Quand on associe les mots acteur et western, on peut penser à deux noms. Soit on pense classicisme, méchants indiens et chemise impeccable du début à la fin du film et c’est le nom de John Wayne qui nous vient à l’esprit. Soit on pense violence, duel, poussière, sang et sueur, et on clame le nom de Clint Eastwood. Mais si John Wayne a incarné l’age d’or du western, Clint Eastwood est synonyme de son crépuscule… et de sa renaissance avec Impitoyable, dont il est également le réalisateur.
Impitoyable fut un des plus grande surprise cinématographique du début des années 90. Tout d’abord parce qu’il consacra définitivement Clint Eastwood comme un grand réalisateur puisque Impitoyable fut récompensé de l’oscar du meilleur film. Surprise aussi parce que depuis les derniers westerns de Sergio Leone à la fin des années 60, ce genre était totalement tombé en désuétude.
Impitoyable, c’est aussi un peu l’histoire d’Eastwood lui-même. En effet, il raconte l’histoire de deux tueurs, aux exploits légendaires, mais depuis longtemps retirés comme fermier au fin fond de l’ouest. Afin d’assurer l’avenir de leur famille, qui est loin d’être le cas par leur seule activité agricole, il décide d’accepter un dernier contrat. Il s’agit d’éliminer les deux agresseurs d’une prostituée, dont les collègues se sont cotisées pour réunir la somme de la récompense. Mais elles vivent dans une bourgade sur lequel veille un shérif peu commode, lui aussi vieux routier de l’ouest.
Clint Eastwood, Morgan Freeman, Gene Hackman, trois acteurs pour trois rôles de héros rattrapés par leur âge. Des personnages dont la carrière est aussi longue et légendaire que leurs interprètes. L’histoire de William Munny est aussi un peu celle du western en lui-même, en sommeil pendant de longues années pour renaître pour un dernier tour de piste. D’ailleurs, Impitoyable n’a pas vraiment relancé le genre, et seul un Open Rage fut vraiment digne d’intérêt depuis lors.
Il faut dire, il est difficile de rivaliser avec Impitoyable, et surtout avec le talent d’Eastwood. Il a connu les dernières heures de l’âge d’or d’Hollywood et il en est le digne héritier. Son style déborde d’élégance. La photographie est sublime, le montage posé. Bref, on peut y accoler le mot classique, mais au sens noble du terme. Clint Eastwood n’est pas un réalisateur de clip vidéo, mais un vrai cinéaste.
Son talent n’a également pas son pareil pour diriger les acteurs. Impitoyable est avant tout un film de personnage avant d’être un film d’action. Le rythme de narration est un peu lent, mais c’est parce qu’il s’efforce de nous faire réellement connaître les protagonistes de cette histoire. Mais ces derniers sont assez savoureux et surtout assez remarquablement interprétés pour qu’Impitoyable ne soit en rien un film contemplatif, mais une grande et passionnante histoire.
Impitoyable fait déjà sans aucun doute des grands classiques éternels du 7ème art. Un grand film d’un immense réalisateur.
Fiche technique :
Réalisation : Clint Eastwood
Production : Clint Eastwood, David Valdes; Malpaso
Scénario : David Webb Peoples
Musique : Lennie Niehaus, Clint Eastwood
Directeur de la photographie : Jack N. Green
Directeur artistique : Adrian Gorton, Rick Roberts
Décors : Henry Bumstead
Montage : Joel Cox
Sortie: 7 août 1992 (USA), 9 septembre 1992 (France)
Durée: 131 minutes
Distribution :
Clint Eastwood : William Munny
Gene Hackman : Little Bill Daggett
Morgan Freeman : Ned Logan
Richard Harris : English Bob
Jaimz Woolvett : le Kid de Schofield
Frances Fisher : Strawberry Alice
Anna Thomson : Delilah Fitzgerald
Saul Rubinek : W.W. Beauchamp

La caméra de Sam Mendes est une des plus élégante du cinéma américain, on le savait déjà. Il nous avait déjà prouvé son talent prodigieux avec Americain Beauty, mais Les Noces Rebelles est encore un cran au dessus. Filmer la tension du quotidien est un exercice difficile car cela repose beaucoup plus dans les moments de silence, dans les non-dits que dans les explosions de colère passagers. Ce film déborde de tension, une tension transmise au spectateur de la première à la dernière seconde. Ne croyez pas une seule seconde que l’on peut s’ennuyer devant ce film, tant chaque plan vous enserre l’esprit et le c?ur. On ne ressort pas indemne de ce film, qui vous prend littéralement aux tripes. Il révèle au grand jour la médiocrité de nos quotidiens, la mort de nos désirs, alors que le cinéma, la publicité, la morale et la société tout entière essayent de nous vendre ça pour du bonheur. Frank et April ont tout pour être heureux, disent leurs voisins, qui refusent d’imaginer qu’ils puissent être malheureux. Car si eux le sont, alors ils le sont tous ! 
Graphiquement, le film est vraiment réussi. C’est à la fois un style très cartoon, très dessin animée au sens premier du terme, tout en gardant la beauté d’une production Dreamworks. On n’a plus l’aspect un peu trop « images de synthèse », que je n’aime pas trop dans un Monde de Nemo par exemple, tout en gardant les possibilités qu’offrent l’informatique en termes d’effets visuels. Bref, c’est beau, parfaitement animé et agréable aux yeux. 
Je tiens encore à insister sur l’immense richesse de ce film. Le scénario nous offre une histoire si simple, mais si réussie, si inspirante, si drôle, si bouleversante… Gran Torino n’est pas un film, c’est un concentré de cinéma pur, d’émotions à l’état brut. Comme si Clint Eastwood avait décidé de nous offrir d’un coup tout ce que son talent nous avait distillé pendant cinquante ans de carrière. Les neurones du spectateur se retrouvent tous stimulés en même temps. Voir ce film est presque une épreuve physique tant on l’impression d’avoir vu des dizaines de films d’un coup, en un peu moins de deux heures… Et de très bons films ! 
Mais un autre couple est au cœur du succès d’Il était une fois dans l’Ouest. Ou plutôt, deux paires. Deux paires d’yeux bleus de deux légendes d’Hollywood. Enfin, si Charles Bronson est légendaire, c’est surtout pour avoir joué dans Il était une fois dans l’Ouest car le reste de sa filmographie n’est pas vraiment au niveau. Avec un réalisateur autant amateur de gros plans que Sergio Leone, le regard des acteurs joue un rôle évidemment capital. D’un côté, les petits yeux rentrés dans leurs orbites de Charles Bronson, deux petits points bleus à l’image de son personnage si mystérieux et dont on ne sait si peu. De l’autre, le grand regard clair de Henry Fonda qui colle parfaitement avec la suffisance et la confiance en soi de son personnage, tueur implacable et sans pitié. Ce duo mythique nous fera vivre un duel final mémorable.
Le ressort narratif principal de Rec n’est donc pas un mystère qui se dévoile peu à peu, comme dans l’Orphelinat. Bien sûr, on apprend peu à peu ce qui se passe réellement, mais l’explication n’est que secondaire. Rec se démarque vraiment par l’intensité de la tension qui règne, de la peur primale qui habite les personnages et les spectateurs. Le film ne cherche pas la subtilité ou l’originalité mais à frapper fort au plus profond de nos peurs enfouies et de notre instinct de survie. Et les coups portés ici atteignent quasiment tous leur but avec une puissance remarquable.
Mais Ghostbusters, c’est avant tout le bébé de Dan Akroyd, acteur et scénariste. Quand on sait que son autre bébé, pour lequel il avait tenu les mêmes rôles, sont The Blues Brothers, on se dit qu’il s’y connaît en film culte, indémodable et hilarant. On ne pourra que regretter que son compère John Belushi soit mort avant de pouvoir participer au projet, comme prévu initialement. Mais bon, quand on sait qu’il a été remplacé par Bill Murray, les regrets sont moindres.
De la profondeur et du spectacle sont donc les deux piliers du succès de Slumdog Millionnaire. Un propos social très fort, sur la violence et la lutte pour la survie dans les bidonvilles indiens. L’histoire de deux orphelins livrés à eux-mêmes qui vont devoir grandir avant l’heure pour échapper à un destin tragique. Une histoire d’amour qui est peut-être l’élément le moins original de ce film, mais qui donne un sens et un fil directeur à l’histoire. Enfin, une mise en image sublime, dont j’ai déjà longuement parlé.
Comme je l’ai évoqué, il est difficile d’expliquer pourquoi l’histoire de cette rencontre fonctionne si bien, pourquoi on y croit, pourquoi elle nous émeut tellement. La performance du duo Richard Jenkins – Haaz Sleiman y est sûrement pour beaucoup, mais le tout découle d’une subtile alchimie entre tous les éléments qui composent le film. Tout est fait avec justesse, n’essayant jamais de s’appuyer sur des clichés ou de l’émotion facile et larmoyante. Thomas McCarthy n’a pas fait le choix de la facilité, mais, au final, il a fait celui de la réussite. 
Un film de super-héros avec un scénario riche et complexe ? Voilà qui est étonnant… Mais Watchmen, les Gardiens n’est pas vraiment un films de super-héros. C’est un film avec des super-héros, certes, mais c’est bien plus que ça. D’ailleurs, il est assez difficile de ranger clairement ce film dans une case. Il est issu d’une bande-dessinée qui a longtemps été jugée inadaptable. Il est vrai que c’est une oeuvre qui surprend, mais au vu du résultat, on se dit que les craintes étaient infondées. Il suffisait juste d’oser sortir des chemins balisés du cinéma commercial.
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