
Justine devrait être heureuse aujourd’hui. C’est son mariage, célébré dans la majestueuse propriété de sa sœur, Claire, et son beau-frère, qui a dépensé beaucoup d’argent pour l’occasion. Il n’est pas donc pas vraiment ravi de la voir de plus en plus absente, voire triste au cours de la soirée. Dans le même temps, la planète Melancholia erre dans l’espace et s’apprête à passer à proximité immédiate de la Terre. Certains craignent même que les deux astres se percutent et que notre monde doit détruit.
Melancholia est un film en deux chapitres. L’un raconte le mariage de Justine et la manière dont elle le vit. La seconde est centrée sur le personnage de Claire et raconte son angoisse face à l’eventualité de voir la planète Melancholia percuter et détruire notre planète. Vous ne voyez pas le lien entre les deux ? C’est normal car il est loin d’être évident, pour ne pas dire complètement absent. Ce n’est guère surprenant de la part d’un Lars Van Trier que ce genre de détail n’a jamais dérangé. C’est ce qui fait l’originalité et l’intérêt de son cinéma, étranger aux conventions et aux codes en vigueur.
Melancholia, c’est donc un peu deux films en un. Aucun des deux ne vous fera rire aux éclats. S’il existe un fil conducteur qui fait de ce film un tout, c’est un pessimisme déprimant. Du coup, il avait intérêt à posséder bien des qualités pour ne pas plonger le spectateur dans une neurasthénie totale. Malheureusement, la première partie n’arrive vraiment pas à le sortir de la torpeur dépressive dans laquelle elle le plonge. C’est pauvre Justine a le droit de broyer du noir, mais personnellement, j’avoue que cela ne m’a guère touché. Par contre, ennuyé, oui.
Fort heureusement, la deuxième partie de Melancholia nous propose un très beau moment de cinéma, qui s’achèvera sur des dernières minutes de toute beauté. Une heure sur la fin possible du monde, aussi différente d’Armageddon que DSK de Mère Thérésa. On est là tout de suite beaucoup plus convaincu et on entre dans l’émotion des personnages, car cette fois, on comprend vraiment ce qu’ils ressentent. Et le tout est traité avec beaucoup de finesse et de sensibilité.
Reste la forme. Lars Van Trier reste fidèle à sa manière si particulière de filmer, avec ses mises au point incessantes à mesure que la caméra se déplace… ce qu’elle fait tout le temps. Ses films sont sûrement parmi ceux qui comptent les plus longues durées de « flou » et Melancholia n’échappe pas à la règle. Cependant, on peut trouver ça fatiguant à la longue. Beaucoup trouvent son style pompeux et prétentieux. Personnellement, je trouve simplement que le réalisateur danois est en train de galvauder quelque peu son style si particulier en le transformant en cadre rigide et incontournable. Visuellement, le film est superbe, mais peut donner un peu mal à la tête et on aimerait parfois vraiment que la mise au point reste constante.

Melancholia fait partie de ses films qu’on aimerait encenser pour les risques pris par le réalisateur. Lars Van Trier invente son cinéma avec une ambition que certains qualifient de présomption, flirtant avec la mégalomanie. Personnellement, je ne lui jetterai sûrement pas la pierre pour s’aventurer là où personne ne va. Même, si avec ce film, il ne m’a qu’à moitié convaincu.
Fiche technique :
Production : Zentropa Entertainment APS
Réalisation : Lars von Trier
Scénario : Lars von Trier
Montage : Molly Malene Stensgaard
Photo : Manuel Alberto Claro
Décors : Jette Lehmann
Distribution : Les Films du Losange
Son : Kristian Eidnes Andersen
Durée : 130 mn
Casting :
Production : Zentropa Entertainment APS
Réalisation : Lars von Trier
Scénario : Lars von Trier
Montage : Molly Malene Stensgaard
Photo : Manuel Alberto Claro
Décors : Jette Lehmann
Distribution : Les Films du Losange
Son : Kristian Eidnes Andersen
Durée : 130 mn



Allez positivons. Il y a quand même un aspect plutôt réussi dans Mes Meilleures Amies, c’est l’histoire d’amour entre Annie et un policier un peu timide. C’est mignon, parfois touchant et ce sont les seuls moments où on se prend un minimum d’affection pour les personnages. Plus que quand ils vomissent et chient dans un lavabo d’un magasins de robe de mariée en tout cas, suite à une tourista foudroyante… Cette romance nous offre aussi la seule scène qui nous arrache un long sourire, quand Annie commet toutes les infractions routières possibles et imaginables juste sous le nez du flic pour attirer son attention alors qu’il boude, enfermé dans sa voiture de service, stationnée sur le bas-côté. Bon bah voilà, j’ai donné tout ce que j’avais pour dire du bien de ce film. Et croyez-moi, c’est déjà beaucoup !


En fait, plus globalement, si l’histoire de Impardonnables ne convainc qu’à moitié, pour ne pas dire qu’à un tiers, la mise en image est par contre d’une grande qualité. Photographie, montage, direction des acteurs, tous ces éléments nous permettent de bien nous rendre compte qu’il n’y a pas n’importe qui derrière la caméra. C’est d’ailleurs grâce à tout ça que le début est prometteur, avec une tension qui monte très vite. Dommage, qu’elle ne soit pas maintenue et que le tout se dégonfle comme un soufflé raté. 
Les scènes d’action sont elles très spectaculaires, portés par des effets spéciaux de toute beauté. Quel contraste avec les costumes un peu ridicules du film de 1968 ! Je n’irai pas jusqu’à dire que l’on n’a jamais l’impression d’être face à des images de synthèse, mais le travail réalisé est vraiment impressionnant. La bataille finale, entre les singes et la police et l’armée sur le Golden Gate Bridge à Los Angeles reste un beau moment de cinéma. 

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