LE TRONE DE FER, TOME 5 : L’INVICIBLE FORTERESSE (George R.R. Martin) : Efforts et fascination

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linvincibleforteresseUne fois que l’on a mis les pieds dans l’univers du Trône de Fer, difficile d’en ressortir. C’est pourquoi je poursuis mon exploration avec le cinquième tome (ou plutôt la fin du deuxième tome de l’édition originale, puisque les éditeurs français aiment bien nous faire payer plus en découpant les livres en tranches) intitulé l’Invincible Forteresse. Un tome où la tension qui montait lors des deux épisodes précédents aboutit à la grande bataille épique que l’on attendait.

L’Invincible Forteresse est à l’image de la saga. Ardue à lire, mais fascinante. Il faut parfois s’accrocher pour suivre les différents fils d’intrigues croisés, mettant en scène un nombre incroyable de personnages. De plus, le style de George R.R. Martin ne facilite pas les choses et la moindre inattention peut vous faire perdre le fil ou vous faire passer à côté d’un événement très important, noyé dans une profusion de faits et de noms. Je trouve définitivement que ce n’est pas super bien écrit et qu’un peu de clarté ne nuirait en rien au récit.

Mais voilà, après avoir marcher longuement sur un chemin escarpé, vous n’avez pas vraiment envie de rebrousser chemin après tant d’efforts. Si j’ai trouve le récit de la grande bataille qui conclut ce roman trop confuse pour être totalement enthousiasmante, elle apporte un coup d’accélérateur à un récit qui nous plonge dans un univers que l’on a fini par s’approprier… même si on s’y sent parfois un peu perdu. Bref, des sentiments ambivalents, proches du masochisme… mais qui ne nous feront sûrement pas renoncer à notre voyage dans l’univers du Trône de Fer.

ANGE ET GABRIELLE : Romance des planches à l’écran

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angeetgabrielleafficheJ’évoquais dans ma critique précédente le fait que le cinéma français semble totalement ignorer son plus grand auteur de théâtre, à savoir Molière. Mais cela ne signifie en rien que les scénaristes ne puisent pas dans les textes joués sur les planches pour proposer de nouvelles idées pour de nouveaux films. La preuve avec Ange et Gabrielle, adaptation d’une pièce de Murielle Magellan. Et accessoirement une comédie romantique qui se laisse regarder.

Ange et Gabrielle arrive presque à échapper à l’impression de théâtre filmé… mais pas totalement. Certes les personnages se déplacent constamment d’un lieu à l’autre, mais on se demande parfois si ce n’est pas justement pour casser l’uniformité du décor qu’impose une scène de théâtre. Ceci-dit, cela reste assez anecdotique même si cela enferme quelque peu le film dans ses limites artistiques. La réalisation de Anne Giafferi est sobre, euphémisme pour dire qu’elle tire parfois sur le téléfilm de France 3.

angeetgabrielleLe scénario est quant à lui assez sympathique et les personnages plutôt attachants. A la fois, c’est à peu près tout ce que l’on demande à une comédie romantique, alors ne boudons pas notre plaisir. Par contre, Ange et Gabrielle a confirmé que, pour moi, Patrick Bruel est un acteur très moyen. Son jeu sonne faux, en tout cas très loin de celui tellement plus convaincant d’Isabelle Carré ou même de celui des jeunes Alice de Lencquesaing et Thomas Soliveres. Heureusement qu’ils sont là pour porter le film et lui donner un supplément de charme à cette comédie qui ne casse pas trois pattes à un canard par ailleurs.

LA NOTE : 11/20

Fiche technique :
Réalisation : Anne Giafferi
Scénario : Anne Giafferi et Anne Le Ny, d’après la pièce de théâtre de Murielle Magellan
Musique : Jean-Michel Bernard
Montage : Christine Lucas Navarro
Photographie : Stéphane Cami
Décors : Michèle Abbé-Vannier
Costumes : Nathalie Chesnais
Producteur : Benoît Jaubert ; Marc Olla
Production : Benji Films et Palazzo Films
Distribution : UGC Distribution
Durée : 91 minutes

Casting :
Patrick Bruel : Ange
Isabelle Carré : Gabrielle
Laurent Stocker : Guillaume
Alice de Lencquesaing : Claire
Thomas Solivéres : Simon
Carole Franck : Caroline

MACBETH : Macdodo

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macbethafficheA part l’Avare avec Louis de Funès, le cinéma français n’a jamais osé piocher chez Molière des scénarios de films. Par contre, chez nos cousins anglo-saxons, William Shakespeare continue de constituer une source d’inspiration inépuisable. Pour preuve, l’adaptation de Macbeth par Justin Kurzel, un réalisateur australien qui signera bientôt l’adaptation du jeux vidéo Assassin Creed. Deux adaptations très différentes donc. Mais espérons que la seconde sera plus réussie que la première.

Macbeth part plutôt bien. Le spectateur est très vite plongé dans un délire de violence et de sang, dans une esthétique qui rappelle celle de la série Vikings. On se dit alors que l’on ne va pas du tout subir l’impression de théâtre filmé, caractéristique qui constitue souvent la limite de ce genre d’adaptation. Puis, peu à peu les dialogues remplacent les combats et on déchante alors très vite. Non pas du fait de la piètre qualité des répliques, il s’agit de Shakespeare tout de même, mais de la façon uniforme dont les acteurs les déclament. Ces derniers ne jouent pas, ils murmurent. Quelque soit le contexte, le sujet du dialogue, ils ne varient jamais l’intensité, la force avec lesquelles ils prononcent leurs paroles.

macbethPourtant, Macbeth a bénéficié d’un casting de premier plan avec en vedette Michael Fassbender et Marion Cotillard. On retrouvera les deux acteurs à l’affiche d’Assassin Creed d’ailleurs, pour un résultat espérons-le plus convaincant. Ils font très bien ce qui leur est demandé, mais comme on leur demande toujours la même chose pendant près de deux heures, c’est vite particulièrement lassant. Il y a un vrai problème de direction d’acteurs. Un problème qui fait inexorablement plonger le spectateur dans un ennui de plus en plus profond.

LA NOTE : 8,5/20

Fiche technique :
Production : See-Saw Films, DMC Films, The Weinstein Company
Réalisation : Justin Kurzel
Scénario : Todd Louiso, Jacob Koskoff, Michael Lesslie, d’après la pièce de William Shakespeare
Montage : Chris Dickens
Photo : Adam Arkapaw
Décors : Fiona Crombie
Distribution : StudioCanal
Musique : Jed Kurzel
Durée : 113 mn

Casting :
Marion Cotillard : Lady Macbeth
Michael Fassbender : Macbeth
Paddy Considine : Banquo
David Hayman : Lennox
David Thewlis : Duncan
Sean Harris : Macduff
Elizabeth Debicki : Lady Macduff
Jack Reynor : Malcom

THE DANGER OF LIGHT (Sophie Hunger), JAKE BUGG (Jake Bugg), LE CALME ET LA TEMPETE (Olivia Ruiz) : Révélation et valeur sûre

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thedangeroflightsophiehungerUn article musique qui n’atteint pas toujours les sommets, mais qui montre que quand le talent est là, il apporte toujours quelque chose. On commence avec The Danger of Light, album de l’artiste suisse Sophie Hunger, sorti en 2012. J’avais déjà apprécié son opus précédent, 1983, et celui-ci confirme le bien que je pense de cette chanteuse. Les titres sont toujours doux et mélodieux, mais toujours interprétés avec une vraie conviction. Les styles sont variés (et les langues des chansons aussi), passant du jazz à la pop ou à une ballade. Ce sont d’ailleurs les titres jazzy, Like Like Like et Perpetrator qui sont les plus marquants. Certes, le reste manque parfois un peu d’impact, mais l’album est globalement très agréable.

jakebuggjakebuggOn poursuit avec Jake Bugg, premier album de… Jake Bugg. Sorti alors qu’il n’avait que 18 ans, le chanteur originaire de Nottingham nous plonge immédiatement dans une ambiance rétro, mais d’une énergie fulgurante. La voix est étonnante, originale et parfaite de maîtrise. La qualité est très élevée, toujours constante. Si les titres rock constituent la marque de fabrique du jeune homme, les ballades aussi se distinguent. Même quand la musique se fait plus douce, il garde sa personnalité et ne tombe jamais dans le gnangnan. Un vrai petit bijou.

lecalmeetlatempeteoliviaruizOn termine par Le Calme et la Tempête de la belle Olivia Ruiz, une artiste que j’apprécie tout particulièrement. Cet album est une nouvelle fois tout à la fois sympathique, varié et maîtrisé. Un résultat solide donc, mais qui manque peut-être un peu de relief, faute d’un titre percutant. On regrettera notamment un humour et un second degré moins présents. Mais ça se laisse écouter avec un réel plaisir néanmoins.

LES COWBOYS : Il était une fois en Europe

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lescowboysafficheTrès souvent les acteurs classés dans la catégorie comique connaissent une consécration critique, et accessoirement souvent un César, le jour où un réalisateur a l’idée saugrenue de leur proposer un rôle beaucoup plus tragique. Depuis Coluche dans Tchao Pantin, cela s’est répété assez souvent pour que cela tienne désormais quelque peu du cliché. En fait, on constate tout simplement que les bons acteurs sont bons un point c’est tout… Et qui doute encore de l’immense talent de François Damiens ? Certainement pas ceux qui ont vu toutes les comédies qu’il a illuminé de sa présence. Et certainement pas ceux qui ont vu les Cowboys, film qui n’a lui rien d’une comédie.

Tout d’abord , je voudrais chaudement félicité les auteurs de la bande-annonce de les Cowboys. En effet, tout en donnant une bonne idée du ton et du sujet abordé par le film, il n’en dévoile que le point de départ et cache totalement les chemins inattendus qu’il va finalement emprunter et la plupart des rebondissements. C’est tellement rare qu’il était nécessaire d’être souligné. Tous ceux qui avaient déjà envie de le voir à la base auront donc été particulièrement surpris par la richesse du propos. Ce dernier surprend agréablement également par son intelligence quand le sujet appelait tellement de clichés.

lescowboysLes Cowboys ne représente donc pas une révélation pour François Damiens. Le talent était là, on le savait. Par contre, on découvre avec bonheur l’étendue du talent de Finnegan Olfield qui tient là pour la première fois une rôle aussi consistant. Il y est pour beaucoup dans la réussite représentée par un film émouvant, à l’intrigue solide et avec de vrais rebondissements, traitant avec un minimum de subtilité d’un sujet casse-gueule, surtout en ce moment… et à l’interprétation impecable donc.

LA NOTE : 13,5/20

Fiche technique :
Production : Les productions du Trésor, Pathé, Les films du fleuve, France 2 Cinéma, Lunanime
Réalisation : Thomas Bidegain
Scénario : Thomas Bidegain, Noé Debré
Montage : Géraldine Mangenot
Photo : Arnaud Potier
Décors : François Emmanuelli
Distribution : Pathé distribution
Musique : Raphaël
Durée : 114 min

Casting :
François Damiens : Alain
Finnegan Oldfield : Kid
Iliana Zabeth : Kelly
Mounir Margoum : Ahmed
Agathe Dronne : Nicole
Ellora Torchia : Shahazana
Antoine Chappey : Charles
Maxi Driesen : Kid à 13 ans
John C. Reilly : L américain

NOUS TROIS OU RIEN : La fête du père

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noustroisourienafficheJe n’ai pour l’instant pas une vie qui justifierait que mon fils en fasse un film. Bon, déjà parce que je n’ai pas de fils, mais surtout parce que mon destin n’a rien de particulièrement mémorable. Cela constituerait pourtant un cadeau assez extraordinaire. C’est celui que Kheiron a décidé de faire à son père avec Nous Trois ou Rien. Le cadeau est déjà magnifique. Il est encore plus vu les qualités extraordinaires que ce film possède. Un vrai bijou cinématographique.

De l’Iran à la banlieue parisienne, Nous Trois ou Rien nous livre une vision formidablement réjouissante d’événements géopolitiques tragiques ou de situations sociales difficiles. Le parallèle avec Persepolis est relativement inévitable, confirmant la vitalité intellectuelle du peuple iranien. C’est drôle, tendre, positif, tout en nous présentant des réalités qui auraient pu facilement conduire au misérabilisme ou au à la noirceur. Une preuve éclatante que l’ironie et le second degré sont des armes incroyablement puissantes quand elles sont entre de bonnes mains. Celles de Kheiron ont quelque chose de magique.

noustroisourienOn peut imaginer l’émotion de Kheiron au moment d’écrire ce scénario et encore plus le jour où, pour la première fois, il a du interpréter le rôle de son propre père. Ce témoignage d’amour pour un homme certes remarquable ajoute une émotion profonde à ce qui est du coup plus qu’un film, mais un véritable témoignage. Certains épisodes sont sûrement romancés, mais qu’importe. On est emporter par ce film qui transmet une énergie folle à tous ceux qui ont la chance de le voir. Nous Trois ou Rien est un des films les plus intelligents de cette année, aussi bien de part le fond du propos que de la manière originale et drôle dont il nous est rapporté. Un vrai bijou !

 LA NOTE : 15,5/20

Fiche technique :
Réalisation : Kheiron Tabib
Scénario : Kheiron Tabib
Décors : Stanislas Reydellet
Costumes : Karen Muller Serreau
Photographie : Jean-François Hensgens
Son : Frédéric de Ravignan
Montage : Anny Danché
Production : Simon Istolainen et Benjamin Drouin
Production exécutive : Frantz Richard et Nabil Ayouch
Durée : 102 minutes

Casting :

Kheiron Tabib : Hibat Tabib
Leïla Bekhti : Fereshteh Tabib
Gérard Darmon : le père
Zabou Breitman : la mère
Khereddine Ennasri : Aziz, le « voleur de vêtements »
Alexandre Astier : le shah d’Iran, Mohammad Reza Pahlavi
Arsène Mosca : le gardien en chef
Kyan Khojandi : Barbe
Michel Vuillermoz : Daniel Bioton, le maire de Pierrefitte
Jonathan Cohen : Chokri
Ériq Ebouaney : Adama
Carole Franck : Catherine Hanriot
Camélia Jordana : Maryam
David Serero : un agent iranien

STAR WARS EPISODE VII : LE REVEIL DE LA FORCE : La Force est en JJ !

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starwarsVIIafficheIl y a trois ans, George Lucas vendait les droits de Star Wars à Disney. La stupéfaction et la peur frappèrent alors les fans. La perspective de voir de nouveaux films, assortis de multiples spin-offs, sous l’égide de cette multinationale du divertissement formaté, constituait une source de crainte, mais faisait naître aussi, malgré tout, une pointe d’excitation . Puis un nom a surgi, remplaçant d’un coup l’appréhension par l’espoir : JJ Abrams. S’il existait un réalisateur capable de combler cette attente forcément démesurée, c’était bien lui. Puis virent les premiers teasers, puis les bande-annonces. L’attente se transforma alors en une impatience sans commune mesure. Hier, le verdict est tombé. Star Wars VII : le Réveil de la Force est bien le grand film que l’on espérait. Même si…

Star Wars VII : le Réveil de la Force est tout simplement mieux réalisé, mieux écrit, mieux interprété que n’importe quel autre épisode de la série. Et souvent de très loin. Sans parler des effets spéciaux, des décors, des costumes qui frôlent la perfection et font passer l’Episode IV pour un film préhistorique. L’humour est plus fin, les personnages beaucoup plus intéressants et épais, même ceux que l’on connaît déjà. Bref, c’est Star Wars mieux que Star Wars. Certains plans sont tout simplement magnifiques, JJ Abrams faisant preuve d’une maîtrise artistique dont est totalement incapable George Lucas (tout comme Irvin Kershner ou Richard Marquand, même si c’est à un degré moindre). Sans même parler des dialogues… Ici pas de tirades risibles comme dans les Episodes I, II ou III…

starwarsVIICes derniers font l’objet d’un dénigrement assez systématique et pas toujours immérité. Cependant, ils possèdent une qualité que ne possède pas Star Wars VII : le Réveil de la Force. Ils nous racontent une histoire radicalement différente de la trilogie initiale, une histoire quasiment jamais racontée, celle du triomphe du mal sur le bien. Cela représentait une vraie prise de risque chez George Lucas et on peut juste regretter que ses propres limites aient à ce point marqué ces trois films. JJ Abrams est un réalisateur d’une autre trempe, c’est évident, mais au moment d’écrire le scénario, il a tourné le dos à toute prise de risque. Ce nouvel épisode respecte tellement l’esprit de la trilogie initiale qu’il finit par ressembler à un remake. Il recycle une quantité incroyable d’idées déjà vues dans les Episodes IV, V et VI, à tel point que l’on ne peut plus parler de simples clins d’œil. La peur de décevoir les fans les plus exigeants qui soient l’a sûrement conduit à s’appuyer sur tout ce qui avait fait de cette saga un tel mythe. Ce point est celui qui revient le plus souvent dans les commentaires « négatifs » à propos de ce film et la critique est indéniablement fondée. Mais elle est noyée dans un concert de louanges tout aussi méritées.

Star Wars VII : le Réveil de la Force introduit en effet tout de même bien des nouveautés prometteuses pour la suite. Notamment tous ces nouveaux personnages incroyablement réussis, aussi du côté du bien que du côté du mal. Mention spéciale à l’héroïne, Rey, merveilleusement interprétée par Daisy Ridley. Elle est le nouveau visage de Star Wars et il est magnifique. De bons acteurs parfaitement dirigés font incontestablement la différence. Le film constitue la porte d’entrée vers une nouvelle aventure, une nouvelle vision du monde imaginé il y a 40 ans par George Lucas. Espérons que les prochains réalisateurs et les prochains scénaristes sauront se détacher totalement et définitivement de son ombre tutélaire, sans jamais la trahir. Le point où nous laisse ce premier acte les forcera forcément à nous proposer cette fois un récit réellement nouveau et on est déjà fébrile d’impatience à l’idée de le découvrir.

S’il est aussi beau, épique, passionnant et enthousiasmant que ce Star Wars VII : le Réveil de la Force, le mythe au lieu de se diluer, comme on pouvait le craindre, continuera au contraire à émerveiller bien des générations avec cette puissance si spécifique à cette saga. La Force est avec nous… et pour longtemps !

LA NOTE : 15/20

Fiche technique :
Production : Lucasfilm, Bad Robot, Walt Disney Pitctures
Distribution : The Walt Disney Company France
Réalisation : J. J. Abrams
Scénario : J. J. Abrams, Lawrence Kasdan, Michael Arndt
Montage : Maryann Brandon, Mary Jo Markey
Photo : Daniel Mindel
Décors : Rick Carter, Darren Gilford
Musique : John Williams
Durée : 135 min

Casting :
Harrison Ford : Han Solo
Carrie Fisher : Gouverneur Leia
Adam Driver : Kylo Ren
Oscar Isaac : Poe Dameron
John Boyega : Finn
Daisy Ridley : Rey
Mark Hamill : Luke Skywalker

L’ARMEE FURIEUSE (Fred Vargas) : Mise au vert

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larmeefurieuseLa France profonde, ses paysages, ses habitants, ses meurtres mystérieux. C’est ce que nous propose de découvrir L’Armée Furieuse, roman de Fred Vargas, où l’inspecteur Adamsberg va être amené à quitter Paris pour enquêter dans un petit village près de Lisieux. Un village au folklore quelque peu particulier. En tout cas, changer son héros de décor est aussi le moyen d’apporter un souffle nouveau à une série. De ce point de vue là, l’opération est une réussite, même si le roman n’est pas dénué des défauts.

J’ai beaucoup aimé les romans précédents de Fred Vargas que j’ai eu l’occasion de lire. J’ai toujours apprécié la qualité de style et d’écriture, qui donne une vraie clarté au récit. Par contre, j’ai trouvé l’Armée Furieuse beaucoup plus difficile à suivre. Je n’irai pas jusqu’à dire confus, mais on y avance avec moins de fluidité que d’habitude. Je n’ai donc pas dévoré ce roman comme j’ai pu le faire avec Debout les Morts ou Pars Vite et Reviens Tard. Cependant, rassurez-vous, Fred Vargas n’a pas perdu toutes ses qualités soudainement.

L’Armée Furieuse nous propose un récit solide, bien construit, où les tiroirs sont tirés un à un pour l’enrichir peu à peu. Les personnages, qu’ils soient nouveaux ou récurrents, forment une galerie haute en couleur. On tient donc en main un polar de premier rang, mais certainement pas le plus grand chef d’œuvre de son auteur. Mais la amateurs du genre y trouveront leur compte. Et même les plus parisiens d’entre eux apprécieront cette petite balade en province.

HUNGER GAMES : LA REVOLTE, PARTIE 2 : Fin avec mention

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hungergameslarevolte2afficheLorsque j’attaque la critique d’un dernier épisode d’une saga, j’introduis souvent mon propos en rappelant la difficulté d’apporter une conclusion convaincante et satisfaisante pour tous ceux qui ont suivi l’ensemble des épisodes avec délectation. Ce n’est donc sans originalité que je vais tenir les mêmes propos à propos de Hunger Games : la Révolte, partie 2. Surtout que la première partie de ce troisième et dernier volet avait brillamment relancé la saga qui s’était un peu perdue avec Hunger Games, l’Embrasement. L’exercice était difficile… mais a été réussi avec mention !

Allez, ne soyons pas trop enthousiaste non plus, on parle d’une mention bien, pas d’une mention très bien et encore des félicitations du jury. Mais Hunger Games : la Révolte, partie 2 constitue un spectacle plaisant et surtout jamais cousu de fil blanc. Bien malin est celui qui peut deviner à l’avance quelles seront les péripéties qui s’enchaînent pour conduire à la conclusion. Si rien n’est totalement surprenant, rien n’est non plus prévisible. Et la morale de l’histoire n’est pas totalement inintéressante et loin d’être manichéenne. Certes, la réflexion reste quand même un tantinet superficielle, mais la richesse des thèmes abordées constitue une vraie valeur ajoutée pour cette saga dont l’adaptation cinématographique a été quand même globalement très réussie.

hungergameslarevolte2Cependant, la vraie valeur ajoutée de la saga Hunger Games, et la Révolte, partie 2 n’échappe pas à la règle, reste le charisme étonnant de Jennifer Lawrence. Elle aura porté tous les épisodes sur ses épaules qui n’ont décidément rien de frêles. On la quitte à regret, ou plutôt on quitte Katniss Everdeen à regret, car elle aura vraiment su donner vie à son héroïne au milieu d’un casting beaucoup plus anodin. Dommage que les regrets soient un tantinet ternis par une fin à rallonge qui semble vouloir concurrencer celle du Seigneur des Anneaux. Sauf que les deux sagas ne boxent pas tout à fait dans la même catégorie. Mais Hunger Games restera tout de même une des plus réussies de ces dernières années.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Réalisation : Francis Lawrence
Scénario : Danny Strong, d’après Hunger Games : La Révolte de Suzanne Collins
Direction artistique : Philip Messina
Décors : Philip Messina
Costumes : Kurt and Bart
Photographie : Jo Willems
Montage : Alan Edward Bell et Mark Yoshikawa
Musique : James Newton Howard
Production : Nina Jacobson et Jon Kilik
Sociétés de production : Color Force et Lions Gate Film
Sociétés de distribution : Lions Gate Film (États-Unis), Metropolitan Filmexport (France), Entertainment One (Canada)
Durée : 137 minutes (2h17)

Casting :
Jennifer Lawrence : Katniss Everdeen
Josh Hutcherson : Peeta Mellark
Liam Hemsworth : Gale Hawthorne
Elizabeth Banks : Effie Trinket
Woody Harrelson : Haymitch Abernathy
Stanley Tucci : Ceasar Flickerman
Philip Seymour Hoffman : Plutarch Heavensbee
Julianne Moore : Présidente Alma Coin
Donald Sutherland : Président Coriolanus Snow
Willow Shields : Primrose Everdeen
Paula Malcomson : Mme Everdeen
Sam Claflin : Finnick Odair
Stef Dawson : Annie Cresta
Jeffrey Wright : Beetee Latier
Jena Malone : Johanna Mason
Meta Golding : Enobaria
Natalie Dormer : Cressida
Evan Ross : Messalla
Patina Miller : Commandante Paylor
Mahershala Ali : Boggs
Wes Chatham : Castor
Elden Henson : Pollux
Robert Knepper : Antonius
David Hallyday : un des gardes postés devant la roseraie de Snow

LE FILS DE SAUL : Tout au fond

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lefilsdesaulafficheEcrire une pure fiction ayant pour décor un camp de concentration constitue évidemment un pari risqué. Le Fils de Saul n’a d’ailleurs pas manqué de provoquer une petite polémique à ce sujet. Mais petite car ce film a su éviter tout les pièges qui aurait pu donner lieu à des discussions sans fin. Cependant, le film soulève quand même bien des questions sur le sujet qu’il traite, ce qui est quand même le but, mais aussi sur lui-même.

Le Fils de Saul montre avec une incroyable pudeur des choses que l’on avait jamais vu avant. Nous faire découvrir le fonctionnement d’un camp de concentration, sa mécanique de mort quasi industrielle de l’arrivée des victimes jusqu’à la destruction des corps. Cet aspect pédagogique, ce témoignage historique est d’une immense valeur. L’intérêt intellectuel du film est incontestable, rare et précieux.

lefilsdesaulLaszlo Nemes a fait un choix radical dans sa réalisation. Tout l’histoire est racontée au travers de son personnage principal filmé constamment en gros plan. En n’élargissant jamais son cadre, le réalisateur fait preuve de cette immense pudeur que j’évoquais plus haut. Mais du coup, le Fils de Saul ressemble à un exercice de style. La gravité du sujet nous donnerait au contraire envie de nous détacher totalement de la forme pour être submergé par le fond. Surtout, tout cela retire au film l’émotion qui aurait du nous serrer la gorge et les tripes. On regarde ce film avec un intérêt purement intellectuel, avec le cerveau, trop peu avec le cœur. Un intérêt intellectuel immense, certes, mais qui laisse un peu trop froid.

LA NOTE : 13,5/20

Fiche technique :
Production : Laokoon Filmgroup
Réalisation : László Nemes
Scénario : László Nemes, Clara Royer
Montage : Matthieu Taponier
Photo : Mátyás Erdély
Décors : Rajk László
Distribution : AD Vitam
Son : Támás Zányi
Musique : Melis László
Durée : 107 min

Casting :
Sándor Zsótér : le médecin
Marcin Czarnik : Feigenbaum
Todd Charmont : l homme barbu
Urs Rechn : Biedermann
Röhrig Géza : Saul Ausländer
Molnar Levente : Abraham