
Leona Lewis s’est fait connaître du grand public anglo-saxon en remportant l’émission X-Factor en Grande-Bretagne en 2006. Bon, cela bouscule toutes mes convictions d’intellectuel reconnu (ça va, je me la joue pas trop?) de dire du bien d’une artiste sortie d’un radio-crochet télévisuel. Mais de toute façon, depuis ma folle, mais unilatérale, histoire d’amour avec Olivia Ruiz, je ne peux plus trop rien dire à ce niveau. Enfin pour en revenir à Leona Lewis, suite à sa victoire, elle sortira cet album Spirit en 2007. Il se classera numéro un des ventes en Grande-Bretagne, Irlande, Australie… et Etats-Unis. Le single Bleeding Love a connu le même bonheur, ce qui lui a permis de devenir ainsi la première artiste non-américaine depuis Kim Wilde et son You Keep Me Hangin’On en 1987 à réussir cet exploit.
Leona Lewis, c’est avant tout une très belle voix. Peut-être pas la plus inoubliable qui soit, mais elle lui permet tout de même de sortir largement du lot. Elle rappelle souvent celle de Whitney Houston et on peut trouver d’autre point de comparaison musicaux entre les deux. L’amour des belles ballades un peu sirupeuses notamment. Leona Lewis en abuse d’ailleurs un peu dans Spirit, qui du coup donne parfois l’impression de tourner en rond. Heureusement, la fin de l’album et même les bonus track de la version que j’ai eu sous la main sont excellentes, ce qui permet de quitter l’écoute sur une très bonne impression.
En fait, ce que l’on peut reprocher à Leona Lewis et Spirit, c’est de ne prendre aucun risque. Certes, cela provient du caractère quand même hautement commercial de cette production, mais on en connaît du même type où la voix est parfois poussée dans ses retranchements. Alors qu’ici, elle reste presque toujours parfaitement posée. Comme elle est très belle, on prend plaisir à écouter, mais c’est parfois un peu trop propre, un peu trop lisse.
Si beaucoup des meilleurs titres de Spirit se situent à la fin, c’est aussi parce que la dernière partie de l’album est plus épurée, avec de jolie ballade simplement accompagnée au piano. Leona Lewis mise avant tout sur la beauté et la pureté de sa voix et au fond, elle se suffit à elle-même. Pas de fioriture, juste un timbre harmonieux et clair qui offre quelques moments de grâce. A défaut d’être génial, il faut savoir mettre en valeur ses points forts, ce qu’elle fait parfaitement sur les titres First Time Ever I Saw your Face, Footprints in the Sand ou encore Moment like This.
Leona Lewis offre donc de la musique de pouffes tendance propre sur-elle, non pas chaude et sexy. Sa grande limite est de ne pas savoir passer d’un style à l’autre, alors qu’elle a les armes vocales pour le faire sans aucune difficulté. Peut-être qu’elle nous fera une carrière à une Britney, c’est ce qu’on peut lui souhaiter… Enfin, pas au niveau santé mentale, parce que je ne suis pas sûr que la jeune femme porte aussi bien la calvitie.
Spirit de Leona Lewis est donc de la bonne musique de pouffes harmonieuse, à défaut d’être géniale et inoubliable.
Faisons maintenant le tour des titres de cet album :
1.: Bleeding Love
Un titre assez épuré qui permet d’apprécier la voix.
2.: Whatever It Takes
Un titre très classique, très harmonieux, très propre.
3.: Homeless
Une ballade aux accents tristes, où la voix est parfaitement mise en valeur.
4.: Better In Time (single mix)
Une belle chanson au piano, où le rythme s’accélère ensuite.
5.: Yesterday
Une ballade sucrée pour ados…mais pas mal dans le genre.
6.: Take A Bow
Un morceau très sobre, où la voix est un peu plus poussée.
7.: I Will Be
Une ballade triste au piano. On se dit que l’album tourne un peu en rond.
8.: Angel
Un titre plus rythmé, mais on aimerait que cela se lâche un peu plus.
9.: Here I Am
Nouvelle ballade très épurée où on peut profiter pleinement de la beauté de la voix.
10.: I’m You
Plus rythmé, plus chaud surtout, mais pas brûlant non plus.
11.: Best You Never Had
Un très bon titre, assez entraînant.
12.: First Time Ever I Saw Your Face
Une ballade lancinante mais fascinante.
13.: Footprints In The Sand (single mix)
Un morceau très harmonieux, au piano, avec beaucoup d’âme.
14.: Moment Like This
Une slow au piano, pas mal encore une fois.
15.: Forgive Me (bonus track)
Un titre rythmé et entraînant.
16.: Misses Glass (bonus track)
Un peu électro, mais pas terrible.
17.: Run (bonus track)
Retour au piano pour ce dernier titre aux accents tristes, mais qui constitue une très belle ballade.

Les Bien-Aimés constitue une réussite aussi par son casting prestigieux. Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni sont parfaites en mère et fille, on y croirait… Ah bah oui, c’est normal, c’est vraiment le cas ! (ah ah ah que je suis drôle!). Avec Ludivine Sagnier, elles forment un trio d’actrices au charisme fabuleux. Les acteurs masculins sont eux plus hétérogènes. Milos Forman et Michel Delpech ne s’en sortent pas trop mal, mais ils sont quand même plus à l’aise sur leur terrain habituel. Seul, Louis Garrel sort vraiment du lot…même si personnellement, je trouve vraiment qu’il a une tête à claques, mais c’est un avis qui n’appartient qu’à moi.


La Piel que Habito nous offre également une réalisation et une photographie sublime. C’est sûrement là que l’on mesure le mieux combien un excellent scénario ne pourra jamais remplacer un grand cinéaste. Chaque scène, chaque plan est une perfection visuelle, sans que l’on ne mesure jamais vraiment pourquoi. Pedro Almodovar ne donne pas dans l’esbroufe et les effets de caméra spectaculaires. Il n’est pas Gaspar Noe ou Daren Aronofsky. N’empêche que chacun de ses films n’aurait pu être réalisé par un autre, celui là ne faisant pas exception. 

Le reste du casting se distingue surtout par la présence de Tommy Lee Jones, qui ne tient pas là son rôle le plus intéressant, mais qui s’en sort avec son talent habituel. Mais la plus grande star de Captain America : Frist Avenger est incontestablement Hugo Weaving (le Elrond du Seigneur des Anneaux) qui semble parfaitement à l’aise dans la peau de Crâne Rouge… ce qui, dit comme ça, n’est pas très rassurant pour lui. Enfin, on ne restera pas insensible au charme de Hayley Atwell, que l’on avait déjà remarqué dans l’adaptation télévisé des Pilliers de la Terre de Ken Follett. 


Mais ce trio improbable n’éclipse pas totalement leurs trois souffre-douleurs. Jason Bateman, Jason Sudekis et Charlie Day s’en sortent à merveille. Seul le dernier, le moins expérimenté sur grand écran, en fait parfois un tout petit peu trop. Mais rien de bien méchant et surtout rien qui vienne gâcher le plaisir. Une comédie réussie est souvent un film où les acteurs son réellement dirigés et non livrés à eux-mêmes dans un numéro de cabotinage. Comment Tuer son Boss ? en fait incontestablement partie. Enfin, notons que le casting est complété par Jamie Foxx et Donald Sutherland… On a rarement vu un film avec un casting « second rôle » de cette qualité.
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