
Harry, Ron et Hermione savent désormais ce qu’ils leur restent à faire : trouver les trois derniers horcruxes pour les détruire et rendre Voldemort enfin mortel. Le premier se situe dans le coffre de Beatrix Lestrange à la banque Gringotts. Mais pendant ce temps, leur mortel ennemi réalise quel est leur plan et fera tout pour s’y opposer, armé désormais de la seule baguette susceptible de terrasser Harry.
Le premier volet de Harry Potter et les Reliques de la Mort avait divisé les fans. D’un côté, ceux qui y avaient retrouvé le rythme du livre et qui avaient apprécié ce calme avant la tempête. Les autres qui n’y avaient vu qu’un film manquant se souffle et de rythme. Cette seconde partie devrait réconcilier tout le monde puisque l’action y est présente du début jusqu’à la fin. Une vraie apothéose donc, qui ne laissera à personne le temps de s’ennuyer, même si elle n’échappera évidemment pas aux inévitables querelles de fans.
Certains considèrent ce Harry Potter et les Reliques de la Mort, 2ème partie comme extrêmement fidèle au roman. D’autres affirment le contraire. En fait, cela dépend à quel niveau de détail on se situe. Le meilleur exemple est le duel final où l’on retrouve beaucoup d’éléments présents dans le livre, mais qui ne se déroulent pas exactement de la même manière, ni au même lieu exact. Les fans l’auront déjà remarqué en voyant la bande-annonce où on voit Harry et Voldemort se jeter ensemble dans le vide. Ce détail précis est une invention pour le film et donne naissance à un très bel instant cinématographique. Pour moi, cette légère divergence a apporté une plus-value, mais certains seront plus intransigeants et ne pardonneront aucun écart.
Dommage pour eux car Harry Potter et les Reliques de la Mort, 2ème partie est une vraie réussite. Il faut bien sûr situer ça dans la continuité et y voir la conclusion d’une saga qui aura pris la forme de 8 films dont le succès et la qualité n’ont pas d’équivalent sur une telle longueur. Il ne s’agit plus de développer la moindre nouvelle intrigue, mais d’achever les quêtes et les combats menés par les protagonistes depuis longtemps. On est donc dans l’action pure et ce n’est pas pour une fois signe d’un manque d’épaisseur ou de richesse. Il est évident que le 8ème et dernier chapitre d’une histoire ne peut avoir du sens et de l’intérêt sans connaître tout ce qui a précédé.

Pour finir, je tiens à souligner que la réussite de Harry Potter et les Reliques de la Mort, 2ème partie ne serait pas complète sans une performance de Daniel Radcliffe à la hauteur du rôle. Bon, certes pas au-dessus, mais nettement plus convaincante que lors des deux derniers films. On aurait pu craindre que son manque de charisme ne finisse pas gâcher la saga. Il n’en est rien et il se met au niveau de tout un casting qui s’est investi dans ce dernier volet, à l’image d’Emma Thomson qui n’apparaît à l’écran que l’espace d’une seconde, mais qui est bien présente.
Harry Potter et les Reliques de la Mort, 2ème partie permet de quitter à regret le monde de Poulard et tous ces personnages que l’on a appris à aimer. Un final spectaculaire et épique, à la hauteur du mythe !
Fiche technique :
Production : Heyday films, Warner Bros, J.K. Rowling
Distribution : Warner Bros Entertainment France
Réalisation : David Yates
Scénario : Steve Kloves, d’après le roman de J.K. Rowling
Montage : Mark Day
Photo : Eduardo Serra
Décors : Stuart Craig
Musique : Alexandre Desplat
Effets spéciaux : Tim Burke
Durée : 130 mn
Casting :
Daniel Radcliffe : Harry Potter
Emma Watson : Hermione Granger
Rupert Grint : Ron Weasley
Ralph Fiennes : Voldemort
Alan Rickman : Severus Rogue
Helena Bonham-Carter : Bellatrix Lestrange
Julie Walters : Molly Weasley
Ciaran Hands : Abelforth Dumbledore
Matthew Lewis : Neville Londubat

Bad Teacher ne fonctionnerait pas aussi bien s’il ne possédait pas quelques autres qualités. Le rythme notamment est constant. Si les gags ne s’enchaînent pas avec une frénésie absolue, on ne déplore jamais de réels temps morts dans ce film. Tous les personnages sont aussi très réussis, à la fois énervants et attachants. Là encore, le scénario échappe à un manichéisme qui aurait pu le rendre totalement insupportable. Les mauvais, mais aussi les trop bons profs en prennent pour leur grade et la morale de cette histoire ne se révèle certainement pas être un chant à la gloire du travail et de l’assiduité monastique.
Il y a aussi dans Happy Happy un regard critique sur la société traditionnelle norvégienne. Là encore, cela reste drôle et assez tendre. Pour un étranger qui connaît très peu ce pays, cela est parfois difficile à saisir, même s’il est évident que le film cherche à faire passer un message sur le manque d’ouverture, sur la frustration que cela engendre et les comportements ridicules pour contourner des interdits qui n’ont pas vraiment de raison d’être. Les personnages finiront pas se libérer d’un carcan, cela représente un axe fort du film, même si on a parfois du mal à mesurer à quel point il est général à la société norvégienne ou spécifique aux personnages. 
Plus largement, The Murderer nous retranscrit visuellement avec talent une société gangrénée par la violence et la misère. Ce n’est pas seulement une histoire de truands, mais il y a aussi un vrai fond social sur la condition et l’exploitation des émigrés chinois en Corée. Le film ne s’en sert pas que comme un prétexte ou une toile de fond, mais cherche réellement à faire passer un message sur une situation sur laquelle, à mon avis, beaucoup des compatriotes de Hong-jin Na préfèrent fermer les yeux. Quant à nous, pauvres Occidentaux, nous découvrirons quelque chose dont nous ignorons tout. 
Comme tous films à sketchs, les Contes de la Nuit est quelque peu inégal. La scénette la plus intéressante est à mes yeux celle qui se déroule au Tibet. C’est de loin la plus riche et la plus complexe et elle laissera peut-être assez dubitatif les plus petits. Après, chacun aura ses préférences selon la sensibilité qu’il porte aux différentes cultures qui habitent chacune de ces histoires. On a chacun son conte préféré dans un livre d’histoire et ce film n’échappe pas à la règle. Evidemment, il faudrait savoir conserver au moins une partie de son âme d’enfant pour les apprécier pleinement et ne pas en rire bêtement. 
Une grande différence entre I’m Still Here et les films de Sacha Baron Cohen réside dans l’ampleur de l’investissement réalisé par Joaquin Phoenix qui a vraiment changé sa vie pendant deux ans. Cela donne une dimension « historique » à ce film, qui est au final la plus grande blague de potache jamais réalisée. Mais à l’inverse, pour tenir aussi longtemps, il a fallu que tout cela reste très réaliste… Il n’y a donc pas de moments totalement surréalistes comme ceux que l’on peut voir dans Borat. On est donc là face à ce qui est à la fois la grande force, mais aussi la plus grande limite de ce film. 
Le Doulos reste tout de même un film de son temps. Un film d’hommes, un film d’acteurs, mais manque parfois un peu de rythme et d’intensité par rapport aux productions actuelles. Mais on peut simplement y voir le témoignage d’un 7ème art qui se concentrait à l’époque sur l’essentiel, sur le cœur de l’histoire et non sur des scènes purement spectaculaires. Cela donne une légère impression de naïveté à ce film, même si, on vient le voir, Jean-Pierre Melville avait alors fait son maximum pour conserver un certain réalisme.
Et ce qui demande le plus grand courage lorsque l’on va voir Transformers 3, c’est de se dire que l’on va en prendre pour 2h35 ! Et tenir aussi longtemps avec un scénario aussi ténu, ce n’est pas un mince exploit. Le tout est facilité par un affrontement final extrêmement long, ponctué par un des rares moments de bonheur cinématographique, lorsqu’un Decepticon serpentiforme s’attaque à la destruction d’un building en verre. Cela assouvira tous vos désirs cachés de vandalisme ! 
Un Amour de Jeunesse souffre par contre d’un léger manque de rythme, surtout dans sa première partie. C’est le passage le moins surprenant, du moins si on a lu le synopsis avant d’y aller, et il est vrai qu’il s’étire un peu en longueur. Cela fait craindre un film largement trop contemplatif. Comme évoqué plus haut, la suite est nettement plus riches en évènements, mais il faut admettre que tout cela n’est jamais raconté sur un rythme échevelé. 
En fait, Case Départ se démarque des films d’Eric et Ramzy par le fait que ce soit un vrai film, avec une intrigue, des acteurs qui jouent vraiment la comédie et une réalisation professionnelle. Pas d’impression d’assister à une suite décousue de sketchs et pas de cabotinage sans fin et sans aucun contrôle. Alors, certes, ce film n’est pas un chef d’œuvre, ne justifie peut-être pas le prix exorbitant d’une place de cinéma, mais on ne pourra reprocher aux auteurs de s’être moqué du monde.
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