
La principale qualité de ce groupe repose sur la voix profonde et caverneuse de leur chanteur, Matt Berninger. Une voix typique de nombreux artistes américains, Johnny Cash ou Nick Cave en tête. Mais il ne se contente pas d’imiter ses aînés et impriment réellement sa propre personnalité sur le son de The National. Les amateurs de ce genre de voix ne devront pas manquer de jeter une oreille à Boxer, notamment au titre Start a War, qui permet de profiter pleinement de la qualité vocale de ce groupe.
Boxer est un album relativement homogène au niveau de la qualité des titres. Quelques uns sont un peu moins bons, mais rien n’est définitivement à jeter. Par contre, l’album ne recèle pas non plus un titre phare, même si pour moi, Slow Show reste le meilleur morceau. Le groupe navigue entre pop, rock et ballades et semble être à partout à l’aise. La profondeur de la voix du chanteur aurait pu les inciter à développer un univers musical plutôt sombre, mais il n’en est rien. Leur musique n’est pas vraiment dansante non plus, mais ne vous donnera jamais envie de vous pendre. Seul le dernier titre, Gospel, est emprunt d’une certaine noirceur, mais le résultat est excellent.
Comme je l’ai déjà évoqué, les morceaux de The National que l’on trouve sur Boxer n’ont rien de très original. Nous sommes là devant un genre musical très classique, que l’on imagine aisément dans une salle perdue au fin fond de l’Ohio, leur état d’origine. Les mélodies et les arrangements sont extrêmement classiques. Il faudrait voir sur scène ce qu’ils ont dans le ventre, car ici la prise de risque artistique est minimale. Mais le résultat reste tout de même plutôt bon et encore une fois, la qualité vocale du chanteur leur donne un petit truc en plus par rapport à une concurrence pléthorique.
The National et leur album Boxer pourra donc ravir les amateurs de « songwriter » américain à la voix caverneuse. Les autres pourront prendre un vrai plaisir à écouter les meilleurs titres de cet album.
Regardons maintenant de plus près les titres que comporte Boxer.
1.: Fake Empire
Une très bonne introduction qui nous fait découvrir immédiatement la magnifique voix de Matt Berninger, derrière laquelle se posent progressivement les différents instruments.
2.: Mistaken For Strangers
Un morceau plus rock et très classique.
3.: Brainy
Une ballade rock plutôt pas mal.
4.: Squalor Victoria
Un morceau un peu répétitif et lancinant.
5.: Green Gloves
Une ballade un rien mélancolique.
6.: Slow Show
Entre rock et pop, un excellent morceau.
7.: Apartment Story
Un titre plus enjoué et toujours très bon.
8.: Start A War
Une chanson simple qui permet de profiter pleinement de la voix du chanteur.
9.: Guest Room
Un morceau un peu moins harmonieux, un peu moins bon.
10.: Racing Like A Pro
Une chanson mélancolique, mais un peu transparente.
11.: Ada
Un titre très pop pas mal du tout.
12.: Gospel
Un morceau sombre, mais très beau qui finit très bien cet album.

Alain Corneau signe donc là un bon moment de cinéma « populaire » à la française. Mais comme dans plusieurs de ses œuvre les plus récentes, il se contente de mettre en scène de vieilles recettes de manière un peu paresseuse. Certes le cuisinier a assez de talent pour que le plat se laisse manger avec plaisir, mais on attendait mieux d’un réalisateur qui fut pendant plus de 20 ans un des cinéastes les plus brillants et intéressants du cinéma hexagonal. Il s’agit peut-être là d’un reproche sévère, mais on aurait aimé le voir sublimer le talent de Kristin Scott-Thomas comme il avait su sublimer celui de Patrick Dewaere dans les années 70. 

Mais ce qu’il y’a de plus fascinant dans Cleveland contre Wall Street., c’est le débat de fond. Le défenseur de Cleveland en appelle surtout à l’émotion, celui de Wall Street à la raison. En fait, ce film pose de vraies questions philosophiques : quand quelqu’un abuse, de manière légale, de la naïveté d’un tiers, quelle est exactement la responsabilité des deux protagonistes ? En fait, est-on coupable ou victime de sa propre naïveté ? Doit-on défendre les gens contre leurs propres erreurs quand il s’agit d’actes volontaires et réfléchis ? Jusqu’où porte l’excuse de l’ignorance ? Cependant, toutes ces questions ne sont pas traitées ici par un philosophe à la coiffure improbable, mais par un cas concret qui a touché la planète entière et parfois nous-mêmes, directement ou indirectement. Quant aux réponsex, je vous laisse les découvrir en regardant ce film passionnant. En effet, il y’a un vrai suspense quant à l’évolution des débats et quant au verdict final. De toute façon, ce ne sont pas des questions auxquelles on peut répondre de manière absolue et définitive, malgré la tentation de certains de le faire. 


La caméra de Vincente Minelli est celle d’un des maîtres d’Hollywood. Ce qui l’intéresse, c’est de mettre en valeur les acteurs qu’il dirige. Tout le reste n’est que l’écrin dans lequel ils pourront s’épanouir et donner le pleine mesure de leur talent. Bien sûr, ils ont un peu tendance à tout jouer comme s’il s’agissait une tragédie grecque (en fait, je ne suis pas vraiment sûr qu’on ait l’obligation de surjouer les tragédies grecques), mais c’était le style de l’époque où le spectateur n’était pas inondé d’images à la télévision et où grand spectacle ne voulait pas dire son THX et effets spéciaux à la chaîne.

Mais là encore, on n’est pas non plus venu pour assister à des rôles des composition. On veut du tactactactac, du vlan, du boum, du paf, du bing, du pan ! Bref, de l’action, de l’action et encore de l’action, avec si possible quelques poursuites, de belles bagarres, beaucoup de fusillades où les méchants tirent aussi incroyablement mal que les gentils visent incroyablement bien et tout plein de jolies explosions. Et pour tout ça, le final de Expendables, Unité Spéciale vous ravira en vous offrant un délire pyrotechnique démesuré mais réjouissant. Mais le reste du film n’est pas en reste avec beaucoup d’autres moments de bravoure survitaminés, pleins de bruits et de fureur, le tout sur un rythme qui ne laisse au spectateur que peu de temps au spectateur pour reprendre sous souffle. 
Commentaires récents