NB (Natasha Bedingfield) : Musique de pouffes moyenne

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NBnatashabedingfieldAuprès de certains de mes amies, j’ai la réputation d’aimer la musique de pouffes… Tout ça parce que j’écoute Beyonce, Kylie Minogue, Briney, Shakira, The Destiny’s Child… Bon ok, il semblerait que, quelque part, au fond, enfouie, une pouffe soit terrée en moi… au moins dans mes goûts musicaux. Mais attention, il y a musique de pouffes et musique de pouffes ! Alors pour changer, des artistes habituelles, dont on connaît les tubes par cœur, j’ai essayé Natasha Bedingfield et son album NB.

Bon qui est Natasha Bedingflied ? Parce que j’avoue que je l’ignorais encore totalement il y a tout juste cinq minutes. Il s’agit donc d’une très sympathique chanteuse anglaise. Bon par sympathique, je veux dire jolie, parce que je n’ai pas eu la chance de passer une soirée en tête à tête avec cette jolie blonde. Elle a 5 albums à son actifs, NB étant son deuxième, sorti en 2007. Elle a aussi placé ses chansons dans plusieurs bande-originales, la dernière en date étant Morning Glory, une comédie très moyenne avec Harrison Ford.

Mais en fait, cela tombe bien car NB est lui-même un album assez moyen. Attention, je n’ai pas dit mauvais, ni même médiocre. Simplement, sa musique ne se détache pas vraiment du lot et l’album compte autant de bons titres que de morceaux nettement plus transparents. En fait, Natasha Bedingfield souffre surtout de ne pas posséder une voix exceptionnelle. Quand on fait du R’n’b, même s’il tire très fort sur la pop, c’est un peu embêtant. Enfin, j’aimerais bien quand même savoir chanter comme elle…

En fait, NB est un album en quatre temps. Trois premiers titres plutôt prometteurs, un bon trou d’air de même longueur, avant un passage plus réussi. Malheureusement, l’album s’achève sur trois titres très moyens. Mais aucun morceau n’enthousiasme vraiment. A contrario, les plus mauvais titres sont juste transparents et pas très intéressants, mais s’écoutent quand même sans douleur au pavillon auditif.

En fait, la musique de Natasha Bedingfield sur NB navigue entre Beyonce et Pink. Mais sans jamais atteindre la chaleur sexy de l’une et l’énergie ravageuse de l’autre. Du coup, le son sonne comme du déjà entendu… mais en moins bien. Enfin, encore une fois, il y a aussi infiniment pire et il ne manque pas grand chose pour que sa musique ne décolle vraiment. Un peu plus de punch, un rien de conviction. Tout est un peu trop propre, trop calibré. Et du coup, dès que c’est un peu moins bon, cela tire vers la soupe.

Il n’est donc pas nécessaire de braquer un disquaire pour se procurer NB de Nathasha Bedingfield. Mais on peut toujours y jeter une oreille si on a l’occasion de tomber dessus. On retiendra surtout Soulmate, une ballade épurée et Backyard, beaucoup plus rythmé. Ce dernier donne d’ailleurs quelques regrets car on se dit que si tout l’album était parcouru d’un peu plus d’énergie, il serait facilement bien meilleur.

NB de Natasha Bedingfield ne manquera pas forcément au pouffes qui ne le possèdent pas, mais je suis sûr que certaines prendront quand même plaisir à son écoute.

Pour finir, faisons le tour des titres de NB.

1.: How Do You Do
Un début prometteur, rythmé et jazzy.

2.: I Wanna Have Your Babies
Un son qui coule tout seul pour un titre très sympathique.

3.: Soulmate
Une ballade simple et épurée.

4.: Who Knows
Un morceau plus transparent, qui manque quelque peu de punch.

5.: Say It Again
Une ballade sexy et sirupeuse.

6.: Pirate Bones
Un titre un rien lancinant.

7.: Backyard
Un morceau plus rythmé et interprété avec plus de conviction. Et c’est tout de suite bien meilleur.

8.: Tricky Angel
Un titre très R’N’B et surtout pas mal du tout.

9.: When You Know You Know I Think They’re Thinking (interlude)
Un court interlude sous forme d’un gospel a cappella.

10.: No More What Ifs
Un morceau plutôt harmonieux et entraînant.

11.: Not Givin’ Up
Un titre plus rock, qui ressemble à du Pink…mais en moins bien.

12.: Still Here
Une ballade assez jolie, mais un peu plate.

13.: Smell The Roses
Un titre saccadé et qui manque de relief et d’intérêt.

On peut ajouter à cela deux titres cachés : un morceau qui ressemble à du Pink sous sédatif et une jolie ballade.

EASY TIGER (Ryan Adams) : Ballades country à la pelle

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easytigerryanadamsRyan Adams, à ne pas confondre avec Brian Adams, est un chanteur country-rock américain, tout ce qu’il y a de plus américain, totalement américain. Remarquez, c’est normal, personne ne chante de country s’il n’est pas né au cœur des Etats-Unis… Né à Jacksonville, en Caroline du Nord, on peut facilement imaginer qu’il a grandit au milieu de types habillés en cow-boys, parlant avec un accent pas possible et conduisant de gros pick-ups…

Bon, j’arrête d’affabuler, parce qu’en fait je n’en sais rien et cela n’est pas très intéressant pour vous parler de Easy Tiger, un album sorti en 2007 et dernier en date de Ryan Adams. Il s’agit là de son 7ème album solo d’un carrière débutée en 2000. Bref, un album par an, auxquels il faut ajouter 4 albums avec le groupe The Cardinals. Plutôt productif le garçon ! Enfin, depuis 2008, plus rien…

Easy Tiger nous emmène donc au cœur de la culture américaine. Mais de manière plutôt douce, car cet album ne comporte quasiment que des ballades ou assimilées. C’est d’ailleurs, le plus gros reproche que l’on peut formuler à l’encontre de cet album qui souffre d’une certaine monotonie. Ryan Adams pousse parfois un peu la voix, mais cela ne va jamais très loin.

Et c’est bien dommage, car il est plutôt doté d’un bel organe vocal. Mais Easy Tiger donne l’impression qu’il se bride volontairement et qu’il n’explore pas toutes les possibilités qu’il lui offre. C’est sûr qu’avec les titres de cet album, il va préserver une voix qu’il n’est pas prêt ainsi d’érailler. Mais bon du coup, c’est un peu frustrant car on aimerait qu’il donne un peu plus plus de punch à ses titres, comme pour Two Hearts. Cela reste timide, mais cela fait du bien d’entendre un son un peu plus enjoué.

Cependant, ne nous y trompons pas. Easy Tiger recèle quelques beaux trésors à côté desquels il serait dommage de passer. On citera notamment Oh My God Whatever Etc et These Girls. Après, il y a à boire et à manger, mais aucun titre n’est vraiment mauvais. Encore une fois, c’est plutôt l’uniformité qui pose problème. Mais tous les amateurs du genre y trouveront leur compte, surtout que le son n’est pas non plus country jusqu’au boutiste. N’allez pas imaginer un type qui joue du banjo et yodle tant qu’il peut. Simplement, on sent bien les influences dans chacun des plages de cet album.

Easy Tiger ne m’a donc pas vraiment déçu, mais ni vraiment enthousiasmé non plus. Je ne connaissais cet artiste que de nom et je suis heureux de pouvoir désormais mettre une voix sur ce dernier. Simplement, je ne suis pas forcément hyper impatient de découvrir le reste de sa discographie, même si cet album va rester bien au chaud dans ma discothèque.

Easy Tiger ravira donc les amateurs de belles ballades country. Les autres trouveront sûrement un ou deux titres pour enchanter leurs oreilles.

Pour finir, faisons le tour des titres que l’on trouve sur Easy Tiger.

1.: Goodnight Rose
Un titre country-rock dans la plus pure tradition.

2.: Two
Une ballade aux accents nostalgiques.

3.: Everybody Knows
Ballade où la voix de Ryan Adams est particulièrement claire et mélodieuse.

4.: Halloweenhead
Un titre plus rock sympa, mais qui ne décolle jamais totalement.

5.: Oh My God Whatever Etc
Une ballade triste mais vraiment belle.

6.: Tears Of Gold
Une plongée dans les racines profondes de la musique américaine.

7.: Sun Also Sets
Une ballade en mode slow.

8.: Off Broadway
Une chanson douce où la voix de Ryan Adams est étonnement haut perchée.

9.: Pearls On A String
Un titre ultra country… Après on aime ou on n’aime pas…

10.: Rip Off
Une ballade plus pop, même si les accents américains sont encore bien présents.

11.: Two Hearts
Une chanson rythmée et plutôt enjouée par rapport au reste. Ca fait du bien !

12.: These Girls
Un très beau morceau, très simple, à la guitare.

13.: I Taught Myself How To Grow Old
Très épuré également, mais moins réussi.

14.: Nobody Listens To Silence (bonus track)
Un rock sombre et saccadé.

DRASTIC FANTASTIC (KT Tunstall) : Une belle confirmation

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drasticfantastickttunstallKT Tunstall est un chanteuse dont la renommée en France est particulièrement élevée et de façon plutôt involontaire. En effet, on peut entendre dans sa chanson la plus célèbre, Black Horse and The Cherry Tree, le célèbre « Ouh ouh ! » des pubs pour l’opérateur Internet Alice, qui ont inondé nos écrans pendant plusieurs années. Ce ne constituait pas forcément une publicité très positive, puisque cette campagne publicitaire a fini par nous sortir un peu par les yeux. Mais la carrière de KT Tunstall est très loin de se résumer à cela et compte notamment un très bon album, intitulé Drastic Fantastic.

KT Tunstall est une artiste britannique, née en 1975, d’un père écossais et d’une mère chinoise. Les initiale KT sont tout simplement une sorte de diminutif de son prénom, Katty. Son univers musical navigue entre folk, pop et parfois rock. Drastic Fantastic se situe tout à fait dans ce registre. Elle interprète la plupart de ses titres seule avec sa guitare. Mais vue la qualité du résultat, c’est largement suffisant !

Drastic Fantastic se caractérise sur un ton plutôt doux et calme. Il y a moins d’énergie que dans son album précédent, Eye to the Telescope. C’est sans doute cela qui en fait un album un poil plus en retrait de ce dernier. Mais faire moins bien, ne signifie pas faire mal, et cet album contient assez de très beaux morceaux pour valoir le coup d’être écouté. Les amateurs de belles ballades seront comblés. Il y en as pour tous les goûts : des mélancoliques, des enjouées, des épurées, des plus rock… Bref, toute la palette du talent de KT Tunstall qui ne nous offre jamais deux titres qui se ressemblent.

Comme je l’ai évoqué plus haut, la musique de KT Tunstall est souvent d’une forme assez simple. Une guitare et une voix. Et cette dernière possède assez de personnalité pour que Drastic Fantastic s’écoute avec plaisir de la première à la dernière plage. Ce n’est pas Janis Joplin non plus, mais sûrement pas une voix standard que l’on a l’impression d’avoir entendu mille fois. De toute façon, du folk sans qualités vocales, cela donne rarement grand chose.

De mon point de vue, Funnyman et Hold On constituent les deux meilleurs morceaux de Drastic Fantastic. Ce sont aussi les titres les plus énergiques, car je reste convaincu que c’est dans ce registre qu’elle fait vraiment la différence. Si Black Horse and The Cherry Tree a fait son succès, ce n’est pas pour rien. Mais cela reste un avis purement personnel et la petite frustration que m’a procuré l’écoute de cet album ne retire rien à ses qualités objectives incontestables. Elle prouve avant tout qu’elle a bien plus d’une corde à son arc, ou plutôt à sa guitare, et c’est avant tout cela que je retiendrai.

Drastic Fantastic constitue donc une réelle confirmation du grand talent de KT Tunstall. Une artiste plus authentique que le matraquage publicitaire peut faire imaginer. Un album plein de douceur qui charmera plus d’un auditeur.

Pour finir, faisons le tour des titres que l’on trouve sur Drastic Fantastic.

1.: Little Favours
Un titre plutôt rock pour débuter cet album.

2.: If Only
Un titre plus calme et mélodique, qui permet de profiter pleinement de la voix de KT Tunstall.

3.: White Bird
Une très jolie ballade épurée à la guitare.

4.: Funnyman
Un morceau excellent entre rock et folk.

5.: Hold On
On y retrouve un peu l’énergie de Black Horse and the Cherry Tree.

6.: Hopeless
Une ballade enjouée très sympathique.

7.: I Don’t Want You Now
Un très bon rock très dynamique.

8.: Saving My Face
Une ballade-rock pleine d’émotion.

9.: Beauty Of Uncertainty
Une ballade douce et épurée, où la voix prend le dessus sur la mélodie.

10.: Someday Soon
Un titre folk mélodique et très harmonieux.

11.: Paper Aeroplane
Une ballade triste et mélancolique.

ALL SHOOK UP (Cheap Trick) : Un voyage temporel aux multiples influences

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allshookupcheaptrickComment cet album est arrivé sur ma liste, je ne sais pas très bien. Pas du tout même. Mais cela n’empêche que je vais vous parler de l’album All Shook Up du groupe Cheap Trick, sorti en… 1980. Ce n’est pas de première jeunesse certes, mais il n’est jamais trop tard pour être connu. Un album plutôt vintage donc, mais ce qui ne l’empêche pas une seule seconde d’être très bon.

Cheap Trick est un groupe de rock américain, fondé en 1973 et qui continue de produire des albums. Leur succès a été maximum à la fin des années 70, en particulier au Japon… Pourquoi ? Là réside le mystère des préférences culturelles. Il s’agit d’une formation rock classique composé d’un chanteur, Robin Zander, d’un guitariste, Rick Nielsen, un bassiste, Tom Petersson, et un batteur, Brad Carlson. Les quatre membres actuels sont toujours ceux d’origine, ce qui est rare à l’heure où les divorces sont nombreux.

All Shook Up est un album de rock très classique, mais qui résume assez bien le bouillonnement créatif de cette époque. Le rock a définitivement explosé en multitude de sous branches, dont on sent l’influence dans les divers morceaux qui composent cet album. Cheap Trick, si j’en crois Wikipedia, est influencé par les mélodies pop des Beatles, mais interprétées avec des guitares hard rock. Je trouve que la formule résume très bien la musique de ce groupe aux sonorités très riches. A défaut d’être irrésistiblement génial, il sait au moins exercer son talent vers divers styles.

All Shook Up nous permet donc de voyager entre le rock des années 60 et les années 80 qui s’annoncent. Un voyage dont toutes les étapes sont franchies avec le même bonheur. En effet, tous les titres sont de qualité égale (en dehors de Go For the Throat) et surtout de grande qualité. Encore une fois, on ne trouvera rien de très original ou de très surprenant, mais une parfaite maîtrise permet à cet album d’être un vrai plaisir pour tous ceux qui apprécient la musique de cette époque. On notera tout de même la dernière plage, Who D’King, joué comme un orchestre « batucada » (percussions brésiliennes). C’est assez inattendu dans un disque rock, même si le morceau en lui-même n’est pas forcément d’un intérêt transcendant.

Ce dernier morceau se situe tout de même dans une certaine logique, celle de l’utilisation importante des percussions, notamment sur le titre Just Got Back. C’est sans doute là que réside l’élément qui différencie un tantinet le son de Cheap Trick dans All Shook Up du reste des autres groupes du même genre. Il possède donc le minimum de personnalité musicale pour que cet album mérite de survivre à travers les décennies… et pas qu’au Japon.

Au final, All Shook Up de Cheap Trick n’a pas révolutionné la musique à sa sortie. Mais l’écouter avec trente ans de recul permet de mieux appréhender l’évolution du rock à travers les décennies. Nous avons à notre disposition une discothèque géante composée de 60 ans d’existence de ce genre musical. Mais tout n’est pas né en même temps, à partir de rien. Cet album montre bien comment chaque groupe est forcément influencé par ceux qui les ont précédés et comment il reprend ce qui a été fait avant lui pour le réinventer. Et c’est un vrai plaisir de voir rassembler en un seul album ces multiples influences.

All Shook Up de Cheap Trick mérite donc d’être redécouvert. Il plaira à tous ceux qui aiment le rock, tout le rock de Chuck Berry à aujourd’hui.

Pour finir, regardons de plus près les titres qui composent All Shook Up.

1.: Stop This Game
Un rock très mélodique, presque symphonique.

2.: Just Got Back
Plus dynamique, avec beaucoup de percussions.

3.: Baby Loves To Rock
Un son très 60’s et plein de punch.

4.: Can’t Stop It But I’m Gonna Try
Un son très US pour un titre aux accents hard rock.

5.: World’s Greatest Lover
Une ballade un peu triste.

6.: High Priest Of Rhythmic Noise
Un son qui annonce les années 80, avec un voix « robotisée ».

7.: Love Comes A Tumblin’ Down
Un rock très énergique qui donne envie de bouger la tête.

8.: I Love You Honey But I Hate Your Friends
Un titre aux légers accents funky.

9.: Go For The Throat (Use Your Own Imagination)
Un rock très brouillon.

10.: Who D’ King
Un titre aux allures de batucada.

PULL THE PIN (The Stereophonics) : Rien de bien nouveau chez les Stereophonics

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pullthepinstereophonicsLes Stereophonics avaient fait une entrée remarquée dans le monde de la musique avec leur premier album Word Gets Around et le single Local Boy in the Photograph, sorti en 1997. Depuis, ils sont quelque peu rentrés dans le rang et aucun de leur tube portant leur signature n’a vraiment tourné en boucle à la radio depuis. Mais comme ce dernier état de fait ne constitue pas vraiment un gage de qualité, dans un sens ou un autre, le mieux était de se plonger dans un de leurs albums récents. Car nos jeunes Gallois n’ont pas chômé, avec 7 albums studio (plus un live et un best of) en 14 ans. C’est donc ce que j’ai fait en écoutant Pull the Pin, sorti en 2007. Pour un résultat relativement mitigé.

Les Stereophonics sont composés d’un chanteur, d’un guitariste, d’un bassiste et d’un batteur. On pourrait donc s’imaginer qu’il s’agit l’un d’un énième groupe de brit’pop comme la perfide Albion en pond tant. Mais ce groupe fait du rock du vrai, même si leur musique comporte quand même quelques accents incontestablement british. Ce n’est pas du hard rock ou du metal, mais à part un titre ou deux, ça fait quand même infiniment plus chauffé les guitare que tous les albums de Blur ou Supergrass réunis. Les Stereophonics restent, malgré les légers reproches que je vais formuler, une réelle valeur sûr de la scène rock britannique.

Mais voilà, l’écoute attentive de Pull the Pin confirme bien que, malgré tout leur talent, les Stereophonics n’ont pas su confirmer les promesses offertes par leur premier album. Tout simplement parce que les deux opus se ressemblent quand même beaucoup. Alors certes, au sein même de ces deux albums, les morceaux sont assez divers, mais on ne sent vraiment pas le groupe sortir d’un univers musical qu’il maîtrise à la perfection, mais qu’ils ont déjà largement exploré. Bref, il y a zéro prise de risque et faire tout une carrière sans en prendre ne mène rarement très très loin.

Pourtant, Pull the Pin n’est pas un mauvais album, loin s’en faut. Certains titres, comme Bank Holiday Monday, My Friends ou Bright Red Star sont vraiment très bons. Mais d’immense tube à l’horizon. Et à l’inverse, l’album recèle aussi des titres très moyens, à l’image de Soldiers Make Good Targets, Stone ou Lady Luck. Le reste est correct, mais sans réel génie et surtout sans aucune nouveauté par rapport à ce qu’ils nous avaient déjà offert précédemment.

Bien sûr, mon jugement est ici largement relatif. Dans l’absolu, Pull the Pin est plutôt bon, quoiqu’inégal. Objectivement, ce n’est pas un chef d’œuvre, mais se situe tout de même dans la rubrique « de qualité » dans un genre où le choix ne manque pas une fois arrivé chez le disquaire… Enfin, s’il existait encore des disquaires, mais c’est un débat qui n’a rien à faire ici. Mais personnellement, je n’ai pas vraiment réussi à me débarrasser de ce sentiment de déception, peut-être un peu sévère. D’autres arriveront sûrement à l’apprécier pleinement.

Pull the Pin constitue donc un album parmi tant d’autres, avec des qualités et quelques défauts aussi. Il n’est pas indispensable à votre discothèque, mais n’y fera pas tâche non plus. Mais si vous ne connaissez pas ce groupe, je vous conseille tout de même vivement de plutôt vous pencher sur Word Gets Around, leur premier album.

Avant de se quitter, faisons le tour des titres de Pull the Pin.

1.: Soldiers Make Good Targets
Un rock quelque peu dissonant et sans relief.

2.: Pass The Buck
Un titre plus pop-rock plus dynamique.

3.: It Means Nothing
Une ballade rock belle et mélancolique.

4.: Bank Holiday Monday
Du rock plus brut et surtout très bon.

5.: Daisy Lane
Une ballade pop, de nouveau sur le ton mélancolique. C’est propre, à défaut d’être réellement émouvant.

6.: Stone
Un rock mélodique, mais qui tire un peu vers la soupe.

7.: My Friends
Un rock où la voix du chanteur est parfaitement mise en valeur.

8.: I Could Lose Ya
Entre brit’rock et rock US.

9.: Bright Red Star
Une ballade très épurée qui permet d’apprécier pleinement la voix du chanteur.

10.: Ladyluck
Un rock plutôt statique et qui manque de puissance.

11.: Crush
Un rock très stylé et très bon, où la voix du chanteur se lâche enfin.

12.: Drowning
Un morceau sombre et un peu plat.

PLANET EARTH (Prince) : Prince n’est pas mort

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planethearthprincePrince est un des noms les plus légendaires de la scène musicale mondiale. Mais les légendes renvoient souvent au passé. Il est vrai qu’il est difficile de citer une seule chanson qu’il ait écrite depuis l’album Diamonds and Pearls, et son tube Cream…, il y a tout juste 20 ans. 20 ans, une paille… Pourtant depuis cette date, l’homme aux multiples pseudonymes a sorti pas moins de 17 albums…Une paille également. Et parmi eux, ce Planet Earth, sorti en 2007.

J’avoue que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre avant d’écouter cet album. Sa réputation d’artiste excentrique, hyper créatif et productif pouvait le conduire vers un peu un peu tout et n’importe quoi. Mais les premières notes m’ont tout de suite montré que Planet Earth est un album tout ce qu’il y a de plus classique et maîtrisé, pour un artiste qui a toujours navigué entre le funk et le rock.

Planet Earth est la création d’un musicien qui maîtrise parfaitement son art. Par contre, on n’y trouve pas l’étincelle de génie, la créativité débridée que l’on pouvait attendre de Prince et sa si longue et si riche carrière. C’est propre, c’est très agréable à écouter, mais rien de véritablement original, de radicalement différent ou d’incontestablement inoubliable. Pas de nouveau Purple Rain qui se cacherait dans cet album relativement passé inaperçu, ni le côté très subversif que sa musique a toujours véhiculé tout au long des années 80 et au début des années 90.

Bon voici, l’avis relatif à la renommé de son interprète. Mais si on raisonne dans l’absolu, Planet Earth est album de qualité. Le son est plutôt rock, avec ici et là les accents funk ou jazz qu’on lui a connu au début de sa carrière. Certains titres tirent même sur la pop. On se situe donc dans un domaine musical où l’offre est surabondante, mais cet album se démarque par des qualités mélodiques assez rares.

En effet, si Planet Earth possède bien une touche lui donnant tout de même une vraie personnalité, c’est pas l’aspect très mélodique des titres, quelque soit leur tonalité générale. Même quand le rythme est plus rock, plus énergique ou dynamique, la ligne mélodique reste très claire. Le piano est souvent très présent, sur lequel vient se poser la voix unique de Prince. Cela contribue néanmoins à l’aspect un peu lisse de cet album, où on aimerait parfois que la maîtrise cède le pas à une créativité débridée.

Planet Earth est un album très homogène. Aucun titre n’est à jeter, même si à l’inverse aucun ne se détache vraiment. Mais cette constance fait au final la différence pour que le plaisir soit réel, à défaut d’enthousiasme compulsif. On se laisse quand même bercer par les belles mélodies et les titres les plus énergiques arrivent à nous faire taper du pied. On ne va pas non plus se laisser contrarier par le fait que Prince soit peut-être désormais simplement un brillant artiste et non plus un pur génie créatif. Certains aimeraient lui arriver à la cheville, même aujourd’hui. Certains qui vendent beaucoup d’album et passent en boucle à la radio…

Planet Earth est donc dans l’absolu un album de qualité, naviguant entre rock et funk. Cependant, il faut peut-être oublier le passé de son auteur pour l’apprécier totalement.

Pour finir, faisons le tour des titres de Planet Earth.

1.: Planet Earth
Accents funk pour cette ballade simple, où la voix de Prince est parfaitement mise en valeur.

2.: Guitar
Un rock jazzy un peu rétro et pas mal du tout.

3.: Somewhere Here On Earth
Une ballade douce et sucrée, pleine de charme.

4.: One U Wanna C
Un rock assez punchy, mais au final très classique.

5.: Future Baby Mama
Ballade plus funky et sensuelle.

6.: Mr Goodnight
Entre funk et rap, très mélodique néanmoins et qui rappelle ce que faisait Prince dans les années 80.

7.: All The Midnights In The World
Ballade douce et sucrée.

8.: Chelsea Rodgers
Funk dynamique, mais qui manque une petite étincelle.

9.: Lion Of Judah
Jazzy et parfaitement maîtrisé, à défaut d’être génial.

10.: Resolution
Titre rock jazzy classique et sympathique.

DONKEY (Casei de Ser Sexy) : Il n’y a pas que la samba au Brésil

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donkeycssLe Brésil nous a offert beaucoup de belles choses au monde. La samba, de merveilleux footballeurs, Lula et Casei de Ser Sexy, généralement plus brièvement appelé CSS. Evidemment, ce dernier n’est sûrement pas son apport le plus connu. C’est sans doute à tort, tant ce groupe électro-rock produit une musique festive et rafraîchissante.

Ce groupe a été fondé en 2003 et originaire de Sao Paulo. Donkey, sorti en 2008, est leur dernier album en date, chanté en anglais, contrairement à leurs premières œuvres. Si vous ne parlez pas Portugais, sachez que Casei de Ser Sexy signifie « Fatigué d’Etre Sexy », un problème auquel il est très difficile de faire face, croyez-moi bien… Enfin je dis ça, aujourd’hui, j’ai un très beau t-shirt Yoda, pas sûr du coup que ce soit le premier qualificatif auquel on pense en me voyant… Bon, je m’égare.

Casei de Ser Sexy mélange rock et électro. Mais si vous êtes comme moi, assez rétif à l’électro, le rock domine largement. En fait, en écoutant Donkey, on se sent quelque peu rajeunir. Cela nous rappelle les années 80, où un groupe de rock se devait de compter dans ses rangs un synthé. Certains y voyaient un sacrilège et une période maudite, mais les gens de mon âge pense forcément à ces années avec un minimum de nostalgie.

Mais Donkey de Casei de Ser Sexy n’est en rien une imitation d’une époque révolue, ne comptant que sur la nostalgie de l’auditeur. Le son est résolument moderne, même si les influences passées se font entendre. Un son très rock donc, aux élans joyeux. Musicalement, on ne sent guère une réelle empreinte de la samba, mais on sent tout de même cette même légèreté et ce sens de la fête. Un vrai sourire au travers de notes !

Donkey présente 11 titres, tous de qualité. L’équilibre entre électro et rock varie d’un morceau à l’autre, mais l’esprit reste toujours le même. Le seul défaut est une certaine homogénéité en termes de sonorités. On n’a pas l’impression d’écouter toujours la même plage, mais tout de même, cela n’est pas plus particulièrement varié. Mais heureusement, le son de CSS est en lui-même assez original pour que ce défaut ne handicape pas trop l’album. Peut-être simplement parce que le chanteur est une chanteuse, et que cela n’est pas si fréquent pour un groupe de rock.

Donkey est donc à conseiller à tous ceux qui aiment la musique qui se situe à la frontière entre des époques et des genres trop bien établis. CSS n’est peut-être pas le groupe le plus génial et révolutionnaire qui soit, mais ils possèdent leur propre personnalité et apporte un peu de fraîcheur dans le monde du rock. Cela prouve aussi qu’il existe de très bons groupes en dehors de l’éternel duo Etats-Unis – Angleterre. Il y a sûrement bien d’autres influences culturelles qui mériteraient d’enrichir ce genre musical.

CSS et leur album Donkey constitue donc une agréable découverte qui apporte fraîcheur et joie, entre rock et électro.

Pour finir, regardons de plus près les titres que l’on trouve sur Donkey.

1.: Jager Yoga
Rock énergique, qui nous rappelle un peu les années 80. Très bon.

2.: Rat Is Dead (Rage)
Un rock beaucoup plus US, mais la voix féminine lui donne un son inhabituel.

3.: Let’s Reggae All Night
Un titre plus électro-pop, un peu rétro, mais toujours très énergique et très bon.

4.: Give Up
Electro-pop très imaginative et très dynamique.

5.: Left Behind
Très pop des années 80. Un peu plus transparent néanmoins.

6.: Beautiful Song
Un son entre rock et pop sucrée et énergique.

7.: How I Became Paranoid
Rock entraînant et rafraîchissant.

8.: Move
Retour aux années 80. Sympa mais sans plus.

9.: I Fly
Très rock, très énergique, très très bon.

10.: Believe Achieve
Electro-pop où la voix fait la différence. Un peu lancinant cependant.

11.: Air Painter
Pop-rock énergique et pas mal du tout pour finir.

LIBERTAD (Velvet Revolver) : Une seconde chance bien saisie

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libertadvelvetrevolverMa magnanimité est légendaire… Bon, je ne sais pas très bien auprès de qui, mais je trouvais que ça sonnait bien pour une introduction ! Bref, l’autre jour, j’ai dit beaucoup de mal de Contraband, le premier album de Velvet Revolver, un groupe formé de plusieurs anciens des Gun’N Roses, dont Slash leur célèbre guitariste. Je ne leur en ai donc pas tenu trop rigueur puisque j’ai écouté Libertad, leur second opus. Et j’ai bien fait car mon opinion à son sujet est beaucoup plus favorable !

A propos de ma critique de Contraband, on m’a fait remarqué que contrairement à ce que j’affirmais, Velvet Revolver ne fait pas du metal, mais du hard rock. Au temps pour moi, même si je n’ai guère saisi la différence profonde. De toute façon, j’ai toujours bien du mal avec les étiquettes musicales et les étiquettes tout court en fait. Par contre, pour Libertad, sorti en 2007, je suis assez sûr de moi en affirmant qu’il s’agit d’un disque de…rock !

En effet, si cet album est bien meilleur, c’est que Velvet Revolver n’y cherche plus à jouer les faux rebelles. On est un ton en-dessous dans les décibels, certains morceaux tirant même carrément vers la pop, c’est pour dire. Mais du coup, on a perdu cette désagréable impression d’un produit pour adolescents en mal de révolte. On est juste face à un album de rock US, assez basique parfois, mais parfaitement exécuté.

Cependant, Libertad contient quelques titres qui rappellent leurs travers précédents, notamment Mary Mary et Can’t Get It Out of My Head. Mais c’est bien tout, car le reste est d’un bien meilleur acabit. Certains titres sont vraiment basiques, notamment She Builds Quick Machines ou For a Brother, ce qui n’est pas forcément négatif. Mais ce coup-ci, certains morceaux explorent des univers plus inattendus. La pop, je l’ai déjà dit, avec She Mine et American Man, deux des meilleurs titres de l’alum. Mais le Velvet Revolver s’attaque aussi à la fusion avec Pills, Demons & Etc. et surtout au folk-country, un morceau très réussi qui conclue l’album, Re-Evolution : Making of Libertad.

Libertad n’est donc pas un grand moment de génie musical, mais s’écoute avec plaisir. On retrouve les qualités de maîtrise déjà présentes dans Contraband. On sent bien que l’on n’a pas n’importe qui derrière les instruments. Ils se servent cette fois de leur talent dans des contextes musicaux plus variés et l’expriment donc plus pleinement. Cependant, on conserve quand même cette légère frustration car, si les progrès sont incontestables, on reste persuadé qu’ils pourraient faire beaucoup mieux que cela, s’ils lâchaient les chevaux de la créativité.

Il faut donc parfois savoir donner une seconde chance. Si Conraband a disparu de ma discothèque aussi sec, ce Libertad l’agrémentera avec joie, à défaut d’enthousiasme.

Avant de se quitter, terminons par un petit tour des titres de cet album.

1.: Let It Roll
Un rock puissant mais maîtrisé, qui constitue un très bon début.

2.: She Mine
Un titre presque pop, mais pas mal du tout.

3.: Get Out the Door
On replonge dans le hard rock, avec un côté Iron Maiden… en mieux.

4.: She Builds Quick Machines
Rock US de base… mais belle base.

5.: The Last Fight
Une ballade rock convaincante.

6.: Pills, Demons & Etc.
Un titre qui tire vers la fusion, pour un résultat pas mal du tout.

7.: American Man
Un rock assez calme, tirant sur la pop, mais excellent.

8.: Mary Mary
Une chanson culcul pour adolescents.

9.: Just Sixteen
Très rock, très énergique, très bon.

10.: Can’t Get It Out of My Head
Une ballade gentillette.

11.: For a Brother
Rock basique, mais plutôt bon.

12.: Spay
Un rock un peu brouillon.

13.: Gravedancer
Un morceau plus acoustique avec un côté Red Hot très sympa.

14.: Re-Evolution: Making of Libertad
Une ballade enjouée folk-country surprenante.

ICKY THUMP (The White Stripes) : Chant du cygne ?

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ickythumpthewhitestripesJe crois bien que j’aime The White Stripes. Les lecteurs de mon avis sur Get Behind Me Satan en sont déjà convaincus. Après que je vous ai parlé de Icky Thump, je pense que plus personne n’aura de doute à ce sujet. De toute façon, ce n’est pas vraiment un scoop, puisque ce n’est pas comme si le groupe ne comptait pas des millions d’adeptes à travers le monde. Il faut dire qu’ils forment définitivement un des groupes les plus imaginatifs de la première décennie du 21ème siècle et chacun de leur album est un vrai petit bijou.

Icky Thump est sorti en 2007 et reste à ce jour leur dernier album en date. Et peut-être le dernier tout court, puisque le groupe a annoncé sa séparation tout récemment. Mais bon, il y a des nouvelles que l’on essaye d’oublier et on se dit qu’aucune erreur n’est irréparable. Surtout que les membres du groupe ne seront pas nombreux à convaincre, puisque The White Stripes est un duo. Espérons donc que Jack et Meg White revienne sur cette funeste erreur.

En attendant, Icky Thump pourra rester dans les mémoires comme leur chant du cygne, tant cet album regorge de qualités. Certes, tous les albums du groupe sont de cet acabit, mais celui-là frôle la perfection. Tous les titres constituent de vrais moments de bonheur musical, emplis de l’énergie et de la créativité qui ont toujours caractérisé ce groupe. Chaque plage renouvelle le bonheur de les entendre nous livrer une nouvelle création.

On peut reprocher éventuellement à Icky Thump de ne pas recéler un titre phare, un tube inoubliable. Cela n’est pas complètement faux, mais on ne peut pas non plus écrire Seven Nation Army à chaque fois. Mais si rien ne se détache vraiment, c’est aussi que le niveau moyen est tellement élevé qu’aller plus haut tiendrait du miracle. The White Stripes en est capable, mais il serait bien sévère de leur reprocher de ne pas en avoir accompli un cette fois-ci.

Icky Thump constitue donc un pur moment de rock et de créativité bruts. Beaucoup de titres sont ancrés dans au cœur de la tradition du rock US. Mais un rock US totalement réinventé et passé à la moulinette du génie de The White Stripes. Il en ressort un son à la fois familier, mais totalement original et inimitable. Après, la voix de Jack White fait le reste pour rendre chaque chanson véritablement unique et puissante.

Mais The White Stripes sait aussi nous surprendre totalement avec des sonorités totalement inattendues. On notera notamment un passage aux sonorités celtiques (les titres Prickly Thom But Sweetly Worn et St Andrew) et un très beau morceau de pure folk (Effect and Cause) qui achève magnifiquement un album qui doit figurer dans toute discographie rock digne de ce nom. En fait, tous les albums de ce groupe doivent y prendre place !

Au final, Icky Thump est trop bon pour que le groupe s’arrête là ! En attendant, que le duo reprenne ses esprits, on pourra sans jamais se lasser se repasser Icky Thump encore et encore… et espérer !

Avant d’en finir, faisons le tour des titres qui font de cet album un petit chef d’œuvre.

1.: Icky Thump
Un son rock dur, puissant, imaginatif et surtout génial.

2.: You Don’t Know What Love Is (You Just Do What You’re Told)
Le principal single de l’album, entraînant, aux sonorités plus country, mais toujours excellent.

3.: 300 MPH Torrential Outpour Blues
Une ballade où la voix de Jack White est tout simplement parfaite.

4.: Conquest
Sonne comme la musique d’un western… Mais un putain de bon western !

5.: Bone Broke
On revient aux sources du rock US et c’est bon !

6.: Prickly Thorn But Sweetly Worn
Accents irlandais et celtiques pour un titre surprenant.

7.: St Andrew (The Battle Is In The Air)
Petit intermède sur le même ton celtique.

8.: Little Cream Soda
Un morceau qui tire sur le metal, mais la voix rend le son vraiment unique.

9.: Rag And Bone
Un rock énergique et innovant. Du pur The White Stripes !

10.: I’m Slowly Turning Into You
La voix est ici particulièrement mise en avant et Jack White la maîtrise à la perfection.

11.: Martyr For My Love For You
Calme et sombre, mais toujours aussi prenant.

12.: Catch Hell Blues
Un titre plus brouillon, moins maîtrisé, mais on ne leur en voudra pas trop.

13.: Effect And Clause
Un morceau country-folk enjoué et génial pour finir.

CONTRABAND (Velvet Revolver) : Metal édulcoré

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contrabandvelvetrevolverLorsque j’étais adolescent, j’avais un grand poster des Guns N’ Roses dans ma chambre et j’ai écouté des dizaines et des dizaines de fois Appetite For Destruction…en K7 audio… Et oui, autre temps, autres mœurs… Et puis, j’ai grandi (un peu) et j’ai commencé à ne plus aimer du tout. Lorsque j’en écoute aujourd’hui, à part les quelques singles, je continue de trouver ça vraiment pas terrible. J’ai pourtant beaucoup apprécié des albums récents de Metallica ou AC/DC et je me dis que je ne suis pas totalement hermétique à ce genre musical. Mais comme je suis un homme magnanime, j’ai décidé de laisser sa chance au groupe Velvet Revolver et leur album Contraband.

Quel est donc le rapport entre les Guns N’Roses et Velvet Revolver ? Tout simplement, ce dernier groupe a été fondé par Slash, Duff McKagan et Matt Sorum, soit trois anciens membres des Guns N’Roses. En gros, ils ont remplacé Axl Rose, et son ego surdimensionné, par un nouveau chanteur, Scott Weilland pour être précis, et le tour est joué ! Sauf que pour moi, le niveau n’est pas vraiment relevé.

Pourtant Contraband commence plutôt bien. Les trois premiers titres se tiennent et font espérer un album agréable et varié. Mais c’est après que ça se gâte. En effet, le reste ressemble souvent à du Linkin Park, ou pire à du Bon Jovi… Bon ok, on a droit d’aimer les deux, j’avoue plutôt apprécier le second, même si je ne me vante que rarement en société. Disons simplement que l’on pouvait attendre autre chose d’un groupe où figure une légende du rock US comme Slash.

En fait, Contraband est un peu la partition entre deux chaises. D’un côté, il se veut un album de metal, avec les gros riffs de guitare qui vont bien. Mais de l’autre, ça sent quand même le produit quelque peu édulcoré, qui pourra séduire les adolescents rebelles… mais pas trop non plus ! Bref, ce n’est pas super imaginatif, en rien original et donc au final inintéressant et décevant.

Pour ne pas être totalement négatif, on admettra volontiers que l’on sent bien que Contraband n’est pas interprété par des musiciens n’ayant jamais joué leurs morceaux ailleurs que dans leur garage. Il y a une vraie maîtrise technique, peut-être même trop du coup, qui ne s’invente et n’est pas à la porte de n’importe qui. La voix aussi Scott Weilland a aussi la bonne idée d’être un minimum articulée, ce qui n’est pas toujours le cas, que les fans du genre me pardonnent, le cas des chanteurs de metal, qui donne trop souvent l’impression de manger leur micro. Mais toutes ces qualités sont mises en œuvre pour nous livrer des titres convenus et sans grand relief. C’est vraiment dommage, car tout ce petit monde a sûrement bien plus à nous proposer.

Par contre, à mon avis, en concert, Velvet Revolver peut valoir le coup. Le dernier titre de l’album, enregistré en live le prouve. Les qualités de maîtrise y sont toujours présentes, mais cette fois le groupe semple se lâcher pour de bon et le résultat est tout de suite bien meilleur, moins lisse et fait un minimum frissonner de plaisir. Mais bon, cela ne fait que confirmer que le potentiel de ce groupe est sous-exploité dans Contraband.

Velvet Revolver et leur album Contraband ne m’a donc pas vraiment envie de renouer avec les Guns N’Roses et leurs héritiers. Dommage, cela m’aurait considérablement rajeuni. Et dieu sait, si j’en ai chaque jour un peu plus besoin…

Pour finir, faisons le tour des titres que l’on trouve sur cet album.

1.: Sucker Train Blues
Très bon rock, particulièrement énergique.

2.: Do It For The Kids
On entre au cœur du metal US.

3.: Big Machine
Un titre nettement plus calme, mais de qualité.

4.: Illegal I Song
On dirait du Linkin Park… et ce n’est pas un compliment.

5.: Spectacle
Du metal qui ressemble un peu à de la soupe.

6.: Fall To Pieces
Ballade ultra classique et sans grand intérêt.

7.: Headspace
Rock US qui tâche, sans grande originalité.

8.: Superhuman
Un morceau assez lancinant.

9.: Set Me Free
Plus énergique et tout de suite, c’est meilleur.

10.: You Got No Right
Ballade rock propre et bien posée.

11.: Slither
Titre rock qui sonne comme du mauvais Bon Jovi (c’est dire!)

12.: Dirty Little Thing
Titre très rock qui ressemble presque à quelque chose.

13.: Loving The Alien
Ballade pour adolescents. Joli mais sans âme.

14.: Bodies (live/bonus track)
Le groupe se lâche enfin et nous laisse bien des regrets !