
Il y a une frontière entre être original et faire n’importe quoi. Ma Loute la franchit allégrement. C’est d’une bêtise sans nom, jamais drôle, absolument pas intéressant. Les personnages sont risibles dans le très mauvais sens du terme. Etre fantasque ne signifie pas que l’on doit aligner les idées sans se soucier de savoir si elles sont bonnes ou mauvaises… surtout quand elles sont à peu près toutes déplorables. On aurait presque pitié, si le tout ne vous mettait pas mal à l’aise tellement c’est affligeant.

LA NOTE : -1
Fiche technique :
Production : 3B Productions, Arte France cinéma, Pallas Film, TwentyTwenty Vision
Réalisation : Bruno Dumont
Scénario : Bruno Dumont
Montage : Bruno Dumont, Basile Belkhiri
Photo : Guillaume Deffontaines
Décors : Riton Dupire-Clément
Distribution : Memento Films Distribution
Son : Philippe Lecoeur
Durée : 122 min
Casting :
Fabrice Luchini : André Van Peteghem
Juliette Binoche : Aude Van Peteghem
Valeria Bruni Tedeschi : Isabelle Van Peteghem
Jean-Luc Vincent : Christian Van Peteghem
Brandon Lavieville : Ma Loute
Raph : Billie, Billy

En effet, Hana et Alice Mènent l’Enquête nous raconte une histoire pas vraiment passionnante. C’est d’ailleurs assez étonnant de se dire qu’elle a donné naissance à deux films. Comme quoi la valeur ne se mesure pas au nombre de ses enfants. A côté de ça, visuellement, le film n’est pas très beau. Il est évident que cela provient bien de choix artistiques volontaires pour donner un style visuel au film, mais on a connu des choix plus inspiré. Bref, un film oubliable et pas très intéressant.
Le scénario est pendant longtemps absolument passionnant. Troublant pour ne pas dire dérangeant, il nous emmène sur des chemins sombres dont on ne peut deviner une seule seconde où ils nous mèneront. Une descente à l’aveugle dans les recoins de l’âme humaine. Mais une fois que les lumières s’allument quelque peu, que le brouillard du mystère se dissipe, le scénario devient… excusez-moi l’expression… un peu con… Je suis désolé, mais je n’ai pas trouvé d’expression plus soutenue pour décrire mon sentiment. Cela m’a fait sortir du film. Elle est alors devenu un bel objet mais par certains côtés un peu ridicule. Loin de l’enthousiasme provoqué par une première moitié totalement convaincante. Dommage qu’il n’ait pas atteint la gare vers laquelle il semblait se diriger.
Braqueurs fait partie de ces films « parfaits » non parce que ce sont de purs chefs d’oeuvre, mais parce qu’ils nous offrent ce que l’on est venu chercher. Rien de plus, on peut le regretter, mais c’est un peu injuste. Rien de moins, car tous les éléments présents fonctionnent à la perfection. Julien Leclercq réussit donc ici ce qu’il avait totalement raté avec l’Assaut. Comme quoi, il faut savoir persévérer dans la vie !
Réunir à l’écran Russel Crowe et Ryan Gosling était déjà une bonne idée. Mais leur offrir un rôle dans lesquels ils s’éclatent visiblement est une excellente idée. Leur enthousiasme est particulièrement communicatif. Certes, ils cabotinent un rien, mais ils le font avec un tel talent que cela apporte un supplément d’âme à The Nice Guys. On pardonne du coup les moments qui fonctionnent un peu moins bien, puisque leur succèdent rapidement des moments infiniment réjouissants. Du coup, on espère bien retrouver les deux compères rapidement sur nos écrans, car ils sont loin d’avoir épuisé tout leur potentiel. Mais ne doutons pas que les producteurs auront cette bonne idée.
Le casting brillant contribue à l’indulgence dont faire preuve le spectateur. Money Monster repose d’une part sur un George Clooney qui dans la première partie du film n’est guère convaincant avant d’entrer totalement dans son personnage. Par contre, à ses côtés, Julia Roberts éclabousse l’écran de sa classe du début à la fin. Ils éclipsent quelque peu Jack O’Connell qui fait preuve d’une certaine sobriété. Le film reste tout de même un petit plaisir cinématographique qui se déguste sans risquer d’indigestion.
Vendeur est aussi l’occasion de voir Pio Marmaï dans un rôle qui le sort (un peu, mais pas trop) de ses éternels rôles de grand gamin séducteur. Le naturel n’est pas loin de revenir au galop, mais il élargit tout de même quelque peu sa palette ici et de manière réellement convaincante. A ses côtés, le trop rare mais toujours excellent Gilbert Melki qui donne vraiment son âme au film. Un petit mot sur le passage à l’écran une nouvelle fois remarqué de Sara Giraudeau que l’on attend avec impatience dans des rôles plus conséquents.
Heureusement, d’autres moments sont nettement plus enthousiasmants, notamment le dénouement. Mine de rien, la « magie » hollywoodienne finit par fonctionner, malgré ses très gros sabots. On ressort de Eddie the Eagle donc avec un petit sourire aux coins des lèvres. Il restera également le souvenir de la belle performance de Hugh Jackman, plus que celle de Taron Egerton qui en fait un peu trop dans son numéro d’imitation.
Mr Holmes permet de mesure une nouvelle fois tout le talent de Ian McKellen qui peut donc être à l’aise dans des rôles qui n’impliquent pas de porter de costume bariolé. Il incarne avec grâce son personnage. Le tout filmé avec un certain sens de l’élégance par Bill Condon, que l’on avait pourtant jusqu’à plutôt connu sur des productions à gros budget. Il signe là une œuvre beaucoup plus intimiste, mais aussi beaucoup plus réussi. Comme quoi, les producteurs devraient laisser plus souvent libre court à la sensibilité des cinéastes.
Heureusement Maggie a un Plan bénéfice d’un casting de très grande qualité. Ethan Hawke et Julianne Moore, on a fait pire comme duo de seconds rôles. Ils ne forcent pas leur talent mais il est suffisant pour ne pas vraiment en avoir besoin. La grande star de ce film reste tout de même Greta Gerwing. Elle arrive à rendre son personnage attachant, à défaut d’être totalement convaincante. A l’image de tout le film en fait.
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