MISSION : IMPOSSIBLE – ROGUE NATION : Copier-coller

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missionimpossibleroguenationafficheVoir une franchise franchir le cinquième volet est un gage de réussite, tout du moins financière. Parce que niveau qualité cinématographique, il est rare que l’intérêt survive aussi longtemps. Pourtant, une d’entre elle semblait suivre le chemin inverse de toutes les autres. Il y a près de 20 ans, le premier Mission : Impossible confirmait l’inexorable déclin de Brian de Palma. Il y a 4 ans, Mission : Impossible – Protocole Fantôme nous ravissait par ses très moments de bravoure. La courbe ascendante allait-elle se poursuivre avec Mission : Impossible – Rogue Nation ? Malheureusement non…

Mission : Impossible – Rogue Nation n’a pas vraiment plus de défauts que n’importe quel autre film de la saga. Simplement, il ressemble plus à un copier-coller des quatre précédents qu’à une nouveauté. C’est plus ou moins inévitable au cinquième épisode, mais on pouvait s’attendre à au moins un ou deux éléments, situations, scènes ou n’importe quoi d’autre qui nous surprenne et dont on ne se dit pas « tiens, j’ai déjà vu ça dans un des épisodes précédents ». Du coup, le film manque passablement de moments forts vraiment marquants qui puisse nous faire dire « je suis au moins venu pour ça ! ».

missionimpossibleroguenationAprès, toutes ces considérations ne font pas pour autant de Mission : Impossible – Rogue Nation un mauvais film. Car s’il ressemble beaucoup à ses prédécesseurs, c’est aussi parce qu’il en garde les qualités. C’est solide, spectaculaire, rythmé et terriblement distrayant. L’intrigue ne casse pas trois pattes à un canard, mais on a vu nettement pire dans le genre. Les cascades s’affranchissent souvent du respect de certaines lois de la physique liée à la gravité et les méchants tirent comme les plus maladroits des Stormtroopers de Star Wars. Mais on s’en fout, c’est bon et on aime ça ! Enfin, quand même un peu moins quand ça sent à ce point le réchauffé…

LA NOTE : 12/20

Fiche technique :
Production : Skydance Productions, Bad Robot, TC Productions
Distribution : Paramount Pictures
Réalisation : Christopher McQuarrie
Scénario : Christopher McQuarrie
Montage : Eddie Hamilton
Musique : Joe Kraemer
Directeur artistique : Andrew Bennett
Durée : 132 mn

Casting :
Tom Cruise : Ethan Hunt
Rebecca Ferguson : Ilsa Faust
Ving Rhames : Luther Stickell
Simon Pegg : Benji Dunn
Jeremy Renner : William Brandt

QUAND LE CHAMPION DEVIENT UN HEROS

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usainboltA vaincre sans péril, on triomphe sans gloire. Voici un proverbe qui aurait pu illustrer la carrière d’Usain Bolt. Bien sûr, les records phénoménaux et la pluie de médailles l’avaient déjà porté au panthéon des plus grands athlètes de l’histoire et beaucoup le considéraient déjà comme le plus grand sprinteur de l’histoire. Mais il est vrai qu’il lui manquait un adversaire à la hauteur de son talent. Le duel qu’il vient de remporter face à Justin Gatlin en finale des championnats du Monde vient de parfaire une carrière déjà légendaire.

Attaquer une course dans la peau de l’outsider constituait une situation que le Jamaïcain n’avait jamais eu à affronter. Un champion est évidemment un athlète qui sait être à son niveau le Jour J à l’heure H. Mais c’est aussi celui qui dans l’adversité va chercher au fond de lui-même des ressources insoupçonnées. Hier, peu importait qu’il reste loin de ses records, seul importait la première place. Il a du mobiliser tout son talent pour produire la course parfaite avec les moyens physiques dont il dispose cette année. Un départ parfait a poussé son adversaire à la faute et assuré un nouveau triomphe.

La victoire d’Usain Bolt possède une saveur supplémentaire car il s’apparente à une victoire du bien contre le mal. Justin Galtin est certes un ancien champion olympique, mais surtout un ancien dopé, pas vraiment repenti, entraîné par un athlète dopé lui également, dont la résurrection est aussi inattendue que sujette à suspicion. Cette dernière domine largement l’admiration qu’un tel retour devrait faire naître. Du coup, tout le monde rêvait de le voir battu par celui dont la décontraction et le sourire ont toujours fait naître une immense sympathie et un profond respect. Le monde de l’athlétisme a donc poussé un grand ouf de soulagement car voir l’Américain triompher aurait gravement nui à l’image de ce sport.

Le duel n’est évidemment pas fini. Il reste un 200m et 4*100m qui s’annoncent tout aussi disputés. Si Usain Bolt venait à réaliser un nouveau triplé, malgré un corps qui semble sur le point de le trahir à chaque instant, il franchirait définitivement la frontière qui sépare l’athlète du héros.

LA DERNIERE DIAGONALE DU FOU

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marcelobielsaMarcelo Bielsa est parti. Rarement la démission d’un entraîneur aura fait couler autant d’encre, suscité autant la surprise, la colère ou l’indignation. Décidément, El Loco, le fou, mérite bien son surnom. Cette décision a quelque chose de totalement irrationnelle à bien des points de vue. Dans son timing, ses raisons réelles, même si elles restent encore bien floues, et sa mise en scène, tout est singulier dans cet énième épisode grand-guignolesque de la vie de l’Olympique de Marseille.

Au-delà de cette fin inattendue, reste la question de la trace que laissera vraiment Marcelo Bielsa à l’Olympique de Marseille et plus largement dans le football français. En tant que personnage médiatique, il est évident que le vide sera immense. Notre championnat manque cruellement de personnages nous sortant du concours de langue de bois et de conformisme dans lesquels baigne allégrement le football professionnel. En dehors de Zlatan Ibrahimovic et de Jean-Michel Aulas, personne ne pouvait rivaliser avec l’entraîneur argentin. Autant d’acteurs de notre championnat que l’on peut facilement haïr, dont on a parfois bien envie de se débarrasser, mais dont l’absence se ferait cruellement sentir. De ce point de vue là, Marcelo Bielsa nous manquera.

Mais évidemment, c’est avant tout par ses performances sur le terrain qu’on juge un acteur du monde sportif. Et de ce point de vue là, Marcelo Bielsa prête nettement plus au débat. Si une partie du public marseillais l’adule au-delà du raisonnable, une analyse objective de son année passée sur le banc olympien ne permet pas de déborder d’enthousiasme. Certes, le départ canon de l’OM en début de saison dernière porte bien sa marque… mais tout comme son écroulement dans la dernière ligne droite. Le style de son équipe était peut-être efficace quand tous ses joueurs débordaient encore de fraîcheur, mais il s’est révélé tout simplement suicidaire à long terme tant il use les organismes. Or, c’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens et le chef d’orchestre olympien n’a pas réussi à mener son orchestre jusqu’au bout du concert de manière satisfaisante. Les succès engrangés par Hubert Fournier avec sa très jeune équipe lyonnaise ou les prouesses de Jocelyn Gourvennec sur le banc guingampais valent mille fois plus de louanges.

Un football français en quête de compétitivité peut difficilement se passer d’un Olympique de Marseille tirant le meilleur de son effectif. En ce sens, il n’y a aucune raison de pleurer Marcelo Bielsa. Le cirque aura duré une saison, il nous aura bien diverti. Espérons que maintenant l’OM en revienne au football et rien qu’au football.

EXEMPLAIRE SECURITE ?

champignonatomique

champignonatomiqueIl y a 70 ans à Hiroshima et Nagasaki, l’humanité est entrée dans une nouvelle erre. Celle où notre espèce est en mesure de détruire totalement le monde dans lequel il vit. A l’époque, beaucoup craignait que la guerre froide nous conduise inexorablement vers cette apocalypse. Il n’en a rien été et si d’autres menaces sont nées depuis, la perspective d’une telle annihilation semble s’être éloignée. Comme si le fameux principe de l’équilibre de la terreur fonctionnait réellement. Du coup, est-on plus en sécurité dans un monde où l’arme atomique est largement partagée ?

Cette question se pose d’autant plus dans notre pays. La France fait partie du club fermé des puissances nucléaires. Doit-on s’en réjouir ? Personnellement, je n’ai jamais été vraiment rassuré de voir des militaires armés de mitraillettes arpenter les gares parisiennes. J’ai beau me dire qu’ils sont là pour me protéger, je ne peux m’empêcher de penser que s’ils devaient un jour avoir à se servir de leur arme, je ne donnerai pas cher de ma peau si je suis dans les parages. Evidemment, la raison nous rappelle que l’intérêt est avant tout dissuasif, mais les croiser est plus stressant que rassurant.

Pour l’arme atomique, c’est exactement la même chose. Dans un monde où de nombreux pays en sont pourvus, un raisonnement purement intellectuel me conduit à préférer être du côté de ceux qui la possèdent. Mais franchement, si notre pays en était dépourvu, que cela changerait-il ? Quel est l’ennemi que nous décourageons par notre arsenal nucléaire ? J’ai bien du mal à apporter des réponses à ces questions qui me conduisent à conclure à une utilité réellement fondée. Alors si on osait y renoncer ?

Ce qui serait réellement rassurant, ce serait un monde totalement débarrassé des armes nucléaires. Ceci est évidemment un vœux pieux, bien difficile à mettre en œuvre. Il suffit d’un seul participant refusant de jouer le jeu pour que tous les autres n’aient aucun intérêt à respecter leur parole, à moins d’offrir un pouvoir démesuré à une nation indigne de confiance. Mais la défiance généralisée reste le meilleur moyen de ne jamais arriver à rien, fournissant à chacun une excuse un peu facile. Si personne ne fait le premier pas, personne n’avancera jamais.

Alors évidemment, le souhait de voir la France abandonner l’arme nucléaire peut être considéré comme un souhait naïf et irresponsable. Pourtant, il est quasi certain que rien ne changerait au destin de notre nation. Ca ne coûterait donc pas grand chose de donner l’exemple. Et mériter à nouveau quelque peu le titre très surfait de patrie des droits de l’homme ne serait-il pas une belle façon justement de renouer avec notre destin ?

PIXELS : Plaisir de geek nostalgique

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pixelsafficheJ’ai récemment vécu une soirée cinématographique consacrée à la nostalgie avec While We Were Young et Nos Futurs. Pixels nous offre une troisième manifestation de ce sentiment. Avec l’âge, on peut se retrouver en capacité de réaliser certains des rêves qui ont pu peupler notre enfance. Ceux qui auront connu les heures héroïques des débuts des jeux vidéos à l’aube des années 80 ont tous rêvé de voir certains de leurs titres préférés prendre vie. Vous en rêviez… Chris Colombus l’a fait.

Pixels est donc avant tout un grand plaisir offert aux geeks nostalgiques. Pouvant aisément être rangé dans cette catégorie, j’ai apprécié cette gourmandise cinématographique. De l’aventure, de l’humour, le tout sans se prendre vraiment au sérieux, avec du rythme et un réalisateur qui n’a plus rien à prouver. Autant d’éléments qui donnent un résultat convaincant qui répond parfaitement à sa nature de pur divertissement. On passe un vrai bon moment, sans temps morts et sans perdre le moindre neurone. Que demander de plus ?

pixelsDe la profondeur ? Des personnages plus intéressants ? Un scénario plus élaboré ? Non mais tout ça n’est rien par rapport au plaisir infini d’une partie de Pac-Man grandeur nature dans les rues de New-York ! Plaisir infiniment futile certes, mais infini quand même. Et le duo Adam Sandler-Michelle Monaghan apporte une touche de sympathie et de charme qui finit de nous séduire. Bref, Pixels est un film qui trouve son public et le ravit. Tout le monde ne peut pas en dire autant.

LA NOTE : 13/20

Fiche technique :
Réalisation : Chris Columbus
Scénario : Timothy Dowling, Tim Herlihy, Adam Sandler et Patrick Jean, d’après le court métrage homonyme
Direction artistique : Peter Wenham
Décors : Ramsey Avery
Costumes : Christine Wada
Montage : Hughes Winborne
Musique : Henry Jackman
Photographie : Amir Mokri
Production : Michael Barnathan, Chris Columbus, Allen Covert, Mark Radcliffe et Adam Sandler
Durée : 106 minutes

Casting :
Adam Sandler : Sam Brenner
Josh Gad : Ludlow Lamonsoff
Michelle Monaghan : lieutenant-colonel Violet Van Patten
Kevin James : le président Will Cooper
Sean Bean : le Caporal Hill
Peter Dinklage : Eddie Plant 2
Brian Cox : l’amiral Porter
Jane Krakowski : la première dame des États-Unis
Denis Akiyama : Tōru Iwatani
Ashley Benson : Lady Lisa
Dan Aykroyd : le présentateur des championnats de jeu vidéo d’arcade 1982
Fiona Shaw : le Premier ministre britannique
Serena Williams : elle-même

Martha Stewart : elle-même

LE PETIT PRINCE : Saint-Exupéry version optimiste

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lepetitprinceafficheAvant de commencer cette critique, je dois préciser quelque chose. Je n’ai jamais aimé le Petit Prince. Pour moi, c’est un livre atroce que l’on fait lire aux enfants pour leur apprendre que la vie est dégueulasse, alors qu’ils ont toute leur existence pour s’en rendre compte. Petit, j’y ai juste vu un bouquin déprimant où un enfant se suicide à la fin… ce qu’on trouverait traumatisant dans n’importe quel film ou livre pour adultes. Du coup, je ne sais même pas trop pourquoi, je suis allé voir le Petit Prince au cinéma. Peut-être justement parce que certaines critiques dénonçaient une trahison.

Le Petit Prince est un film en deux parties. La première est vraiment liée au livre. Ce dernier nous est raconté de manière discontinue au gré des échanges entre l’aviateur devenu vieux et une petite fille qui vient d’emménager à côté. Bon, je trouve toujours la fin aussi atroce, mais il est vrai qu’il se dégage une vraie poésie de ce récit. Les amateurs du livre de Saint-Exupéry y trouveront sûrement leur compte. La deuxième partie constitue par contre une pure invention, qui pourrait s’apparenter à Le Petit Prince, la suite… Là les puristes tiqueront sûrement, même si de mon côté je n’y ai vu qu’un sympathique récit d’aventures, au message un peu lourdingue néanmoins. Au final, ce film rajoute tout l’optimisme qui manque au roman… ce qui constitue pour moi un point positif, mais je comprends aisément que ce point de vue puisse ne pas être du tout partagé.

lepetitprinceVisuellement, le Petit Prince a divisé les critiques. Certains trouvent ça, au moins par moment, particulièrement hideux. J’ai trouvé de mon côté le travail visuel plutôt intéressant, avec un contraste entre le récit dans « le présent » au graphisme moderne un peu lisse et les passages du livres animés de manière plus traditionnelle et chaleureuse. Il est vrai que ça manque peut-être quelque peu d’imagination, mais personnellement je trouve ça plutôt réussi. Tout comme le film globalement, même si cela ne m’a pas plus ému que ça.

LA NOTE : 12/20

Fiche technique :
Production : Onyx Films, Orange Studios, On Entertainment
Réalisation : Mark Osborne
Scénario : Irena Brignull, d’après le roman d’Antoine de Saint-Exupéry
Montage : Carole Kravetz Aykanian, Matt Landon
Décors : Celine Desrumaux, Lou Romano
Distribution : Paramount Pictures France
Musique : Hans Zimmer, Richard Harvey, Camille
Durée : 108 mn

Casting :
Andrea Santamaria : le Petit Prince
Marion Cotillard : la rose
Clara Poincaré : la petite fille
Vincent Cassel : le renard
Guillaume Gallienne : le serpent
Florence Foresti : la mère
André Dussollier : l’aviateur
Laurent Lafitte : le vaniteux
Vincent Lindon : l’homme d’affaires
Guillaume Canet : m.prince

DES MIRACLES QUI VIENNENT DE LOIN

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relaisnatationJe philosophe (oui bon, c’est peut-être un bien grand mot) souvent ici sur la culture du « perdant magnifique » qui constitue la marque de fabrique du sport français. C’est sans doute un peu facile et très certainement injuste car elle a largement disparu depuis les années 90. Si nos tennismen nous rappellent qu’elle n’est pas totalement morte, certains sports ont fait le deuil du culte de Poulidor depuis longtemps. Deux sports en particulier, dont on n’attendait pourtant pas grand chose pendant de longues décennies.

A l’aube des années 90, qui aurait pu imaginer un jour voir s’exercer sur un terme relativement long une écrasante domination de la part de l’Equipe de France de handball et du 4*100m nage libre français ? Personne, parce que déjà les voyants n’existent pas, ensuite parce que rien ne pouvait laisser penser qu’un tel double miracle pourrait s’accomplir. Ces deux sports ont bâti leur succès à partir de rien et forgé une culture de la victoire qui n’a pas pu être léguée par leurs aînés.

Bien sûr le chemin fut long et tout ne s’est pas fait en un jour… Oui, oui, j’aime les phrases toutes faites. On peut d’ailleurs remarquer que dans les deux cas qui nous intéressent, les défaites et les déceptions ont nourri cette soif insatiable de victoires. Si les Barjots furent bien les premiers à être champions du monde, leur folie douce leur a sans doute coûté quelques médailles supplémentaires, notamment aux Jeux Olympiques. Ils ont montré la voie, mais c’est l’équipe actuelle qui a su tirer le maximum d’un potentiel pas forcément supérieur.

La 2ème place du relais 4*100m en finale des Jeux Olympiques de Pékin a constitué un des moments d’émotion les plus forts que je n’ai jamais ressentis devant du sport. Passer de l’enthousiasme, de la certitude de la victoire à une incompréhensible déception en quelques secondes, au milieu de la nuit, reste un souvenir à jamais gravé dans ma mémoire. Plus d’ailleurs que n’importe quelle des victoires qui ont suivies. Mais cette défaite (et quelques unes qui ont suivi avant le triomphe des Jeux de Londres) a été fondatrice et sans elle, qui sait, tout cela n’aurait été qu’un feu de paille.

Bien sûr, la défaite finira bien par être à nouveau au rendez-vous. Mais l’avenir s’annonce encore radieux pour un moment encore. Le titre de champion du monde junior acquis hier par l’Equipe de France montre à quel point le handball et sa culture de la victoire sont désormais ancrés culturellement dans notre pays. Pour la natation, les Etats-Unis et l’Australie ne laisseront pas indéfiniment la première place du podium à une nation où la natation est de plus en plus à la mode, mais où le réservoir de talents est plus limité. En attendant, dans un an auront lieux les Jeux Olympiques de Rio. Espérons que la défaite attendra encore un peu…

EN VACANCES, J’OUBLIE TOUT ! (Enfin j’espère…)

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vacancesDepuis que je suis un travailleur vivant de la sueur de son front, j’ai toujours bénéficié de quatre semaines de congé pendant le mois d’août. Un bon mois de vacances qui permettent une vraie coupure et où pendant au moins trois semaines, la rentrée vous semble tellement loin qu’il est inutile d’y penser dès maintenant. C’est toujours un moment que j’attends particulièrement surtout que ces quatre semaines, si elles sont prises ici, ne sont pas prises ailleurs et l’attente est donc souvent longue.

Cette année, ce fut même interminable. Si les superlatifs ont peut-être tendance à fuser parfois sous ma plume (enfin techniquement sous mon clavier), je pense être simplement objectif en affirmant que je n’ai jamais attendu des vacances de cette façon de toute ma vie. Ce n’était plus une question d’envie, mais un besoin impérieux. Ce mois de juillet 2015 fut sans doute celui où j’aurais expérimenté le plus le sens du mot épuisement, suite à une conjugaison de facteurs : pas de vacances depuis décembre, une situation professionnelle particulièrement usante, pour ne pas dire de moins en moins supportable, des activités militantes qui ont été très prenantes (campagne des départementales et congrès) et enfin cette putain de canicule qui m’a privé de vraies nuits de sommeil pendant deux bonnes semaines.

Depuis jeudi, je suis frais et dispo, allumant ma tablette pour lire l’Equipe, souvent avant 8h, l’heure où je me lève d’habitude pour aller travailler. Mais ça n’a rien à voir ! Vraiment rien à voir ! Déjà je dors mieux, ce qui aide quand même pour la récupération. Et surtout, je suis heureux d’avoir une longue journée devant moi pour faire ce que j’ai envie, choisi de faire. On peut considérer que c’est aussi le cas tous les week-ends, mais avec 4 semaines de tranquillité devant soi, cela prend une autre saveur. Rien ne vient parasiter mon esprit, même si ça peut encore m’arriver de penser au boulot. Mais comme beaucoup de choses ont avancé positivement sur les derniers jours, ce sont moins des idées noires du coup.

Bref, demain je fais ma grosse valise (ok techniquement c’est un sac) et je quitte pour trois semaines cet appart que je supporte également de moins en moins. J’espère y laisser beaucoup de choses que je n’ai aucune envie d’emmener avec moi. Il sera bien assez tôt de les retrouver… dans longtemps, très longtemps !

LES MINIONS : Eux, mignons et drôles (mais pas tant que ça)

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lesminionsafficheLa qualité d’un long métrage d’animation tient bien sûr à la qualité graphique globale, du scénario et de la sympathie que peuvent inspirer les personnages principaux. Mais ce qui fait vraiment la différence, ce sont ces petits personnages secondaires, éléments comiques qui font le lien avec la culture « cartoon », comme Olaf dans la Reine des Neiges ou encore, le meilleur d’entre eux, Scrat dans l’Age de Glace. Passer d’un second rôle au premier n’a cependant rien d’évident et rien ne garantit que ce qui était un apport à une histoire principale puisse tenir la route en occupant seul le devant de la scène. C’est pourtant le pari tenté par les créateurs de Moi, Moche et Méchant en nous proposant le film les Minions.

Tous ceux qui ont apprécié les deux films originaux ont ressenti une certaine impatience à l’idée de voir ces créatures jaunes et improbables faire l’objet d’un long métrage à eux tous seuls. De plus, la bande-annonce des Minions donnait plutôt envie. Les cinq premières minutes du film sont d’ailleurs vraiment très drôles… même si les principaux éléments ont déjà été vus dans la bande-annonce justement. Le reste est nettement moins intenses car un long métrage ne peut pas être qu’un succession de gags visuels, il faut bien prendre le temps aussi de construire une histoire. Or si celle-ci est sympathique, elle manque de ce petit souffle qui habitait les deux épisodes de Moi, Moche et Méchant par exemple.

Llesminionses Minions reste quand même très drôle, même si certaines séquences sont un peu plus faibles. On pouvait quand même espérer un peu plus de frénésie comique et un peu plus de vraies surprises par rapport à ce à quoi on pouvait légitimement s’attendre. Ca ressemble quelque peu à du recyclage et à l’exploitation d’idées déjà exploitées par ailleurs. Cependant, on aime trop ces petits personnages pour ne pas quand même s’attacher à ce film qui fera passer un bon moment à toute la famille à une période de l’année où on a envie de mettre son cerveau sur pause plutôt que le faire bouillonner. Dans ce sens, le film remplit totalement sa mission.

LA NOTE : 12/20

Fiche technique :
Production : Illumination Entertainment
Distribution : Universal Pictures International (UPI)
Réalisation : Pierre Coffin, Kyle Balda
Scénario : Brian Lynch
Montage : Claire Dodgson
Musique : Heitor Pereira
Effets spéciaux : Mac Guffin
Directeur artistique : Olivier Adam
Durée : 91 mn

Casting :
Sandra Bullock : Scarlet Overkill
Jon Hamm : Herb Overkill
Michael Keaton : Walter Nelson
Geoffrey Rush : le narrateur
Steeve Coogan : Pr Flux et Le gardien de la tour
Jennifer Saunders : la reine
Pierre Coffin : les Minions

TOUR DE CARTES

tourdefrance2015

tourdefrance2015Je réalise à quel point j’ai négligé les chapitres non cinématographiques de mon blog lorsque je m’aperçois que je n’ai rien écrit sur le Tour de France qui vient de s’achever. Vaut mieux tard que jamais, me direz-vous. Le manque de temps, la canicule, la flemme sont autant d’explications à cette relative indifférence. Ou peut-être simplement qu’il n’y avait pas grand chose à dire sur cette édition qui est loin d’avoir tenue toutes ses promesses.

« 15 km et déjà plus de suspense » a été mon statut Facebook à l’issue de la première étape de montagne. Est-il vraiment nécessaire d’en dire plus ? En fait oui, car cela traduit un fatalisme qui n’avait peut-être pas lieu d’être. Cela me rajeunit, me ramenant au temps de la domination sans partage de Miguel Indurain qui, après avoir mis 5 minutes à tout le monde à l’issue du premier contre-la-montre, se contentait de gérer des adversaires qui le considéraient désormais comme invincibles. Or, il l’a avoué du bout des lèvres depuis, il a été souvent au bord de la rupture, mais personne n’était là pour l’y pousser, même ceux qui en avaient très certainement les moyens, comme Tony Rominger.

Nairo Quintana va-t-il prendre le même chemin que l’ancien coureur suisse ? Pas si sûr ! Déjà parce que si les deux dernières étapes de montagne peuvent lui (et nous) laisser bien des regrets, on oublie parfois qu’il n’a que 25 ans (il finit d’ailleurs pour la deuxième fois sur le podium avec le maillot blanc de meilleur jeune) et on imagine difficilement qu’il n’ait rien appris de ce Tour. Certes, il n’est pas sûr de retrouver de si tôt un parcours à ce point taillé à sa mesure, mais on ignore aujourd’hui quelles sont ses limites. Rien ne laisse à penser qu’il les a déjà atteintes. Voir un jour le coureur colombien sur la première marche du podium plusieurs fois dans les dix années qui viennent ne constituerait en rien une surprise.

Chris Froome a prouvé les deux derniers jours qu’il n’était pas si invincible que ça. Le personnage intrigue et beaucoup d’éléments poussent à la suspicion. Comme beaucoup de champions hors norme, à la technique ou au physique unique, il est victime du syndrome « si personne n’a réussi avant de cette façon, c’est que ça ne peut pas marcher, donc il triche ». Pourtant, on peut tout à fait imaginer que, d’ici quelques années, beaucoup de coureurs opteront pour les tous petits développements alliés à une fréquence de pédalage élevée, l’exceptionnel devenant la norme.

En fait, Chris Froome est peut-être victime aussi tout simplement du découragement des autres. Son équipe Sky en créant le mythe d’une équipe mystérieuse et infiniment supérieure aux autres produit sans doute une prophétie en partie auto-réalisatrice. La supériorité de leurs moyens est incontestable, mais il y a là peut-être aussi une part de bluff. Nairo Quintana sur les pentes de l’Alpe d’Huez a montré que quand on les force à dévoiler leur jeu, ce dernier n’est pas si bon que ça. Certes, Chris Froome n’a pas gagné le Tour avec une paire de deux. Mais pas sûr qu’il avait non une quinte royale…