Après un premier volet vraiment réussi, voici La Planète des Singes : l’Affrontement, qui continue de nous raconter comment nos cousins sont parvenus à prendre le pas sur nous sommes simples humains. Cette nouvelle vision de la saga continue d’être d’un tout autre acabit que les nanars des années 70 (je ne parle pas de l’épisode originel, entendons-nous bien!), même si on ressort de ce deuxième épisode quand même sur un sentiment quelque peu partagé.
Ce qui manque à La Planète des Singes : l’Affrontement est un vrai souffle épique. En effet, les événements relatés sont au final assez anecdotiques. Certes, on sent qu’il s’agit d’un tournant dans une histoire plus globale, mais on a du mal à s’enthousiasmer vraiment quand on souhaiterait voir le monde entier basculer. Cela sera sûrement pour le troisième volet qui ne manquera certainement pas d’arriver, confirmant ainsi que le deuxième volet d’une trilogie a souvent bien du mal à passionner.
Reste que La Planète des Singes : l’Affrontement reste par moment très spectaculaire. Certaines scènes sont techniquement impressionnantes. Matt Reeves n’est peut-être pas Orson Welles, mais il n’est pas non plus maladroit derrière une caméra et arrive à donner un peu d’humanité et de profondeur à ce blockbuster. Mais sur ce point aussi, la comparaison avec le premier volet n’est pas en faveur de cette suite. Il n’en reste pas moins que ce film est globalement réussi, évite beaucoup des pièges et facilités dans lesquels il aurait pu facilement tomber, sans néanmoins proposer la petite étincelle qui aurait vraiment fait la différence.
LA NOTE : 11,5/20
Fiche technique :
Production : Chernin Entertainment, Ingenious Media, TSG Entertainment
Distribution : 20th Century Fox France
Réalisation : Matt Reeves
Scénario : Mark Bomback, Rick Jaffa, Amanda Silver, librement inspiré du roman de Pierre Boulle
S’attaquer à une nouvelle saga d’heroic fantasy, c’est partir pour un monde nouveau. On espère toujours qu’il nous charmera, nous émerveillera, nous passionnera. Bon, si on y porte un certain intérêt, c’est déjà pas mal. Michael Moorcock est un des auteurs les plus célèbres de ce genre littéraire. Je n’avais encore jamais rien lu de lui. C’est désormais fait avec Les Livres de Corum, tome 1 : Le Chevalier des Epées. Mais le début du voyage m’a laissé sur une impression mitigée.
Les Livres de Corum, tome 1 : Le Chevalier des Epées est quelque peu déstabilisant. L’ambiance est assez ésotérique. Ce n’est pas dénué d’une certaine poésie, mais cela empêche le lecteur d’avoir immédiatement des repère solides dans le nouveau monde qu’il explore. Certes, ils viendront progressivement, mais les premières pages se parcourent d’un pas quelque peu hésitant. L’expérience est assez unique et peut certainement séduire de manière assez immédiate. J’ai eu personnellement besoin d’un peu plus de temps.
La principale limite de Les Livres de Corum, tome 1 : Le Chevalier des Epées, c’est qu’une fois que l’on se sent enfin à l’aise dans ce nouveau monde, la première étape se termine rapidement. Il s’agit d’un roman assez court, tout juste un peu plus de 200 pages, dans un genre littéraire qui nous a plutôt habités aux pavés à répétition. On en ressort donc avec plus de curiosité que d’impatience, mais avec tout de même la conviction que le voyage vaut le coup d’être poursuivi.
The Raid, premier du nom, avait constitué une expérience cinématographique assez incroyable et inattendue venue d’Indonésie. Proposer une deuxième volet à la hauteur du premier constituait donc une exercice difficile, sachant que l’effet de surprise ne permettrait pas cette fois de faire oublier la moindre faiblesse. Le spectateur serait désormais exigeant. Exercice difficile… Peut-être trop…
The Raid 2 souffre d’un caractère beaucoup plus artificiel. En effet, dans le scénario du premier, il était assez logique que les protagonistes se retrouvent ainsi à se battre à mains nues avec une telle violence. Dans cette suite, si on prend deux secondes de recul, on se dit que pour régner sur la pègre de Jakarta, il suffirait juste d’acheter des pistolets… Voir un malfrat protégé par plusieurs gardes du corps armés uniquement de sabre permet certes de proposer un joli combat à l’arme blanche, mais ce n’est absolument pas crédible une seule seconde. Bref, le film tourne à l’exercice de style et du coup il sent quand même fortement le réchauffé.
The Raid 2 propose néanmoins toujours quelques chorégraphies de combats assez hallucinantes. Une des toutes dernières, un face à face, est même d’une violence, d’une rage, d’une force, d’une intensité comme jamais vue auparavant. Ce seul moment de bravoure justifie la vision de ce film. Mais il montre aussi ses limites : en voulant garder les mêmes éléments que dans le premier, sans introduire de vraies nouveautés, Gareth Evans s’est condamné à une course « au toujours plus » qui peut certes aboutir à des fulgurances jubilatoires, mais ne permet certainement pas de proposer tout un film à l’intérêt fulgurant.
LA NOTE : 11,5/20
Fiche technique :
Production : Pt. Merantau Films, XYZ Films
Distribution : Le Pacte
Réalisation : Gareth Evans
Scénario : Gareth Evans
Montage : Gareth Evans
Photo : Matt Flannery, Dimas Imam Subhono
Musique : Aria Prayogi, Joseph Trapanese, Fajar Yuskemal
Maquillage : Kumalasari Tanara
Durée : 150 mn
Casting :
Iko Uwais : Rama
Arifin Putra : Uco
Tio Pakusodewo : Bangun
Oka Antara : Eka
Alex Abbad : Bejo
Cecep Arif Rahman : l assassin
Julie Estelle : Alicia
The Raid, premier du nom, avait constitué une expérience cinématographique assez incroyable et inattendue venue d’Indonésie. Proposer une deuxième volet à la hauteur du premier constituait donc une exercice difficile, sachant que l’effet de surprise ne permettrait pas cette fois de faire oublier la moindre faiblesse. Le spectateur serait désormais exigeant. Exercice difficile… Peut-être trop…
The Raid 2 souffre d’un caractère beaucoup plus artificiel. En effet, dans le scénario du premier, il était assez logique que les protagonistes se retrouvent ainsi à se battre à mains nues avec une telle violence. Dans cette suite, si on prend deux secondes de recul, on se dit que pour régner sur la pègre de Jakarta, il suffirait juste d’acheter des pistolets… Voir un malfrat protégé par plusieurs gardes du corps armés uniquement de sabre permet certes de proposer un joli combat à l’arme blanche, mais ce n’est absolument pas crédible une seule seconde. Bref, le film tourne à l’exercice de style et du coup il sent quand même fortement le réchauffé.
The Raid 2 propose néanmoins toujours quelques chorégraphies de combats assez hallucinantes. Une des toutes dernières, un face à face, est même d’une violence, d’une rage, d’une force, d’une intensité comme jamais vue auparavant. Ce seul moment de bravoure justifie la vision de ce film. Mais il montre aussi ses limites : en voulant garder les mêmes éléments que dans le premier, sans introduire de vraies nouveautés, Gareth Evans s’est condamné à une course « au toujours plus » qui peut certes aboutir à des fulgurances jubilatoires, mais ne permet certainement pas de proposer tout un film à l’intérêt fulgurant.
LA NOTE : 11,5/20
Fiche technique :
Production : Pt. Merantau Films, XYZ Films
Distribution : Le Pacte
Réalisation : Gareth Evans
Scénario : Gareth Evans
Montage : Gareth Evans
Photo : Matt Flannery, Dimas Imam Subhono
Musique : Aria Prayogi, Joseph Trapanese, Fajar Yuskemal
Je parlais hier de valeurs sûres de la littérature à propos de Daphné du Maurier. Alors que dire de George Simenon. Nouvel exemple avec Les Quatre Jours du Pauvre Homme. Un roman, comme toujours avec cette écrivain, court mais suffisant. Il explore une nouvelle fois l’écart entre l’image sociale que l’on peut se donner et la réalité plus profonde. Il propose une galerie de personnages quelque peu torturés entre leurs aspirations et leur manque de moyens pour les satisfaire.
Les Quatre Jours du Pauvre Homme est une nouvelle fois remarquablement écrit par une des plus belles plumes de la littérature française. Cependant, pour une fois, j’émettrai quand même une petite critique. En effet, la fin du roman n’est pas super claire. En effet, certains événements sont décrits de façon assez allusive et j’ai eu beau relire les dernières pages deux fois, je ne suis pas certain d’avoir tout compris. C’est un peu dommage de finir sur une note un peu décevante un roman qui avait précédemment captivé le lecteur.
Dans la série des films à l’idée de départ un peu éculée, mais assez bien foutu pour que l’on passe un très bon moment, voici Blue Ruin. Une histoire de type comme vous et moi amené à se venger et à affronter une bande de brutes de la pire espèce. Un film qui nous fait également plonger dans l’Amérique plus que profonde. Là encore, un décor moult fois utilisé, mais qui continue de faire peur !
Blue Ruin est un film noir, doté d’un scénario sans fioriture. 1h30, pas plus, pas moins, pour nous offrir juste l’essentiel. Il s’agit bien d’un film de personnages, où on assiste à la transformation d’un homme dans des circonstances exceptionnelles. La violence et l’action sont présentes mais constituent un décor plus qu’un élément réellement mis en avant. La tension narrative, le suspense sont palpables mais reposent autant sur des ressorts psychologiques que sur le simple « qui va tuer qui ? ».
Blue Ruin permet également de découvrir un réalisateur prometteur, Jeremy Saulnier, et un acteur étonnant faisant ses débuts sur le grand écran, Macon Blair. Ceci confirme encore une fois l’incroyable profondeur du cinéma indépendant américain capable de nous offrir un film maîtrisé sur absolument tous les plans, malgré l’inexpérience de l’équipe.
LA NOTE : 13/20
Fiche technique :
Réalisation : Jeremy Saulnier
Scénario : Jeremy Saulnier
Direction artistique : Kaet McAnneny
Décors : Brian Rzepka
Costumes : Brooke Bennett
Montage : Julia Bloch
Musique : Brooke et Will Blair
Photographie : Jeremy Saulnier
Production : Richard Peete, Vincent Savino et Anish Savjani
Dieu que j’aime aller voir un film sans rien en attendre pour en ressortir totalement enthousiaste. Avoir passé de longues minutes à élaborer son programme cinématographique en hésitant à y inclure ce film pour se dire qu’au final, cela aurait constitué une terrible erreur de passer à côté. Que c’est bon de sortir de la salle avec un sourire éclatant et le cœur léger ! Cela n’arrive pas si souvent que ça, alors il faut savoir savourer ces vrais moments de bonheur cinématographique. Comme celui que j’ai vécu en allant voir New York Melody.
Oui je sais, il y a une petite midinette qui sommeille au fond de moi. J’aime les comédies romantiques et j’assume. Cependant, New York Melody n’a rien de ces comédies romantiques au scénario écrit et connu d’avance. Un peu comme 500 Jours Ensemble (un de mes films culte également), New York Melody prouve que ce genre cinématographique peut parfois réserver des surprises et même proposer un certain suspense quant au dénouement. L’histoire racontée par ce film n’est peut-être pas la plus extraordinaire jamais comptée, mais elle est néanmoins remarquablement construire et permet d’apprécier pleinement toutes les qualités de ce film.
New York Melody comporte de mon point de vue une vraie révélation, en la personne de Keira Knightley. Evidemment, elle fait partie des valeurs sûres d’Hollywood depuis longtemps et employer ce terme à son propos semble totalement incongru. Mais jamais, je ne lui avais trouvé ce charme dévastateur, cette grâce étonnante et une telle profondeur dans son interprétation. Certes, j’aimerais toujours lui faire prendre 10 kilos, mais elle illumine néanmoins l’écran comme jamais, offrant à son personnage une épaisseur et une sympathie étonnantes.
New York Melody reste cependant avant tout un film sur la musique. Comment elle naît, comment une même partition peut donner tout aussi bien un titre confondant de platitude qu’un pur chef d’œuvre. Le film offre une scène assez extraordinaire où le personnage interprété par Mark Ruffalo écoute Keira Knightley jouer un morceau très simple à la guitare, face à un public totalement indifférent. Le film nous fait partager la manière dont il parvient à imaginer progressivement tous les arrangements, tous les accompagnements qui pourraient donner à cette chanson une toute autre dimension. Quant on est comme moi une très grand consommateur de musique, sans aucune capacité pour la jouer et encore moins l’écrire, tout ceci à quelque chose de parfaitement magique.
John Carney avait déjà signé en 2007 un très beau film sur la musique, Once, passé bien trop inaperçu, malgré l’Oscar de la meilleur chanson et le Prix du Public au Festival de Sundance. Il semble donc avoir un don particulier pour mêler ces deux univers de manière magistrale. Et comme en plus, il sait nous parler d’amour de manière intelligente et subtile et diriger les acteurs avec un brio remarquable, on espère qu’il nous proposera encore bien d’autres bijoux comme ce New York Melody.
LA NOTE : 15,5/20
Fiche technique :
Production : Exclusive Media Group, Sycamore Pictures, Apatow Productions, Likely Story
En littérature comme ailleurs, il y a des valeurs sûres. Parmi elles, Daphné Du Maurier. La romancière anglaise n’a pas écrit que des chefs d’œuvre de la dimension de l’Auberge de la Jamaïque. Elle a également signé de simples très bons romans comme le Bouc-Emissaire, qui, s’il n’a pas connu les joies d’une incontournable postérité, démontre tout la richesse de la bibliographie de son auteur.
Le Bouc Emissaire repose sur une idée que l’on retrouve dans de nombreuses fictions : deux inconnus, sosies pour le coup, qui se croisent et échangent leurs vies. Le récit repose sur plusieurs ressorts connus : les difficultés du narrateur pour masquer la supercherie, la volonté du remplaçant de réparer les erreurs et faiblesses de son alter-ego, le tiraillement entre l’envie de retrouver son existence d’avant et cette nouvelle vie qui offre de nouveaux horizons… Rien n’est vraiment original, ni terriblement surprenant, mais le tout fonctionne particulièrement bien.
La plume de Daphné Du Maurier reste de tout premier ordre. Le Bouc Emissaire se dévore, tant il est facile d’y rentrer et de parcourir les différentes péripéties. Le style est léger, agréable, toujours vivant. Les personnages sont très marqués, mais sans jamais tombé dans la caricature. Heureusement, car tout ce qui fait justement l’intérêt de ce genre de récit est justement la profondeur et l’ambiguïté de chacun d’eux et la manière dont la substitution de l’un d’entre eux fait ressortir la complexité des rapports qu’ils entretiennent. Les hypocrisies se retrouver révélés au grand jour et chacun est amené à voir l’autre d’un œil nouveau. Tout cela aurait pu vite tourner à la psychologie de bas étage, mais le talent d’une telle romancière repose justement sur la capacité pour trouver le bon équilibre entre une étude de caractères et un récit qui doit rester alerte, crédible et cohérent.
Lorsqu’un fait divers fait la une de l’actualité, il est fréquent que l’opinion repeigne les événements et les protagonistes en noir et blanc. Créer une fiction à partir de l’un d’entre eux implique donc soit d’aller dans le sens de cette facilité intellectuelle, soit d’essayer de démontrer que rien n’est tout à fait aussi simple. C’est heureusement ce dernier choix qu’a réalisé André Téchniné pour son dernier film, L’Homme Qu’On Aimait Trop, qui revient sur l’affaire Agnelet. C’est en effet ce point de vue nuancé qui donne tout son intérêt à ce film… même s’il reste à relativiser.
L’Homme Qu’On Aimait Trop est un joli film de personnages et d’acteurs. On a beaucoup parlé de la performance remarquable de Catherine Deneuve. Mais celle de Guillaume Canet vaut aussi le détour. C’est cependant surtout celle de Adèle Haenel (dont j’aurais l’occasion de vous reparler très vite) qui insuffle une vraie humanité, une réelle profondeur à l’ensemble. L’ensemble des protagonistes, ainsi que leurs relations, sont particulièrement ambiguës et complexes. Ils constituent le cœur de ce film et à ce niveau-là, il n’y a pas grand chose à redire, si ce n’est exprimer son admiration.
Malheureusement, L’Homme Qu’On Aimait Trop repose sur une intrigue sans suprise, si on connaît un tant soit peu l’affaire. André Téchiné ne prend pas partie quant au fin mot de l’histoire et laisse planer le doute. Il est vrai que le contraire aurait été hasardeux, mais il s’agit là malgré tout d’une fiction, pas d’un documentaire. Du coup, le scénario se révèle dans l’absolu assez frustrant et inabouti, faute d’une vraie conclusion. Ceci rend tout ce qui a précédé un peu vain et c’est fort dommage.
LA NOTE : 11,5/20
Fiche technique :
Production : Fidélité Films, Mars Films
Réalisation : André Téchiné
Scénario : André Téchiné, Cédric Anger, Jean-Charles Le Roux , D’après l’oeuvre de Renée Le Roux et Jean-Charles Le Roux
Avant même de commencer la lecture de cette critique, vous êtes en droit de vous poser une question tout à fait légitime : mais pourquoi ?… Mais pourquoi être allé voir Transformers : l’Age de l’Extinction en sachant pertinemment qu’il s’agissait d’un navet, ce qui n’a rien d’étonnant au vu de la piètre qualité du deuxième et du troisième volet. Je pourrais répondre que c’est parce que je suis un homme plein d’espérance, qui continue de croire que Michael Bay est encore capable de retrouver la qualité de l’épisode initial. Bon, la vérité c’est que je n’ai pas pu résister à l’appel des Transformers dinosaures, qui ont fait rêver tous les petits garçons de mon âge, espérant que le Père Noël le placent dans leurs petits souliers.
Malheureusement, aucune bonne surprise, ou presque, n’est à signaler. L’intrigue de Transformers : l’Age de l’Extinction en elle-même est relativement sans intérêt, ou du moins aurait pu être écrit par à peu près n’importe qui. Le renouvellement des personnages n’apportent au final rien du tout, tant ces derniers sont totalement dénués d’épaisseur. Le traitement de leur psychologie et de leurs relations est assez affligeant et nous empêche d’éprouver pour eux la moindre sympathie, sans même parler d’empathie. Et les dernières secondes qui annoncent les deux films encore prévus nous fait pousser de gros soupirs désolés, plutôt que de nous faire trépigner d’impatience.
Cependant, malgré tout, il serait mal honnête de dire que l’on s’ennuie devant Transformers : l’Age de l’Extinction. Je sais bien que cela ne fait pas tout, mais cela reste quand même une qualité non négligeable pour un film de deux heures et demi. Les scènes d’action sont certes basiques et sans nouveauté par rapport aux précédents volets, mais restent néanmoins très spectaculaires, notamment l’affrontement final. On pourra tout de même également noter une petite amélioration dans la qualité de la réalisation. On sent que Pacific Rim de Guillermo Del Toro est passé par là et que Michael Bay a compris qu’il est autorisé de faire durer un plan plus d’un quart de seconde, même pendant une scène de combat. On se réjouit de ce qu’on peut !
LA NOTE : 8/20
Fiche technique :
Production : Bonaventura Pictures, Paramount Pictures, Hasbro, Tom DeSanto/Don Murphy Production, Ian Bryce Productions
Distribution : Paramount Pictures France
Réalisation : Michael Bay
Scénario : Ehren Kruger
Montage : William Goldenberg, Roger Barton, Paul Rubell
La comédie romantique est un genre qui s’installe doucement dans le paysage cinématographique français. Voici même la comédie romantique intello avec Maestro, film qui rend hommage à Eric Rohmer, mais qui nous raconte surtout une rencontre entre un homme et une femme qui à première vue n’ont aucune chance de finir ensemble. Une trame donc très classique, même si le film essaye aussi de nous raconter autre chose.
Gentillet, voici le mot qui résume assez bien ce film. Certes, ce qualificatif s’applique à à peu près toutes les comédies romantiques du monde, mais qui est ici particulièrement pertinent. En effet, aussi bien l’aspect comédie, à l’humour très propre sur lui, que l’aspect romance, avec une le voyou quand même pas très voyou et la coincée quand même très coincée, présentent un aspect un peu lisse et un rien guindé. Cependant, cela n’empêche pas Maestro de fonctionner et de nous permettre de passer un agréable moment et de profiter pleinement du casting de qualité.
Reste enfin l’hommage à Rohmer. Bon, je ne suis certainement pas le mieux placé pour en parler vu que je ne voue aucune admiration à ce cinéaste, dont j’ai détesté à peu près tous les films que j’ai pu voir. Pour moi, il n’a rien d’un maître, mais passons. Car au fond, le personnage parfaitement interprété par Michael n’est qu’un second rôle, celui du mentor qui orient le héros perdu. Cela s’apparente donc plus au clin d’oeil qu’autre chose, même si ce clin d’oeil fera sûrement particulièrement plaisir aux admirateurs du réalisateur du Genou de Claire (le seul film de lui que j’ai vu ressemblant vaguement à quelque chose).
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