Je savais à quoi m’attendre, mais je gardais espoir. J’avais tellement aimé le premier volet, j’ai tellement confiance en JJ Abrams (au point de croire que Star Wars VII vaudra vraiment la peine d’exister), que je ne pouvais croire ce que je lisais. Pourtant, les faits sont là, indiscutables. Star Trek, Into the Darkness est un film très moyen, pour ne pas dire un peu nul, totalement dénué de souffle et d’inspiration. En tout cas, indigne d’un réalisateur qui était pourtant arrivé à nous convaincre que les blockbusters hollywoodien pouvait encore être de grands films.
Qu’est ce qui cloche dans Star Trek, Into the Darkness ? Un peu tout et rien. Enfin, je mettrais quand même avant tout en accusation un scénario à des années lumière de la certaine ambition qui pouvait poindre de la bande-annonce. C’est vraiment hyper basique, sans grande richesse, ni réelle surprise. La noirceur ne se retrouve que dans le titre et les personnages sont d’une platitude absolue. Si on mesure la qualité d’une histoire à celle du méchant, on prendra facilement la mesure de la médiocrité de ce film.
Du coup, les effets spéciaux splendides et la mise en scène un minimum travaillée de JJ Abrams laissent totalement froid. Star Trek, Into Darkness ne fait pas honneur à la légende de la série. Seule la relation ambiguë entre Kirk et Spock aurait pu apporter un peu de piment à ce plat d’une fadeur absolue. Mais rien ne vient bousculer le côté désespérément lisse de ce divertissement hollywoodien au très mauvais sens du terme.
LA NOTE : 9/10
Fiche technique :
Production : Paramount Pictures, Skydance productions, Bad robot
Distribution : Paramount Pictures France
Réalisation : J.J. Abrams
Scénario : Roberto Orci, Alex Kurtzman, Damon Lindelof
Montage : Maryann Brandon, Mary Jo Markey
Photo : Daniel Mindel
Décors : Scott Chambliss
Musique : Michael Giacchino
Durée : 132 mn
Casting :
Chris Pine : Kirk
Zachary Quinto : Spock
Zoe Saldana : Uhura
Benedict Cumberbatch : Khan
Karl Urban : Bones
Simon Pegg : Scotty
John Cho : Sulu
Anton Yelchin : Chekov
Alice Eve : Carol

Le soucis est que The Bling Ring est sûrement le premier film qui se veut adapté d’un article de journal, et non d’un roman de 500 pages, et ça se voit. Il n’y avait pas matière à faire un long métrage. Le film multiplie les scènes de braquage, sauf qu’au troisième, on a déjà totalement compris le principe et on se lasse vite de ce spectacle particulièrement répétitif. Et quand l’histoire prend un ton plus intéressant, quand ces adolescents doivent se défendre et se justifier, que l’esprit de groupe fait place au chacun pour soi, quand certains cherchent à explorer leurs motivations profondes, tout défile en quelques minutes pour nous mener vers une fin frustrante, qui laisse de côté l’essentiel après avoir étiré à l’extrême le superflu.

L’usage du noir et blanc donne à Oh Boy une certaine élégance visuelle. De plus, Jan Ole Gerster a eu le bon goût de ne pas trop forcer sur l’esthétisme, mais de simplement créer une ambiance qui colle parfaitement aux personnages et au ton général du film. Nous sommes donc là devant une œuvre assez aboutie, qui démontre une vraie maîtrise aussi bien artistique que narrative. S’il n’a au final rien d’inoubliable, cantonné dans son segment de petit film d’auteur, ce long métrage ne cherche pas à être autre chose que ce qu’il est et frôle en ce sens une certaine perfection.
NOTE : 09/20
Mais la palme du gâchis revient à Will Smith qui tient là sûrement un des plus mauvais rôles de sa carrière. Il est mauvais, faux, frisant parfois le ridicule dans ce rôle de père militaire dur et inflexible. On ne préfère définitivement en jeune rieur du côté de Bel Air. Bon après, on y peut rien s’il vieillit et a perdu définitivement ses allures d’éternel adolescent.
Heureusement, son casting de premier ordre vient lui donner le petit quelque chose qui allume une lumière dans l’œil du spectateur. Michael Shannon est décidemment un acteur étonnant, même si son répertoire tourne quand même quasiment exclusivement autour du mec à l’air un peu abruti sur les bords. Cela n’enlève rien à sa présence à l’écran et le caractère assez unique de son jeu. A ses côtés, le trop rare Ray Liotta, que l’on voit néanmoins un peu plus souvent ces derniers temps, et surtout la beaucoup trop rare, mais alors beaucoup trop, Winona Ryder que j’épouserai bien elle-aussi, surtout qu’elle n’a pas pris une ride. Son charme et son talent non plus.
Une vision objective des évènements peut amener à crier à l’injustice. En effet, si Castres et Nanterre sont champions de France, c’est avant tout grâce à leurs qualités, mais aussi grâce au format de la compétition. Le football et le handball propose des championnats au sens strict, tandis que le rugby et le basket désignent le vainqueur à l’issue d’une phase finale. Ainsi, dans ce dernier cas, ce n’est pas forcément le meilleur sur toute la saison qui l’emporte, mais le meilleur, le plus en forme, le plus chanceux lors du dernier mois de celle-ci. Avec une autre formule, jamais Castres ou Nanterre n’auraient été sacrés.
Very Bad Trip 3 démontre que le concept génial de base avait été épuisé en un seul épisode. Lui donner une suite s’était donc révélée totalement superflu. Mais paradoxalement, ce troisième volet était sans doute nécessaire pour expier l’insondable faiblesse de son prédécesseur et pour ne pas nous laisser sur une si mauvaise impression.
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