MONSTRES ACADEMY, LE GRAND MECHANT LOUP : Humour varié

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monstresacademyafficheDeux comédies très différentes, mais deux bons moments d’humour avec Monstres Academy et Le Grand Méchant Loup. Le premier est donc un film d’animation américain, sorti des studios Pixar, et qui constitue la suite, ou plutôt le prequel, de Monstres et Compagnie qui nous avait fait tant rire il y a maintenant plus de 10 ans. On est heureux de retrouver Bob et Sulli pour leurs grands débuts à l’université, afin d’apprendre à devenir des « terreurs d’élite ». Des débuts qui seront évidemment particulièrement mouvementés et ne se dérouleront pas tout à fait comme ils l’avaient imaginé.

On peut évidemment trouver à cette exploitation d’un précédent succès un petit goût artificiel, mais force est de constater que le scénario de Monstres Academy nous propose quelques surprises, notamment au moment d’un dénouement qui n’est pas du tout le happy-end cousu de fil blanc auquel on pouvait s’attendre. Cela permet de terminer ce divertissement sympathique, mais, il est vrai, sans réel génie, sur une note agréable, après avoir passé un bon moment, parsemé de vrais éclats de rire. On est là face à une œuvre beaucoup plus anodine que premier volet, mais qui se laisse regarder sans problème. Les plus grognons regretteront que les auteurs n’aient pas su renouveler le tour de force de Toy Story, franchise où la qualité n’a jamais diminué d’un pouce, bien au contraire, mais ils auront bien tort de bouder leur plaisir.

legrandmechantloupafficheLe Grand Méchant Loup est quant à lui une comédie des mœurs à la française. Elle offre une vision très masculine de la relation amoureuse, à l’instar du Cœur des Hommes (dont le troisième volet sortira à la rentrée). Peut-être que le propos développé déplaira à certaines, mais il n’empêche qu’il ne fait que retranscrire une réalité sur la manière dont les mâles vivent l’engagement et la fidélité. Par contre, il serait injuste de voir dans ce film la moindre trace de misogynie, puisque ce film ne dit rien sur le point de vue féminin. Il ne cherche donc pas à différencier les sexes, mais à nous faire partager un point de vue qui existe quoiqu’il en soit.

Cependant, le Grand Méchant Loup reste quand même avant tout une comédie. C’est parfois vraiment drôle, avec des personnages, certes inégaux, mais tout de même assez réussis. On s’y attache assez facilement et on partage leurs mésaventures avec joie, à défaut d’enthousiasme. Le film provoque quelques vrais éclats de rire, même si l’humour est avant tout situationnel. Le trio d’acteurs est au niveau, même si Fred Testot est sans doute le plus limité. Kad Merad n’en fait pas trop et Benoît Poelvoorde confirme une polyvalence insoupçonnée à ses débuts.

LES NOTES :
MONSTRES ACADEMY : 12/20
LE GRAND MECHANT LOUP : 12/20

MONSTRES ACADEMY
Fiche technique :
Production : Pixar Animation Studios, Walt Disney Pictures
Distribution : Walt Disney Studios Motion Pictures France
Réalisation : Dan Scanlon
Scénario : Dan Scanlon, Daniel Gerson, Robert L. Baid
Montage : Greg Snyder
Musique : Randy Newman
Directeur artistique : Ricky Nierva

Casting :
Billy Cristal : Michael Wazowski
John Goodman : James P. Sullivan
Steve Buscemi : Léon
Helen Mirren : la doyenne Hardscrabble
Alfred Molina : Professeur Knight

LE GRAND MECHANT LOUP

Fiche technique :
Réalisation et scénario : Nicolas & Bruno
Photographie : Laurent Dailland
Montage : Reynald Bertrand
Musique Originale : Eric Neveux
Superviseur Musical : Pascal Mayer
Décors : Laurent Tesseyre

Casting :
Benoît Poelvoorde : Philippe
Kad Merad : Louis
Fred Testot : Henri
Valérie Donzelli : Nathalie
Charlotte Le Bon : Natacha
Zabou Breitman : Victoire
Cristiana Reali : Eléonore
Léa Drucker : Patricia
Linh-Dan Pham : Lai
Marie-Christine Barrault : Mère
Denis Podalydès : Stanislas Lastic
Gilles Gaston-Dreyfus : Jean-Loup
Francis Van Litsenborgh : Père Aymeric

HIJACKING : Tension en haute mer

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hijackingafficheLes croisières ne s’amusent pas toujours. Hijacking en est la preuve, avec ce récit d’une prise d’otages d’un bateau danois par des pirates somaliens dans l’Océan Indien. Le film nous fait partager à la fois le sort des prisonniers (enfin un en particulier) et l’immense responsabilité qui tombe sur les épaules du directeur de la société à laquelle appartient le navire et qui décide de mener lui même les négociations. Un vrai thriller psychologique qui nous fait partager la pression infinie que subissent ces deux hommes de chaque côté de la chaîne qui les relie aux pirates.

Hijacking n’a donc rien de spectaculaire visuellement. Pas de scène d’actions, de commando qui vient à la rescousse de l’équipage. Mais de la tension, de la tension et encore de la tension. Un vrai suspense donc, qui arrive à se renouveler, malgré le côté quelque peu linéaire des négociations. Le film nous propose quelques petits moments de bravoure. Mais surtout, il permet au spectateur de rentrer totalement dans l’histoire et de suivre son déroulement avec une angoisse commune à celles des familles des otages.

hijackingHijacking doit beaucoup à la performance remarquable de ses deux acteurs principaux : Pilou Asbaek et Peter C. Ludvigsen. Tous deux, de manière très différente, arrive à nous partager le poids de leur calvaire, sans jamais en faire trop, en rendant les choses particulièrement crédibles. On ne peut donc que le féliciter et souligner leurs mérites respectifs.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Nordisk Film Production, Danish Film Institute, Filmklubben in DR, Nordisk Film & TV Fund
Distribution : Ad Vitam
Réalisation : Tobias Lindholm
Scénario : Tobias Lindholm
Montage : Adam Nieslen
Photo : Magnus Nordenhof Jonk
Format : 35mm
Décors : Thomas Greve
Son : Morten Green
Musique : Hildur Gudnadottir
Durée : 99 mn

Casting :
Pilou Asbaek : Mikkel Hartmann
Soren Malling : Peter C. Ludvigsen
Dar Salim : Lars Vestergaard
Roalnd Moller : Jan Soresen
Abdihakin Asgar : Omar
Gary Skoldmose Porter : Connor Julian

GRIGRIS : Dansons le Tchad Tchad Tchad

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grigrisafficheL’Afrique sub-saharienne reste encore le parent pauvre du cinéma mondial. Pourtant, quelques films arrivent de temps en temps sur nos écrans. Après Viva Riva, film congolais, aperçu l’année dernière, voici Grigris qui nous vient du Tchad et qui avait fait un petit tour par Cannes, où il avait reçu un accueil très favorable. Il faut dire que l’on tient là un film plutôt bien construit et dépaysant, sans être du tout faussement exotique.

Grigris est en fait une histoire très classique. Celui du jeune homme, qui pour une cause noble, va s’acoquiner avec la pègre local pour gagner l’argent dont il a besoin pour son beau-père, hospitalisé. Son histoire d’amour avec une prostituée pourrait tourner au cliché du genre, si le décor, l’ambiance générale de ce film nous propulsait dans un monde que l’on a pu l’habitude de voir sur grand écran. Le film nous montrera d’ailleurs les différentes facettes d’une société tchadienne écartelée entre ses propres traditions et un modèle occidental de plus en plus envahissant. Le film prend grâce à cela un intérêt bien plus large que celui proposé par le simple fil rouge narratif.

grigrisEnfin Grigris fascine par la présence assez extraordinaire de Souleymane Démé, son acteur principal. Atteint de la polio, il utilise son handicap pour nous livrer quelques numéros de danse assez prodigieux. Mais plus largement, son regard parfois dérangeant, mais fascinant, son charisme, sa présence, sa démarche à la fois maladroite et volontaire en font un personnage rare et marquant, qui donne à ce film une toute autre ampleur, quand, d’un point de vue de la réalisation pure, il tient du téléfilm bien foutu plutôt que du long métrage.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Pili Films, Goi-goi productions
Réalisation : Mahamat-Saleh Haroun
Scénario : Mahamat-Saleh Haroun
Montage : marie-Hélène Dozo
Photo : Antoine Heberle
Distribution : Les films du losange
Son : André Rigaut
Durée : 101 mn

Casting :
Souleymane Démé : Grigris
Cyril Guei : Moussa
Anais Monory : Mimi

PACIFIC RIM : Quand la machine a plus d’âme que les humains

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pacificrimafficheVoilà 5 ans que l’on attendait le retour de Guillermo Del Toro depuis Hellboy 2. Un des rares réalisateurs de films fantastiques estampillés « artiste » par les critiques et les intellectuels de tout poil. Il nous revient donc avec Pacific Rim, un film hommage à de nombreuses productions japonaises et américaines des années 60, où l’on voit se battre au cours de batailles épiques des robots géants contre des monstres de la taille d’un immeuble. Une idée de base totalement régressive, mais parfaitement assumée.

Pacific Rim souffre malheureusement d’un défaut rédhibitoire, à savoir le manque total, mais alors total, de charisme des personnages. A part deux scientifiques un peu rigolos, ils ne présentent aucun intérêt, ne font naître aucun attachement chez le spectateur, tant ils sont d’une platitude désespérante. Le pire est que les deux pilotes dont la rivalité constitue un axe important du scénario se ressemble à tout point de vue, y compris la coupe de cheveux, démontrant le manque total d’idées à ce niveau. Du coup, on se contrefout de ce qu’il leur arrive, le film ne dégage pas la moindre étincelle d’émotion et au final, on trouve les passages entre deux combats bien longuets. A côté de ça, l’abus de verbiage scientifique ridicule paraît un défaut totalement mineur !

pacificrimCependant, il faut reconnaître que Pacific Rim offre des scènes d’actions incroyablement spectaculaires. Alors qu’on croyait avoir tout vu, tout inventé à ce niveau, il reste encore visiblement de la place pour la créativité. Et surtout, on sent bien qu’il n’y a pas n’importe qui derrière la caméra. Guillermo Del Toro ne se sent pas obligé de nous offrir à la chaîne des plans de moins d’une demi-seconde qui font mal à la tête, sous prétexte que cela fait hyper moderne. On est vraiment face à un long métrage, pas un clip vidéo amélioré. Cela permet de mesurer toute la différence avec la série des Transformers, réalisée par Michael Bay, qui lui est plus proche d’un peintre en bâtiment que de Monet.

Au final, Pacific Rim nous propose de vraiment moments particulièrement jouissifs, mais noyés dans trop de médiocrité scénaristique pour qu’on puisse les apprécier sans réserve.

LA NOTE : 11/20

Fiche technique :
Production : Legendary pictures, DDY
Distribution : Warner Bros. France
Réalisation : Guillermo del Toro
Scénario : Guillermo del Toro, Travis Beacham
Montage : Peter Amundson, John Gilroy
Photo : Guillermo Navarro
Décors : Andrew Nescoromny, Carol Spier
Musique : Ramin Djawadi
Durée : 131 mn

Casting :
Rob Kazinsky : Chuck Hansen
Charlie Day : Dr Newton Geiszler
Ron Perlman : Hannibal Chau
Rinko Kikuchi : Mako Mori
Idris Elba : Stacker Pentecost
Charlie Hunnam : Raleigh Becket
Max Martini : Herc Hansen

POUR UNE FEMME : Triangle trop isocèle

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pourunefemmeafficheLe triangle amoureux est un sujet inépuisable d’inspiration. Mais avouons-le, utiliser un thème aussi éculé traduit quand même un léger manque d’imagination. Une nouvelle preuve avec Pour Une Femme, un film plaisant et solide, mais dont le thème central est bien trop dénué de surprises pour devenir vraiment intéressant. Et c’est dommage car ce film porte beaucoup d’autres sujets, mais en se concentrant avant tout sur les affaires de cœur, Diane Kurys dilue son propos et le rend totalement attendu.

Pour Une Femme nous propose en plus la configuration la moins intéressante, c’est à dire le couple marié qui voit arriver un élément extérieur. Certes, il y aurait pu exister un suspense sur le fait que la femme reste ou non avec son mari… Sauf que le film est raconté en flash-backs, ce qui fait que l’on a la réponse immédiatement. Ou comment se tirer une balle dans le pied. De plus, les scènes qui se déroulent à l’époque de la narration forment un aspect du film assez peu intéressant, mais qui prend une place démesurée. Cela renforce l’impression d’un propos mal équilibré, alors que le contexte historico-politique est lui au final trop anecdotique par rapport au reste.

pourunefemmeDu coup, on ne peut apprécier pleinement la belle performance du trio d’acteurs, emmené par un Benoît Magimel, dont je vais dire du bien, ce qui est assez rare pour être souligné. Mais en face Nicolas Duvauchelle n’est pas en reste, même si on peut trouver que son répertoire d’expressions ne varie guère d’un film à l’autre. Et la touche de charme et de grâce est apportée par Mélanie Thierry, dont la seule présence à l’écran est un ravissement.

LA NOTE : 9,5/10

Fiche technique :
Réalisation : Diane Kurys
Scénario : Diane Kurys
Musique : Armand Amar
Montage : Sylvie Gadmer
Photographie : Gilles Henry
Producteur : Alexandre Arcady et Diane Kurys
Directeur de la production : Philippe Guez
Production : Alexandre Films, Rhône-Alpes Cinéma et EuropaCorpDistribution : EuropaCorpPays : FranceDurée : 110 minutes

Casting :
Benoît Magimel : Michel
Mélanie Thierry : Lena
Nicolas Duvauchelle : Jean
Sylvie Testud : Anne
Denis Podalydès : Maurice
Julie Ferrier : Tania
Clotilde Hesme : Madeleine
Clément Sibony : Sacha

WORLD WAR Z : Cours petit zombie, cours !

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worldwarzafficheFranchement, je ne voulais pas aller voir World War Z à la base. La bande-annonce semblait celle d’un navet complet. Et puis, bon il y a en a marre des films d’extra-terrestres… Sauf qu’en fait il n’y a strictement aucun alien dans ce film (à moins de considérer que Brad Pitt est trop beau pour être de notre planèt). Et au final, le film a certes un léger goût de navet, mais se laisse quand même regarder. Disons que j’ai quand même été agréablement surpris, ce qui forcément améliore l’impression globale que j’ai pu avoir.

World War Z invente en fait le concept du zombie qui court ! Comme quoi, on n’avait pas encore tout à fait tout inventé dans ce domaine ! Ca peut paraître une idée un peu limitée pour en faire un film, mais elle reste tout de même plutôt bien exploitée. Le film réserve quelques scènes particulièrement spectaculaires et parfois même surprenantes… enfin surtout si on n’a pas vu la bande-annonce qui dévoile très largement la meilleure idée du film.

worldwarzPar contre, ce qui pêche vraiment dans World War Z, c’est sa conclusion. Comme dans tous les films du genre, les moments le plus jouissifs dont ceux où règnent la destruction et le chaos. Par contre, l’explication pseudo-scientifique du comment l’humanité arrive à surmonter tout ça est quand même ici à la grand limite du hors-jeu et n’arrive pas du tout à convaincre. Certes, cela peut paraître accessoire (rien ici n’est réaliste de toute façon), mais cela constitue tout de même le but ultime des agissements du héros. Cela n’enlève rien aux aspects visuels spectaculaires, mais nous empêche d’entrer vraiment dans cette histoire qui n’aura pas trop demander d’effort aux scénaristes.

LA NOTE : 10/20

Fiche technique :
Production : Paramount Pictures, Skydance Productions
Distribution : Paramount Pictures France
Réalisation : Marc Forster
Scénario : Matthew Michael Carnahan, J. Michael Straczynski, Drew Goddard, Max Brooks, Damon Lindelof, d’après Max Brooks
Montage : Roger Barton, Matt Chesse
Photo : Ben Seresin
Décors : Nigel Phelps
Musique : Marco Beltrami
Effets spéciaux : Scott Farrar
Durée : 116 mn

Casting :
Brad Pitt : Gerry Lane
Mireille Enos : Karen Lane
Elyes Gabel : Elyes Gabel
Daniella Kertesz : Segen
Fana Mokoena : Thierry
James Badge Dale : Capitaine Speke

MOI, MOCHE ET MECHANT 2 : De la suite dans les idées

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moimocheetmechant2afficheAlors autant j’avais bien aimé le premier volet, autant ce second épisode de Moi, Moche et Méchant m’a laissé totalement… enthousiaste !!! Certes, ma joie est en partie due à la surprise de voir un résultat bien meilleur qu’attendu, mais ce film possède quand même objectivement d’immenses qualités qui raviront petits et grands.

Moi, Moche et Méchant 2 est typique d’un humour à deux niveaux. Un humour premier degré, très cartoon qui plaira aux petites têtes blondes. Et à côté de ça, pas mal d’allusions notamment sexuelles qui leur échapperont mais feront rire les plus grands. Rien de graveleux, je vous rassure, cela reste un divertissement familial avant tout, mais des clins d’œils discrets et assez nombreux pour que ces deux aspects se complètent et nous offrent un excellent moment de divertissement. Tous les aspects de ce film sont particulièrement soignés et on peut féliciter les auteurs de ne pas s’être contentés de surfer sur le succès du premier volet.

moimocheetmechant2Personnellement, je retiendrai avant tout la qualité des personnages. Le potentiel comique de Gru prend ici toute son ampleur puisqu’il peut assumer dès le début toute sa richesse et sa complexité, tiraillée entre des réflexes d’ancien vilain et son amour immodéré pour ces trois petites orphelines. Ces dernières sont d’ailleurs encore plus adorables et attachantes que dans le premier volet. Elles sont vraiment au cœur de la réussite de Moi, Moche et Méchant 2. Enfin, l’agent Lucy apporte une touche féminine adulte qui manquait et qui complète à la perfection ce joli tableau. Mais la grande star reste quand même les minions, créature au potentiel comique incroyable et qui nous arrachent ici des dizaines et des dizaines d’éclats de rire.

Moi, Moche et Méchant 2 nous fait rire à travers des aventures frénétiques et jouissives. Un grand moment de divertissement pour toute la famille !

LA NOTE : 14/20

Fiche technique :
Production : Illumination Entertainment
Distribution : Universal Pictures International France
Réalisation : Chris Renaud, Pierre Coffin
Scénario : Ken Daurio, Cinco Paul
Montage : Gregory Perler
Décors : Yarrow Cheney
Musique : Hector Pereira, Pharell Williams
Effets spéciaux : Mac Guff
Directeur artistique : Eric Guillon
Durée : 98 mn

Casting :
Steve Carell : Gru
Kristin Wiig : Lucy
Benjamin Bratt : El Macho
Russell Brand : Professeur Néfario
Steve Coogan : Silas

LE CONGRES : OVNI ésotérique

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lecongresafficheSans jouer les blasés ou les cinéphiles pédant du genre « moi j’ai déjà tout vu », il est vrai qu’il est désormais rare que je tombe sur un film que je trouve radicalement différent et original. Mais ce fut pourtant le cas de le Congrès, un film mi studio, mi animation. Une sorte de fable futuriste et ésotérique inattendue. D’autant plus inattendue quand, comme moi, vous vous y rendez sans avoir la moindre idée de quoi cela parle.

Le film a bien des défauts, mais assez de charme pour nous les faire oublier. Certes, le sens du dénouement nous échappe un peu, mais cela fait longtemps que l’on a compris qu’il n’était pas nécessaire de tout comprendre pour apprécier le Congrès. Les graphismes volontairement vintage, nous replonge dans une culture psychédélique. Il y a un côté trip sous acide à ce film, mais cela fait du bien de pouvoir larguer les amarres et voguer au gré de l’imagination, en oubliant un peu notre côté cartésien. Et tout ça, sans risque pour la santé.

lecongresLe Congrès est donc un petit OVNI cinématographique vraiment original et rafraîchissant, le tout porté par le talent et le charisme de Robin Wright.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Entre chien et loup, Bridgit Folman Film Gang, Pandora Filmproduktion, Opus Film, Liverpool
Réalisation : Ari Folman
Scénario : Ari Folman, d’après le roman de Stanislaw Lem
Montage : Nili Feller
Photo : Michal Englert
Décors : David Polonsky
Distribution : ARP Sélection
Musique : Max Richter
Costumes: Mandi Line
Durée : 122 mn

Casting :
Robin Wright : Robin Wright
Danny Huston : Jeff
Harvey Keitel : l’agent
Paul Giamatti : le médecin
Kodi Smit-McPhee : Aaron Wright
Sami Gayle : Sarah
Michael Stahl-David : Steve

THE BAY : L’important, c’est ce qu’on ne voit pas !

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thebayaffichePendant longtemps les films de genre, notamment les films d’horreur, ayant toujours toujours des budgets particulièrement limités, nous offraient de vrais trésors de créativité et d’imagination pour compenser le manque de moyens et arriver à créer suspense et effroi à partir de pas grand chose : une ambiance, une musique, une armoire qui grince… Puis suite aux succès de nombreux films tournés avec pas grand chose, des producteurs plus fortunés s’y sont mis et on a vu arriver beaucoup de films misant sur une surenchère d’hémoglobine, à l’image de la série des Saw. On a également eu droit à tout un tas de remake de grands classiques, soit disant plus modernes et plus spectaculaires, mais qui se sont généralement révélés être surtout dénués d’intérêt. Heureusement, il existe encore de vrais cinéastes pour s’attaquer au genre avec tout leur talent, sans forcément rentrer dans cette logique, comme Barry Levinson qui nous offre cet excellent The Bay.

The Bay nous fait revivre le cauchemar d’une petite ville des Etats-Unis qui a vu sa population décimée en un peu plus de douze heures par un mal mystérieux venus des eaux polluées alentours. Il prend la forme d’une sorte de faux reportage, monté à partir de différentes sources de films amateurs et celui d’une équipe de journaliste venue filmer les festivité de la Fête Nationale. Si l’idée de base est un peu éculée, les géniaux Cloverfield ou Rec utilisant déjà ce principe, la multiplicité des sources permet d’échapper à la monotonie, de permettre des ellipses non artificielles (du genre, attends je recharge ma caméra) et surtout évite l’effet un peu vomitif de la caméra qui bouge pendant une heure et demi.

thebayMais le grand mérite de The Bay est d’échapper à la surenchère visuelle. On ne voit quasiment rien, à part dans le dernier quart d’heure nettement plus gore. Mais cela n’empêche nullement la tension de monter rapidement, bien au contraire. Ne pas voir le mal le rend d’autant plus inquiétant et mystérieux. Ce principe de base, pour ne pas dire basique, est souvent oublié, mais c’est nullement le cas ici. Du coup, le film fonctionne à la perfection, même si on peut trouver l’exercice un peu vain, malgré le discours assez écolo. On est plus mal à l’aise qu’on a vraiment peur, mais en tout cas le résultat ne laisse pas indifférent. A l’image de Sam Raimi (depuis qu’il a accès à des budgets dignes de son talent), Barry Levinson arrive à conserver tout le charme des films d’horreur d’antant, tout en y ajoutant son vrai talent de cinéaste.

LA NOTE : 12,5/20

Fiche technique :
Réalisation : Barry Levinson
Scénario : Michael Wallach
Direction artistique : Stan FlintDécors : Lee Bonner
Costumes : Emmie HolmesPhotographie : Josh NussbaumSon : Mariusz Glabinski
Montage : Aaron Yanes
Musique : Marcelo Zarvos
Production : Jason Blum et Steven Schneider
Durée : 84 minutes

Casting :
Kether Donohue : Donna Thompson
Will Rogers : Alex
Kristen Connolly : Stephanie
Frank Deal : le maire John Stockman
Stephen Kunken : Dr Jack Abrams
Christopher Denham (V. F. : Anatole de Bodinat) : Sam
Nansi Aluka : Jacqueline
Robert C. Treveiler : Dr Williams
Andy Stahl : le shérif Lee Roberts
Anthony Reynolds : Steve Slatterry
Rick Benjamin : Bernie
Jonathan Maverick : Georges Nouri
Jody Thompson : l’officier Paul
Michael Beasley : l’officier Jimson

MAN OF STEEL : L’homme de plomb

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manofsteelafficheAprès avoir attendu avec une grande impatience Star Trek Into Darkness et avoir été cruellement déçu, j’espérais de tout mon cœur pouvoir me rattraper avec Man Of Steel, l’autre gros blockbuster de ce début d’été. La présence de Christopher Nolan, même si ce n’est qu’à la production, pouvait faire espérer le même destin pour Superman que celui connu par Batman avant lui. Malheureusement, on a encore plongé d’un cran niveau qualité pour arriver à un film qui flirte quand même largement avec le navet.

Je ne sais par quoi commencer, tant tous les éléments concordent vers la médiocrité. Je décernerai un prix spécial aux dialogues, dont notamment un sur la notion d’évolution, qui a consterné le biologiste que je suis. Mais le scénario est aussi poussif et on s’ennuie ferme pendant deux heures. Heureusement, la dernière demi-heure se laisse regarder, mais grâce à un grand spectacle au milieu des buildings qui rappelle quand même fortement le final de Avengers… en beaucoup moins bien. Enfin, le choix de Henry Cavill pour incarner le plus célèbre des super-héros se révèle être une très mauvaise idée, ce dernier ayant le charisme et le talent d’un bloc de béton.

manofsteelEn fait, on sent bien la patte de Nolan malgré tout, dans la volonté de donner de l’épaisseur, de la noirceur et une certaine forme d’ambiguïté morale aux personnages. Mais il n’assure pas le service après vente, du coup le reste ne suit pas. David S. Goyer et Zack Snyder n’ont pas le début du quart de son talent et Man of Steel est presque aussi mauvais que 300 ! De toute façon, que pouvait-on attendre d’un Superman qui ne porte plus son slip sur son collant ?

LA NOTE : 8/20

Fiche technique :
Production : Warner Bros. Pictures, Legendary Pictures, Syncopy, DC Entertainment, Third Act Productions
Distribution : Warner Bros. France
Réalisation : Zack Snyder
Scénario : David S. Goyer, Christopher Nolan (histoire)
Montage : David Brenner, A.C.E.
Photo : Amir Mokri
Décors : Alex McDowell
Musique : Hans Zimmer
Effets spéciaux : « DJ » DesJardin, Weta Digital LTD, Double Negative
Maquillage : Suzi Ostos
Directeur artistique : Chris Farmer
Durée : 140 mn

Casting :
Henry Cavill : Clark Kent
Amy Adams : Lois Lane
Michael Shannon : Général Zod
Russell Crowe : Jor-El
Kevin Costner : Jonathan Kent
Diane Lane : Martha Kent
Laurence Fishburn : Perry White
Antje Traue : Faora-Ul
Ayelet Zurer : Lara Lor-Van
Christopher Meloni : Colonel Nathan Hardy