
Au 26ème siècle, l’humanité maîtrise la numérisation de la conscience. Vous pouvez donc être téléchargé dans un nouveau corps si jamais le précédent est endommagé. Mais évidemment, faut-il encore avoir les moyens de payer. C’est dans cet univers que Takeshi Kovacs, ancien membre des troupes d’élite, est envoyé sur Terre pour mener une enquête sur un mystérieux suicide, dont évidemment la victime est revenue. Mais très vite, il va comprendre que ceci n’est que la partie émergée d’un dangereux iceberg.
Carbone Modifié est à la fois de la pure science-fiction et un pur roman noir. Les amateurs de l’un de ces deux genres pourront donc y trouver leur bonheur, à la condition, évidemment, de ne pas être allergique à l’autre. Les aspects anticipation et polar se complètent et s’enrichissent à merveille, et c’est ce qui fait la force de livre, vraiment excellent. Publié en 2002, ses droits d’adaptation cinématographique auraient été achetés par Joel Silver, le producteur de Matrix ou Piège de Cristal. Si je n’ai pour l’instant eu l’écho d’aucun projet en préparation, ceci ne m’étonne guère car il y’a là un vrai potentiel.
Carbone Modifié, c’est d’abord une histoire très solide. Richard Morgan ne se contente pas du tout de nous décrire le futur issu de son imagination. Il sert simplement de toile de fond à une vraie intrigue riche en rebondissements, intense et surtout passionnante. D’ailleurs, l’histoire commence sans trop de préambules et, si on n’est jamais vraiment perdu, on met un peu de temps à recoller tous les morceaux et à resituer le contexte. Cela est fait avec beaucoup d’habileté et sert surtout à aiguiser la curiosité du lecteur, non à le décourager.
Le personnage de Takeshi Kovacs pourrait être interprété au cinéma pas un Viggo Mortensen dirigé par David Cronenberg. Un dur, un vrai, que chacun pense pouvoir mater avant de le regretter amèrement. Raconté la première personne, Carbone Modifié permet de vraiment faire connaissance avec cette figure singulière, fréquente dans le monde du roman noir, un peu moins dans celui de la science-fiction. Mais encore une fois, ce mélange des genres constitue une réelle réussite.
Le style de Richard Morgan n’a rien d’extraordinaire, même si c’est un peu difficile de juger à partir de la traduction. Cependant, s’il ne s’agit pas de grande littérature d’un point de vue formel, Carbone Modifié se dévore, car la force de l’intrigue compense largement l’écriture plutôt quelconque. Les descriptions sont peu nombreuses, au contraire des dialogues et de quelques scènes d’action. C’est l’histoire que la reine de ce roman et rien ne vient la ralentir et gâcher notre plaisir.
Carbone Modifié est donc un excellent roman sur un thème classique, mais traité avec un talent et une originalité bien supérieure à la moyenne.

Par contre, l’histoire d’amour du PSG pour la Coupe de France est au-delà de toute explication rationnelle. Le club vient de remporter son 8ème trophée, revenant à deux titres du record détenu par l’Olympique de Marseille avec 10 coupes remportées. Mais, l’OM dispute cette compétition depuis sa première édition, il y’a bientôt un siècle, et la remporta pour la première fois dans les années 20. Le PSG a été lui fondé en 1970 et ne souleva la Coupe pour la première fois qu’en 1982. C’est donc une réussite incomparable que connaît ce club dans cette compétition. Et c’est d’autant plus surprenant que Paris est à l’inverse très souvent décevant en championnat, qu’il n’a remporté que deux fois, alors qu’il figure généralement parmi les favoris.






Pourtant la liste des collaborateurs est prestigieuse : Fatih Akin (dont je vous conseille une nouvelle fois l’excellent Soul Kitchen), Yvan Attal, Natalie Portman (que l’on retrouve donc devant et derrière la caméra), Mira Nair (une des stars de Bollywood, réalisatrice notamment de Le Mariage des Moussons), Allen Hughes (From Hell, le Livre d’Eli), Shekar Kapur (qui est le nom de jeune fille de ma mère, même si tout le monde s’en fout), Brett Ratner (Rush Hour, Dragon Rouge, X-Men 3) et d’autres pour un casting extrêmement cosmopolite. Dommage que cette diversité ne se ressente pas plus à l’écran… Bon ok, je me répète un tantinet. 
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