
Deepwater allie donc un peu de fond avec des aspects avant tout spectaculaires. On ne sait pas bien à quel point les événements sont récréés de manière fidèle à la réalité, mais le spectateur en pour son argent. Le film renoue vraiment avec tous les codes du genre, aussi bien niveau personnages que dans la construction du récit. Mais il le fait avec beaucoup de talent et des moyens suffisants pour que l’on y croit, même dans les moments les plus dantesques. Le genre a été assez longtemps délaissés pour que l’on pardonne aisément ce manque d’innovation. Au contraire, on prend un vrai plaisir à revoir ce genre de film avec les moyens techniques et visuels actuels.

Captain Fantastic doit beaucoup à sa galerie de personnages. Et évidemment beaucoup aux comédiens qui les interprètent, au premier rang duquel le toujours formidable Viggo Mortensen. Son charisme fait beaucoup pour la crédibilité du film. Mais c’est tout le casting qui donne vie aux enfants de son personnage qui est à saluer. L’attachement est immédiat et permet à l’émotion de se transmettre. Le tout donne vie à une histoire assez bien construite pour ne jamais suivre exactement le chemin où on pensait qu’elle allait nous mener. Une histoire belle et profonde à côté de laquelle il serait dommage de passer.
LES NOTES :
DEEPWATER : 14/20
CAPTAIN FANTASTIC : 14/20
DEEPWATER :
Fiche technique :
Réalisation : Peter Berg
Scénario : Matthew Michael Carnahan et Matthew Sand, d’après une histoire de Matthew Sand et un article de David Rohde et Stephanie Saul paru dans The New York Times
Direction artistique : Chris Seagers
Décors : Victor J. Zolfo
Costumes : Kasia Walicka-Maimone
Photographie : Enrique Chediak
Montage : Colby Parker Jr.
Musique : Steve Jablonsky
Effets spéciaux : Industrial Light & Magic
Production : Lorenzo di Bonaventura, Mark Vahradian, et David Womark
Producteurs délégués : Jonathan King, Jeff Skoll et Mark Wahlberg
Durée : 107 minutes
Casting :
Mark Wahlberg : Mike Williams
Kurt Russell : Jimmy « Monsieur Jimmy » Harrell
Dylan O’Brien : Caleb Holloway
Gina Rodriguez : Andrea Fleytas
Kate Hudson : Felicia Williams, la femme de Mike
John Malkovich : Donald Vidrine
Ethan Suplee : Jason Anderson
J. D. Evermore : Dewey Revette
Peter Berg : M. Skip
CAPTAIN FANTASTIC :
Fiche technique :
Production : Electric City, ShivHans Pictures
Réalisation : Matt Ross
Scénario : Matt Ross
Montage : Joseph Krings
Photo : Stéphane Fontaine
Décors : Russell Barnes
Distribution : Mars distribution
Musique : Alex Sommers
Durée : 118 min
Casting :
Viggo Mortensen : Ben
George MacKay : Bodevan
Samantha Isler : Kielyr
Annalise Basso : Vespyr
Nicholas Hamilton : Rellian
Steve Zahn : Dave
Frank Langela : Jack
Kathryn Hahn : Harper

On largue les amarres avec L’Odyssée, biopic consacré au Commandant Cousteau. Le film est factuellement intéressant pour ceux qui s’intéressent à la vie de cet homme qui a marqué plusieurs générations. On en apprend beaucoup. Mais le film aurait mérité plus que cela. Un supplément d’émotion, une plongée un peu plus profonde dans les ressorts psychologiques des personnages auraient pu donner une toute autre dimension à ce film. Par contre, les moyens ont été mis dans les décors, les costumes et les reconstitutions. Dommage que tout ça n’ait pas été accompagné pas une narration moins poussive. Lambert Wilson est par contre parfait.
On termine par Brice 3. Evidemment, je n’espérais pas un chef d’œuvre. Mais tout de même, le premier volet avait constitué plutôt une bonne surprise. Cette suite manque terriblement de souffle. Passons sur les scénario qui ne constitue qu’un prétexte pour un enchaînement de gags et de répliques supposées drôles. Certes, on rit. On rit même quelques fois aux éclats. Mais trop peu fréquemment pour que cette comédie vaille vraiment le coup d’être vue. Il n’y a pas le matériel pour faire un long métrage, alors tout s’étire et pousse Jean Dujardin à un cabotinage parfois sympathique mais horripilant à la longue. Les rares bonnes idées sont donc noyés dans un océans de médiocrité, sur lequel on n’a pas envie de surfer bien longtemps.

Le Ciel Attendra se situe à un tout autre endroit dans le spectre cinématographique. Il nous plonge dans les mécanismes qui conduisent des jeunes filles de bonne famille à sombrer sous l’influence totale de radicaux islamistes qui les manipulent. Un sujet d’actualité donc, mais traité avec assez d’intelligence pour nous faire ouvrir les yeux sur une réalité passablement effrayante, tout en gardant une petite part d’optimisme néanmoins.
On poursuit avec Hot Wave, troisième album du groupe The Lanskies, originaire de… Saint-Lô, comme son nom ne l’indique pas. Un album qui propose un mélange de rock énergique et direct avec une pop plus sucré, aux accents parfois légèrement électro. En tout cas le résultat est solide, souvent entraînant. La qualité est constante, mais cela manque tout de même d’un vrai tube pour être définitivement marquant. On écoutera cependant avec une oreille plus attentive le titre Romeo, qui est vraiment représentatif de leur style.
On termine avec un chanteur américain de 75 ans, David Crosby, mais dont j’ai découvert l’univers avec son album Croz. Une découverte qui ne me marquera pas plus que cela, car si sa musique est douce mélodieux, sa voix est assez plate. Certes, cela coule tout seul aux oreilles, mais cela ne retient guère l’attention. C’est propre, artistiquement maîtrisé, mais certainement pas d’un intérêt démesuré.
Retrouvaille aussi avec un personnage particulièrement attachant. Bridget Jones Baby nous permet de passer un nouveau bon moment avec notre célibataire désespérée préférée. Pourtant, vu le caractère particulièrement décevant du deuxième volet, on pouvait craindre le pire pour le troisième. Heureusement pour nous, Sharon Maguire retrouve l’esprit du permier volet… peut-être tout simplement parce que c’était déjà elle qui l’avait réalisé. Un retour aux sources salutaire donc.
On enchaîne avec une petite pépite. Kubo et l’Armure Magique restera peut-être le meilleur film d’animation de cette année 2016. Une grande aventure enfantine, mais pas que. Il y a de l’action, des sentiments, de l’humour, des personnages très réussis et attachants. Que de bonne choses qui prennent vie grâce à une animation sublime, qui mêle différentes techniques. Principalement filmé en stop-motion, il s’en dégage un sens de l’esthétisme et une chaleur inaccessible au pur numérique. Le tout est soutenu par un casting voix assez incroyable : Charlize Theron, Ralph Fiennes, Rooney Mara et Matthew McConaughey, rien que ça ! Bref, pour petits et grands et à consommer sans modération.
On termine par Brooklyn Village, film aux sujets multiples, mais dont aucun ne m’a vraiment passionné. Que ce soit l’adolescence ou les conséquences de la gentrification de certains quartiers, les thèmes sont abordés avec intelligence, mais ne provoque qu’un intérêt poli. Les moments d’émotion émeuvent, mais pas plus que ça. Bref, ce n’est ni mauvais, ni raté, mais guère emballant. Cela fait beaucoup de mais pour une seule critique. Un peu trop pour être celle d’un grand film.

Victoria reste donc à ce jour le grand rôle de la carrière de Virginie Efira. Elle garde naturellement son charme particulier de « girl next door mais pas tout à fait ». Mais cette fois, elle joue vraiment la comédie et offre une palette de registres qu’on le lui connaissait pas forcément. Ceci prouve encore une fois qu’il y a au fond peu de mauvais acteurs, plutôt beaucoup de réalisateurs incapables de les diriger correctement. Tout le casting est brillant. Je dois encore une fois dire du bien de Vincent Lacoste. Il continue de m’horripiler toujours un petit peu, mais j’avoue que son immense talent de comédien commence à avoir raison de mes réticences totalement subjectives. Une jolie histoire donc. Pas que jolie d’ailleurs, mais au moins qui méritait d’être racontée.
On enchaîne avec Laura Mvula, une artiste britannique et son album Sing to the Moon. Un album dont j’attendais beaucoup car j’ai eu un grand mal à me le procurer. Mais très vite la déception a dominé avec une ouverture quelque peu lancinante. Le reste n’est pas inintéressant, mais jamais vraiment emballant. On lui reconnaît une réelle maîtrise, un vrai travail sur les sonorités mais sa voix n’en demeure pas moins pas particulièrement intéressante. De plus, on se situe toujours sur le même registre.
On termine avec Beck, un artiste dont j’aurais vraiment adoré le premier single, Loser, un titre culte de mon adolescence. Mais aussi un artiste dont les albums complets m’ont toujours amèrement déçu. Malheureusement, Morning Phase n’échappera pas la règle. Il débute par un titre doux, un peu éthéré, avec un léger écho… mais qui sonne un peu comme de la soupe. La maîtrise artistique est incontestable, la voix posée. Cependant, le résultat est un peu chiant et pas original du tout. Tout l’album reste sur un registre constant, sans réelle créativité. Bref, c’est très plat, à l’exception de Country Down, une jolie ballade.
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