
On nous a menti. La course entre Américains et Soviétiques pour la conquête spatiale cachait en fait un but secret. A la fin des années 50, les traces d’un crash d’un vaisseau spatial sur la face cachée de la Lune avaient été détectées et il fallait à tout prix être la première nation a pouvoir visiter l’épave. Il s’avère que cette dernière était un vaisseau Autobot, ayant fuit les dernières heures de la guerre avec à son bord une technologie qui aurait pu bouleverser le cours des évènements… et que les Decepticons rêvent de récupérer.
En fait, j’ignore pourquoi j’ai consacré autant de ligne au synopsis. Car la qualité et la complexité de l’intrigue n’est pas vraiment le qualité la plus marquante de Transformers 3… Autant dire que je me permets là un doux euphémisme… L’histoire n’est qu’un vague prétexte à un enchaînement de scènes d’action plus ou moins variées. Enfin, je dois reconnaître en tout honnêteté que le seul rebondissement du film m’a complètement surpris. Comme quoi, peut-être qu’ils auraient du persévérer dans cette voie.
Tout spectateur qui achète sa place pour Transformers 3 s’y résout pour voir de gros robots se taper dessus. Du coup, on se demande bien pourquoi les scénaristes se sont acharnés à nous ressortir encore le personnage de Sam Witwicki, toujours interprété par le non-charismatique Shia LaBeouf… Bon peut-être parce que c’est le héros de cette saga, mais franchement, on est venu là pour Optimus Prime et pour assouvir le désir de se débarrasser définitivement de la frustration de ne pas l’avoir eu en jouet quand on était petit !!! Alors, éventuellement, on peut apprécier le fait d’admirer la plastique de sa nouvelle copine sous à peu près tous les angles, mais franchement une Rosie Huntigton-Whiteley ne vaut pas le quart d’une Megan Fox !
Si le premier épisode de Transformers avait été si réussi, c’est qu’il maniait un humour très second degré, qui en faisait un film vraiment spectaculaire, mais ne se prenant pas du tout au sérieux. Ce troisième épisode essaye de retrouver cet esprit en y mettant une bonne dose d’humour et d’auto-parodie. Mais voilà, cette fois-ci tout est hyper premier degré, pour ne pas dire parfois un peu lourdingue. Le plus marquant est l’évolution du personnage interprété par John Turturo qui est devenu aussi superflu que grotesque. Seul l’apparition de John Malkovitch arrive à nous arracher quelques sourires.

Bon quel est le bilan de tout cela ? Je serai particulièrement malhonnête en disant que je n’ai pris aucun plaisir à voir Transformers 3. Malgré cette liste de défaut longue comme le bras, le résultat est assez spectaculaire pour ne jamais vraiment succomber à l’ennui. C’est très basique, mais ça fonctionne quand même parfois assez bien. C’est sans doute ça qui fait l’énorme différence entre un Michael Bay et un Roland Emmerich, c’est cette faculté à rendre les scènes d’action assez prenantes pour que l’on oublie tout le reste.
Transfomers 3 est donc objectivement un navet. Mais que voulez-vous, je rêvais d’avoir le camion rouge et bleue quand j’étais petit, alors ce film m’a permis pour la troisième de toucher du doigt ce bonheur… C’est peu, mais c’est déjà beaucoup.
Fiche technique :
Production : Paramount Pictures, Hasbro, Di Bonaventura Pictures
Distribution : Paramount Pictures France
Réalisation : Michael Bay
Scénario : Ehren Kruger
Montage : Roger Barton
Photo : Amir M. Mokri
Décors : Jennifer Williams
Musique : Todd Haberman, Steve Jablonsky
Effets spéciaux : John Frazier
Directeur artistique : Benjamin Edelberg
Durée : 155 mn
Casting :
Shia LaBeouf : Sam Witwicky
John Turturro : Seymour Simmons
John Malkovich : Bruce Brazos
Frances McDormand : Charlotte Mearing
Patrick Dempsey : Dylan Gould
Rosie Huntington-Whiteley : Carly Spencer






Un Amour de Jeunesse souffre par contre d’un léger manque de rythme, surtout dans sa première partie. C’est le passage le moins surprenant, du moins si on a lu le synopsis avant d’y aller, et il est vrai qu’il s’étire un peu en longueur. Cela fait craindre un film largement trop contemplatif. Comme évoqué plus haut, la suite est nettement plus riches en évènements, mais il faut admettre que tout cela n’est jamais raconté sur un rythme échevelé. 

En fait, Case Départ se démarque des films d’Eric et Ramzy par le fait que ce soit un vrai film, avec une intrigue, des acteurs qui jouent vraiment la comédie et une réalisation professionnelle. Pas d’impression d’assister à une suite décousue de sketchs et pas de cabotinage sans fin et sans aucun contrôle. Alors, certes, ce film n’est pas un chef d’œuvre, ne justifie peut-être pas le prix exorbitant d’une place de cinéma, mais on ne pourra reprocher aux auteurs de s’être moqué du monde.
Dernier grief, la linéarité du scénario. Avec un tel titre, on s’attend à ce que Switch se termine par un twist final… Et bien non pas du tout… Aucun rebondissement final n’est programmé et le tout se termine de manière abrupte et totalement prévisible. Même l’explication du pourquoi du comment est visible de très loin et arrive avec de gros sabots à clochettes.
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