
Pug est un jeune orphelin, domestique au château de Crydee et qui ne semble doté d’aucun talent particulier. A l’adolescence, la tradition veut que les garçons soient rassemblés et les meilleurs choisis pour devenir des apprentis. A la grande surprise de l’assistance, Kulgan, le magicien du royaume, demande à ce que Pug devienne son élève. Des années de travail attendent ce dernier. Mais une menace mystérieuse survient et va bouleverser le futur du jeune garçon et celui du monde tout entier.
Les Chroniques de Krondor, tome 1 : Pug, l’Apprenti constitue donc de l’heroic fantasy tout ce qu’il y a de plus classique. Un monde aux mœurs moyenâgeuses, peuplés d’elfes, de nains, de dragons et bien d’autres créatures mystérieuses. Il n’y a donc pas vraiment de surprises à attendre de ce côté là. Les amateurs ne seront donc pas trop dépaysés. Mais tout cela n’empêche pas ce récit et ce monde de posséder son charme et son attrait bien à lui, qui les rendent très agréable à parcourir.
Tout d’abord, parce que le récit est bien construit. R.E. Feist nous dévoile doucement ce que sera vraiment le cœur des Chroniques de Krondor. Il nous laisse le temps de connaître les personnages et le monde dans lequel ils évoluent, avant de passer réellement au vif du sujet. Par contre, tout ce fait à travers des aventures et des péripéties. Le récit n’est pas du tout alourdi par de longues descriptions, ce qui arrive parfois dans ce genre littéraire. Certains y verront une qualité indéniable. Cependant, on est parfois un peu frustré de ne pas en connaître un peu plus sur cet univers imaginaire. On regrettera notamment l’absence d’une carte qui serait pourtant la bienvenue. Bien sûr, cela ferait un peu imitation du Seigneur des Anneaux… A la fois, l’héroic fantasy ne fait que réinventer encore et encore l’imaginaire de Tolkien, alors autant ne pas se priver.
Les Chroniques de Krondor, tome 1 : Pug l’Apprenti se distingue aussi par des personnages très attachants. Là encore, rien de bien original, mais une qualité réelle dans la manière dont ils prennent vie à travers le récit. Leur personnalité leur donne assez de consistance pour que le lecteur soit heureux de les retrouver pages après pages. On passe avec le même bonheur de passages centrés sur la vie quotidienne et les sentiments de acteurs à des moments où R.E Feist nous relate des évènements qui ont un impact sur ce monde tout entier. Cet équilibre entre péripéties nombreuses et bien racontées et des protagonistes qui présentent un intérêt au-delà des aventures qu’ils vivent constitue une des principales raisons qui font, qu’après ce premier tome, on a très envie de connaître la suite.
Le style de R.E. Feist est très agréable. Comme je l’ai évoqué plus haut, il n’est pas alourdi par trop de descriptions. Mais au-delà de ça, il est surtout léger et clair. Le récit reste toujours compréhensible, les relations entre les personnages aussi, malgré le caractère totalement imaginaire de ce monde. Voilà une caractéristique qui fait vraiment la différence avec bon nombre de récits d’heroic fantasy où le lecteur se sent parfois un peu perdu. On est donc là plutôt dans le haut du panier et les amateurs n’auront donc aucune raison de bouder leur plaisir.
Au final, Les Chroniques de Krondor, tome 1 : Pug, l’Apprenti est une très bonne porte d’entrée, dans un monde où il est fort agréable de vagabonder au fil des pages.

Graphiquement enfin, Chico & Rita possède une vraie personnalité et une réelle originalité. L’animation a un aspect rétro, loin de ce à quoi nous ont habitué les images de synthèse. Du coup, on retrouve le caractère unique que peut avoir un coup de crayon, bien plus qu’une programmation informatique. Le graphisme contribue largement à la sensation d’exotisme et plus largement au charme de ce film. 
Si j’apprécie autant le cinéma coréen, c’est aussi pour les incroyables acteurs qu’il est capable de nous offrir. La palme revient sans contexte à Choi Min-sik, absolument extraordinaire dans son rôle de tueur psychopathe, à côté duquel Hannibal Lecter est un bisounours. Il nous avait déjà époustouflé dans les fabuleux Ivre de Femmes et de Peinture et Old Boy et on peut vraiment le considérer comme un des tous meilleurs acteurs au monde. A ses côtés, au plutôt en face, Lee Byung-Hun, que l’on avait découvert dans le jouissif Le Bon, la Brute et le Cinglé et qui avait gagné de l’argent en jouant dans GI-Joe. Si son personnage est sans doute moins charismatique que son adversaire, il s’en acquitte avec un aplomb et un talent magistraux.

Beginners met en scène deux acteurs à propos desquels je suis intarissable dans mes critiques. Mais pas vraiment pour les même raisons. Tout d’abord, mon grand ami Ewan McGregor, sur le dos duquel j’ai cassé du sucre à bien des occasions. Ce film ne nous réconciliera pas, tant son jeu manque de l’étincelle de génie que l’on peut attendre d’une telle star. Sa performance est à l’image du film, du talent, mais pas de magie, ni d’enthousiasme. Par contre, à ses côtés, Mélanie Laurent confirme tout le bien que je pense d’elle depuis bien longtemps. Quel charisme, quelle présence à l’écran ! Elle illumine de sa grâce ce film, qui sans cela aurait définitivement endormi le spectateur.
L’interprétation est par contre plus anodine. Rose Byrne est une sympathique actrice de série (Damages), mais que ce soit ici ou dans X-Men, le Commencement, elle ne brille pas d’un charisme particulier sur grand écran. A ses côtés, Patrick Wilson nous livre une performance solide et professionnelle, à laquelle il nous a habituée lors des dizaines de seconds rôles qu’il a pu interprété.
La réussite de Omar m’a Tuer tient aussi de la manière magistrale dont les acteurs sont entrés dans leurs personnages. La ressemblance physique de Sami Bouajila avec Omar Raddad porte la marque des grands acteurs. Il est possible qu’après ce rôle sa carrière prenne une autre ampleur. Il ne faut pas non plus oublier la manière dont Maurice Bénichou arrive à ressembler à Jacques Verges. Par contre, Denis Podalydes ne ressemble qu’à lui-même puisque son personnage n’existe pas dans la réalité, même s’il est largement inspiré de Jean-Marie Rouart qui a écrit un ouvrage similaire à celui que le film prête au dénommé Pierre-Emmanuel Vaugrenard. Enfin, on ne va pas le lui reprocher, car il a prouvé récemment avec la Conquête qu’il savait aussi se transformer physiquement pour un rôle et entrer parfaitement dans la peau d’un homme connu. 
Au-delà du fond, on pourra reprocher au réalisateur une forme parfois imparfaitement maîtrisée. Une Séparation est relativement long (un peu plus de deux heures) et il aurait certainement pu être raccourci. Mais il se serait sans doute quelque peu artificialisé. En devenant une œuvre d’art et suivant trop de conventions, il aurait perdu de sa force brute, même si, encore une fois, ce film n’est définitivement pas un documentaire, mais un vrai récit avec son début, ses rebondissements et sa conclusion. 
On passe donc un très agréable moment et l’ennui ne vient jamais une seule seconde pointer le bout de son nez. On rit aussi beaucoup, avec moins d’enthousiasme que dans le premier volet sans doute, mais avec de joie pour ne pas regretter d’être aller voir Kung-Fu Panda 2. On s’amusera aussi beaucoup à reconnaître le casting vocal. Le méchant est doublé par un Gary Oldman qui prend visiblement son rôle très au sérieux. Mais la vraie bonne surprise vient de la présence de Jean-Claude Van Damme, qui, s’il n’a qu’un petit rôle, prouve définitivement qu’il a quand même un vrai sens de l’auto-dérision.
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