
10 Cloverfield Lane repose aussi énormément sur le talent, le charisme et la présence inquiétante de John Goodman. Il n’a pas son pareil pour donner vie à des personnages paranoïaques, flirtant de manière ambiguë avec la folie. On retrouve ici quelque peu le rôle qu’il jouait dans The Big Lebowski, mais… Ah non, je dois rien dire sous peine de trahir quelque peu certains surprises que nous réserve ce film. En tout cas, ce dernier vaut le coup rien que pour ce numéro d’acteur assez époustouflant et qui ne doit pas non plus nous faire oublier Mary Elizabeth Winstead et John Gallagher Jr largement au niveau.

LA NOTE : 14/20
Fiche technique :
Réalisation : Dan Trachtenberg
Scénario : Josh Campbell, Matthew Stuecken et Damien Chazelle
Direction artistique : Ramsey Avery
Décors : Michelle Marchand II
Costumes : Meagan McLaughlin
Photographie : Jeff Cutter
Montage : Stefan Grube
Musique : Bear McCreary
Production : J. J. Abrams et Lindsey Weber
Producteurs délégués : Bryan Burk, Drew Goddard et Matt Reeves
Coproducteurs : Bob Dohrmann et Ben Rosenblatt
Sociétés de production : Bad Robot Productions et Paramount Pictures
Durée : 103 minutes
Casting :
Mary Elizabeth Winstead : Michelle
John Goodman : Howard Stambler
John Gallagher, Jr. : Emmett DeWitt
Maya Erskine : Darcy
Mat Vairo : Jeremy
Douglas M. Griffin : le chauffeur
Cindy Hogan : la voisine

A Perfect Day bénéficie d’un casting assez impressionnant. Tout en haut, Benicio Del Toro que l’on n’avait pas vu aussi à son aise depuis longtemps, lui a parfois un peu tendance à surjouer quelque peu parfois. Tim Robbins apporte une petite dose d’humour savoureuse. Le casting francophone, composé de Mélanie Thierry et Sergi Lopez, est parfaitement à la hauteur. Toutes ces performances, et d’autres, contribue à la belle galerie de personnages qui peuple ce film. Un film entre légèreté et gravité, qui du coup en déroutera plus d’un, mais qui mérite bien un peu d’attention.
On enchaîne avec un autre vieux routier, mais surtout une valeur sûre. L’inoxydable Iggy Pop et son groupe les Stooges et leur album Ready To Die. A son écoute, on espère qu’il n’est pas prêt de mourir. C’est tout à la fois puissant et maîtrisé. C’est certes très classique, mais de qualité constante et surtout cela dégage une incroyable fraîcheur. C’est souvent dansant et entraînant, même si on mettra aussi en avant des titres comme Unfriendly World, une ballade tout ce qu’il y a de plus calme. Mais au final, c’est surtout un morceau comme Dirty Deal, un titre direct, pour ne pas dire basique, mais surtout très bon, qui symbolise vraiment cet album.
On termine avec un artiste beaucoup plus jeune, puisque né en 1983, un auteur-compositeur venu d’Angleterre dénommé Bill Ryder Jones. Plus précisément de son album A Bad Wind Blows in my Heart. Ce dernier est particulièrement homogène. Les titres sont portés par une voix éthéré, douce et surtout très belle, qui se pose sur des instrumentations maîtrisées. Globalement, ça n’atteint pas forcément des sommets mais au moins ça coule bien aux oreilles.
A côté de ça, The Assassin dégage une élégance visuelle qui a un certain charme, pour ne pas dire un charme certain. De ce côté là, il est clair que la magie opère. Les costumes, les décors, les chorégraphies des combats, tout cela concoure à ce que le film constitue un spectacle agréable pour les yeux, même si je ne comprends pas bien pourquoi on lui a attribué le prix de la mise en scène à Cannes. Mais un spectacle qui manque parfois d’émotion et de capacité à susciter l’enthousiasme du fait du manque de sens, puisque l’on ne comprend pas toujours à quoi tout cela rime. Un film à conseiller aux amateurs de peinture, plutôt que de littérature.
Triple 9 rassemble un casting cinématographique de haut niveau : Woody Harrelson, Chiwetel Eljiofor Casey Affleck et surtout une Kate Winslet étonnante. Elle s’éclate vraiment dans son rôle de chef mafieuse, manipulatrice et un rien sadique. Elle donne une touche de personnalité dans cette foule de personnages plus convenus. A leurs côtés, un nombre d’acteurs venus du monde des séries : Clifton Collins Jr, Norman Reedus et Aaron Paul. Ils sont largement au niveau et contribuent à la réussite globale de ce film bien troussé.

Saint-Amour dégage par ailleurs une vraie poésie, une folie douce qui a toujours marqué l’univers de Gustave Kervern et Benoît Délépine. L’histoire est sans doute la plus aboutie qu’ils aient raconté, que l’on peut rapprocher d’une plus grande maîtrise artistique. Nos deux cinéastes ont donc atteint une certaine maturité dans leur art, quittant l’image de deux bricoleurs géniaux, mais bricoleurs quand même. Il y a donc bien des raisons d’aimer ce film. Elles ne m’ont pas touché assez pour que je m’enthousiasme, mais je serai injuste si je déconseillais à quiconque de tenter sa chance de tomber amoureux de ces personnages et de cette histoire.
Midnight Special nous permet de revoir Kirsten Dunst dans un rôle intéressant et qui la sort un peu de ses routines habituelles. On sent une maturité affirmée chez cette actrice peut-être trop sous-estimée. Michael Shannon est quant à lui dans son élément. La complicité avec le réalisateur est palpable. Enfin, on prend plaisir à mieux découvrir Adam Driver sans un masque noir… Il démontre là qu’il serait dommage de voir sa carrière se résumer à son incarnation de Kylo Ren dans le dernier Star Wars. En tout cas, le casting est parfaitement dirigé par Jeff Nichols, qui confirme ici qu’il est un des très grands réalisateurs d’aujourd’hui.
Zootopie est aussi agréable par un style graphique qui renoue un peu avec le style cartoon le plus traditionnel. Il constitue une bonne synthèse entre ce dernier et les apports de l’animation totalement numérique. On est donc là devant un vrai divertissement familial apte à réunir dans le même bonheur toutes les générations. Les plus jeunes seront certainement les plus enthousiastes, mais personne ne boudera son plaisir devant ce beau moment d’animation.
Room a valu un Oscar à Brie Larson qui tenait pourtant son premier vrai grand rôle. Il est pleinement mérité et très prometteur pour le reste d’une carrière qu’on espère très longue. Cependant, la vraie star du film reste Jacob Tremblay qui joue son jeune fils est qui arrive à faire passer de manière assez phénoménale des émotion aussi extrêmes que différentes. On a tendance à toujours sous-considérer les performances d’acteurs des jeunes enfants et c’est souvent injuste. Ici ça l’est particulièrement. En tout cas le duo porte le film sur les épaules. Et le porte haut !
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