
On peut d’ailleurs noter que si la comédie romantique a longtemps été un des parents pauvres du cinéma français, depuis le succès ô combien mérité de l’Arnacoeur, il a désormais le vent en poupe. On retrouve dans Joséphine ce qui fait le charme, et les limites, du genre, avec une histoire dont on connaît déjà la fin au bout de cinq minutes. Ce qui importe c’est le chemin qui sera emprunté pour y arriver. Et dans le cas de Joséphine, il est particulièrement agréable et nous réserve quelques beaux éclats de rire.

Joséphine brille aussi par un très beau casting. Si on est heureux de retrouver Bérengère Krief que l’on avait découvert grâce à la série Bref, on est surtout subjugué par le charme dévastateur de Marilou Berry, qui n’a rien à envier à une Renée Zellweiger. Quelle pétulance, quelle énergie ! Elle en est pour beaucoup dans la belle réussite de ce film qui a le mérite de toucher totalement sa cible et de nous faire passer un excellent moment !
LA NOTE : 13/20
Fiche technique :
Production : Les films du 24, France 2 cinéma, UGC
Distribution : UGC Distribution
Réalisation : Agnes Obadia
Scénario : Agnes Obadia, Samantha Mazeras, d’après l’oeuvre de Pénélope Bagieu
Montage : Anny Danché
Photo : Romain Winding
Son : Olivier Mauvezin, Sylvain Bellemare, Benjamin Viau
Durée : 88 mn
Casting :
Marilou Berry : Joséphine
Mehdi Nebbou : Gilles
Bérengère Krief : Chloé
Charlie Dupont : Julien
Amelle Chahbi : Rose
Alice Pol : Diane
Cyril Gueï : Cyril
Caroline Anglade : Alexandra
Bruno Podalydès : le psy

Du coup, les effets spéciaux splendides et la mise en scène un minimum travaillée de JJ Abrams laissent totalement froid. Star Trek, Into Darkness ne fait pas honneur à la légende de la série. Seule la relation ambiguë entre Kirk et Spock aurait pu apporter un peu de piment à ce plat d’une fadeur absolue. Mais rien ne vient bousculer le côté désespérément lisse de ce divertissement hollywoodien au très mauvais sens du terme.
Le soucis est que The Bling Ring est sûrement le premier film qui se veut adapté d’un article de journal, et non d’un roman de 500 pages, et ça se voit. Il n’y avait pas matière à faire un long métrage. Le film multiplie les scènes de braquage, sauf qu’au troisième, on a déjà totalement compris le principe et on se lasse vite de ce spectacle particulièrement répétitif. Et quand l’histoire prend un ton plus intéressant, quand ces adolescents doivent se défendre et se justifier, que l’esprit de groupe fait place au chacun pour soi, quand certains cherchent à explorer leurs motivations profondes, tout défile en quelques minutes pour nous mener vers une fin frustrante, qui laisse de côté l’essentiel après avoir étiré à l’extrême le superflu.
L’usage du noir et blanc donne à Oh Boy une certaine élégance visuelle. De plus, Jan Ole Gerster a eu le bon goût de ne pas trop forcer sur l’esthétisme, mais de simplement créer une ambiance qui colle parfaitement aux personnages et au ton général du film. Nous sommes donc là devant une œuvre assez aboutie, qui démontre une vraie maîtrise aussi bien artistique que narrative. S’il n’a au final rien d’inoubliable, cantonné dans son segment de petit film d’auteur, ce long métrage ne cherche pas à être autre chose que ce qu’il est et frôle en ce sens une certaine perfection.
NOTE : 09/20
Mais la palme du gâchis revient à Will Smith qui tient là sûrement un des plus mauvais rôles de sa carrière. Il est mauvais, faux, frisant parfois le ridicule dans ce rôle de père militaire dur et inflexible. On ne préfère définitivement en jeune rieur du côté de Bel Air. Bon après, on y peut rien s’il vieillit et a perdu définitivement ses allures d’éternel adolescent.
Heureusement, son casting de premier ordre vient lui donner le petit quelque chose qui allume une lumière dans l’œil du spectateur. Michael Shannon est décidemment un acteur étonnant, même si son répertoire tourne quand même quasiment exclusivement autour du mec à l’air un peu abruti sur les bords. Cela n’enlève rien à sa présence à l’écran et le caractère assez unique de son jeu. A ses côtés, le trop rare Ray Liotta, que l’on voit néanmoins un peu plus souvent ces derniers temps, et surtout la beaucoup trop rare, mais alors beaucoup trop, Winona Ryder que j’épouserai bien elle-aussi, surtout qu’elle n’a pas pris une ride. Son charme et son talent non plus.
Very Bad Trip 3 démontre que le concept génial de base avait été épuisé en un seul épisode. Lui donner une suite s’était donc révélée totalement superflu. Mais paradoxalement, ce troisième volet était sans doute nécessaire pour expier l’insondable faiblesse de son prédécesseur et pour ne pas nous laisser sur une si mauvaise impression.
Pour en revenir au film en lui-même, l’Attentat nous propose une histoire d’un très grand intérêt, à défaut d’être totalement passionnante. Elle est effectivement surtout axée sur son personnage principal, chirurgien arable, au passeport israélien, et prônant la réconciliation, qui cherche à comprendre comment sa femme a pu devenir kamikaze sans qu’il ne soupçonne rien de son glissement vers le terrorisme. Le propos n’est pas totalement convaincant parce que c’est le parcours de la femme est nettement plus intéressant que les états d’âme du mari. Ce sont pourtant ces dernières qui occupent le plus de place.
La Grande Bellezza reste cependant esthétiquement très recherché et parfaitement maîtrisé. Mais encore une fois, on peut voir parfois dans cette mise en images aux accents psychédéliques une forme de vanité de la part de Paolo Sorrentino. Le film est comme un bel objet, au design d’exception, mais dont on se demande au final à quoi il sert vraiment.
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