Dans la série des groupes que je connais sans vraiment connaître, voici The Cure. Bien sûr, leurs singles les plus célèbres me sont relativement familiers et j’ai même eu l’occasion de les voir en concert, un été à la Route du Rock, à St Malo. Bon, on est parti avant la fin, mais personnellement, je serais bien resté jusqu’au bout… Enfin bref, je ne suis pas là pour raconter ma vie, mais pour vous parler de 4:13 Dream, leur 13ème album, sorti en 2008.
C’est donc avec une certaine curiosité que je me suis lancé à l’écoute de cet album dont je ne savais pas grand chose, puisqu’aucun single n’a vraiment occupé les ondes radiophoniques de notre beau pays. J’avais un peu peur que la plupart des morceaux se ressemblent tous plus ou moins, car je dois admettre que c’est un peu l’impression qu’avait donné le demi-concert auquel j’ai eu l’occasion d’assister. A ma grande satisfaction, il n’en est rien.
Bien sûr, on retrouve sur 4:13 quelques titres qui ont un fort air de famille avec Boys don’t Cry ou In Between Days. Un rock auquel la voix de Robert Smith apporte sa personnalité unique, à la fois mélodique et terriblement énergique. Mais beaucoup de titres s’en éloigne quelque peu. Bon, ils ne vont pas très loin, on reste dans le même registre, mais on échappe complètement à cette impression de titres qui s’enchaînent avec monotonie. L’attention de l’auditeur est toujours maintenue et on attend toujours de savoir ce qui nous réserve le prochain morceau.
4:13 nous fait par contre bien sentir que l’on est face à un groupe qui maîtrise parfaitement son sujet. Quand on tourne depuis si longtemps qu’eux et quand on signe son 13ème album, il est évident qu’il devient difficile de sortir quelque chose de radicalement nouveau. Comme je l’ai dit, je ne suis pas un grand spécialiste de The Cure, alors je suis très mal placé pour comparer cet album aux précédents. Cependant, on sent ici une grande maîtrise, plutôt qu’une créativité débridée. Mais on ne connaît pas une telle carrière sans assez de talent pour que cela ne constitue pas un problème en soi, surtout pour ceux comme moi qui ne connaissent pas déjà par cœur le reste de leur discographie.
4:13 Dream est relativement homogène en qualité. Un ou deux titres, un peu plus brouillon, passent un peu moins bien, mais tous le reste s’écoute avec un grand plaisir. Il manque sans doute un ou deux singles vraiment remarquable pour cet album prenne une autre dimension. The Cure aura peut-être du mal à signer à nouveau des titres aussi légendaires que leurs plus grands classiques, mais cet album prouve qu’ils en ont encore sous la semelle. D’un point de vue créatif, ils sont sans doute quelque peu en roue libre, mais affiche un niveau qui ferait pâlir de jalousie bien des jeunes groupes aux dents longues.
4:13 Dream me fait donc mieux comprendre comment The Cure a réussi à devenir un groupe aussi mythique de l’histoire du rock. Il me donne envie de me plonger dans leurs premiers albums, ceux qui ont réellement fait leur légende. Pour en signer un 13ème de cette qualité, ils doivent avoir forcément atteint des sommets encore plus élevés précédemment.
Pour finir, faisons le tour des titres de cet album.
1.: Underneath The Stars
Une longue introduction psychédélique et planante.
2.: Only One
Un morceau plus énergie mais qui ne décolle jamais vraiment.
3.: Reasons Why
Un titre plus rock, la voix de Robert Smith se fait plus claire. Du bon Cure !
4.: Freakshow
Un morceau un peu déjanté, mais où le groupe garde néanmoins une grand maîtrise, pour un résultat pas mal du tout.
5.: Sirensong
Une chanson plus calme, presque une ballade, très agréable en tout cas.
6.: Real Snow White
Un morceau pop-rock correct mais sans plus.
7.: Hungry Ghost
Un titre chanté comme s’il s’agissait d’un titre punk, mais avec une instrumentation plutôt psychédélique. On trouve ici toute l’originalité du son de The Cure.
8.: Switch
Un morceau plus brouillon, mais l’énergie compense largement.
9.: Perfect Boy
Un titre rock classique, mais très bon.
10.: This Here And Now With You
Un titre quelque peu psychédélique, mais pas terrible ce coup-ci.
11.: Sleep When I’m Dead
Un morceau rock classique, parfaitement maîtrisé et encore une fois très bon.
12.: Scream
Un titre relativement plat.
13.: It’s Over
Un instrumental rock psychédélique pour finir.

Ce qui fait finalement basculer The Company Men du côté des films réussis reste la qualité de ses personnages. Comme son titre l’indique, il ne traite pas tant des causes de la crise que de ceux qui en essuient les conséquences. Cependant, il n’y a pas au final les gentils d’un côté et les méchants de l’autre. Chacun d’eux doit faire face à ses propres dilemmes, partagés entre solidarité et instinct de survie. C’est là la plus grande force de ce film, même si cela renforce aussi quelque peu notre frustration puisqu’on se dit qu’avec une telle base, il y avait vraiment moyen de faire quelque chose de beaucoup plus grand.
Mais Sucker Punch est avant tout un film visuellement superbe, à la personnalité extrêmement prégnante. C’est à la fois sa plus grande force et sa plus grand faiblesse, puisque soit on aime, soit on déteste. Cependant, on ne peut que s’incliner devant l’incroyable travail de Zack Snyder. Rassembler autant d’éléments disparates pour en tirer un univers esthétique aussi cohérent et personnel ressemble à un tour de force. Cela prouve également que ce réalisateur n’est pas doué uniquement pour adapter à l’écran des univers visuels nés dans des pages de comics. Il sait créer un monde bien à lui, sublimé par un travail de photographie prodigieux, une bande-son incroyable et des effets spéciaux à couper le souffle. 
Mais malheureusement, vient le quart d’heure qui gâche sérieusement le plaisir. Cette longue scène célébrant les valeurs militaires, la solidarité entre soldats, le sens du devoir envers la patrie, le sens du sacrifice, genre c’est super de se faire sauter le caisson si c’est pour la défense du drapeau… C’est long, lourdingue et donne limite la nausée. Comme si la certaine retenue dont avait fait preuve jusqu’alors Johathan Libesman n’était plus tenable et qu’il fallait qu’il lâche son flot de poncifs d’un goût et d’une philosophies douteux.
Ce n’est évidemment pas la présence de Gilles Lellouche à l’écran qui vient sauver Ma Part du Gâteau. Non qu’il ne soit pas un acteur talentueux, mais comme il est en train de supplanter Kad Merad dans le rôle de l’acteur français que l’on voit dans tous les films hexagonaux, il n’apporte plus guère de valeur ajoutée. Karine Viard est aussi une habituée des écrans tricolores, mais elle confirme encore une fois ici qu’elle est la plus sexy des femmes pas sexys. Bref, ça s’appelle le charme et ça ne s’explique pas. Ils sont bons, il n’y a rien à dire, on arrive même à croire à leurs personnages pourtant trop caricaturaux pour être vrais. Mais quand le scénario finit par leur faire faire n’importe quoi, le charme se rompt et c’est bien dommage. 
Visuellement, Rango ne souffre d’aucun défaut. L’univers graphique est agréable et les personnages tous très expressifs. Humaniser des animaux est un principe aussi vieux que le cinéma d’animation lui-même, mais le travail dans ce domaine est ici vraiment remarquable. L’équipe artistique ne s’est pas contentée de mettre des habits à des animaux, ils ont cherché comment les faire réellement incarner le rôle qu’ils occupent dans le film. Un casting virtuel peut-être, mais en tout cas un excellent casting. 
Route Irish reste tout de même un film de Ken Loach. Photographie élégante et discrète, direction d’acteurs impeccable. Mais son cinéma est bien trop basé sur le sens et la qualité des histoires qu’il raconte pour que la forme puisse un seul instant compenser les manques du fond. On sent bien que ce film n’est pas non plus réalisé par n’importe qui, mais au-delà de ce constat, cela ne nous console guère. 
La réalisation de Julien Leclercq ne vient malheureusement pas relever le niveau. Elle se veut pourtant très certainement élaborée artistiquement avec ses couleurs un peu sépias et cet espèce de flou permanent. En fait, c’est marrant cinq minutes, mais guère plus. Ce genre d’effet de style ne se justifie que s’il possède une signification à un moment donné d’un film, pas quand il est de mise tout du long. Le réalisateur sait mettre un filtre devant ses caméras, tant mieux pour lui. C’est de l’esbroufe sans aucun intérêt. Et que dire du montage et de la bande-son qui cherchent à faire de l’Assaut un vrai film d’action, à l’américaine j’ai envie de dire. Sauf qu’à Hollywood, plus personne n’ose produire de tels navets, que surpasse n’importe quel épisode de série produit de l’autre côté de l’Atlantique.
We Want Sex Equality mélange avec bonheur le rire, l’émotion et la critique sociale. L’équilibre trouvé par Nigel Cole est remarquable et chacun pourra donc trouver son bonheur dans ce film. On ne s’y ennuie jamais, l’intrigue avance toujours avec un rythme suffisant pour maintenir notre attention du début à la fin. Le dénouement est amené en conservant un certain sens du suspense, ce qui constitue une barrière radicale contre l’ennui. 
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