
On retrouve donc ici le même thème que dans The Neon Demon de Nicolas Winding Refn. Si ce dernier est incontestablement un grand cinéaste et si Frédéric Beigbeder ne l’est incontestablement pas, je préfère nettement l’œuvre de ce dernier. Une œuvre maladroite, inégale, mais qui vaut mille fois la fausse perfection prétentieuse de l’autre. L’Idéal propose quelques répliques incroyablement drôles, quelques situations réellement réjouissantes. Bon, c’est vrai, des longueurs aussi, des moments où rien ne semble dirigé ou maîtrisé. L’ensemble forme un tout pas réellement convaincant, mais pas non plus totalement désagréable.

LA NOTE : 11/20
Fiche technique :
Production : Légende Films, Orange studio,Le 12e art, Nexus Factory, UMedia
Distribution : Legende dsitribution
Réalisation : Frédéric Beigbeder
Scénario : Frédéric Beigbeder, Nicolas Charlet, Bruno Lavaine, Yann Le Gal, Thierry Gounaud, d’après le livre Au secours pardon
Montage : Dorian Rigal-Ansous
Photo : Gilles Porte
Décors : Stanislas Reydellet
Durée : 90 min
Casting :
Gaspard Proust : Octave Parango
Audrey Fleurot : Valentine Winfled
Anamaria Vartolomei : Lena
Jonathan Lambert : Carine Wang
Camille Rowe : Monica Pynchon

C’est dommage car The Witch se distinguer par une élégance visuelle assez rare dans ce style cinématographique. Le film est beau, la manière dont les personnages sont mis en valeur par la qualité de la photographie remarquable. La direction d’acteurs est aussi d’un standing inhabituel, avec la jeune Anna Taylor-Joy qui crève vraiment l’écran. Mais tout ceci ne peut totalement sauver un film de ce genre quand il lui manque trop de l’essentiel. Un film trop incomplet pour être emballant donc.
Par contre, Bienvenue à Marly-Gomont perd quelque peu le sens de l’équilibre quand le balancier se retourne. Sans sombrer dans les bons sentiments sirupeux, le film en fait parfois un peu trop. Certes, il véhicule une vraie émotion, peut arracher une petite larme, mais il n’évite pas certaines facilités. La métamorphose semble trop soudaine, trop subitement unanime pour être vraiment convaincante. Certes, les contes de fée forment de belles histoires, mais le sujet aurait mérité de ce côté là plus de subtilité. Cela n’enlève rien au vrai mérite de ce film qui nous faire rire et pleurer, nous consterne et nous donne espoir.
Du coup, Johnny Depp semble passablement anesthésié. Son jeu est paresseux et sans conviction. Heureusement, Sacha Baron Cohen apporte une réelle énergie et une certaine fraîcheur par son enthousiasme visible. Mia Wasikowska ne parvient pas à donner de l’épaisseur à son personnage, même si son charme suffit à emporter la sympathie du spectateur. Au final, Alice De l’Autre Côté du Miroir est un produit formaté, pas désagréable, mais d’un intérêt tout de même limité.
Mais voilà, The Neon Demon ne nous mène strictement nul part. On comprend alors qu’il est entièrement conçu pour célébrer le talent esthétique de Nicolas Winding Refn. Mais des images qui n’ont pas de sens ne seront jamais que des objets froids et sans émotion. Le film est une ode à l’autosatisfaction, une œuvre d’une prétention incroyable et surtout d’une vacuité totale. Il est beaucoup question d’ego dans ce film, mais le réalisateur de Drive devrait surtout penser à dégonfler un peu le sien avant de parler de celui des autres.
Le soucis est cependant que le Lendemain repose sur une base scénaristique fragile. En effet, l’histoire repose sur l’idée que le jeune homme, après avoir purgé sa peine, revienne dans son lycée. J’ai beau être particulièrement tolérant, il est vrai que je ne sais comment je réagirais si je voyais revenir le meurtrier d’une de mes amies. On peut facilement trouver ce choix absurde et qu’il provoque de manière assez artificielle beaucoup des problèmes auquel il se retrouve confronter. On peut facilement passé au-dessus, mais cela nuit tout de même à la solidité du propos.
A l’inverse, jamais Pedro Almodovar ne nous avait proposé un film aussi beau. La photographie de Julieta est tout simplement sublime. Le travail sur les couleurs est réellement fantastique, faisant de ce film un vrai plaisir pour les yeux. Certains trouveront ça peut-être insuffisant pour se rendre dans une salle obscure. Mais les amateurs du 7ème art apprécieront cette qualité visuelle à sa juste valeur. Dommage simplement qu’elle soit un peu seule.
Par contre, la performance de Robin Williams est tout point remarquable. Il fait preuve d’une sobriété et d’une justesse rares. Il prouve une nouvelle fois qu’il savait être bien plus qu’un comique cabotin. La liste des films qui le prouve est longue, mais Boulevard y occupe une place de choix. A ses côtés, le jeune Roberto Aguire est lui aussi très convaincant et Kathy Baker apporte à ce film un petit supplément d’âme. Pas assez malheureusement pour donner une autre dimension à ce film qui manque quelque peu d’épaisseur.
Warcraft : le Commencement est visuellement plutôt réussi. Là aussi c’est d’une froide efficacité, mais on échappe au côté cheap qu’on eu beaucoup de films du genre. Les effets spéciaux donnent vraiment naissance à cet univers, mais ne le sublime pas. Bref, le film est globalement réussi, mais joue trop la sécurité pour être vraiment inoubliable. Il aura forcément une suite. On l’attend sans impatience, mais on prendra un certain plaisir à repartir dans ce monde.
Les scénaristes ont fait preuve d’une telle paresse pour cet épisode qu’ils en viennent à recycler des scènes déjà vue précédemment, en particulier l’intervention de Vif-Argent. Recycler, mais en moins bien, donc sans offrir grand plaisir au spectateur. Bref, on est souvent au bord de l’ennui, les scènes d’action nous sortent de notre torpeur mais sans nous enthousiasmer. Donc pas grand chose à retenir de X-Men : Apocalypse qui ne fait pas honneur à un méchant majeur de l’univers Marvel mais dont la carrière cinématographique sera insignifiante.
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