JOSEPHINE : On se lève tous pour Joséphine !

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josephineafficheBon, j’ai dit beaucoup de mal des comédies françaises ces derniers temps, mais cette fois-ci, cela va changer grâce à Joséphine. Pourtant, après avoir vu moult fois la bande-annonce, j’y suis vraiment allé sans rien attendre, presque persuadé que j’allais être déçu ! Et bien que nenni, j’ai eu droit à une comédie romantique drôle et rythmée, le tout porté par des personnages dont on tombe sous le charme au bout de quelques secondes. Bref, une belle réussite !

On peut d’ailleurs noter que si la comédie romantique a longtemps été un des parents pauvres du cinéma français, depuis le succès ô combien mérité de l’Arnacoeur, il a désormais le vent en poupe. On retrouve dans Joséphine ce qui fait le charme, et les limites, du genre, avec une histoire dont on connaît déjà la fin au bout de cinq minutes. Ce qui importe c’est le chemin qui sera emprunté pour y arriver. Et dans le cas de Joséphine, il est particulièrement agréable et nous réserve quelques beaux éclats de rire.

josephineJoséphine fait vraiment la différence grâce à ses personnages. Déjà parce que chacun pourra facilement s’identifier à l’un d’entre eux. Si l’héroïne a un côté Bridget Jones, elle ne part pas à la conquête d’un avocat, défenseur des droits de l’homme et beau comme un Dieu, mais à l’assaut d’un mec qui, dans la vraie vie, passe souvent inaperçu. On est donc là devant une comédie romantique qui pourra plaire et parler aux hommes.

Joséphine brille aussi par un très beau casting. Si on est heureux de retrouver Bérengère Krief que l’on avait découvert grâce à la série Bref, on est surtout subjugué par le charme dévastateur de Marilou Berry, qui n’a rien à envier à une Renée Zellweiger. Quelle pétulance, quelle énergie ! Elle en est pour beaucoup dans la belle réussite de ce film qui a le mérite de toucher totalement sa cible et de nous faire passer un excellent moment !

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Les films du 24, France 2 cinéma, UGC
Distribution : UGC Distribution
Réalisation : Agnes Obadia
Scénario : Agnes Obadia, Samantha Mazeras, d’après l’oeuvre de Pénélope Bagieu
Montage : Anny Danché
Photo : Romain Winding
Son : Olivier Mauvezin, Sylvain Bellemare, Benjamin Viau
Durée : 88 mn

Casting :
Marilou Berry : Joséphine
Mehdi Nebbou : Gilles
Bérengère Krief : Chloé
Charlie Dupont : Julien
Amelle Chahbi : Rose
Alice Pol : Diane
Cyril Gueï : Cyril
Caroline Anglade : Alexandra
Bruno Podalydès : le psy

STAR TREK INTO DARKNESS : Le grand néant

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startrekintodarknessafficheJe savais à quoi m’attendre, mais je gardais espoir. J’avais tellement aimé le premier volet, j’ai tellement confiance en JJ Abrams (au point de croire que Star Wars VII vaudra vraiment la peine d’exister), que je ne pouvais croire ce que je lisais. Pourtant, les faits sont là, indiscutables. Star Trek, Into the Darkness est un film très moyen, pour ne pas dire un peu nul, totalement dénué de souffle et d’inspiration. En tout cas, indigne d’un réalisateur qui était pourtant arrivé à nous convaincre que les blockbusters hollywoodien pouvait encore être de grands films.

Qu’est ce qui cloche dans Star Trek, Into the Darkness ? Un peu tout et rien. Enfin, je mettrais quand même avant tout en accusation un scénario à des années lumière de la certaine ambition qui pouvait poindre de la bande-annonce. C’est vraiment hyper basique, sans grande richesse, ni réelle surprise. La noirceur ne se retrouve que dans le titre et les personnages sont d’une platitude absolue. Si on mesure la qualité d’une histoire à celle du méchant, on prendra facilement la mesure de la médiocrité de ce film.

startrekintodarknessDu coup, les effets spéciaux splendides et la mise en scène un minimum travaillée de JJ Abrams laissent totalement froid. Star Trek, Into Darkness ne fait pas honneur à la légende de la série. Seule la relation ambiguë entre Kirk et Spock aurait pu apporter un peu de piment à ce plat d’une fadeur absolue. Mais rien ne vient bousculer le côté désespérément lisse de ce divertissement hollywoodien au très mauvais sens du terme.

LA NOTE : 9/10

Fiche technique :
Production : Paramount Pictures, Skydance productions, Bad robot
Distribution : Paramount Pictures France
Réalisation : J.J. Abrams
Scénario : Roberto Orci, Alex Kurtzman, Damon Lindelof
Montage : Maryann Brandon, Mary Jo Markey
Photo : Daniel Mindel
Décors : Scott Chambliss
Musique : Michael Giacchino
Durée : 132 mn

Casting :
Chris Pine : Kirk
Zachary Quinto : Spock
Zoe Saldana : Uhura
Benedict Cumberbatch : Khan
Karl Urban : Bones
Simon Pegg : Scotty
John Cho : Sulu
Anton Yelchin : Chekov
Alice Eve : Carol

THE BLING RING : Sofia, toujours pas…

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theblingringaffichePour l’instant, je n’ai jamais réussi à aimer vraiment un seul film de Sofia Coppola. Je trouve toujours ses œuvres abouties et intéressantes, mais il y a quelque chose dans son style qui me laisse froid, me plonge au bord de l’ennui, tout en exerçant tout de même sur moi une sorte de fascination et faisant naître une certaine curiosité. C’est un sentiment complexe et ambigu. J’ai vu plusieurs fois Lost In Translation, par exemple, et je crois que je le reverrai encore, comme si je n’avais pas fini de l’apprivoiser pour totalement l’apprécier. Je suis donc allé voir The Bling Ring sans m’attendre à en ressortir enthousiaste.

Et je ne suis effectivement pas du tout sortie de la salle dans cet état. Mais ce coup-ci pour des raisons très différentes des fois précédentes. En effet, dans son rythme et sa construction, The Bling Ring se démarque de des œuvres précédentes de Sofia Coppola. Certes, elle nous raconte encore le désœuvrement des enfants élevés dans les hautes sphères sociales, certes elle nous propose encore une mise-en-scène évaporée et esthétiquement très travaillée, mais elle y imprègne ce coup-ci un rythme beaucoup plus soutenu et le récit se fait sur un ton beaucoup moins onirique que d’habitude.

theblingringLe soucis est que The Bling Ring est sûrement le premier film qui se veut adapté d’un article de journal, et non d’un roman de 500 pages, et ça se voit. Il n’y avait pas matière à faire un long métrage. Le film multiplie les scènes de braquage, sauf qu’au troisième, on a déjà totalement compris le principe et on se lasse vite de ce spectacle particulièrement répétitif. Et quand l’histoire prend un ton plus intéressant, quand ces adolescents doivent se défendre et se justifier, que l’esprit de groupe fait place au chacun pour soi, quand certains cherchent à explorer leurs motivations profondes, tout défile en quelques minutes pour nous mener vers une fin frustrante, qui laisse de côté l’essentiel après avoir étiré à l’extrême le superflu.

The Bling Ring jouera à n’en pas douter un rôle mineur dans la filmographie de Sofia Coppola. Car même si, vous l’avez compris, je ne suis pas fan de la réalisatrice, je reconnais volontiers que ce film est largement au-dessous du reste de son œuvre.

LA NOTE : 09/20

Fiiche technique :
Production : Nala Films, American Zoetrope, Tohokushinsa Film, Tobis Films, Pathé, Studiocanal ltd, Filmnation
Réalisation : Sofia Coppola
Scénario : Sofia Coppola, d’après l’article de Nancy Jo Sales (Vanity Fair)
Montage : Sarah Flack
Photo : Harris Savides, Christopher Blauvelt
Décors : Anne Ross
Distribution : Pathé distitribution
Musique : Brian Reitzell
Durée : 90 mn

Casting :
Claire Julien : Chloé
Georgia Rock : Emily
Taissa Farmiga : Sal
Katie Chang : Rebecca
Emma Watson : Nicki
Israel Broussard : Mark
Leslie Mann : Laurie

OH BOY : Ein Tag in Berlin

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ohboyafficheLes amateurs des films en noir et blanc sur des personnages en marge mais pas trop (oui c’est un genre assez pointu) ont eu l’occasion d’assouvir leur passion en allant voir Oh Boy, un film venu d’outre-Rhin qui a fait un passage discret sur nos écrans. Une œuvre qui rappelle un peu Jim Jarmush, mais qui nous permet surtout de découvrir le talent de Jan Ole Gerster, un jeune réalisateur (enfin 35 ans quand même) qui a débuté sa carrière comme assistant personnel de Wolfgang Becker lors du tournage de Good Bye, Lenin ! Comme quoi, ce dernier a vraiment marqué un tournant dans l’histoire du cinéma allemand et son succès à l’étranger.

Oh Boy nous fait partager une journée de Niko, Berlinois de 24 ans qui ne sait pas vraiment quoi faire de sa vie, alors qu’il fait croire depuis deux ans à son père qu’il poursuit ses études. On le suit au fil de ses rencontres et des péripéties d’un jour un peu plus mouvementé que les autres. Il s’agit donc d’un film de personnages et d’ambiance, sans intrigue très élaborée, ce qui n’empêche en rien une certaine richesse. On entre tout de suite dans l’histoire et les évènements se déroulent avec assez de rythme pour que l’on ne s’ennuie jamais.

ohboyL’usage du noir et blanc donne à Oh Boy une certaine élégance visuelle. De plus, Jan Ole Gerster a eu le bon goût de ne pas trop forcer sur l’esthétisme, mais de simplement créer une ambiance qui colle parfaitement aux personnages et au ton général du film. Nous sommes donc là devant une œuvre assez aboutie, qui démontre une vraie maîtrise aussi bien artistique que narrative. S’il n’a au final rien d’inoubliable, cantonné dans son segment de petit film d’auteur, ce long métrage ne cherche pas à être autre chose que ce qu’il est et frôle en ce sens une certaine perfection.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Production : Schiwago Film GmbH
Distribution : Diaphana Distribution
Réalisation : Jan Ole Gerster
Scénario : Jan Ole Gerster
Montage : Anja Siemens
Photo : Philipp Kirsamer
Décors : Juliane Friedrich
Son : Magnus Pflüger
Musique : The Major Minors, Cherilyn MacNeil
Durée : 88 mn

Casting :
Katharina Schüttler : Elli
Friederike Kempter : Julika Hoffmann
Marc Hosemann : Matze
Tom Schilling : Niko Fischer
Justus Von Dohnanyi : Karl Speckenbach

POP REDEMPTION : Rock mou du genou

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popredemptionafficheUne comédie sur la musique, on s’attend à du rythme et à beaucoup d’en train. On s’attend à de l’humour qui déferle comme un riff de guitare endiablé ! On espère être entraîné dans un tourbillon de gags comparable à la force dégagée par les plus grands groupes de rock ! Malheureusement, Pop Redemption ne possède rien de tout ça et vient grossir la liste des comédies françaises un peu poussives, aux personnages certes sympathiques, mais limités et où les bonnes idées sont là, mais exploitées de manière très partielle.

Heureusement, Pop Redemption est sauvée par Audrey Fleurot. Evidemment, il vaut mieux apprécier à sa juste valeur la plastique des belles rousses incendiaires. Dieu qu’elle est belle et sexy ! Certes, c’est un peu léger pour faire un film, mais il faut bien se raccrocher à quelque chose pour ne pas non plus enfoncer de trop ce film pas vraiment mauvais, mais juste terriblement médiocre.

popredemptionNOTE : 09/20

Fiche technique :
Réalisation : Martin Le Gall
Scénario : Mark Eacersall et Martin Le Gall avec la collaboration d’Alexandre Astier
Adaptation et dialogues : Mark Eacersall
Décors: Paul Chapelle
Costumes : Chattoune et Fab
Photographie : Fred Nony
Son : Eddy Laurent
Montage : Christophe Pinel et Nicolas Lossec
Musique : Franck Lebon
Durée : 94 minutes

Casting :
Julien Doré : Alex
Jonathan Cohen : Pascal
Grégory Gadebois : JP
Yacine Belhousse : Erik
Audrey Fleurot : Martine Georges
Alexandre Astier : le chef de l’SR
Délia Espinat-Dief : Julia Georges
Christophe Kourotchkine : le commandant Riquenbaquet
Magali Miniac : Michèle
Arsène Mosca : le patron du Star club
Frédéric Boismoreau : gendarme de l’SR
Fiona Chauvin : l’organisatrice de l’Hellfest

AFTER EARTH : Médiocrité cosmique

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afterearthafficheIl y a des films où on se dit dès les premières minutes que c’est mal parti. Rien de bien flagrant, mais une somme de petits détails qui ne collent pas, d’idées bancales, d’une cohérence imparfaite, d’acteurs un peu à côté de leur jeu… After Earth rentre totalement dans cette définition. Et malheureusement pour lui, les craintes du début ne font que se confirmer au fur et à mesure d’un film qui, sans être un navet complet, est d’une terrible médiocrité.

Les décors seraient presque beaux, les effets spéciaux quasiment convaincants, le scénario un peu plat mais divertissant… Mais rien dans Afert Earth ne fonctionne vraiment. Du coup, on a bien du mal à rentrer vraiment dans l’histoire, à aimer les personnages et tous les petits travers que l’on pardonne généralement facilement à ce genre de film à grand spectacle, sautent ici aux yeux et viennent quand même largement gâcher le plaisir.

afterearthMais la palme du gâchis revient à Will Smith qui tient là sûrement un des plus mauvais rôles de sa carrière. Il est mauvais, faux, frisant parfois le ridicule dans ce rôle de père militaire dur et inflexible. On ne préfère définitivement en jeune rieur du côté de Bel Air. Bon après, on y peut rien s’il vieillit et a perdu définitivement ses allures d’éternel adolescent.

Au final, After Earth confirme que M. Night Shyamalan alterne le potable avec le franchement pas bon. Il restera certainement l’homme d’un seul film et ne retrouvera jamais la grâce qui l’avait touché lorsqu’il avait signé Le Sixième Sens.

LA NOTE : 8/20

Fiche technique :
Production : Columbia pictures, Overbrook Entertainment, Blinding Edge pictures
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Réalisation : M. Night Shyamalan
Scénario : M. Night Shyamalan, Gary Whitta, d’après une histoire de Will Smith
Montage : Steven Rosenblum
Photo : Peter Suschitzky
Décors : Thomas E. Sanders
Musique : James Newton Howard
Costumes : Amy Westcott
Durée : 100 mn

Casting :
Jaden Smith : Kitai Raige
Will Smith : Cypher Raige
Sophie Okonedo : Faia Raige
Zoe Kravitz : Senshi Raige
Glenn Morshower : Commandant Velan

THE ICEMAN : Un casting qui fait fondre la glace

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theicemanafficheLe polar nordique est à la mode, mais le film noir ne naît pas que dans les plaines du Grand Nord. Pourtant avec un titre pareil, on pourrait pense qu’Iceman nous amène encore une fois en Scandinavie. Il n’en est rien, il s’agit simplement de l’histoire d’un tueur au sang particulièrement froid. Une histoire basée sur des faits réels, le portrait d’un tueur à gage qui aurait envoyé de l’autre côté du Styx plus d’une centaine d’âmes dans sa carrière.

L’histoire du gars un peu paumé récupéré par la pègre, qui devient un as dans son domaine, avant la chute inévitable (surtout quand le film s’ouvre par une scène où on le voit en prison), cela ressemble au scénario d’un bon millier de films noirs. Le fait que ce soit une histoire vraie, donc le portrait réaliste d’un vrai tueur, n’y change rien, ça sent fortement le déjà vu. Du coup, Iceman aurait pu être totalement dénué d’intérêt.

theicemanHeureusement, son casting de premier ordre vient lui donner le petit quelque chose qui allume une lumière dans l’œil du spectateur. Michael Shannon est décidemment un acteur étonnant, même si son répertoire tourne quand même quasiment exclusivement autour du mec à l’air un peu abruti sur les bords. Cela n’enlève rien à sa présence à l’écran et le caractère assez unique de son jeu. A ses côtés, le trop rare Ray Liotta, que l’on voit néanmoins un peu plus souvent ces derniers temps, et surtout la beaucoup trop rare, mais alors beaucoup trop, Winona Ryder que j’épouserai bien elle-aussi, surtout qu’elle n’a pas pris une ride. Son charme et son talent non plus.

LA NOTE : 11,5/20

Fiche technique :
Production : Bleiberg Entertainment, RabbitBandini Productions, Millienium Films
Distribution : Metropolitan FilmExport
Réalisation : Ariel Vromen
Scénario : Ariel Vromen, Morgen Land, d’après le livre d’Anthony Bruno et le documentaire de Jim Thebaut
Montage : Danny Rafic
Photo : Bobby Bukowski
Décors : Nathan Amondson
Musique : Haim Mazar
Durée : 105 mn

Casting :
Michael Shannon : Richard Kuklinski
Winona Ryder : Deborah Pellicotti
Chris Evans : Mr. Freezy
Ray Liotta : Roy demeo
David Schwimmer : Josh Rosenthal
Robert Davi : Leonard Marks
James Franco : Marty

VERY BAD TRIP 3 : Partir sur une bonne note

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verybadtrip3afficheIls ne pouvaient pas nous laisser sur un deuxième épisode aussi pathétique. Oui, ils nous devaient une revanche. Bien sûr, faire aussi bien que la première fois apparaît comme un défi presque impossible à relever. Ils ont eu la bonne idée de ne pas essayer, mais plutôt de nous offrir autre chose, quelque chose de différent que l’on ne pourrait comparer à ce qui a précédé. C’est pour ça que l’on prend tout de même beaucoup de plaisir à retrouver toute la bande de Very Bad Trip pour un troisième et dernier (enfin a priori) épisode.

Very Bad Trip 3 n’est pas une pure comédie comme ont pu l’être les deux premiers épisodes. On est plus proche de la comédie policière, avec moins de gags, mais plus d’action. Les situations restent décalées et le potentiel comique du personnage incarné par Zach Galifinakis reste intact. Le tout fonctionne assez bien grâce à un certain effet de surprise, même si cela n’atteint jamais le moindre sommet. On n’en ressort certainement pas enthousiaste, mais au moins n’est-on pas consterné comme à la sortie du second épisode.

verybadtrip3Very Bad Trip 3 démontre que le concept génial de base avait été épuisé en un seul épisode. Lui donner une suite s’était donc révélée totalement superflu. Mais paradoxalement, ce troisième volet était sans doute nécessaire pour expier l’insondable faiblesse de son prédécesseur et pour ne pas nous laisser sur une si mauvaise impression.

LA NOTE : 11/20

Fiche technique :
Production : Green Hat Films, Legendary Pictures
Distribution : Warner Bros Entertainment France
Réalisation : Todd Phillips
Scénario : Todd Phillips, Craig Marzin
Montage : Jeff Groth, Debra Neil-Fisher
Photo : Lawrence Sher
Décors : Maher Ahmad
Musique : Christophe Beck
Durée : 100 mn

Casting :
Bradley Cooper : Phil
Ed Helms : Stu
Zach Galifianakis : Alan
Justin Bertha : Doug
Ken Jeong : Mr. Chow
John Goodman : Marshall
Melissa McCarthy : Cassie
Jeffrey Tambor : Sid
Heather Graham : Jade

L’ATTENTAT : Coeur et espoir perdus

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lattentatafficheLe conflit israelo-palestinien est une source malheureusement inépuisable d’inspiration cinématographique. Il donne aussi bien des films franchement pessimistes (The Bubble) que des comédies vraiment réussies (Le Cochon de Gaza). L’Attentat se situe incontestablement dans la première catégorie. Le réalisateur se défend d’avoir voulu faire un film politique, mais plutôt un film sur les relations humaines. Mais un tel environnement ne peut se contenter d’être un simple décor. Si l’intrigue ne livre au fond aucun point de vue, ne désignant ni bons, ni méchants, il n’en demeure pas moins un témoignage très réussi d’un monde si profondément divisé.

Par contre, les conditions de réalisation de l’Attentat sont porteuses d’espoir. Un réalisateur libanais, Ziad Doueiri, qui tourne en Israël, avec une actrice israélienne qui joue le rôle d’une Arabe, voilà un message qui dépasse de loin le propos même du film. Mais c’est désolant de voir que tout cela crée un énorme scandale au Liban, où le film ne sortira très certainement jamais. Comme dans son intrigue même, ce film nous amène à la conclusion que ces fractures sont insondables et que rien aujourd’hui ne semble prêt à les combler.

lattentatPour en revenir au film en lui-même, l’Attentat nous propose une histoire d’un très grand intérêt, à défaut d’être totalement passionnante. Elle est effectivement surtout axée sur son personnage principal, chirurgien arable, au passeport israélien, et prônant la réconciliation, qui cherche à comprendre comment sa femme a pu devenir kamikaze sans qu’il ne soupçonne rien de son glissement vers le terrorisme. Le propos n’est pas totalement convaincant parce que c’est le parcours de la femme est nettement plus intéressant que les états d’âme du mari. Ce sont pourtant ces dernières qui occupent le plus de place.

Au final, c’est tout de même par sa dimension politique que l’Attentat prend tout sa dimension. Même si le message délivré n’incite guère à l’optimisme.

LA NOTE : 12/20

Fiche technique :
Production : 3B Production, Lama films, Scope pictures, Douri films
Distribution : Wild Bunch Distribution
Réalisation : Ziad Doueiri
Scénario : Joëlle Touma, Ziad Doueiri, d’après le roman de Yasmina Khardra
Montage : Dominique Marcombe
Photo : Tommaso Fiorilli
Décors : Yoel Herzberg
Son : Pierre Gauthier
Musique : Eric Neveux
Durée : 105 mn

Casting :
Ali Suliman : Amin Jaafri
Reymonde Zmsellem : Siham Jaafri
Evgenia Dodina : Kim
Karim Saleh : Adel
Uri Gavriel : Cap. Moshe

LA GRANDE BELLEZZA : Le bûcher des vanités

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lagrandebellezzaafficheNouveau film ayant reçu un accueil chaleureux à Cannes avec la Grande Bellezza, de l’Italien Paolo Sorrentino. Malheureusement, contrairement à Le Passé, je ne partage pas vraiment le même enthousiasme pour ce film, très beau par moments, mais inégal sur la longueur. Et comme il dure 2h20, cela laisse le temps pour des moments d’ennui.

La Grande Bellezza nous parle beaucoup de superficialité et de vanité. Et il faut bien avouer que le film tombe parfois dans les travers qu’il décrit. Le personnage s’interroge sur l’impossibilité d’écrire un livre sur le néant. On peut légitimement se poser la question pour un long métrage. Heureusement, le film monte en puissance. Une fois que l’on a appris à connaître le personnage, à s’y attacher, on commence à vraiment partager ses réflexions et son regard désabusé. Mais attendre une bonne heure pour rentrer complètement dans un film laisse forcément des traces.

lagrandebellezzaLa Grande Bellezza reste cependant esthétiquement très recherché et parfaitement maîtrisé. Mais encore une fois, on peut voir parfois dans cette mise en images aux accents psychédéliques une forme de vanité de la part de Paolo Sorrentino. Le film est comme un bel objet, au design d’exception, mais dont on se demande au final à quoi il sert vraiment.

LA NOTE : 10/20

Fiche technique :
Production : Pathé, Babe Films, Indigo Films, Medusa films, France 2 Cinéma
Réalisation : Paolo Sorrentino
Scénario : Paolo Sorrentino, Umberto Contarello
Montage : Cristiano Travaglioli
Photo : Luca Bigazzi
Décors : Stefania Cella
Distribution : Pathé
Musique : Lele Marchitelli
Durée : 142 mn

Casting :
Tony Servillo : Jep Gambardella
Sabrina Ferilli : Ramona
Iaia Forte : Trumeau
Pamela Villoresi : Viola
Galatea Ranzi : Stefania
Carlo Verdone : Romano
Carlo Buccirosso : Lello Cava