


LES NOTES :
INFILTRATOR : 13/20
COMANCHERIA : 14/20
WAR DOGS : 12,5/20



LES NOTES :
INFILTRATOR : 13/20
COMANCHERIA : 14/20
WAR DOGS : 12,5/20

L’Oeuvre de Dieu, la Part du Diable est un avant un roman de personnages. Ceux de romans ne sont pas de ceux qu’on a l’habitude de croiser. Les premiers chapitres s’efforcent de nous les présenter de manière assez précise et il est vrai que le lecteur est alors quelque peu décontenancé. Quel chemin va-t-on bien pouvoir faire avec ces protagonistes ? L’interrogation est certes quelque peu inquiète, mais aussi pleine de promesses, car il s’agit bien d’une vraie question. Nul ne peut deviner à l’avance où l’auteur à l’intention de nous emmener.
Je mentirai si je disais que ce chemin littéraire est au final le plus inoubliable que j’ai eu l’occasion de parcourir. Mais L’Oeuvre de Dieu, la Part du Diable fait tout de même partie de ces romans assez uniques pour être inoubliables. Cela ne les exonère pas de faiblesses. Ce roman en possède quelques unes notamment un dénouement qui n’a pas la forcé que l’on aurait espérer. Mais reste la plume d’un grand auteur qui nous ne facilite pas toujours la tâche, mais récompense nos efforts pas un style unique et une histoire qui ne l’est pas moins.

La force de ce film et tout le talent qui transpire de chaque image doit nous faire oublier toutes les polémiques autour de la personnalité de sa réalisatrice et de ses prises de position. Elle nous offre une histoire forte avec des personnages particulièrement marquants. L’histoire se rapproche il est vrai de celle de Bande de Filles. Mais son impact se situe plusieurs crans au-dessus de celui du film, par ailleurs très réussi, de Céline Sciamma. Divines fait sourire parfois, nous fait trembler aussi, mais au final nous bouleverse. Le scénario nous fait passer d’une émotion à l’autre constamment, comme si chaque moment léger était forcément rattrapé par une réalité incroyablement lourde. Beaucoup d’intelligence dans l’écriture, mélangée à une émotion brute et forte, donne un mélange détonnant.

LA NOTE : 17/20
Fiche technique :
Réalisation : Uda Benyamina
Scénario : Uda Benyamina, Romain Compingt, Malik Rumeau
Adaptation et dialogues : Romain Compingt et Uda Benyamina
Photographie : Julien Poupard
Décors : Marion Burger
Montage: Vincent Tricon et Loïc Lallemand
Mixage Son: Samuel Aichoun
Production : Marc-Benoît Créancier (Easy Tiger)
Musique originale : Demusmaker
Casting :
Oulaya Amamra : Dounia
Déborah Lukumuena : Maimouna
Jisca Kalvanda : Rebecca
Kevin Mischel : Djigui
Yasin Houicha : Samir
Madjouline Idrissi : Myriam
Mounir Margoum : Cassandra
Farid Larbi : Reda

Pourtant, le film de zombies apparaît un genre plus éculé que jamais. The Walking Dead semble avoir fini de banaliser cette thématique. Dernier Train pour Busan montre qu’il y a encore bien des situations à imaginer pour ravir un spectateur finalement pas encore blasé. Après, l’idée n’est pas non plus totalement révolutionnaire, des zombies dans un train, mais elle n’en restait pas moins inédite. Mais c’est surtout la réalisation qui permet à ce film d’être vraiment marquant.

LA NOTE : 15/20
Fiche technique :
Production : Red Peter Films
Réalisation : Sang-ho Yeon
Scénario : Sang-ho Yeon
Photo : Lee Hyung-deok
Décors : Lee Mok-won
Distribution : ARP Sélection
Effets spéciaux : Demolition
Durée : 118 min
Casting :
Gong Yoo : Seok-woo
Kim Su-an : Su-an
Jung Yu-mi : Sung-kyung
Ma Dong-seok : Sang-Hwa
Choi Woo-sik : Young-guk
An So-hee : Jin Hee

On enchaîne avec Toni Ederman un film allemand de près de trois heures, dont certains affirment qu’il aurait du recevoir la Palme d’Or. Je ne pense pas avoir vu le même film qu’eux tant il s’assimile à un long moment de solitude. Solitude face à des personnages vis-à-vis desquels on a bien du mal à ressentir la moindre empathie, tant ils sont antipathiques. Entre la fille dépressive parce qu’elle travaille dans un cabinet de conseil qui l’envoie vivre en Roumanie et à qui on a envie de dire « c’est ton choix, vu ton diplôme, tu peux a priori faire autre chose » et son père qui est tout simplement insupportable et qui nous fait dire « avec un père comme ça, moi aussi je serai dépressif », il n’y a pas grand chose à sauver ce long désastre sans grand intérêt.

Réunir à nouveau le réalisateur Pascal Chaumeil et Romain Duris à l’écran, après l’immense réussite de l’Arnacoeur, était particulièrement prometteur. Surtout avec un scénario signé Michel Blanc. Un Petit Boulot est effectivement convaincant, éminemment distrayant, sans pour autant atteindre des sommets. Une comédie sympathique, sans grande prétention, où tout le monde cabotine gentiment. Ca permet de passer un bon moment un soir de pluie, mais n’a pas l’épaisseur suffisante pour prétendre au titre de film culte.

LES NOTES :
ELVIS & NIXON : 13/20
TONI EDERMAN : 06/20
LE FILS DE JEAN : 13/20
UN PETIT BOULOT : 12,5/20
FRANTZ : 12/20

Commençons par les films pas vraiment bons, mais même pas assez mauvais pour être vraiment remarquables. Bref les productions les plus inutiles à savoir Jason Bourne et Star Trek : Sans Limites. Deux films qui nous proposent quelques moments d’action certes distrayants, mais noyés au milieu d’un grand vide. Aucune imagination, aucun renouveau, aucun nouvel élément ou personnage marquant. Bref, deux archétypes de l’exploitation éhontée de franchise à succès. Certes, le spectateur est toujours heureux de retrouver les protagonistes, mais les scénaristes n’ont tellement rien à apporter de marquant qu’on aurait largement préféré qu’ils s’abstiennent.

On enchaîne avec deux blockbusters qui tiennent au final plus de la série B. Elles souffrent toutes les deux du même mal que le film précédent, mais à des degrés précédents. Nerve commence de manière sympathique et on entre volontiers dans cette histoire. Mais le propos s’essouffle très vite, enchaînant les idées convenues avant un grand final qui tourne au grand n’importe quoi. Instinct de Survie – The Shallows ne déçoit que par l’ultime dénouement. Malheureusement, tout le film est fait pour nous amener à ce moment et on est forcément du coup globalement un peu déçu.

Mais que dire du grand raté de cet été cinématographique ! Suicide Squad aurait du être le blockbuster de l’été, que dis-je de l’année ! Il y avait tout pour nous livrer une œuvre subversive à l’humour noir. Là aussi, la bande-annonce laissait entrevoir le meilleur. Le résultat final est terriblement édulcoré, avec un dénouement qui sentirait presque la guimauve. On a du mal à croire à un tel gâchis, tant il y avait matière à faire infiniment mieux. La peur du politiquement trop incorrect laisse le film même pas au milieu du gué, mais à quelques centimètres du bord. Et du mauvais bord !

LES NOTES :
JASON BOURNE : 08/20
STAR TREK : SANS LIMITES : 09,5/20
INSAISISSABLES 2 : 09/20
NERVE : 06/20
INSTINCT DE SURVIE – THE SHALLOWS : 11,5/20
COMME DES BETES : 11,5/20
SUICIDE SQUAD : 07/20
SOS FANTOMES : 13/20

Et pourtant, j’ai cru pendant une bonne heure que j’allais être pris totalement à défaut et agréablement surpris. Non que le début de Independence Day 2 soit celle d’un chef d’oeuvre potentiel, mais ça se tient et ça évite pas mal de travers auquel Roland Emmerich nous a habitué. On se dit alors qu’on va juste assisté à un divertissement quelque peu médiocre, mais pas désagréable. Mais ceci n’est qu’illusion, puisque mon grand ami avait réservé le meilleur (ou le pire) de lui même pour la fin. Le moins que l’on puisse dire, c’est qu’il n’y est pas allé de main morte. Car ce n’est pas un, ce n’est pas deux, mais bien trois Présidents (ou ex-Présidents ne chipotons pas) des Etats-Unis qui mettent la main à la pâte pour combattre en première ligne les méchants vilains aliens et ainsi sauver l’humanité, si ce n’est, cette fois, l’univers tout entier. A ce niveau, on pourrait y voir presque de l’audace, mais cela rend juste le film totalement insupportable, surtout que rien par ailleurs ne donne envie de s’enthousiasmer.

LA NOTE : 5/20
Fiche technique :
Production : Centropolis Entertainment, TSG Entertainment, Electric Entertainment, Stereo D
Distribution : 20th Century Fox
Réalisation : Roland Emmerich
Scénario : Roland Emmerich, Carter Blanchard, Dean Devlin
Montage : Adam Wolfe
Photo : Markus Förderer
Décors : Barry Chusid
Musique : Harald Kloser, Thomas Wanker
Durée : 121 min
Casting :
Judd Hirsch : Julius Levinson
Sela Ward : la Présidente des États-Unis Elizabeth Lanford
Vivica A. Fox : Jasmine Dubrow
Charlotte Gainsbourg : Dr. Catherine Marceaux
Maika Monroe : Patricia Whitmore
Jessie Usher : Dylan Dubrow
Liam Hemsworth : Jake Morrison
Travis Tope : Charlie

Si on commence par le négatif, on peut regretter que la Désirade tourne le dos défintivement à ce qui avait fait tout le charme de la Lumière du Matin, le premier volet de la tétralogie. En effet, ce dernier mêlait de manière très dynamique la destinée des personnages avec les grands événements du 19ème siècle. Ce mélange a peu à peu disparu pour laisser place à un récit beaucoup plus classique, pas forcément inintéressant mais qui perdait là sa réelle plus-value. Dans ce dernier volet, l’aspect historique est devenu totalement anecdotique et c’est bien dommage.
Mais en apportant du sang neuf et nous présentant une nouvelle génération de cette longue saga familiale, la Désirade parvient à relancer le récit avant de le conclure. Cela provoque un vrai regain d’intérêt car les nouveaux arrivants sont beaucoup plus réussis que la génération qui a précédé. Certes, le dénouement est un poil décevant, nous emmenant dans des bons sentiments quelque peu prévisibles, mais on reste quand même globalement sur une note positive pour achever cette tétralogie.

Le BGG – Le Bon Gros Géant ne parvient jamais vraiment à nous entraîner dans un récit qui incite pourtant au rêve et parle à notre imaginaire. Faute de rythme, d’épaisseur du propos ou de vrai souffle épique. Si la première moitié pourrait presque apparaître comme prometteuse, le film rate totalement un tournant crucial du scénario. Le début de dynamique est totalement cassé par une beaucoup trop longue séquence lourdingue et interminable. Cela nous amène vers un dénouement qui ne nous fait pas vibrer, faute de plus d’avoir ressenti un attachement fort envers les personnages.

LA NOTE : 11/20
Fiche technique :
Production : Amblin Entertainment, Walt Disney Pictures, Walden Media, Reliance Entertainment, The Kennedy/Marshall Company
Réalisation : Steven Spielberg
Scénario : Melissa Mathison, d’après le roman de Roald Dahl
Montage : Michael Kahn
Photo : Janusz Kaminski
Décors : Rick Carter
Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures France
Musique : John Williams
Costumes: Joanna Johnston
Durée : 115 min
Casting :
Mark Rylance : Le bon gros géant
Ruby Barnhill : Sophie
Rebecca Hall : Mary
Penelope Wilton : La Reine
Bill Hader : Bloodbottler
Rafe Spall : L’intendant de la Reine

Nice Baie d’Aisance met l’accent sur les émotions du détective aux longs bras (d’où son surnom). Il est moins cynique, moins drôle peut-être du coup, mais plus touchant, plus attachant, plus humain. L’intrigue policière constitue plus un prétexte qu’autre chose pour mettre en lumière les pensées et les sentiments du Poulpe. Cela ne donne pas un récit passionnant, mais un récit que l’on a beaucoup de plaisir à lire quand on apprécie déjà par ailleurs cet univers.
De plus, Nice Baie d’Aisance est plutôt bien écrit. Les Poulpe sont souvent écrits par des auteurs venus du journalisme. Ici, on sent un style plus littéraire et, pour tout dire, nettement plus agréable que d’habitude. Cela renforce la singularité de cet épisode plaisant et réussi. Moins axé sur l’humour, moins exotique, mais plus subtil et qui laisse plus de place à l’humain.
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