LE TRONE DE FER, TOME 3 : LA BATAILLE DES ROIS (George R.R. Martin) : Le calme avant la tempête ?

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labatailledesroisSi je n’ai toujours pas regardé un seule épisode de la série télévisée, je continue mon exploration littéraire du Trône de Fer (Game of Thrones en VO) en m’attaquant au troisième tome, la Bataille des Rois. Un titre prometteur venant qui plus est après un deuxième volet particulièrement enthousiasmant. Malheureusement, toutes les promesses ne sont pas tenues.

Bon, je ne vais pas jouer la fine bouche, mais il faut admettre qu’il ne se passe grand chose dans la Bataille des Rois. Les personnages finissent le roman pas tout à fait au même point qu’à son début, mais pas très loin non plus. On assiste plutôt à un renforcement des positions acquises au cours du Donjon Rouge, qui lui avait offert des bouleversements multiples et spectaculaires. Mais pour le peu que je sais de la suite de la saga, je sais bien qu’il s’agit juste là d’une respiration avant de reprendre un rythme beaucoup plus soutenu.

On retrouve cependant ce qui fait le charme et le succès de la saga. Si le lecteur est désormais familier avec l’univers du Trône de Fer, il continuera à se sentir un peu submergé par l’abondance de personnages, de lieux et la complexité de leurs relations. On continue de consulter la liste des principaux protagonistes présent au début du roman pour être toujours bien sûr de qui est qui. La lecture de la Bataille des Rois a donc quelque chose d’un peu masochiste. Mais cette incroyable richesse a surtout quelque chose de terriblement captivant et fascinant.

LA PRINCESSE DES GLACES (Camilla Läckberg) : Vive la Suède !

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laprincessedesglacesLa Suède est un pays formidable. Non parce que les Suédoises, Zlatan Ibrahimovic et Abba en sont originaires, mais aussi parce qu’on y écrit d’excellents polars. Bien sûr, tout le monde pense à la trilogie Millenium de Stieg Larsson, mais la tradition du polar nordique va évidemment bien plus loin que ce seul exemple. Il compte d’autres auteurs phare comme Camilla Läckberg dont les succès est né avec son roman La Princesse des Glaces, premier volet des enquêtes mettant en scène le personnage de Erica Falck, qualifié de « célébrissime » par le quatrième de couverture. Il faudrait parfois dire aux éditeurs que l’abus de superlatifs est mauvais pour la crédibilité.

Il n’empêche que l’on comprend mieux le succès réel de la Princesse des Glaces en le lisant. En effet, le roman est tout simplement excellent. Il n’a rien de révolutionnaire, mais possède assez de qualités pour procurer beaucoup de plaisir au lecteur. Et c’est à la fois tout ce que l’on demande à un livre ! Déjà, il ne souffre pas d’un défaut que présentent parfois les premiers volets d’une série, c’est à dire que la présentation des personnages ne repousse pas l’enquête proprement dite au second plan. Si on s’attarde un plus sur eux que dans un livre isolé, c’est toujours au travers de l’intrigue, dans laquelle ils sont directement impliqués.

A côté de ça, la Princesse des Glaces est très bien écrit. Le style est agréable et plutôt léger, même quand l’ambiance se fait plus sombre. Du coup, on a un peu de mal à parler de roman noir. Il s’agit d’un crime commis au sein d’une petite communauté ordinaire, pas une descente dans un quelconque bas-fond. Si ce genre d’histoire explore forcément les recoins de l’âme humaine, Camilla Läckberg n’en fait jamais trop. Du coup, on peut facilement s’identifier un minimum aux personnages et trouver le décor familier. Ceci explique sûrement en partie la faciliter avec laquelle on entre au cœur de ce très bon roman.

LES LIVRES DE CORUM, TOME 3 : LE ROIS DES EPEES (Michael Moorcock) : Univers fascinant, intrigue inégale

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leroideseppeesLa lutte entre le bien et le mal, entre l’ordre et le chaos, constitue l’élément central d’un nombre incalculable d’histoires depuis que l’homme en raconte. Michael Moorcock se situe dans cette tradition et en a fait le fil rouge de son œuvre, tout en lui donnant une forte dimension ésotérique. Preuve en est ce troisième volet des aventures de Corum, le Roi des Epées, qui se situe dans la droite lignée des deux précédents et même de toute sa bibliographie, à laquelle il fait ici référence en appelant en renfort des personnages issus d’autres sagas qu’il a écrites.

Si j’avais eu un peu de mal à rentrer dans cet univers, je suis désormais conquis par ce cycle. Le style original de Michael Moorcock a quelque chose de fascinant, même s’il ne rend pas toujours le récit parfaitement clair. Les Livres de Corum, tome 3 : le Roi des Epées poursuit donc ce récit au charme particulier. Encore une fois, il est court, moins de 200 pages, et pourrait donc s’apparenter à une troisième partie, plutôt qu’un un troisième tome. Il se lit donc vite et avec beaucoup de plaisir.

Néanmoins, Les Livres de Corum, tome 3 : le Roi des Epées est peut-être un peu moins convaincant au niveau du récit en lui-même. Si l’ambiance générale reste la même, l’intrigue présente quelques faiblesses et j’ai été un peu circonspect devant ce « crossover » qui fait intervenir des personnages issus d’autres sagas écrites par Michael Moorcock. Certes, toute son œuvre se situe dans un même ensemble d’univers parallèle et des éléments thématiques sont communs, mais tout de même cela ressemble un peu à une solution de facilité et peut être assimilé à un léger manque d’inspiration sur ce coup-là.

LE CAPITAL AU XXIEME SIECLE (Thomas Piketty) : A mettre entre toutes les mains

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lecapitalauxxiemesiecleD’habitude je réserve mes critiques littéraires aux œuvres de fiction. Mais je ne pouvais pas ne pas vous parler de ce best-seller mondial qu’est le Capital au XXIème siècle de Thomas Piketty, un des succès les plus étonnant de l’histoire de l’édition. J’ai déjà lu des bouquins d’économie passionnants qui semblaient plus abordables que ce livre de 1000 pages, plein de courbes et de graphiques, et parfois très techniques. Mais le succès ne s’explique pas…

… mais il peut néanmoins se comprendre. En effet, le Capital au XXIème siècle est unique en son genre et incroyablement intéressant de la première à la dernière page. Son côté exhaustif n’est jamais rébarbatif. Au contraire, il force l’admiration et rend le propos particulièrement convaincant. Les courbes ne sont pas là pour illustrer des équations théoriques, mais bien pour se confronter avec la réalité des données objectives. Ce travail de confrontation n’est que trop peu souvent mené (voire jamais, comme l’explique parfaitement le premier chapitre), ce qui a des conséquences catastrophiques sur la pensée économique, de plus en plus déconnectée du réel.

L’avantage de le Capital au XXIème est qu’on peut le lire sans forcément lire tous les chapitres en entier. Thomas Piketty prévient souvent le lecteur qu’il peut passer directement au chapitre suivant s’il craint les propos trop techniques. Ceux qui me connaissent se doutent bien que j’ai tout lu de A à Z, mais il est évident que cette facilité de lecture a contribué au succès de ce livre. Mais de toute façon, le propos reste toujours très clair et accessible. Il s’appuie sur des faits, très peu sur des éléments mathématiques abstraits. Très peu de verbiage ou de termes incompréhensibles, mais une force de conviction et un réel brio dans les démonstrations renouvelés à chaque page.

Le Capital au XXIème siècle, c’est 900 pages de constats pour comprendre le monde actuel, son fonctionnement et les évolutions qu’il connaît. Il met en avant de manière éclatante un certain nombre de problèmes que l’on pressent mais qui se trouvent ici démontrés et quantifiés. A l’inverse, il détruit un certain nombre d’idées reçus qu’une certaine idéologie s’attache à faire vivre. En cela, cet ouvrage fait partie des livres indispensables qui rendent moins cons. Certes, la dernière partie consacrée aux solutions à mettre en œuvre est un peu moins convaincante. Thomas Piketty explique d’ailleurs bien qu’il propose là une utopie chargée de faire progresser la pensée, mais qui ne constitue pas un programme politique qui puisse être mis en œuvre rapidement. Cela montre bien à quel point les problèmes sont compliqués, que le « faukon, yaka » est toujours plus facile que de mettre réellement des politiques en œuvre, y compris quand on a parfaitement identifié et démontré quels sont les problèmes et comment ils évoluent.

Du coup, on peut facilement imaginer à quel point c’est difficile quand on n’a pas cette connaissance. Bref, quand on n’a pas lu le Capital au XXIème Siècle de Thomas Piketty.

LA LECON D’ANATOMIE (Vladimir Volkoff) : Difficile leçon

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lalecondanatomieAprès un volet un peu (beaucoup) chiant, voici la deuxième partie de la tétralogie les Humeurs de la Mer, intitulée la Leçon d’Anatomie, et signée Vladimir Volkoff, aussi connu, aussi incroyable que ça puisse paraître, sous le nom de Lieutenant X, le papa de la série des Langelot, fer de lance de la Bibliothèque Verte de mon enfance. J’ai commencé la lecture de ce roman à reculons, craignant de retrouver les lourdeurs du tome précédent. Heureusement, le résultat est nettement plus convaincant.

La Leçon d’Anatomie souffre toujours du style de Vladimir Volkoff, souvent prétentieux et ampoulé, même si cet aspect est cette fois-ci moins prégnant. Cela rend néanmoins la lecture parfois pénible et empêche jusqu’au bout de rentrer totalement dans cette histoire. La volonté de donner une dimension philosophique, voire ésotérique, au récit le dessert beaucoup plus qu’il lui donne une profondeur supplémentaire. Et on peut vraiment regretter car ce roman possède par ailleurs des qualités bien supérieures au tome précédent.

La principale qualité de La Leçon d’Anatomie reste l’intérêt du récit. Les Humeurs de la Mer est censée constituer une tétralogie, mais les romans n’ont quasiment aucun lien entre eux (en fait, ils ont un personnage en commun… mais le fait qu’il s’agit de la même personne ne paraît pas du tout crédible) et je n’ai toujours pas saisi pourquoi elle s’appelait comme ça. Vladimir Volkoff nous fait vivre les derniers jours de l’Algérie française, où l’on suit les pas d’un colonel chargé de la sécurité d’un secteur alors que l’indépendance semble plus que jamais inéluctable. Le propos est parfois passionnant, aussi bien dans sa dimension psychologique que dans la description du système colonial français. Il y a effectivement matière à une vraie réflexion de fond sur de nombreux sujets, notamment le conflit qui survient parfois entre humanité, pragmatisme et sens du devoir face aux ordres donnés. Cette réflexion a bien lieu, mais encore une fois, elle est quelque peu gâchée par son aspect quelque peu pédant.

L’ALIENISTE (Caleb Carr) : Le premier profiler

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lalienisteLe profiler est devenu une figure classique des polars modernes. Apprendre à connaître un criminel en observant la manière dont il commet ses méfaits semble une démarche de base pour tout enquêteur. Pourtant, cette façon de procéder n’a pu naître qu’avec la naissance d’une psychologie moderne et un minimum scientifique. L’Aliéniste, polar de Caleb Carr, nous emmène à New York en 1896 sur les traces d’un serial killer poursuivi par un journaliste… et un médecin spécialiste des maladies mentales aux méthodes révolutionnaires pour l’époque.

L’Aliéniste est une œuvre très dense dans laquelle on entre peu à peu. Mais une fois l’histoire, les personnages et le style de Caleb Carr apprivoisés, on apprécie pleinement ce récit passionnant. Ce dernier est parfaitement construit. On voit les pièces du puzzle s’assembler peu à peu, en même temps que les protagonistes dressent le portrait du monstre qu’ils poursuivent. Chaque pièce vient enrichir le récit, parfois de manière inattendue, maintenant ainsi un suspense et une tension permanente.

Si je devais énoncer deux petits bémols à propos de l’Aliéniste, je citerai le style quelque peu ardu de Caleb Carr. D’un côté, cela contribue à l’ambiance générale du roman, mais cela rend la lecture parfois un peu difficile, alors qu’on aurait aimé parfois dévorer ce récit. Ensuite, le dénouement n’est peut-être pas tout à fait à la hauteur du reste. Cependant, on est là devant un polar de premier ordre que je ne saurais que recommander aux amateurs du genre.

LES LIVRES DE CORUM, TOME 2 : LA REINE DES EPEES (Michael Moorcock) : Bien installé dans dans la légende

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lareinedesepeesAprès un premier volume qui m’avait laissé quelque peu circonspect, voici la Reine des Epées, deuxième volet des Livres de Corum. De l’héroic fantasy aux accents ésotériques, qui peut déconcerter quelque peu au cours des premières pages, mais une fois qu’on est entré dans cet univers, force est de constater qu’on s’y sent bien et qu’on est très heureux de suivre les aventures de son héros.

Comme le premier volume, le roman est très court, moins de 200 pages. En fait, on a déjà fini deux tomes quand, pour d’autres romans du genre, on en serait à la fin de l’introduction du premier. Il n’est donc pas si surprenant que le lecteur doive attendre la Reine des Epées pour trouver vraiment ses repères et se sentir à l’aise. Michael Moorcock démontre donc que rien n’oblige les auteurs de fantasy de se lancer dans un concours du plus gros pavé, histoire de faire « genre, j’écris comme Tolkien ».

La Reine des Epées constitue avant tout un récit d’aventures épiques et chevaleresques, se distinguant avant tout par une ambiance assez particulière. Le récit compte assez peu de descriptions et se retrouve cerné d’un halo de mystère qui laisse l’imagination du lecteur vagabonder et compléter les manques à sa guise. La dimension mystique finit de faire ressembler ce roman à une légende venue du fond des temps, tel un mythe transmis oralement de génération en génération.

OLDUVAI (Vladimir Volkoff) : De mauvaise humeur

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olduvaiMon ancien voisin a eu l’idée saugrenue de mettre sur le trottoir une bonne centaine de bouquins que j’ai récupéré avant que le camion-benne ne passe. Parmi eux, une très large majorité de polars, roman de science-fiction et de fantasy. Mais aussi, quelques ouvrages franchement intellos, à l’image de d’Olduvaï, premier tome d’une tétralogie intitulée les Humeurs de la Mer et signée Vladimir Volkoff. Personnellement, je n’avais jamais entendu parler de cet auteur. Sauf que j’ai découvert en préparant cette critique, qu’il était également connu sous le pseudonyme de Lieutenant X, sous lequel il a écrit la série des Langelot, parue dans la Bibliothèque Verte, et que j’adorais enfant.

Olduvaï nous plonge au milieu d’une troupe de théâtre amateur, montant une pièce inspirée du mythe de Caïn et Abel. Le roman est ponctué de large extrait du texte qu’ils sont censés interprétés. Si ce mélange aurait pu être sympathique, il est ici relativement sans intérêt et revient à ponctuer le récit de long passage relativement abscons. Enfin de toute façon, globalement, on n’est rarement passionné par le propos, qui, s’il est riche et varié, est noyé sous une forme qui ne facile ni la compréhension, ni le simple plaisir du lecteur.

Il y a donc un monde entre le style du Lieutenant X et celui de Vladimir Volkoff. Odluvaï est une œuvre assez guindée, pour ne pas dire prétentieuse. J’ai les deux tomes suivant qui m’attendent au pied de mon lit et j’avoue que j’hésite à poursuivre. Bon me connaissant, je les lirai sûrement, car je ne perds jamais espoir. Mais il est clair que ce premier volet n’a rien d’encourageant.

ZULU (Caryl Ferey) : Passionnant

zulu

zuluLes polars, c’est comme le café, ça peut se prendre très noir ! Et on peut difficilement faire plus noir que Zulu de Caryl Ferey. Et ceci n’est pas un mauvais jeu de mot sur le fait qu’il nous parle des tensions raciales en Afrique du Sud. Il s’agit bien d’un roman sombre et dur qui vous plongera au cœur d’une société violente et cruelle. Mais surtout un roman passionnant.

Zulu est cependant inséparable de son contexte puisque l’auteur fait très souvent le lien entre les événements de l’intrigue policière en lui-même et des éléments historico-sociologiques sur l’Afrique du Sud et les profondes mutations liées à la fin de l’Appartheid. Le vrai tour de force est que jamais ce qu’on pourrait considérer comme des digressions n’alourdit le récit, bien au contraire. Il permet au lecteur de vraiment comprendre ce qui se passe et les motivations profondes des protagonistes. Il y a toujours un lien fort entre ces passages, toujours très courts, et les péripéties qui suivent. Le résultat est toujours alerte, vivant et encore une fois passionnant.

Zulu est d’une grande richesse. L’intrigue s’épaissit à chaque chapitre, plongeant le lecteur un peu plus loin dans ce monde d’une terrible noirceur. Ce qui devait être une enquête anodine révèle progressivement une réalité beaucoup plus complexe. Cette progressivité entretient l’appétit du lecteur et lui permet de ne jamais se sentir perdu dans ce récit très dense. Le tout est remarquablement écrit et donc au final passionnant… Oui, je sais, je me répète…

LES LIVRES DE CORUM, TOME 1 : LE CHEVALIER DES EPEES (Michael Moorcock) : Premiers pas déstabilisants

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lechevalierdesepeesS’attaquer à une nouvelle saga d’heroic fantasy, c’est partir pour un monde nouveau. On espère toujours qu’il nous charmera, nous émerveillera, nous passionnera. Bon, si on y porte un certain intérêt, c’est déjà pas mal. Michael Moorcock est un des auteurs les plus célèbres de ce genre littéraire. Je n’avais encore jamais rien lu de lui. C’est désormais fait avec Les Livres de Corum, tome 1 : Le Chevalier des Epées. Mais le début du voyage m’a laissé sur une impression mitigée.

Les Livres de Corum, tome 1 : Le Chevalier des Epées est quelque peu déstabilisant. L’ambiance est assez ésotérique. Ce n’est pas dénué d’une certaine poésie, mais cela empêche le lecteur d’avoir immédiatement des repère solides dans le nouveau monde qu’il explore. Certes, ils viendront progressivement, mais les premières pages se parcourent d’un pas quelque peu hésitant. L’expérience est assez unique et peut certainement séduire de manière assez immédiate. J’ai eu personnellement besoin d’un peu plus de temps.

La principale limite de Les Livres de Corum, tome 1 : Le Chevalier des Epées, c’est qu’une fois que l’on se sent enfin à l’aise dans ce nouveau monde, la première étape se termine rapidement. Il s’agit d’un roman assez court, tout juste un peu plus de 200 pages, dans un genre littéraire qui nous a plutôt habités aux pavés à répétition. On en ressort donc avec plus de curiosité que d’impatience, mais avec tout de même la conviction que le voyage vaut le coup d’être poursuivi.