A STRANGE EDUCATION (The Cinematics) : Energie et élégance

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astrangeeducationthecinematicsOn poursuit dans les groupes pop-rock énergiques avec, après The Hoosiers, The Cinematics. Un groupe venu une nouvelle fois de Grande-Bretagne, même si cette fois, c’est plus précisément d’Ecosse. Comme quoi les terroirs de la perfide Albion font pousser des groupes avec la même qualité. C’est la beauté des traditions et il vaut mieux, à mon sens, faire pousser des groupes de rock que des groupes de country…

The Cinematics a deux albums à son actif, dont le premier, A Strange Education, sorti en 2007.Un second est sorti en 2009, intitulé Love and Terror. Le groupe est composé d’un chanteur (Scott Rinning), d’un guitariste (Larry Reid), d’un bassiste (Adam Goemans) et d’une batteur (Ross Bonney). Pas de grande originalité donc de ce côté là, on est face à une formation rock tout ce qu’il y a de plus classique. Encore une, certains diront avec un peu de lassitude dans la voix. Il est vrai que ce n’est pas certain que The Cinematics marque profondément l’histoire de la musique, mais il possèdent néanmoins de grandes qualités.

La première, et ceux qui lisent régulièrement mes critiques musicales savent à quel point j’y attache de l’importance, c’est leur énergie. Le rock pour moi ne peut se jouer qu’avec entrain et conviction et The Cinematics en font largement preuve dans A Strange Education. Leur musique est peut-être parfois un peu basique, mais au moins elle communique à l’auditeur un minimum de punch et de joie de vivre. Ils ne ressemblent pas à des fonctionnaires de la musique et ont vraiment l’air de croire en ce qu’ils jouent.

The Cinematics savent aussi faire preuve d’une vraie maîtrise et même d’une certaine élégance dans leur instrumentation. Le début et la fin de A Strange Education le prouve, notamment les titres Break, A Strange Education, Human, Alright et Asleep at the Wheel. Leur interprétation se fait alors avec une certaine retenue qui ne nuit pas pour autant à la qualité des morceaux. Entre les deux, ils se lâchent un peu plus, deviennent parfois un peu plus brouillon mais tous les titres ou presque sont assez plaisants pour que l’on parcourt cet album avec un réel plaisir. Encore une fois, The Cinematics n’est pas le groupe de rock du siècle, mais ils en donnent pour son argent à l’auditeur.

A Strange Education est un album assez homogène, bien équilibré, on vient de le voir, entre énergie et maîtrise. Seul le titre Rise and Fall se situe un peu plus en retrait des autres. A l’inverse, il lui manque peut-être un vrai titre phare pour se démarquer définitivement de la concurrence. Personnellement, mon morceau préféré est Keep Forgetting, mais le choix reste tout de même difficile. Mais bon, comme l’homogénéité se fait quand même plutôt par le haut, on n’en voudra guère aux The Cinematics pour si peu.

Au final, A Strange Education est un très bon album pop rock, souvent énergique, parfois élégant, très homogène et de globalement de très bonne qualité.

Pour finir, un petit tour des titres que l’on trouve sur A Strange Education.

1.: Race to the City
De la pop-rock énergique.

2.: Break
Plus dans la maîtrise, mais cela reste vraiment pas mal.

3.: A Strange Education
Un rock élégant, tout à fait maîtrisé.

4.: Human
Un morceau plus lent, plus sombre.

5.: Chase
Un titre pop-rock enjoué et interprété avec conviction.

6.: Rise & Fall
Un titre plus en retrait, plus transparent.

7.: Sunday Sun
Beaucoup de punch, mais un peu brouillon.

8.: Keep Forgetting
Plein d’énergie et de conviction dans ce très bon titre.

9.: Ready Now
L’énergie y monte encore d’un cran.

10.: Maybe Someday
Un morceau vraiment entraînant.

11.: Alright
Un titre plus calme, plus maîtrisé.

12.: Asleep at the Wheel
Un morceau dans la même veine que le précédent.

TRICK OF LIFE (The Hoosiers) : Un bon verre de punch

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tricktolifethehoosiersTout le monde n’a pas la chance d’être Led Zeppelin ou The Pink Floyd. Mais ce n’est pas pour ça que l’on a pas le droit de faire de la musique et même de la bonne musique. Pour cela, il faut du punch, de l’enthousiasme et si possible ne pas trop se prendre au sérieux. Cela peut sembler simple, mais ce n’est pas donné à tout le monde. Heureusement, c’est bien le cas de The Hoosiers et de leur album Trick to Life.

The Hoosiers est un groupe anglais, composé de Irwin Sparkles au chant et à la guitare, de Martin Skarendahl à la basse et de Alfonso Sharland à la batterie. Leur premier single, Worried About Ray, sorti en 2007 a tout de suite connu un grand succès en Grande-Bretagne, succès confirmé avec le deuxième, Goodbye Mr A. Leur carrière était lancée avec ce premier album, Trick to Life, auquel s’est ajouté depuis deux autres.

La musique de The Hoosiers est à ranger dans la case pop-rock, ou indie-rock, ou indie-pop, ou indie-pop-rock… Enfin comme vous voulez. C’est avant tout à placer dans la catégorie bonne musique qui donne envie de taper du pied. Peut-être pas tout à fait de sauter partout, mais pas très loin. Leur style est dynamique, plein d’entrain et plutôt festif. Ils interprètent tous leurs morceaux avec beaucoup de conviction, d’enthousiasme et d’énergie et ce de manière plutôt communicative. Bref, ils se donnent à fond et font avec ce qu’ils ont.

Je ne veux pas laisser entendre par là que The Hoosiers ne possède pas des qualités de maîtrise purement artistique. Ce sont de vrais musiciens qui ne misent pas non plus tout sur leur énergie. Mais c’est sûr que Trick to Life n’est pas non plus un album révolutionnaire. Plusieurs morceaux se ressemblent quand même pas mal, même s’ils savent aussi changer de rythme et donner à leur musique des airs plus mélancoliques ou sombres. Bref, c’est du bon rock et si ce n’est pas totalement inoubliable, cela ressort quand même largement du lot.

Il suffit de regarder un de leur clip pour voir que The Hoosiers ne se prennent pas trop au sérieux. On est loin des fausses rock stars torturées sans que l’on sache pourquoi. Ici, l’ambiance est plutôt festive et joyeuse et ça se ressent tout au long de Trick to Life. Là encore, ce ne sont pas les seuls à avoir ce genre d’attitude, mais c’est tellement mieux que le rock sinistre à force d’oublier de se lâcher que l’on apprécie vraiment l’écoute de cet album.

Trick to Life est très homogène en qualité. Tous les titres ne sa valent pas, mais aucun n’est vraiment à jeter. Tout juste, certains sont plus en retrait, aussi parce qu’ils ressemblent à plusieurs autres de ce même album. Personnellement, je retiendrais avant tout leur premier single, Worried About Ray qui résume très bien leur style, mais aussi Clinging on for Life, une ballade épurée qui permet d’apprécier la très belle voix de Irwin Sparkles, qui est donc aussi performante dans l’énergie que posée sur une belle mélodie.

Trick to Life de The Hoosiers n’a pas changé la face du rock, mais nous livre un petit moment d’énergie et de joie musicale très appréciable.

Pour finir, regardons de plus près les titres que l’on trouve sur cet album.

1.: Worried About Ray
Un premier single dynamique et entraînant.

2.: Worst Case Scenario
Un morceau très enjoué, dynamique et sympathique.

3.: Run Rabbit Run
Plus triste, plus lent, mais encore très réussi.

4.: Goodbye Mr A
Un titre toujours énergique, mais plus en retrait que les précédents.

5.: Sadness Runs Through Him
Chanson plus mélancolique et une nouvelle fois très belle.

6.: Clinging on for Life
Une ballade épurée qui permet de bien apprécier la voix.

7.: Cops and Robbers
Un rock brillant, enthousiasmant et entraînant.

8.: Everything Goes Dark
Un morceau sobre et un tantinet sombre, parfaitement maîtrisé en tout cas.

9.: Killer
Un titre plus groovy, moins rock, mais cela reste très bon.

10.: Trick to Life
Un rock un peu martelé, mais qui conserve son énergie.

11.: Money to Be Made
Une ballade épurée, mais sans grand relief.

12.: Feeling You Get When, Feeling You Get When (hidden track)
Un morceau évanescent qui sonne comme un au revoir.

COMO AMA UNA MUJER (Jennifer Lopez) : Jennifer Lopez nous ballade un peu trop

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comaamaunamujerjenniferlopezOn l’oublie trop souvent, mais avant de devenir une actrice de navets et de faire la une des magazines people de part sa vie sentimentale dissolue, Jennifer Lopez a été considérée comme une véritable prometteuse. Son premier album, On the 6, avait été unanimement salué par la critique, récoltant notamment un 4f Télérama, pourtant pas vraiment connu pour porter aux nues la musique de pouffes. Il est vrai que depuis, son image très showbizz lui a plutôt nuit.

Après des années de négociations avec sa maison de disque, elle arrive enfin, en 2007, à sortir un album entièrement chanté en espagnol intitulé Como Ama una Mujer. Une façon de renouer avec ses origines latines, même si, forcément, cela a du déplaire à une part du public américain, pas vraiment ouvert aux cultures étrangères. Un album plus personnel donc, attendu donc avec beaucoup d’impatience par ceux qui, comme moi, apprécie beaucoup la chanteuse qu’elle est.

Au final, le résultat est contrasté, à la fois excellent musicalement, mais aussi décevant par son uniformité. En effet, Coma Ama una Mujer nous offre 11 ballades, pour 11 titres. Elles sont toutes très belles, interprétées avec beaucoup de maîtrise, de conviction et d’intensité. Le ton diffère quelque peu d’un morceau à un autre, tantôt triste, tantôt mélancolique, tantôt plus enjoué. Les instrumentations sont souvent assez épurées, ce qui nous permet d’apprécier au mieux la très belle voix de Jennifer Lopez.

Mais voilà, aussi beau que cela soit, on a au bout d’un moment un peu l’impression de tourner en rond. Jennifer Lopez cherche à mettre beaucoup d’émotion dans les titres de Como Ama una Mujer, mais à la cinquième ballade triste, on commence à beaucoup moins partager sa tristesse. On jette alors une oreille de plus en plus discrète à ce que l’on entend. C’est un peu injuste vue la qualité des morceaux, mais on ne peut s’empêcher d’avoir envie d’autre chose. Surtout que cet album ne recèle aucun titre qui sorte incontestablement du lot. On se laisse porter, ce qui n’est pas toujours désagréable, mais là, franchement, on aimerait être un peu plus pris au dépourvu.

On sent bien que Jennifer Lopez a voulu faire autre chose que ce qu’elle nous propose habituellement. Ses plus grands tubes se caractérisent plutôt par une grande énergie et par leur caractère très entraînant. Ces 11 ballades sont sûrement l’expression d’une certaine frustration de la part d’une artiste qui n’a sûrement jamais eu le plein contrôle de ce qu’elle produisait (même si elle a toujours coproduit tous ses albums). Mais ces 11 ballades, encore une fois toutes très belles, se ressemblent parfois trop pour que le résultat soit tout à fait enthousiasmant. Elle est sûrement une artiste aux facettes bien plus variées que l’on ne le pense, mais il faudrait les diversifier au sein d’un même album.

Au final, Coma Ama una Mujer occupe une place à part dans la carrière de Jennifer Lopez. Un album aux grandes qualités, mais aux qualités trop uniformes.

Pour finir faisons le tour des titres que l’on trouve sur Coma Ama una Mujer.

1.: Que Hiciste
Chanson épurée, interprétée avec beaucoup d’intensité.

2.: Me Haces Falta
Un très joli titre aux accents un peu mélancoliques.

3.: Como Ama Una Mujer
Ballade épurée mais très belle.

4.: Te Voy A Querer
Morceau rythmé et envoûtant.

5.: Por Que Te Marchas
Ballade triste et sobre, pleine d’émotion.

6.: Por Arriesgarnos
Ballade parfaitement maîtrisée.

7.: Tu
Ballade avec un peu plus de punch, mais l’album commence à tourner en rond.

8.: Amarte Es Todo
Retour aux accents tristes. Cela reste très beau, mais cela ressemble à plusieurs titres précédents.

9.: Apresurate
Idem.

10.: Sola
De la conviction, de la maîtrise, mais on reste encore une fois sur le même ryhme.

11.: Adios
Un titre live… Au moins la forme change quelque peu du coup.

NEON BIBLE (Arcade Fire) : La plate musique qui est la leur

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neonbiblearcadefireArcade Fire est un des groupes de rock les mieux considérés par les critiques et visiblement les amateurs éclairés. Peut-être parce qu’ils sont Québecois et que, même s’ils chantent en anglais, on aime beaucoup nos cousins d’outre-Atlantique. Ou alors, et leurs fans seront unanimement d’accord, cela provient de leur incomparable talent. Sauf que, personnellement, j’ai eu un peu de mal à le percevoir sur cet album, Neon Bible…

Arcade Fire est donc né au début en 2003 à Montréal. Le premier album, Funeral, est sorti dès l’année suivante avec un succès à l’arrivée, notamment aux Etats-Unis. Neon Bible est sorti en 2007 pour un nouveau succès critique. Les tournées qui ont suivi ont fini d’assoir leur succès de ce côté-ci de l’Atlantique. Leur troisième et dernier en date, The Suburbs, est sorti en 2010 et a remporté le Grammy Awards de l’album de l’année, rien que ça.

J’étais donc très impatient d’écouter Neon Bible, vu que je connaissais en fait leur musique que de loin, à travers quelques singles. Bon, j’avoue que ces derniers ne m’avaient jamais fait tout à fait monter au plafond. Cependant, ils pouvaient laisser penser tout de même à une grande qualité musicale. Des la première plage, j’ai déchanté. C’était d’une platitude désespérante, sans énergie, sans intensité, sans même une réelle harmonie transcendante.

Et tout l’album est à cette image. C’est rare que je ne trouve pas au moins un titre ou deux qui m’apparaissent au moins dignes d’un minimum d’intérêt. Mais là, franchement, j’aurais bien du mal à dire quel morceau sortirait un tantinet du lot sur Neon Bible, à part, éventuellement, Well and The Lighthouse. Mon encéphalogramme est resté désespérément plat, alors que je pense pas être proche d’une quelconque mort cérébrale pour une quelconque autre raison que l’écoute de cet album.

Bon, je sais, j’aime avant tout la musique qui pulse. J’ai toujours trouvé des groupes comme Massive Attack ennuyeux à mourir, et il est vrai qu’Arcade Fire se situe dans la même veine. Sauf que Massive Attack, je trouve ça beau mais ennuyeux. Par contre, j’ai trouvé Neon Night ennuyeux, mais sûrement pas beau. Je ne trouve ça ni envoûtant, ni mélodieux. Et puis surtout, quelle manque de relief et de conviction dans l’interprétation. C’est simplement sinistre et déprimant. C’est sûrement un style recherché, mais personnellement, ça m’a donné comme une impression de je-m’en-foutisme.

Vous l’aurez donc compris, ce Neon Bible m’a profondément déçu. Je sais bien que ce style musical n’est pas forcément celui qui avait le plus de chance de me séduire. Mais je crois quand même savoir reconnaître le talent quand il est là. Enfin, sûrement pas sur le coup-là car je suis vraiment à contre-courant de la plupart des critiques pouvant exister sur ce groupe en général ou cet album en particulier. Enfin, c’est le lot des grands esprits d’avoir raison contre la majorité… Ok, vous me dites quand je commence à me la jouer un peu trop…

Je ne conseillerai donc pas du tout l’écoute de ce Neon Bible d’Arcade Fire. Mais certains s’en chargeront à ma place.

Avant de terminer, faisons le tour des titres de cet album

1.: Black Mirror
Rock sombre et plat.

2.: Keep The Car Running
Plus joyeux et dynamique, mais toujours aussi plat.

3.: Neon Bible
Mou et chiant, vaguement harmonieux.

4.: Intervention
Comme une longue intro qui ne finirait jamais…

5.: Black Wave
Juste sans intérêt.

6.: Ocean Of Noise
Du sous-Nick Cave.

7.: Well And The Lighthouse
Un titre qui ressemblerait enfin presque à quelque chose.

8.: Building Downtown (Antichrist Television Blues)
Du Bruce Sprinsteen en beaucoup moins bien.

9.: Windowsill
On retombe dans le plat mollasson.

10.: No Cars Go
Un morceau qui tourne en rond.

11.: My Body Is A Cage
Une ballade triste et molle.

INTRODUCING JOSS STONE (Joss Stone) : Ne casse pas de briques

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introducingjossstonejossstoneJoss Stone fait partie de ces chanteuses devenues star alors qu’elles étaient à peine sortie de l’adolescence. Pour preuve, ce Introducing Joss Stone est sorti en 2007, alors que l’artiste n’avait que vingt ans. Il s’agissait déjà de son troisième album. Le premier, The Soul Session, avait été produit alors qu’elle n’avait que 16 ans. Son nouvel album, le cinquième, devrait sortir prochainement et est très attendu aussi bien en Angleterre, son pays d’origine, qu’aux Etats-Unis, où elle est une immense star.

Avant d’écouter cet album, j’avoue que je connaissais cette artiste que de nom. Mais j’en avais plutôt une image positive, présentée comme un talent précoce, mais immense. J’étais donc confiant, presque impatient à l’idée de mieux la connaître musicalement. Le premier morceau est d’ailleurs prometteur, mais le reste est beaucoup plus décevant.

Joss Stone nous propose une musique soul parfois sensuelle, mais qui se contente souvent du minimum. C’est souvent sympa, mais sans génie, sans réelle étincelle créatrice. Sa musique est très formatée, sans surprise, sans prise de risque. Cela ne se démarque absolument pas de la concurrence et on peut facilement trouver beaucoup mieux dans le genre. Bref, Introducing Joss Stone ne casse pas de briques.

Joss Stone n’est pas du tout à mon sens la petite génie que l’on cherche à vendre parfois. On est loin dans le genre d’une Norah Jones ou même d’une Avril Lavigne (ou j’adore Avril Lavigne et j’assume). Peut-être que la maturité viendra pousser cette artiste vers le haut. Mais j’avoue que je reste quelque peu circonspect car même sa voix ne m’a pas non plus bouleversé. Elle est belle, claire et maîtrisée certes, mais là encore elle est loin d’être unique, inoubliable ou même singulière. Du talent certes, mais n’est pas Aretha Franklin qui veut.

Cependant, je ne voudrais pas faire croire que tout est à jeter dans Introducting Joss Stone. On retiendra notamment un titre tirant sur le hip-hop, mais très groovy (Tell Me’Bout It, premier single) et le morceau le plus punchy de l’album : Baby Baby Baby. Pour le reste, pas vraiment de mauvais titres, mais peu de raison de s’enthousiasmer. C’est souvent propre, mais lisse, ne décolle jamais vraiment et nous laisse quand même largement sur notre faim.

Introducting Joss Stone n’a donc rien d’indispensable. Une extra-terrestre qui débarquerait sur Terre pourrait être charmé par ces mélodies et cette voix. Mais une fois qu’il aura visité le moindre disquaire, il découvrira moult productions du même style et bien meilleurs, plus originales et interprétées avec beaucoup plus de conviction. On a à notre disposition un tel choix qu’on peut de permettre d’être particulièrement exigeant. Et je ne crois pas Joss Stone soit à même de satisfaire les plus hautes exigences.

Je pensais avec cet Introducing Joss Stone une grande artiste en devenir. A mon sens, j’ai juste écouté un disque de soul-R&B juste moyen.

Pour finir, faisons le tour des titres que l’on retrouve sur Introducing Joss Stone

1.: Change (Vinnie Jones Intro), Change (intro) – Stone, Joss & Vinnie Jones
Une intro parlée.

2.: Girl They Won’t Believe It
Ca pourrait ressembler à une Aretha Franklin, en plus sensuel néanmoins.

3.: Headturner
Un morceau plus brouillon et qui ne décolle pas vraiment.

4.: Tell Me ‘Bout It
Un titre très hip-hop, très groovy et très sympa.

5.: Tell Me What We’re Gonna Do Now
Du R&B douçâtre pas mal, mais sans génie.

6.: Put Your Hands on Me
Un nouveau morceau auquel il manque la petite étincelle qui changerait tout.

7.: Music
Un titre plus posé, très maîtrisé à défaut d’être génial.

8.: Arms of My Baby
Plus de conviction cette fois-ci. Il ne manque plus grand chose.

9.: Bad Habit
Un titre lancinant.

10.: Proper Nice
Un titre qui tourne en rond.

11.: Bruised But Not Broken
Une ballade groovy pas trop mal.

12.: Baby Baby Baby
Enfin un peu plus de punch !

13.: What Were We Thinking
Une ballade aux accents tristes qui permet de sentir que la voix de Joss Stone possède tout de même certaines limites.

14.: Music (Outro)
Une chanson triste, mais presque geignarde

MY CONSCIENCE AND I (Remi Nicole) : Surprise énergique

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myconscienceandIreminicoleDans la série des artistes dont je n’avais jamais entendus parlé, mais que je ne regrette pas une seule seconde d’avoir découvert, voici Remi Nicole, par l’intermédiaire de cet excellent My Conscience and I. Une artiste vraiment méconnue puisqu’elle n’a même pas de page Wikipedia en français… et oui ça existe encore. Heureusement, la version anglaise existe, même s’il reste assez succincte.

Remi Nicole est donc une chanteuse anglaise, née en 1983. Elle connu le succès en 2006 avec un premier single, Mr Sunshine, figurant sur cet album My Conscience and I, sorti un an plus tard. Bon, personnellement, je trouve que c’est peut-être le titre le moins bon de ce CD… Comme quoi… Bref, elle a sorti depuis, en 2009 pour être précis, un second album, intitulé Cupid Shoot Me. Vue la qualité du premier, je pense que j’irai y jeter une oreille très bientôt.

Honnêtement, je ne m’attendais pas du tout à ça. J’imaginais plutôt du R’n’B ou de la pop électro, bref de la musique de pouffes comme je l’aime. Et bien, j’ai eu beaucoup mieux que ça, car j’ai eu du bon vieux rock des familles. Et du bon ! Ca sonne très anglais certes, mais tendance Babyshambles, pas Supergrass. Du pop-rock donc, avec quelques ballades qui font bien et même un titre qui tire plus sur le reggae. Peut-être que je l’ai particulièrement apprécié du fait de l’effet de surprise, n’empêche qu’il est incontestable que My Conscience and I m’a fait remuer la tête et taper du pied tout du long.

Alors évidemment, ce n’est ni Led Zeppelin, ni les Pink Floyd. Mais Remi Nicole met dans sa musique ce qui pour moi est une qualité essentielle, l’énergie ! Quand on n’a pas la chance d’avoir été touché par la grâce du pur génie, on se doit au moins de mettre un minimum de conviction et punch dans sa musique. Remi Nicole y parvient parfaitement et sa musique nous entraîne dans un enthousiasme peut-être un peu basique, mais bien réel.

Et attention, on n’est pas là devant un mauvais groupe de punk qui n’aurait que son énergie à vendre. Il y a chez Remi Nicole dans ce My Conscience and I une vraie maîtrise. Elle n’est pas non plus Jimmy Hendrix, mais jamais elle ne se laisser déborder par son propre enthousiasme et nous livre des morceaux à la ligne mélodique propre et entraînante. Le seul titre qui déroge un peu à la règle est ce fameux Go Mr Sunshine qui l’a pourtant lancé.

Ce My Conscience and I de Remi Nicole peut nous pousser à nous interroger sur le pourquoi du succès. Franchement, cet album est quand même bien meilleur que ceux d’artistes ayant pignon sur radio. Visiblement, elle a quand même relativement marché en Angleterre, mais n’a guère franchi les frontières, alors que la perfide Albion nous fournit en groupes divers et variés à longueur d’année. Bon, je n’ai de toute façon pas la réponse.

My Conscience and I de Remi Nicole a donc constitué pour moi une très bonne surprise. Une surprises pleine d’énergie et d’enthousiasme.

Pour finir, faisons le tour des titres qui composent cet album.

1.: Go With The Flow
Un rock très basique, mais très énergique.

2.: Rock ‘n’ Roll (Tony Hoffer mix)
Un titre toujours dans l’énergie et toujours aussi bon.

3.: New Old Days
Un style reggae mais avec du punch.

4.: Fed Up (album version)
Une chanson douce et presque mélancolique.

5.: Na Nighty
Un nouveau morceau très énergique, entre Lily Allen et les Babyshambles.

6.: Lights Out
Un son plus folk, mais ça reste excellent.

7.: Tabloid Queen
Très rock, presque punk à l’énergie communicative.

8.: Right Side Of Me
Une jolie chanson un peu langoureuse.

9.: Go Mr. Sunshine (album version)
Un titre plus brouillon.

10.: Soulback
Ballade mélancolique parfaitement maîtrisée.

11.: Dates From Hell
Une pop énergique excellente.

12.: Inside Of Me
Une ballade pop qui sonne qui sonne comme un au revoir.

SHOWGIRL HOMECOMING (Kylie Minogue) : La reine de pouffes vous salue bien !

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showgirlhomecomingkylieminogueJ’ai récemment parlé de plusieurs albums de musique de pouffe de qualité, mais pas forcément inoubliable. En effet, tout le monde n’est pas la grande, l’immense, la reine, la formidable, la fantastique, la merveilleuse, la sublime, l’inoubliable, l’indémodable Kylie Minogue. Et une telle artiste prend toute sa dimension en live, avec cet album Showgirl Homecoming Live.

Kylie Minogue est sans doute la plus belle chose qu’ait offert l’Australie au monde (allez avec Nicole Kidman, soyons honnêtes). Une carrière commencée en 1988, à tout juste vingt ans et qui a été jalonnée de succès au fil de ses 11 albums studios. Une œuvre qui a suivi la maturité de l’artiste, passant de la pop (trop) sucrée à une musique électro-pop résolument moderne. Son combat contre le cancer a évidemment contribué à cette trajectoire qui fait d’elle une icône qui continue de séduire les générations successives.

J’entends déjà les sceptiques en train de se dire que de la musique de pouffes en live, ça n’est guère différent qu’un enregistrement studio. Certes, je veux bien admettre qu’un concert de Kylie Minogue n’est pas tout à fait comme un concert de Muse. Mais si l’Australienne dure, dure et dure encore, quand ce genre musical engendre plutôt des carrières météoritiques, c’est que son talent va au-delà d’une interprétation formatée de morceaux écrits sur mesure.

Showgirl Homecoming Live nous propose ainsi pas mal de versions étonnantes de certains tubes de Kylie Minogue. On a Night Like This, Come into My World, Love at First Sight connaissent ainsi une seconde jeunesse. Mais c’est surtout son interprétation de The Loco-Motion, tube de la fin des années 80 ultra kitsch à la base, qui devient méconnaissable dans une version jazz sexy qui tranche franchement avec l’original. Cette diversité nous ferait presque regretter qu’elle se cantonne en studio à un registre musical relativement limité.

Mais que les fans les plus puristes se rassurent Showgirl Homecoming est aussi l’occasion de réécouter certains de ses plus grands tubes dans des versions proches du studio, mais avec la petite touche d’âme supplémentaire qu’apporte un enregistrement live. C’est le cas notamment pour un magnifique Confide in Me, mais aussi Chocolate ou Love at first Sight. Elle nous livre également un I should Be so Lucky qui ne nous rajeunit pas et qui ravira les fans de la première heure, malgré son côté très kitsch.

Avec ce Showgirl Homecoming, Kylie Minogue prouve vraiment qu’elle demeure vraiment une vraie artiste, dans un genre musicale qui croule plutôt sur les produits formatés. On est plus proche de la qualité d’un concert de Madonna que de Britney, ces derniers étant généralement sans intérêt. Elle met de la conviction, de la créativité, de l’imagination dans chacun de ses interprétations. Et comme elle possède un large répertoire après une aussi longue carrière, elle nous livre deux CD de pur bonheur. Il y a bien quelques morceaux plus en retrait, à l’intérêt moindre, mais on lui pardonnera aisément. Et puis, je ne pense pas que Bono se déplacerait pour faire un duo avec n’importe qui… Enfin, j’en vois qui ont des doutes, mais passons…

Showgirl Homecoming ravira donc tous les fans de Kylie Minogue. Mais elle pourra séduire tous ceux qui ont envie de porter un regard un peu différent sur la belle Australienne.

Pour finir, parcourons les titres que l’on trouve sur ce double album.

CD 1
1.: Ouverture
Une petite introduction le temps que la star arrive sur scène.

2.: Better the Devil You Know
Très eurodance, pour un titre qui ne représente pas la meilleure période de Kylie Minogue.

3.: In Your Eyes
Un de ces plus grands tubes et sur scène, c’est encore meilleur !

4.: White Diamond
La voix de Kylie se fait très aigüe pour un titre pas très punchy.

5.: On a Night Like This
Une chanson accompagnée au piano, pour une version bien meilleure que la version studio.

6.: Shocked/Spinning Around
Un medley entre deux chansons qui représentent parfaitement le style Kylie Minogue.

7.: Temple Prequel
Intermède instrumental aux accents orientaux.

8.: Confide in Me
Un de mes titres préférés de Kylie Minogue qui est ici tout simplement sublime.

9.: Cowboy Style
Un titre très énergique et surtout très bon.

10.: Finer Feelings
Un interlude court et sirupeux.

11.: Too Far
Un titre rythmé et saccadé, presque rock et pas mal du tout.

12.: Red Blooded Woman
Une chanson au rythme lent, mais qui prend une toute autre dimension sur scène.

13.: Slow
Un titre électro qui ne donne pas grand chose en live.

14.: Kids – Bono
Un très très bon duo et surprenant duo avec Bono.

CD 2
1.: Rainbow Prequel
Une petite introduction.

2.: Over the Rainbow
Un classique interprété classiquement.

3.: Come into My World
Version très surprenante d’un de mes titres préférés.

4.: Chocolate
Morceau langoureux et sexy.

5.: I Believe in You
Titre assez sirupeux, dans une version assez proche de la version studio.

6.: Dreams
Une chanson douce et romantique. Sympa car assez différent du reste de ses titres.

7.: Burning Up/Vogue
Un passage électro sans grand intérêt.

8.: The Loco-Motion
Une reprise de ce vieux tube dans une version sexy-jazzy surprenante et excellente.

9.: I Should be so Lucky
Son premier grand tube, ce lui qui l’a faite connaître. Kitsch à souhait, mais ravira les fans.

10.: Hand on Your Heart
Un son très années 80 encore, mais moins enthousiasmant que les deux titres précédents.

11.: Space Prequel
Court interlude.

12.: Can’t Get You Out of My Head
Un immense tube. C’est trop bon !

13.: Light Years/Turn it into Love
Kylie du début des années 2000, la meilleure !

14.: Especially for You
Une ballade type slow qui nous rajeunit.

15.: Love at First Sight
Une très gros tube pour finir, une fois de plus dans une version plutôt surprenante.

DETOURS (Sheryl Crow) : Toujours au top !

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detourssherylcrowSheryl Crow ne possède que deux défauts. Déjà celui d’avoir épousé Lance Armstrong. Bon, ça je lui pardonne, car elle a réparé cette funeste erreur depuis. Par contre, ce que j’ai beaucoup plus de mal à passer outre, c’est le fait qu’elle ne m’ait pas épousé. Certes, elle a dix-sept ans de plus que moi, mais ce n’est qu’un détail sans importance. Enfin, quand on y repense, c’est surtout elle qui devrait s’en vouloir…

Bon, si on revenait un peu au sujet de cet avis, c’est à dire l’album Detours, sorti en 2008. Il ne s’agit que du 6ème album (un 7ème est sorti depuis) studio de la chanteuse, dont la carrière a démarré en 1993 avec l’inoubliable Tuesday Nigth Music Club, un de mes albums préférés. Elle n’est donc pas hyper productive. Mais si elle prend son temps, c’est pour toujours nous proposer de petits bijoux à consommer sans modération. Et celui-ci n’échappe pas à la règle.

Detours propose ce que Sheryl Crow sait faire de mieux. Une musique folk-country, douce et mélodieuse, mais avec ce supplément de personnalité qui différencie le commun de l’exceptionnel. Soyons honnête, cet album n’est pas le plus inoubliable de la chanteuse… mais reste infiniment supérieur à la plupart de ce qui est produit dans le genre. En fait, il ne manque qu’un vrai single sortant incontestablement du lot.

En effet, il n’y a vraiment rien à jeter dans ce Detours. Si le titre Gasoline est un peu plus en retrait, cela est tout à fait relatif et pourrait constituer le titre phare de bien des albums. Il y a donc une vraie densité dans cet album. Il n’est certes pas le plus varié qui soit, mais sur le thème de la ballade folk, Sheryl Crow sait tout faire et nous le prouve une nouvelle fois. Elle arrive à ne jamais donner la sensation que l’on est en train de toujours écouter le même titre.

C’est surtout du au fait que Sheryl Crow arrive vraiment à chanter, tout en prononçant ses paroles avec un ton de comédienne. Bien sûr, on est loin des techniques des chanteuses d’opéra, mais cela donne beaucoup de vie à sa musique. Les sentiments, les impressions de joie, de mélancolie ou de tristesse ne sont pas procurées que par la musique, mais réellement également par le chant. Il est vrai qu’elle s’appuie sur un style bien à elle, où le partie vocale interprète une mélodie en léger décalage avec l’instrumentation. Un effet dont elle n’abuse pas, mais que l’on retrouve dans toute son œuvre.

Avec Detours, Sheryl Crow confirme son statut de figure majeure de la folk musique. Ses albums sont un peu comme ceux d’un Bruce Springsteen pour le rock US. Plus forcément un super événement médiatique, mais la preuve que c’est souvent dans les relativement vieux pot que l’on fait les meilleures soupes. Même si je ne suis pas sûr qu’à 49 ans, Sheryl Crow apprécierait de se faire traiter de vieux pot…

Detours prendra donc place avec un vrai bonheur dans la discothèque, aux côtés de tous ses autres albums… Bon sauf le dernier en date, mais je vais vite combler ce retard impardonnable !

Pour terminer, un petit tour des titres qui peuplent Detours.

1.: God Bless This Mess
Une chanson simple, mais très belle, au son proche de celui d’un enregistrement pirate.

2.: Shine Over Babylon
Un titre typique de Sheryl Crow, où la voix est en décalage avec la musique.

3.: Love Is Free
Morceau gai et enjoué, presque enfantin, mais surtout très rafraîchissant.

4.: Peace Be Upon Us
Un morceau calme, aux rythmes orientaux envoûtants.

5.: Gasoline
Un titre très country, assez gai, mais un peu moins bon.

6.: Out Of Our Heads
Un morceau dont l’instrumentation a parfois des accents électro, mais le résultat est excellent.

7.: Detours
Ballade très classique, mais pleine du talent de Sheryl.

8.: Now That You’re Gone
Une ballade pop, bien mais sans plus.

9.: Drunk With The Thought Of You
Ballade épurée, classique et surtout très jolie.

10.: Diamond Ring
La voix de Sheryl est ici très claire, pour un très joli titre.

11.: Motivation
Un morceau rythmé, qui aurait pu être carrément génial avec un tout petit peu d’énergie supplémentaire.

12.: Make It Go Away (Radiation Song)
Une très belle ballade triste et mélancolique.

13.: Love Is All There Is
Un titre vraiment excellent, entraînant et où la voix de Sheryl est superbe.

14.: Lullaby For Wyatt
Une chanson épurée, où la voix se fait douce et claire.

SPIRIT (Leona Lewis) : Musique de pouffes propre et harmonieuse

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spiritleonalewisNouvel avis spécial musique de pouffes ! Avis aux amateurs ! Bon, on monte en puissance, après la très moyenne Natasha Bedingfield, voici Leona Lewis et son album Spirit. Elle ne figure pas encore parmi les super-stars du genre, mais on se situe quand même dans le haut du panier. Et je ne dis pas ça parce que la jeune femme est particulièrement jolie…

Leona Lewis s’est fait connaître du grand public anglo-saxon en remportant l’émission X-Factor en Grande-Bretagne en 2006. Bon, cela bouscule toutes mes convictions d’intellectuel reconnu (ça va, je me la joue pas trop?) de dire du bien d’une artiste sortie d’un radio-crochet télévisuel. Mais de toute façon, depuis ma folle, mais unilatérale, histoire d’amour avec Olivia Ruiz, je ne peux plus trop rien dire à ce niveau. Enfin pour en revenir à Leona Lewis, suite à sa victoire, elle sortira cet album Spirit en 2007. Il se classera numéro un des ventes en Grande-Bretagne, Irlande, Australie… et Etats-Unis. Le single Bleeding Love a connu le même bonheur, ce qui lui a permis de devenir ainsi la première artiste non-américaine depuis Kim Wilde et son You Keep Me Hangin’On en 1987 à réussir cet exploit.

Leona Lewis, c’est avant tout une très belle voix. Peut-être pas la plus inoubliable qui soit, mais elle lui permet tout de même de sortir largement du lot. Elle rappelle souvent celle de Whitney Houston et on peut trouver d’autre point de comparaison musicaux entre les deux. L’amour des belles ballades un peu sirupeuses notamment. Leona Lewis en abuse d’ailleurs un peu dans Spirit, qui du coup donne parfois l’impression de tourner en rond. Heureusement, la fin de l’album et même les bonus track de la version que j’ai eu sous la main sont excellentes, ce qui permet de quitter l’écoute sur une très bonne impression.

En fait, ce que l’on peut reprocher à Leona Lewis et Spirit, c’est de ne prendre aucun risque. Certes, cela provient du caractère quand même hautement commercial de cette production, mais on en connaît du même type où la voix est parfois poussée dans ses retranchements. Alors qu’ici, elle reste presque toujours parfaitement posée. Comme elle est très belle, on prend plaisir à écouter, mais c’est parfois un peu trop propre, un peu trop lisse.

Si beaucoup des meilleurs titres de Spirit se situent à la fin, c’est aussi parce que la dernière partie de l’album est plus épurée, avec de jolie ballade simplement accompagnée au piano. Leona Lewis mise avant tout sur la beauté et la pureté de sa voix et au fond, elle se suffit à elle-même. Pas de fioriture, juste un timbre harmonieux et clair qui offre quelques moments de grâce. A défaut d’être génial, il faut savoir mettre en valeur ses points forts, ce qu’elle fait parfaitement sur les titres First Time Ever I Saw your Face, Footprints in the Sand ou encore Moment like This.

Leona Lewis offre donc de la musique de pouffes tendance propre sur-elle, non pas chaude et sexy. Sa grande limite est de ne pas savoir passer d’un style à l’autre, alors qu’elle a les armes vocales pour le faire sans aucune difficulté. Peut-être qu’elle nous fera une carrière à une Britney, c’est ce qu’on peut lui souhaiter… Enfin, pas au niveau santé mentale, parce que je ne suis pas sûr que la jeune femme porte aussi bien la calvitie.

Spirit de Leona Lewis est donc de la bonne musique de pouffes harmonieuse, à défaut d’être géniale et inoubliable.

Faisons maintenant le tour des titres de cet album :

1.: Bleeding Love
Un titre assez épuré qui permet d’apprécier la voix.

2.: Whatever It Takes
Un titre très classique, très harmonieux, très propre.

3.: Homeless
Une ballade aux accents tristes, où la voix est parfaitement mise en valeur.

4.: Better In Time (single mix)
Une belle chanson au piano, où le rythme s’accélère ensuite.

5.: Yesterday
Une ballade sucrée pour ados…mais pas mal dans le genre.

6.: Take A Bow
Un morceau très sobre, où la voix est un peu plus poussée.

7.: I Will Be
Une ballade triste au piano. On se dit que l’album tourne un peu en rond.

8.: Angel
Un titre plus rythmé, mais on aimerait que cela se lâche un peu plus.

9.: Here I Am
Nouvelle ballade très épurée où on peut profiter pleinement de la beauté de la voix.

10.: I’m You
Plus rythmé, plus chaud surtout, mais pas brûlant non plus.

11.: Best You Never Had
Un très bon titre, assez entraînant.

12.: First Time Ever I Saw Your Face
Une ballade lancinante mais fascinante.

13.: Footprints In The Sand (single mix)
Un morceau très harmonieux, au piano, avec beaucoup d’âme.

14.: Moment Like This
Une slow au piano, pas mal encore une fois.

15.: Forgive Me (bonus track)
Un titre rythmé et entraînant.

16.: Misses Glass (bonus track)
Un peu électro, mais pas terrible.

17.: Run (bonus track)
Retour au piano pour ce dernier titre aux accents tristes, mais qui constitue une très belle ballade.

ECHOES, SILENCE, PATIENCE AND GRACE (The Foo Fighters) : Sans relief, ni grand intérêt

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echoessilencepatienceandgracethefoofightersKurt Cobain est mort. Nirvana pas tout à fait. En effet, Dave Grohl, ancien batteur du groupe, a fondé The Foo Figthers, où a évolué à un moment ou à un autre également Krist Novoselic (ancien bassiste) et Pat Smear (ancien guitariste). Fondé en 1994, ils ont enregistré jusqu’alors 7 albums studio, dont ce Echoes, Silence, Patience and Grace, sorti en 2007.

Dave Grohl a défini cet album comme le premier album rock du groupe, et non plus punk rock. Bon, ok, la différence profonde échappera peut-être à certains. Par contre, c’est sûr que lorsque l’on écoute Echoes, Silence, Patience and Grace, on ne voit vraiment pas comment le mot punk pourrait venir le qualifier. En effet, on assiste là à un enchaînement de ballades plus ou moins acoustiques et de titres pas franchement énervés. On est donc désormais très loin de l’héritage de Nirvana.

Cela n’est évidemment pas forcément une réflexion négative. Les deux groupes sont bien distincts et The Foo Fighters n’aura d’intérêt que s’il trouve un son bien à lui. Le problème c’est que le deux groupes se distinguent aussi nettement par la qualité des morceaux. En effet, cet Echoes, Silence, Patience and Grace est plutôt médiocre et surtout sans relief.

Ce n’est pas tant que les titres soient désagréables à écouter. Il y a quand même de vrais musiciens chez The Foo Fighters. Mais beaucoup de titres se ressemblent, alors qu’ils ne présentent pas un intérêt signifiant. On retrouve notamment le même schéma avec une introduction assez calme et lente, avant une suite beaucoup plus énergique et énervé. C’est effectivement un procédé très classique pour un titre rock, mais trop répété, cela devient une sorte de tic qui devient plus énervant qu’autre chose.

Quelque soit le style abordé, le résultat reste moyen. Les ballades acoustiques sont parfois jolies, mais sans vraiment d’âme et surtout sans rien qui ne les distinguent des milliers de morceaux de ce genre qui peuplent tous les albums rock de la planète. Quant aux titres plus énervés, ils ne le sont guère au fond. C’est propre, mais jamais l’énergie n’est communicative et aucune lueur d’enthousiasme ne s’allume chez l’auditeur. Dans les deux cas, on reste dubitatif et on se dit que ce groupe est sympathique mais n’ira pas loin… mais comme il s’agit d’un groupe de rock de renommé mondiale, on ne peut que retenir avant tout la déception provoquée par Echoes, Silence, Patience and Grace.

Si on doit quand même positiver et souligner les meilleurs titres de l’album, on retiendra Long Road To Ruin, qui est peut-être le titre le plus pop de l’album. On est définitivement loin de Nirvana. Ensuite, Home, une ballade très épurée… au piano. Bref, le genre de titre qui n’exploite pas vraiment l’ensemble des musiciens d’un groupe de rock. Au final, Cheer Up Boys ne laisse écouter tout en correspondant à la musique que l’on pouvait attendre de The Foo Fighters.

Echoes, Silence, Patience and Grace ne présente vraiment qu’assez peu d’intérêt. C’est vraiment décevant à la vue du pedigree de The Foo Fighters.

Avant d’en finir, faisons le tour des titres de cet album.

1.: Pretender
Un titre qui va crescendo…comme beaucoup d’autres morceaux de l’album.

2.: Let It Die
Même progression donc, mais le titre ne décolle jamais vraiment.

3.: Erase/Replace
Un morceau plutôt dur et martelé.

4.: Long Road To Ruin
Plus pop, mais aussi bien meilleur.

5.: Come Alive
Une ballade triste, pour ne pas dire tristounette, qui se transforme peu à peu en gueulante guère harmonieuse.

6.: Stranger Things Have Happened
Ballade à guitare sèche. Pas mal, mais sans plus.

7.: Cheer Up Boys (Your Make Up Is Running)
On revient au rock, au vrai, et ce n’est pas plus mal.

8.: Summer’s End
Un titre entre rock et pop, mais sans grand relief.

9.: Ballad Of Beaconsfield Miners
Interlude sans parole à la guitare sèche.

10.: Statues
Une ballade pop pour ados.

11.: But Honestly
Un titre du même acabit.

12.: Home
Une ballade jolie, simple et épurée au piano.

13.: Once And For All (demo/UK bonus track)
Un titre plus rock, mais guère intéressant.