
Une bande d’adolescents, au fin fond de l’Amérique, s’amuse à réaliser un film de zombies avec une caméra Super 8. Un soir, il tourne une scène le long de la voie ferrée et assiste à un terrible accident : un professeur de science semble avoir volontairement percuté un train pour provoquer son déraillement. Très vite, l’armée débarque et les évènements inexpliqués se multiplient.
On le voit tout de suite Super 8 possède un scénario extrêmement classique. Ce n’est pas illogique car ce film se veut un hommage nostalgique à un certain cinéma fantastique, peuplé de créatures monstrueuses, bien avant l’arrivée des images de synthèse. Une sorte de vieux film, mais réalisé avec les moyens d’aujourd’hui. On peut facilement imaginer que J.J. Abrams et Steven Spielberg se sont faits plaisir avec ce film qui a du leur rappeler leurs premières émotions cinématographiques. On retrouve avec ce film la même démarche qu’avait eu ce dernier en produisant les Goonies, au milieu des années 80.
Malheureusement, Super 8 est aussi plombé par quelques défauts. Bon, rien de bien méchant, mais assez pour décevoir ceux qui vont le voir en en attendait beaucoup. L’histoire possède deux volets : le volet aventure pure et le volet relations entre les personnages. C’est ce dernier qui est nettement moins réussi. On retrouve un côté assez moralisateur et cucul, que les fans de Spielberg connaisse bien, mais qui prend ici une place trop importante pour seulement faire partie du décor et être facilement oublié. Du coup, si la fin n’est pas dénuée d’une certaine émotion, cette dernière est quelque peu prévisible et manque franchement d’intérêt. Bien sûr, elle donne aussi un peu d’épaisseur aux personnages, les rendent sympathiques, mais alourdit surtout un récit, qui aurait gagné à plus de légèreté et de fluidité.

Le casting ne brille pas particulièrement dans Super 8. On notera simplement la très bonne prestation de la jeune Elle Fanning, que l’on avait déjà remarquée dans Somewhere et l’Etrange Histoire de Benjamin Button. Comme tout talent adolescent, cela reste à confirmer une fois la puberté achevée, mais les promesses sont là. A ses côtés, Joel Courtney est lui aussi à la hauteur malgré ses 15 ans.
Au final, Super 8 est un film parfait dans sa forme, plus inégal dans son fond. Mais ne boudons pas notre plaisir, il est aussi un des divertissement le plus réussis de l’été, même si on pouvait attendre plus d’une telle débauche de talent.
Fiche technique :
Production : Amblin Entertainment, Bad Robot, Steven Spielberg, Paramount Pictures
Distribution : Paramount Pictures France
Réalisation : J.J. Abrams
Scénario : J.J. Abrams
Montage : Maryann Brandon
Photo : Larry Fong
Décors : Leia Pratapas
Son : Mark Ulano
Musique : Michael Giacchino, Tim Simonec
Effets spéciaux : Kim Libreri, Stephan Trojansky, Dennis Muren
Maquillage : Bonni Flowers, Annabelle MacNeal, Rick Pour, Deborah Lamia Denaver
Directeur artistique : David Scott
Durée : 110 min
Casting :
Ryan Lee : Carey
Riley Griffiths : Charles Kaznyk
Kyle Chandler : Jackson Lamb
Elle Fanning : Alice Dainard
Joel Courtney : Joe Lamb
Gabriel Basso : Martin
Zach Mills : Preston
Noah Emmerich : Nelec
Bruce Greenwood : Cooper




L’histoire nous plonge dans l’univers feutré d’un monastère et au cœur de la mysticité chrétienne. Le ressort est somme toute classique et pas forcément très surprenant. C’est une des limites du Moine, qui n’emmène jamais le spectateur sur des chemins inconnus et originaux. Le début du film nous rappelle parfois le Nom de la Rose, même si les histoires finiront par prendre des voies très différentes. On n’est jamais réellement déstabilisé et c’est ce qui explique que ce film ne dépasse jamais le stade de l’intérêt pour entre dans le réellement passionnant.
Et les scènes d’action me direz-vous ? Parce que bon, soyons honnêtes, on ne va pas voir ce genre de production Besson pour la profondeur des personnages. Mais là encore Colombiana respire la médiocrité par tous les trous de la pellicule (ok, je sais, tout est en numérique désormais, mais je trouvais l’image jolie). Le seul moment d’intérêt vient lorsque… élimine une de ses cibles à l’intérieur même d’un poste de police. Par contre, le final, qui aurait pu ressembler à un Commando, version femme fatale, est dénué de la moindre once de talent cinématographique. On préférera un million de fois revoir les vingt dernières minutes de Kick-Ass, qui permet de mesurer la différence entre un cinéaste et un tâcheron.
Effets spéciaux, décors, scènes d’action, tout est, comme d’habitude, parfaitement réalisés. On retrouve aussi dans Harry Potter et les Reliques de la Mort, 2ème partie cette noirceur qui n’a fait que grandir au fur et à mesure des films. L’humour et la romance sont infiniment moins présents, tout est axé sur l’avancée de l’intrigue qui doit nous mener vers le duel final. Celui-ci occupe une bonne place dans ce film, ce qui lui a parfois été injustement reproché, mais, encore une fois, à l’échelle de la saga, il n’est certainement pas trop long. Bref, tous les ingrédients sont réunis pour un au revoir spectaculaire et un rien nostalgique. Même s’il partage les fans, on retrouvera dans le film l’épilogue qui achève la saga et que personnellement j’aime beaucoup. La boucle se retrouve bouclée et de fort belle manière. 
Bad Teacher ne fonctionnerait pas aussi bien s’il ne possédait pas quelques autres qualités. Le rythme notamment est constant. Si les gags ne s’enchaînent pas avec une frénésie absolue, on ne déplore jamais de réels temps morts dans ce film. Tous les personnages sont aussi très réussis, à la fois énervants et attachants. Là encore, le scénario échappe à un manichéisme qui aurait pu le rendre totalement insupportable. Les mauvais, mais aussi les trop bons profs en prennent pour leur grade et la morale de cette histoire ne se révèle certainement pas être un chant à la gloire du travail et de l’assiduité monastique.
Il y a aussi dans Happy Happy un regard critique sur la société traditionnelle norvégienne. Là encore, cela reste drôle et assez tendre. Pour un étranger qui connaît très peu ce pays, cela est parfois difficile à saisir, même s’il est évident que le film cherche à faire passer un message sur le manque d’ouverture, sur la frustration que cela engendre et les comportements ridicules pour contourner des interdits qui n’ont pas vraiment de raison d’être. Les personnages finiront pas se libérer d’un carcan, cela représente un axe fort du film, même si on a parfois du mal à mesurer à quel point il est général à la société norvégienne ou spécifique aux personnages. 
Plus largement, The Murderer nous retranscrit visuellement avec talent une société gangrénée par la violence et la misère. Ce n’est pas seulement une histoire de truands, mais il y a aussi un vrai fond social sur la condition et l’exploitation des émigrés chinois en Corée. Le film ne s’en sert pas que comme un prétexte ou une toile de fond, mais cherche réellement à faire passer un message sur une situation sur laquelle, à mon avis, beaucoup des compatriotes de Hong-jin Na préfèrent fermer les yeux. Quant à nous, pauvres Occidentaux, nous découvrirons quelque chose dont nous ignorons tout.
Commentaires récents