Trois disques de qualité au programme aujourd’hui, même si aucun ne sort vraiment du lot. On commence par la belle voix de Alela Diane et son album, sorti en 2011, intitulé Alela Dine & Wild Divine. Une artiste américaine quelque peu inclassable, donc la musique tourne autour du rock, du blues, du jazz et de la country. Sa voix profonde nous rappelle parfois The Corrs ou bien The Cranberries. Le résultat est parfois pétillant, mais aussi souvent un tantinet plat. Bref, elle est loin d’exploiter tout son potentiel. On retiendra notamment un beau titre country : Of Many Coulours.
On poursuit avec Blood Pressures, du groupe américano-anglais The Kills. Un duo formé d’une chanteuse, Alisson Mosshart, à la voix profonde et d’un guitariste, Jamie Hince. Le tout donne un rock parfaitement maîtrisé, un poil sombre. L’album est vraiment homogène en qualité, mais il manque tout de même un titre phare. On peut néanmoins retenir The Last Goodbye. Mais retenir la jolie ballade pour un disque de rock n’est jamais très révélateur du style de ce dernier.
On termine avec Belong, le second album du groupe américain The Pains of Being Pure at Heart. Il nous propose un rock un peu basique, mais souvent énergique. Sur certains titres les accents sont plus pop. Dommage que les voix sont souvent un peu effacées derrière la musique. Cela donne certes un style plus personnel, mais pas sûr que cela apporte un vrai plus. Au final, l’album reste quand même un rien inégal, mais globalement assez sympathique.

y Sweet Pepper Land, c’est aussi un scénario bien construit, riche et parcouru d’une ironie et d’un second degré salutaires. Le film dénonce beaucoup de choses, mais toujours avec beaucoup de subtilité et en tournant les travers, même les plus graves, à la dérision. Ce procédé est au final d’une efficacité terrible car il permet au spectateur de rentrer totalement dans le film pour des raisons positives, tout en captant au passage le portrait sans détour de cette contrée qui ressemble un peu au bout du monde.
X-Men : Days of the Future Past nous propose en effet un grand moment de cinéma. Une scène absolument géniale qui nous rappelle qu’il n’y a pas n’importe qui derrière la caméra. Ce genre de moment qui différencie les films d’actions simplement efficaces de ceux qui recèlent une petite part de magie créatrice. Certes, une scène ne fait pas tout un film. Mais celle-là fait de cet épisode des X-Men un film d’assez bonne qualité pour que les fans attendent la suite avec impatience. Surtout que la petite séquence de fin de générique fera saliver tous les fins connaisseurs de cet univers.
endant une partie du film, j’ai vraiment peur que Deux jours, Une Nuit ne s’enferme dans une sorte de voyeurisme, face à cette humiliation qui se répète encore et encore. On partage vraiment cette souffrance et on peut craindre à un moment que cela finisse par devenir insupportable et gratuit. Mais le scénario est assez bien construit pour dépasser cela très vite et tendre vers un vrai suspense. Jusqu’au bout, on se demandera quel sera le dénouement. De plus, ce dernier finira par délivrer un message plus complexe et ambiguë que ce que l’on pouvait craindre et qui change du discours totalement misérabiliste qu’ont parfois eu les Frères Dardenne.

David Cronenberg a évidemment mis sa patte artistique sur Maps to the Stars. Mais là encore, le résultat rappelle ce qu’il nous a déjà offert à de nombreuses reprises, sans arriver ici à rien nous proposer de nouveau. Qu’il n’ait pas son pareil pour filmer les coins les plus sombres des âmes torturées, à créer une ambiance de malaise, là où il ne devrait y avoir que paillettes et glamour, est une chose. Reste à lui donner un sens. Ici tout cela tourne un peu dans la vide et finit par faire ressembler ce film à un exercice de style un peu vain.
On enchaîne avec The Gatehering du groupe Arbouretum. Je n’ai pas trouvé beaucoup d’informations sur ce groupe sur Internet, si ce n’est qu’il s’agit de leur 4ème album et qu’ils sont américains. En tout cas, ils livrent un rock plutôt sombre, plutôt acoustique, avec des guitares très présentes. Le résultat n’est pas toujours très fluide, sonne souvent comme un martellement pour se révéler au final souvent assez lancinant. Sans être totalement à rejeter, cela ne présente donc pas un intérêt spectaculaire.
On termine par une grosse déception avec The King of Limbs, le dernier album-studio en date de Radiohead. J’aime beaucoup ce groupe, cet album a été largement salué par la critique, mais personnellement, je ne partage pas du tout cet enthousiasme. Déjà, je trouve qu’il s’ouvre sur un titre incroyablement moche et inaudible. Et ce ne sera pas le seul pour un résultat globalement très tristounet et qui ressemble terrible à ce qu’ils ont déjà fait avant… mais en moins bien !
Si Tommy Lee Jones le réalisateur produit un travail remarquable avec The Homesman, Tommy Lee Jones, l’acteur est pas mal non plus. Mais il est vrai que ce dernier est quelque peu éclipsé par une Hilary Swank qui livre là une nouvelle performance magistrale. Si le rôle est moins fort que celui qu’elle a tenu dans Million Dollar Baby, elle l’interprète avec le même talent et la même intensité. Mais le reste du casting n’est pas mal non plus et c’est avec grand plaisir que l’on retrouve Mirand Otto, qui peut donc jouer autre chose que les princesses guerrières dans le Seigneur des Anneaux.
Pour le reste, la réalisation de D’Une Vie à l’Autre est sobre, sans éclat, mais totalement au service de l’histoire. Les personnages sont plutôt réussies. En fait, toutes les bases étaient vraiment réunies pour faire un très bon film. Ca aurait pu être le cas si Georg Mass avait su donner plus de corps à un sujet auquel il a su donner un intérêt, pas de souffle narratif.
Commentaires récents