Voir son nom former un adjectif est une des plus grande forme de consécration qui soit pour un artiste. Bon, ce n’est pas toujours très flatteur, comme pour le terme machiavélique, mais tout de même shakespearien ou cornélien sont des termes qui font honneur aux auteurs dont ils sont issus. Chabrolien n’est pas encore dans le dictionnaire, mais l’affiche d’Irréprochable fait clairement référence au cinéma de Claude Chabrol qui a suffisamment marqué le cinéma français pour définir un genre cinématographique à part entière. Mais voilà n’est pas Claude Chabrol qui veut.
L’inspiration est claire, mais le talent pas tout à fait le même. Non dans la réalisation ou l’interprétation. Sébastien Marnier parvient à créer une vraie tension narrative tout au long du film. C’est d’ailleurs ce qui sauve le film, ce léger malaise que l’on ressent tout du long face à ce personnage incroyablement ambigu. Un personnage remarquablement interprété par Marina Foïs qui prouve une nouvelle fois qu’elle est vraiment à l’aise dans tous les registres. Le film doit beaucoup à son talent.
Malheureusement, toutes ces qualités s’expriment à travers un scénario dont le dénouement est assez évident. Irréprochable est très linéaire et on ne doute pas une seconde de là où il va nous mener. Il n’y a pas vraiment de rebondissements, plutôt les pièces d’un puzzle qui se mettent en place les unes après les autres, sans jamais vraiment nous surprendre. C’est la limite de ce film formellement réussi, mais qui laisse un peu trop froid pour être vraiment marquant.
LA NOTE : 11/20
Fiche technique :
Réalisation : Sébastien Marnier
Scénario : Sébastien Marnier
Musique : Zombie Zombie, Pascal Mayer et Steve Bouyer
Montage : Laurence Bawedin
Photographie : Laurent Brunet
Décors : Mathieu Menut
Costumes : Marité Coutard
Producteur : Caroline Bonmarchand
Production : Avenue B Productions
Durée : 103 minutes
Casting :
Marina Foïs : Constance
Jérémie Elkaïm : Philippe
Joséphine Japy : Audrey
Benjamin Biolay : Gilles
Jean-Luc Vincent : Alain
Jeanne Rosa : Nathalie
Véronique Ruggia Saura : l’avocate

En effet, Tarzan est un film d’aventures distrayant et assez bien foutu. Il mise avant tout sur le spectaculaire des décors et des scènes d’action plutôt bien troussées, les personnages restant tout de même assez basiques. Voir Alexander Skarsgard sur grand écran fera plaisir aux fans de True Blood, mais il faut bien avouer que son jeu est beaucoup plus limité que la musculature de son torse. Bref, le film est rempli de limites, n’est peut-être pas à la hauteur du mythe, mais constitue un divertissement estival qui en vaut bien d’autres.

Globalement, l’Outsider reste tout de même globalement réussi. Les acteurs sont assez impliqués pour crédibiliser leurs personnages. Le scénario est assez bien écrit pour créer une tension qui prémunit le spectateur de l’ennui. En fait, on regretterai presque le film ne soit pas une pure fiction comme Margin Call pour s’affranchir totalement du respect des faits tels qu’ils se sont déroulés pour nous proposer une histoire réellement passionnante. A défaut, le film reste un peu entre deux, mais entre deux parties tout de même assez réussies.

Mais L’Age de Glace : les Lois de l’Univers ne se résume pas à cet aspect-là. L’histoire principale est elle aussi particulièrement réjouissante. Nous ne sommes pas là devant un vrai chef d’œuvre, mais au moins elle ne m’a pas laissé sur la même impression mitigée que pour les autres volets. C’est drôle, rythmé, propose quelques jolies surprises. Bref, on ne s’ennuie pas une seconde, petits comme grands. Et c’est bien tout ce que l’on demande à ce genre de film !
Le grand intérêt de Love and Friendship est d’aborder les sujets avec beaucoup de subtilité et sans parti pris. En effet, personne n’est tout à fait une victime, ni tout à fait un coupable. Certes, il évoque largement la situation difficile des femmes seules à cette époque, mais sans pour autant oublier de souligner le comportement parfois vénal de certaines. Bref, un vrai portrait social où tout le monde en prend pour son grade. Une vision lucide, pleine de mordant et d’ironie sur l’hypocrisie de ce qui s’apparente beaucoup plus à des postures qu’à une réelle moralité. On appréciera également en passant les très jolis costumes qui font oublier le manque de moyen évident qui a présidé à l’élaboration des décors.

Au-delà de son scénario, The Strangers est un film intense, impeccablement réalisé et parfaitement interprété. On saluera notamment la performance de la jeune Kim Hwan-hee, le genre de performance qui doit marquer à un si jeune âge et qu’on n’aimerait pas voir réalisé par se propre fille. Globalement, la maîtrise dont fait preuve Na Hong-jin tient de la virtuosité. Il nous avait déjà scotché à notre fauteuil en 2008 avec The Chaser, mais il signe là un film d’une dimension supplémentaire. La Corée nous livre chaque année au moins un petit chef d’œuvre. Celui de 2016 sera une très grande cuvée.
L’Effet Aquatique constitue surtout la révélation sur grand écran de Florence Loiret-Caille, que l’on a connu tout d’abord sur petit écran dans le Bureau des Légendes. Elle confirme ici tout son potentiel dans ce très beau rôle qu’elle interprète avec justesse et subtilité. A ses côtés, Samir Guesmi est dans un registre qu’on lui connaît, avec sa grande silhouette et son air toujours un peu détaché. Il forme un couple à la fois improbable et évident. En tout cas, ils arrivent à nous faire croire à cette histoire et c’est souvient bien ce que l’on demande à une comédie romantique. Autour d’eux, fourmillent une foule de seconds rôles, souvent burlesques, interprétés aussi bien par des acteurs français qu’islandais. Ils participent tous au charme particulier de ce film touchant et particulièrement sympathique.
Commentaires récents