
Ramzy Bédia porte vraiment le film sur ses épaules et nous ferait presque oublier les quelques faiblesses du scénario. Presque mais pas tout à fait. Personnellement, je n’ai pas pu croire totalement cette histoire, en particulier certaines réactions du personnage interprété, avec beaucoup de talent néanmoins, par Isabelle Carré. Cependant, la narration parvient à créer assez de tension pour que l’on ne s’ennuie pas devant Une Vie Ailleurs. On reste constamment curieux de connaître quel sera le dénouement.

LA NOTE : 12/20
Fiche technique :
Réalisation : Olivier Peyon
Scénario : Olivier Peyon et Cécilia Rouaud
Producteur : Bertrand Faivre
Coproducteur : Alexander Akoka et Philippe Akoka
Producteur associé : Agustina Chiarino et Fernando Epstein
Photographie : Alexis Kavyrchine
Musique : Nicolas Kuhn
Chef monteuse : Tina Baz
Monteur son : Dominique Vieillard
Costumière : Adriana Levin et Bethsabée Dreyfus
Maquilleuse : Stéphanie Selva
Directeur de production : Jean-Christophe Colson
Durée : 96 minutes
Casting :
Isabelle Carré : Sylvie, la mère de Felipe
Ramzy Bédia : Mehdi
Maria Dupláa : Maria, la tante paternelle de Felipe
Dylan Cortes : Felipe
Virginia Méndez : Norma, la mère de Maria
Lucas Barreiro : Hector
Olivier Ruidavet : le consul français
Flavio Quintana : Luis
Gabriela Freire : Florencia, la nouvelle réceptionniste de l’hôtel à Montevideo

Reste l’aspect rivalité sportive, la seule vraiment mis en avant par la bande-annonce. Il représente bien une partie importante de l’intrigue, mais sans pour autant être à même de déchaîner les passions. Les scènes de course sont de plus particulièrement mal filmées. Donc rien de bien enthousiasmant et qui justifierait de se déplacer jusque dans une salle obscure. Sans même parler du prix exorbitant à payer si vous n’avez pas une carte d’abonnement. Au final, à moins d’être un fan absolu de l’accent québecois, qui vaut à ce film un sous-titrage, il n’y pas beaucoup de raison d’aller voir 1:54.
Grave repousse les limites, mais de manière assez gratuite. Ne cherchez pas ici de grande réflexion philosophique ou l’étude d’un quelconque sujet de société. Mais il n’est pas plus gratuit que le premier film de vampire venue. Sauf que le film abandonne toute forme d’hypocrisie, abattant tous les codes qui rendent les horreurs que l’on se raconte depuis toujours au coin du feu pour se faire peur supportable. On peut donc détester ce film, le trouvant juste abject. Mais l’incroyable malaise qu’il est susceptible de provoquer en fait un film unique et audacieux. Une audace répugnante, mais une véritable audace. Et l’audace est trop rare au cinéma pour ne pas être saluée.
The Lost City of Z est un film inclassable. Il reprend beaucoup d’éléments des grands films d’aventures d’autrefois, mais la réflexion quasi philosophique qu’il porte en fait bien plus qu’un divertissement qui ne chercherait qu’à nous en mettre plein les yeux. Le rythme ne correspond d’ailleurs pas du tout à un tel film. Mais il n’est en rien un film contemplatif, bien qu’il prenne le temps de développer un propos introspectif. C’est bien l’équilibre relativement inédit entre ces deux aspects qui donne à ce film sa personnalité. Et qui en fait surtout une belle réussite.
Miss Sloane bénéficie en plus de la présence de Jessica Chastain. Elle s’affirme définitivement comme une immense star qui peut assurer à elle seule une grande partie de la réussite d’un film. Sa présence, son charisme, tout simplement son talent irradient à l’écran. Elle rend crédible cette dénonciation du rôle du poids des lobbies qui porte pourtant des gros sabots. Mais certaines personnes gardent la classe et l’élégance quelque soit ce qu’ils portent. Ce film prouve qu’une Jessica Chastain en sabots vaut mieux que beaucoup d’autres actrices en Louboutin.
La Confession constitue tout de même l’occasion de revoir enfin dans un rôle vraiment consistant Marine Vacth, révélée il y a deux ans par Jeune et Jolie. Elle confirme sa grande valeur de comédienne et on peut vraiment s’étonner de ne pas la voir tourner beaucoup souvent. Romain Duris se repose beaucoup sur son charisme, sans en faire beaucoup plus. Cela lui suffit pour être crédible, mais c’est trop peu pour tirer le film vers le haut. Il en aurait pourtant eu bien besoin.
Le vrai défaut de Kong : Skull Island réside dans son scénario indigent. Si le mythe de King-Kong a traversé un siècle, c’est notamment par la relation de la belle et la bête et, avouons-le, sa charge érotique. Or cet aspect est totalement absente de ce film qui ne nous offre guère plus que des combats entre des grosses bébêtes. C’est assez pour ne pas s’ennuyer, mais pas assez pour éviter que ce film soit aussi vite oublié qu’il est vu. Autant de moyens techniques et un joli casting pour servir une histoire si pauvre, c’est de la confiture donnée aux grands singes.
Citoyen d’Honneur offre une galerie de personnages croquignolesques des plus réussie. Elle prend vie à travers autant de performances remarquables de la part d’un grand nombre de comédiens. Le cinéma argentin confirme qu’il possède un réservoir inépuisable en la matière. Certes, c’est un compliment que j’adresse à beaucoup de pays, mais ici il n’est clairement pas usurpé. Au premier rang d’entre eux, Oscar Martinez, que l’on avait découvert dans les Nouveaux Monstres. Il tient ici un rôle comme beaucoup d’acteurs aimeraient en compter dans leur carrière. Il le tient avec brio et tire le film vers le haut, pour le hisser à une hauteur remarquable.
Si on doit faire un seul reproche à De l’Autre Côté de l’Espoir, c’est peut-être une fin qui laisse penser qu’Aki Kaurismäki ne savait pas trop comment terminer cette histoire. Mais cela reste un défaut mineur, car si le film nous offre un vrai propos doté d’une réelle profondeur, cela passe autant par l’ambiance générale et les personnages que par un fil narratif vraiment élaboré. Avec ce film, on entre dans un univers humain et visuel, autant que dans une histoire. Un univers dans lequel on se sent bien, qui nous tire vers le haut en nous incitant à la réflexion. Et un peu au rêve également.
Cinématographiquement, Patients n’est pas un film parfait. Mais on pardonne volontiers les quelques maladresses dont font preuves les deux co-réalisateurs débutants. Le film connaît quelques longueurs, certains dialogues sont un peu trop écrits, mais rien qui ne vienne diminuer l’impact du propos. Le projet était beau, mais assez casse-gueule, et l’immense majorité des pièges ont été évités. Pour finir, il ne faudrait pas passer la contribution de l’excellent casting qui est à saluer dans son ensemble.
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