
Je leur pardonne ! Oui, aujourd’hui, je peux enfin pardonner à tous les professeurs d’EPS qui m’ont forcé à jouer à ce sport horrible qu’est le volley-ball. Ceux qui me connaissent diront que j’aurais dû aimer un sport où on a rarement besoin de courir, mais je leur rappellerai que c’est avant tout un sport d’adresse et que la seule adresse qui je porte en moi est celle qui me permet de recevoir du courrier. Et puis, pendant longtemps, ce sport était une vraie plaie à regarder avec de longues séquences de reprises mutuelles de service, sans aucune évolution du score. C’est vrai que le nouveau système de pointage a rendu ça beaucoup plus sympathique à suvire, mais vous l’aurez compris, le volley-ball n’est pas mon sport préféré ! Sauf sans doute aujourd’hui !
Si la magie des Jeux s’éteindra demain pour trois ans, elle nous aura livré une avant-dernière journée qui rentrera dans l’histoire du sport français. Une journée parachevée par cette médaille d’or en volley-ball au bout d’un match et d’un suspense absolument incroyables. Un scénario qui démontre une nouvelle fois une vérité essentielle du sport de compétition : il ne faut jamais renoncer. Et les premiers à l’avoir démontré dans ce match sont les Russes qui, menés dans le troisième set après avoir perdu les deux premiers, ont su renverser la vapeur. Si, à un moment donné, l’Equipe de France a donné la sensation d’être un rouleau compresseur que rien n’arrête, l’Equipe de Russie (ou je sais, du Comité Olympique bla bla bla…) s’est muée à son tour en une force que rien ne semblait vouloir stopper. Franchement, quand elle a pris l’avantage d’entrée dans le tie-break, je pense qu’on était nombreux à penser que le match était déjà plié. Force est de constater qu’il ne l’était pas.
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Un grand acteur ne suffit pas pour faire un grand film. Mais ça peut quand même aider. Surtout quand l’acteur en question est Anthony Hopkins. The Father restera de ces films intimement associés à la performance de leur tête d’affiche, qui est présent à quasiment chaque plan et qui capte toute l’attention du spectateur. Mais un numéro d’acteurs, aussi grand, aussi immense soit-il ne peut prendre tout sa dimension que s’il est au service d’une histoire, méritant qu’on lui consacre tant de talent. Celle de ce film le valait bien.
Un moyen de susciter l’intérêt du spectateur est de mettre un peu de temps avant de révéler la vraie nature d’un film et le sens réel de l’histoire qu’il nous raconte. Le risque de l’en faire sortir, sans parvenir ensuite à le raccrocher. C’est le risque qu’a pris Kōji Fukada, le réalisateur du Soupir des Vagues. Un long métrage qui nous emmène en Indonésie, dans une région qui tente de se reconstruire, dix ans après le tsunami dévastateur qui continue de laisser des traces. Là où un événement étrange va survenir.
En tant que consommateur relativement compulsif de produits culturels, j’ai bien des idoles, des artistes à qui je voue une admiration sans borne. Viggo Mortensen en fait clairement partie. Il lui aura fallu bien peu de films pour cela, mais chacune de ses apparitions éclaboussent l’écran d’une classe dont j’aimerais posséder n’en serait-ce qu’une fraction. Le voir passer de l’autre côté de la caméra ne pouvait donc que provoquer chez moi une certaine excitation. Ferait-il partie de ses génies qui transforment en or tout ce qu’ils touchent ? Falling conduit au final à une réponse quelque peu mitigée.
La maltraitance de jeunes athlètes adolescentes par leur entraîneur a malheureusement été au cœur de l’actualité ces derniers mois, en France et ailleurs. Peu de sports semblent épargnés. Partout la parole se libère, faisant espérer que de tels agissements ne puissent plus à nouveau passer aussi longtemps inaperçus… ou du moins, que plus personne ne pourra détourner les yeux pour faire comme s’il ne voyait pas. Je critique souvent le cinéma français dans ces pages pour souligner son incapacité chronique à traiter des sujets contemporains brûlants. C’est pourtant lui qui a donné naissance à Slalom, qui nous plonge au cœur de la relation de plus en plus ambiguë entre une jeune skieuse et son entraîneur.
Quand un film a la famille pour sujet principal, il vous fait généralement aimer la vôtre en vous faisant réaliser à quel point elle est équilibrée et vous offre des rapports sains. Celle qui se trouve au cœur d’ADN, le nouveau film de Maïwenn, ne répond à aucune de ces deux caractéristiques. Sans cela, il n’y aurait évidemment pas de film, mais on est heureux en tout cas de ne pas en faire partie. Mais plus que la simple famille, ce film nous parle de la notion de racines et d’identité d’une manière intime et chargée de beaucoup d’émotions. Rien à voir avec les discours nauséabonds de certains sur le sujet.
La constance est une qualité importante paraît-il. Evidemment, on peut nuancer cette assertion quand cela concerne une constance dans la médiocrité. Œuvre culte pour beaucoup, OSS 117, le Caire Nid d’Espions est pour moi une film extrêmement médiocre, sans rythme, avec un Jean Dujardin en roue libre complète. La suite, Rio Ne Répond plus, a trouvé un peu plus grâce à mes yeux, mais sans jamais crier au génie. Je n’ai donc pas été vraiment étonné en voyant les premiers retours très décevants sur OSS 117, Alerte Rouge en Afrique Noire et je m’y suis rendu sans me faire d’illusion. Le résultat s’est montré à la hauteur de mon absence d’attentes.
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