occasion, le jour où ils trouveront qu’ils payent trop d’impôts par exemple.
La France est un drôle de pays. Mais là j’avoue qu’il ne me fait que moyennement rire.
Parmi mes plus grands amours cinématographiques, figurent le réalisateur Ridley Scott et Robin des Bois… Enfin Robin des Bois, version Disney, que j’avais vu trois fois en un week-end étant enfant. Et oui, la cinéphilie compulsive m’a pris dès le plus jeune age. Quant au réalisateur anglais, bon nombre de ses films figurent dans mon panthéon (Alien, Gladiator, Kingdom of Heaven, Legend, Black Rain, Thelma et Louise, Les Associés, American Gangster, Mensonge d’Etat…). Alors de la rencontre des deux, j’attendais beaucoup. Malheureusement, j’ai surtout récolté une très grosse déception.
Le Royaume d’Angleterre croule sous les taxes imposés par le Prince Jean, qui règne en attendant que Richard Cœur de Lion revienne de croisade. Mais ce dernier s’attarde en France où il multiplie les pillages pour payer ses hommes. Parmi ces derniers, Robin Longstride qui va se faire remarquer pour son insolence. Pendant, ce temps, le Roi de France, sentant son ennemi affaiblit, complote pour préparer une invasion.
Ce Robin des Bois raconte en fait les aventures de Robin des Bois avant Robin des Bois. Un peu comme Casino Royale racontait James Bond avant James Bond. Mêmes les légendes connaissent des grands débuts, l’archer le plus célèbre d’Angleterre n’échappe pas à la règle. Ainsi l’histoire n’est pas tout à fait celle que l’on l’habitude d’entendre sur ce personnage mythique. On aurait pu prendre ça pour une volonté de nous le présenter sous un jour plus proche d’un Robin historique (que l’on a jamais vraiment identifié). Sauf que les livres d’histoire en prennent un coup avec ce film, même si évidemment, cela ne constitue pas un handicap en soi.
Le gros problème de ce Robin des Bois, c’est qu’il ne s’y passe pas grand chose. Et quand enfin, il y’a un peu d’action, cela est loin d’être transcendant. Franchement, la scène de bataille finale fait minable par rapport à ce que Ridley Scott est capable de faire, notamment si on compare à la prise de Jérusalem dans Kingdom of Heaven. Si je devais qualifier ce film, le terme de paresseux m’apparaît le plus approprié. Personne ne force son talent, tout est poussif et se contente du minimum. On sent bien que le film n’est pas tourné par un vulgaire tâcheron, mais jamais une once de génie ne transparaît. Bref, on s’ennuie.
Et malheureusement, les acteurs se mettent au diapason, Russel Crowe en premier lieu. On pourra toujours accuser une direction d’acteurs défaillante de la part de Ridley Scott, mais allez, soyons un peu magnanime avec lui et ne lui mettons pas tout sur le dos. L’acteur australien nous livre une prestation sans relief, comme si ses regards virils suffisaient à nous faire grimper aux rideaux. Nous ne sommes pas des spectateurs faciles, Monsieur Crowe ! Le seul qui s’en sort un peu mieux que les autres est Mark Strong qui est en train de devenir le méchant fétiche d’Hollywood. Mais malheureusement, son personnage, comme tout le film, se résume à un gros cliché manichéen.
Le film faisant quand même 2h20, je ne vais en plus vous imposer une critique trop longue. Robin des Bois est donc une vraie (et terriblement longue) déception, malgré les espérances et les promesses qu’il portait. Dommage.
Fiche technique : Production : Universal pictures, Imagine entertainment, Realtive media, Scott Free productions, Russell Crowe Réalisation : Ridley Scott Scénario : Brian Helgeland Montage : Pietro Scalia Photo : Jon Mathieson Décors : Arthur Max Distribution : Universal Pictures International France Musique : Marc Streitenfeld Effets spéciaux : Richard Stammers Durée : 130 mn
Casting : Russell Crowe : Robin Longstride Cate Blanchett : Marianne Loxley Mark Strong : Godefroy Danny Huston : Richard Coeur de Lion Oscar Isaak : Le prince Jean William Hurt : William Marshal Max Von Sydow : Sire Walter Loxley Jonathan Zaccaï : Le Roi Philippe Léa Seydoux : Aliénor d Aquitaine
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