PIEGEE : Soderbergh nous distraît

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piegeeafficheOn l’oublie peut-être quelque peu, mais Steven Soderbergh est un personnage historique du 7ème art. En effet, son film, Sexe, Mensonges et Vidéo en remportant la Palme d’Or en 1989 a brisé la mainmise complète d’Hollywood sur le cinéma américain. De nombreux réalisateurs se sont depuis engouffrés dans la brèche, au premier rang desquels Quentin Tarantino. Mais tourner loin de Los Angeles ne signifie pas que l’on ne cherche pas à gagner de l’argent avec un cinéma « commercial ». Soderbergh, comme un certains nombres de réalisateurs d’Outre-Atlantique, doit alterner des films d’auteur, comme son (chiantissime) Che, avec des œuvres aptes à séduire un large public pour conserver le soutien de ses producteurs. Son dernier film, Piégée, fait incontestablement partie de la seconde catégorie avec un polar classique, rythmé et loin d’être désagréable.

Dans un café quelque part aux Etats-Unis, Mallory reçoit une visite visiblement inopportune. La rencontre va se terminer en un combat violent entre deux professionnels surentraînés. La jeune fille finira par s’enfuir et forcer un des clients à la conduire chez son père, au Nouveau-Mexique. Elle va en profiter pour lui raconter son histoire, commencée à Barcelone, lors ce qui semblait être une mission comme une autre.

Le scénario de Piégée est l’archétype du scénario de polar moderne. Un film qui commence par une scène située au milieu de l’intrigue, qui enchaîne ensuite les flashbacks, avant de reprendre un cours plus linéaire. Une construction qui n’a donc plus rien d’originale, tant elle est utilisée de manière quasi systématique désormais. Pourtant, commencer une histoire par le début n’a rien d’illogique… ni de ringard de moins point de vue. Mais ce n’est que le mien…

De toute façon, tout cela ne change pas le fond de cette histoire de trahisons multiples, avec le traditionnel qui trahit qui et pourquoi. Pas de surprise donc, mais une intrigue assez bien foutue pour être à la fois claire et proposer un suspense qui tient la route. Si la trame est sans surprise, la narration n’en est pas pour autant cousue de fil blanc et on se laisse porter de bout en bout. Surtout que le tout est rythmé et alterne les avancées narratives avec les passages d’action pure. Ces derniers rappelleront des souvenirs à tous les anciens fans de la série Alias, puisque la jeune femme prend un malin plaisir à dérouiller des hommes qui font une bonne tête de plus qu’elle.

piegeeLe petit élément en plus de Piégée reste quand même le formidable sens de l’image de Steven Soderbergh. Le travail de photographie et de cadrage, de montage montre qu’on a un vrai réalisateur derrière la caméra. On est loin d’un clip vidéo donnant mal à tête, alors que le scénario s’y prêtait pourtant. On peut comparer ce film avec Salt, avec Angelina Jolie, au scénario quelque peu similaire, mais réalisé par Philipp Noyce, qui n’a a peu-près fait que cela de sa vie artistique.

La grande star de ce film reste la belle Gina Carano qui fait une entrée très remarquée dans le monde du film d’action. Elle n’a rien à envier à Jennifer Garner, voire même la bat à plate couture en terme de sex-appeal. A ses côté, un casting masculin très prestigieux, et très européen, qui montre à quel point Steven Soderbergh fait partie de ces réalisateurs avec lesquels les acteurs on envie de tourner : Ewan McGregor, Michael Fassbender (toujours aussi génial!), Matthieu Kassovitz et Antonio Banderas. A cela s’ajoute deux Américains : l’éternel Michael Douglas et le jeune et très musclé Channing Tatum. Tout ce petit monde est particulièrement bien dirigé par ce grand monsieur du cinéma.

Piégée souffre donc d’un manque d’originalité d’un scénario cependant divertissant et rythmé. Cependant, la qualité de la réalisation et du casting permet de passer définitivement un bon moment.

Fiche technique :
Production : Relativity media, Lionsgate, Irish Film Board
Distribution : UGC distribution
Réalisation : Steven Soderbergh
Scénario : Lem Dobbs
Montage : Steven Soderbergh
Photo : Steven Soderbergh
Décors : Howard Cummings
Musique : David Holmes
Costumes : Shoshana Rubin
Durée : 93 mn

Casting :
Gina Carano : Mallory Kane
Channing tatum : Aaron
Michael Douglas : Conlenz
Antonio Banderas : Rodrigo
Ewan McGregor : Kenneth
Michael Fassbender : Paul
Mathieu Kassovitz : Studer

15 JOURS DE BONHEUR

JO2012

JO2012Si j’ai commencé à m’intéresser au sport avec la Coupe du Monde 1990, quelque chose a définitivement changé dans ma vie lors de l’été 1992. Une flamme s’est allumée dans mes yeux lors de la Cérémonie d’Ouverture des Jeux de Barcelone pour ne jamais s’éteindre. Un moment de pur magie qui fait naître une passion pour la vie. Jamais je n’oublierai l’allumage de la vasque par un archer qui a provoqué comme un coup de foudre. Un amour qui a grandi chaque jour un peu plus pendant cette quinzaine de pur bonheur. Je pourrais lister un nombre incalculable de moments restés gravés dans ma mémoire.

Du coup, tous les quatre ans, j’espère revivre ces mêmes émotions. Bien sûr, j’ai peut-être perdu un peu de mon enthousiasme enfantin, mais je suis encore capable de me réveiller à 3h du matin pour voir une finale de natation, comme lors des Jeux de Pékin. Les Jeux Olympiques restent pour moi un rendez-vous incontournable que j’attends toujours avec impatience des mois à l’avance. Ceux de Londres n’échappent évidemment pas à la règle.

Pourtant, je garde encore bien en mémoire le jour funeste de leur attribution où, en tout objectivité, Paris s’est fait tout simplement voler, pêchant par naïveté, alors qu’elle brillait par sa compétence et la qualité de son projet. Alors j’avoue qu’hier, je l’avais parfois un peu mauvaise, en voyant cette Reine d’Angleterre, incapable de cacher le profond ennui dans lequel elle était plongée. Mais bon, le spectacle proposé par Danny Boyle m’a émerveillé et je compte bien profiter de la compétition avec la plus grande passion !

Mais au-delà du sport, la Cérémonie d’Ouverture de ces Jeux Olympiques a été aussi un vrai moment d’émotion par sa dimension « politique ». On peut trouver l’image surfaite, mais voir toute l’humanité, toutes les nations rassemblées a quelque chose de profondément émouvant. Les sourires sur tous ces visages, tous ces costumes aussi variés que le sont les cultures humaines rendent vivant l’idéal olympique de fraternité et de concorde.

Ces Jeux Olympiques marquent aussi un tournant dans l’histoire du mouvement olympique. Pendant longtemps, ce dernier a été esclave de diverses revendications politiques, parfois jusqu’au drame, comme à Munich il y a quarante ans. Mais cette fois-ci, c’est lui qui s’est servi de sa puissance pour soutenir une grande cause. En menaçant les pays récalcitrants d’exclusion s’ils n’envoyaient pas des athlètes femmes aux JO, il a osé affirmer que certaines choses n’étaient pas négociables. La piqure de rappel dans le discours de Jacques Rogge a constitué un signe fort et presque étonnant, car on a rarement connu le CIO aussi volontariste dans ce domaine.

Quel bonheur de voir la délégation irakienne conduite par une femme à la tête nue ! D’autant plus que cette cérémonie est venue quelques semaines après la décision controversée de la FIFA d’autoriser les footballeuses à jouer la tête couverte. Cela nous rappelle la difficulté de trouver la bonne attitude face à ces questions. Vaut-il mieux se montrer intransigeant ou bien être plus souple et permettre à des femmes de participer à des compétitions hors de leur pays dont elles auraient été privées sans cela ? Bien sûr, on pourrait rêver qu’une athlète saoudienne, soumise à des restrictions inacceptables, se révolte sous les caméras du monde entier. Mais on sait qu’en retour, cela renforcerait les interdictions auxquelles sont soumises les femmes saoudiennes dans leur pays.

Je vais savourer chaque seconde de ces Jeux Olympiques londoniens ! 15 jours de pur bonheur et d’émotion ! Et, parce que j’assume mon chauvinisme, quelques belles médailles françaises.

THE AMAZING SPIDER-MAN : Inutile et pathétique

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theamazingspidermanafficheOn pouvait craindre le pire. En effet, un réalisateur moins prestigieux, un casting qui n’avait rien d’enthousiasmant, un compositeur professionnel, mais sûrement pas génial… Bref il était difficile d’imaginer que ce reboot de la franchise Spider-Man puisse vraiment rivaliser avec le génial original signé Sam Raimi. Et on avait totalement raison… Et encore, on ignorait toutes les trahisons au comics original.

Peter Parker est un lycéen brillant mais malmené par ses camarades. Orphelin, élevé par son oncle et sa tante, il rêve secrètement à la belle Gwen Stacy. Piqué par une araignée manipulée génétiquement, il hérite de super pouvoirs dont il ne sait pas vraiment quoi faire. Mais un drame va le pousser à se muer en justicier… et à chercher à percer les mystères qui planent autour de la mort de ses parents.

Le problème de The Amazing Spider-Man est bien qu’il ne souffre pas une seule seconde la comparaison avec son prédécesseur, bien trop récent pour ne plus être dans toutes les mémoires. Celui lui décerne le prix du film le plus inutile qui soit. Tout est moins bien et dans les grandes largeurs. Sans cela, il aurait peut-être pu passer pour un sympathique divertissement. Mais de toute façon, trop d’éléments sont objectivement pathétiques.

L’énorme faiblesse de The Amazing Spider-Man réside dans un scénario qui souffre de multiples faiblesses et de certains passages complètement idiots. Ca aurait pu faire rire au second degré, si Sam Raimi n’avait pas déjà prouvé l’immense potentiel de l’histoire et du personnage. De plus, il multiplie les infidélités à l’histoire originale imaginée par Lee et Ditko, non pour innover ou réinventer le mythe, mais simplement pour se démarquer du film de 2002 et justifier son existence. Sauf que toutes ces trahisons sont bancales, quant elles ne sont pas ridicules. Les fans pourraient se réjouir de voir à l’écran le personnage de Gwen Stacy, si important dans le comics, mais on sait bien que jamais les scénaristes n’oseront respecter son destin.

La réalisation de Marc Webb présente quelques éclairs, mais n’a rien de la maîtrise affichée par Sam Raimi. L’auteur du merveilleux 500 Jours Ensemble n’est pas franchement dans son élément. Il nous propose quelques bonnes idées, comme ces grues qui s’alignent pour ouvrir un chemin à l’homme-araignée. Mais les scènes au-dessus de New York sont tellement moins enthousiasmantes que celles de 2002… On en revient encore à la comparaison qui demeure définitivement inévitable.

theamazingspidermanLe seul domaine où le match est proche du nul est la bande-originale. Les inconditionnels de Danny Elfman hurleront peut-être, mais j’ai vraiment apprécié le travail de James Horner, qui avait signé les musiques d’Avatar. Le résultat est peut-être moins symphonique, mais colle en fait assez bien avec l’ambiance de ce The Amazing Spider-Man, sans pour autant être tiré vers le bas. Des musiques plus modernes, moins présentes à l’écran, mais qui constituent le seul point fort de ce film raté.

Le casting de The Amazing Spider-Man est quant à lui d’une médiocrité désolante. Andrew Garfield possède la personnalité d’une courge, pas aidé, il est vrai, par des dialogues parfois consternants. Emma Stone n’est pas dénuée de charme, mais là encore, elle ne peut rivaliser avec le talent de Kirsten Dunst. Enfin, Rhys Ifans n’arrive pas à donner la moindre épaisseur à un Docteur Connors que le scénario ridiculise dans les grandes largeurs.

The Amazing Spider-Man est donc un pur navet, une insulte à tous les fans des comics et prend les spectateurs qui ont apprécié le chef d’œuvre de Sam Raimi pour des crétins ou des vaches à lait.

Fiche technique :
Production : Marvel Entertainment, Laura Ziskin Productions, Columbia Pictures
Distribution : Sony Pictures Releasing France
Réalisation : Marc Webb
Scénario : James Vanderbilt, Alvin Sargent, Steve Kloves, d’après l’histoire de James Vanderbilt et la BD de Stan Lee & Steve Ditko
Montage : Alan Edward Bell, Pietro Scalia
Photo : John Schwartzman
Décors : J. Michael Riva
Musique : James Horner
Effets spéciaux : Sony Pictures Imageworks
Durée : 137 mn

Casting :
Andrew Garfield : Peter Parker, Spider-Man
Emma Stone : Gwen Stacy
Rhys Ifans : Dr Connors
Denis Leary : Capitaine Stacy
Campbell Scott : Richard Parker
Irrfan Khan : Ratha
Martin Sheen : Oncle Ben
Sally Field : Tante May

TO ROME WITH LOVE : Légèreté romaine

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toromewithloveafficheA chaque année, son Woody Allen. Le 2012 s’appelle To Rome With Love. Le réalisateur new-yorkais continue donc son tour d’horizon des capitales européennes, après sa trilogie londonienne et son délicieux Minuit à Paris. Il nous offre un regard peut-être moins amoureux, mais qui donne au final un film léger et agréable, plein du romantisme de la Ville Eternelle.

Une ville, quatre destins. Celui d’un couple de provinciaux innocents, celui d’un quidam qui devient une star du jour au lendemain et sans raison, celui d’un architecte qui revient sur les traces d’une vieille histoire d’amour et celui d’un producteur de musique retraité qui rêve de renouer avec son passé.
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To Rome With Love est un film à sketchs. Ces derniers ne se succèdent pas mais se déroulent en parallèle. On saute constamment d’une histoire à l’autre, dont le seul lien est la ville dans laquelle les évènements se déroulent. Forcément, il est du coup un peu inégal. Mais comme on navigue d’une histoire à l’autre, même s’il y a l’une ou l’autre que l’on aime moins, on n’y reste jamais trop longtemps. Tout est donc réuni pour passer un très bon moment.

Sur les quatre histoires, personnellement, il y en a une que j’ai vraiment aimée, deux que j’ai trouvé sympathiques et une dernière auquel je reproche un léger manque d’intérêt. Celle qui m’a le moins convaincue est celle mettant en scène Roberto Benigni, une farce sur le ridicule des gloires médiatiques éphémères consacrées à des gens qui n’en valent pas la peine. A l’inverse, celle où apparaît Alec Baldwin m’a vraiment séduite. Une intrigue classique de triangle amoureux mais particulièrement bien mené et parcouru par un délicieux souffle de nostalgie.

To Rome With Love est un Woody Allen léger, comme il nous en livre de plus en plus. Il s’affranchit de plus en plus du réalisme pour ne plus hésiter à introduire des éléments de « fantastique » pour soutenir son propos ou juste pour le délice des situations. C’est moins marqué que pour Minuit à Paris, mais parfois bien présente. Bien sûr il faut aimer l’humour basé presque exclusivement sur des dialogues à profusion, mais cela reste tout à fait accessible. On se laisse porter par cette intrigue qui met en valeur la capitale italienne, mais surtout des sentiments que l’on a tous ressenti à un moment ou l’autre de sa vie.

toromewithloveLa réalisation reste égale à elle-même. Du jazz ou de la musique classique en fond sonore et une caméra qui n’hésite pas à s’attarder sur le décor pour nous en faire partager la beauté. Je ne sais pas si les Romains ressentent le même plaisir en regardant To Rome With Love que les Parisiens en regardant Minuit à Paris. Personnellement, ça m’a tout de même envie de sauter dans le premier avion et d’aller passer un week-end chez mes amis qui vivent dans la Ville Eternelle.

Le casting de To Rome With Love est encore une fois flamboyant. Woody Allen lui-même apparaît à l’écran pour un rôle de new-yorkais névrosé que l’on connaît par cœur, mais qui fonctionne toujours aussi bien. Mais le plus grand plaisir est la présence du beaucoup trop rare Alec Baldwin, dont le charme et le charisme inonde l’écran. La jeune Ellen « Juno » Paige confirme son statut de future grande et Jesse « Mark Zuckerberg » Eisenberg est lui aussi très à son aise. La touche de charme ingénue d’Alessandra Mastronardi rappelle que le charme est une invention italienne.

To Rome With Love n’est peut-être pas le Woody Allen le plus inoubliable, mais il constitue un badinage léger et agréable qui donne envie d’être amoureux… et d’aller à Rome bien sûr.

Fiche technique :
Production : Medusa Film, Gravier productions, Perdido Porudctions, Mediapro
Distribution : Mars distribution
Réalisation : Woody Allen
Scénario : Woody Allen
Photo : Dairus Khondji
Décors : Anne Seibel
Costumes : Sonia Grande
Directeur artistique : Luca Tranchino
Durée : 102 mn

Casting :
Roberto Benigni : Leopoldo
Woody Allen : Jerry
Alec Baldwin : John
Penelope Cruz : Anna
Jesse Eisenberg : Jack
Ornella Muti : Pia Fusari
Judy Davis : Phyllis
Ellen Page : Monica
Riccardo Scamarcio : le voleur à l’hôtel

HOLY MOTORS : Mauvais et ridicule

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holymotorsafficheRarement je suis sorti du cinéma en étant énervé par le spectacle auquel je venais d’assister. Déjà parce que quand je vais voir un mauvais film, c’est le plus souvent en connaissance de cause et j’assume donc mes choix. Parfois, je vais voir une œuvre qui divise la critique et l’opinion, ne sachant du coup à l’avance dans quel camp je vais me situer. C’est un peu le cas de Holy Motors, qui avait déjà fait parler de lui lors de sa projection à Cannes. Je savais que je risquais d’assister à un spectacle plutôt ennuyeux. Mais bon, quand même, pas à ce point.

Oscar parcourt les rues parisiennes à bord d’une limousine conduite par Céline, sa fidèle assistante. Il enchaîne les « rendez-vous » pour lesquels ils se transforment physiquement et jouent son rôle, dans la peau de divers personnages…

Holy Motors est tout simplement le film ayant le moins d’intérêt de tous les films que je n’ai jamais vu. Vous trouverez peut-être l’affirmation un peu extrême et péremptoire. Mais ce film est un film à sketchs, il y a donc quelque part plusieurs films en un. On se dit alors qu’il y’en aura bien au moins un qui va allumer une lueur d’intérêt au fond de notre regard. Et bien non, ils sont tous extrêmement différents, mais aucun d’entre eux ne fait naître quoique ce soit.

Peut-être pour la première fois de ma vie, j’ai failli sortir avant la fin d’un film. Si je suis resté, c’est parce que j’avais lu que l’apparition de Kylie Minogue constituait le meilleur moment de Holy Motors. Elle conclut le film, elle chante, elle chante bien… mais je ne vois toujours pas quel peut être l’intérêt de ce passage. Franchement, au-lieu d’aller voir ce grand n’importe quoi cinématographique, allez revoir tous les clips de l’Australienne, quand bien même vous ne l’aimez pas, ça sera toujours mieux.

Leos Carax est un réalisateur rare et dont les films sont toujours étranges et ne laissent jamais indifférents. On aime ou on déteste, mais le plus souvent on déteste. En fait, heureusement qu’il ne prend pas plus souvent la caméra, puisqu’il ne sait rien en faire d’intéressant. 14 ans d’absence pour pondre ça, c’est à se demander ce qu’il a fait de ses journées. Il se croit sûrement génial et provocateur (car monsieur est un peu mégalo sur les bords), il nous vend juste du vent et un grand vide. Un très grand vide…

holymotorsJe veux bien cependant admettre une chose. Leos Carax sait tenir une caméra. Il le démontre encore avec Holy Motors. Mais quand un grand écrivain réécrit l’annuaire, cela ne fait pas du bottin de la grande littérature. Après, il y en aura toujours pour trouver ça génial. Personnellement, je veux surtout connaître les coordonnées de leur revendeur de drogue, parce qu’elle doit être de très bonne qualité ! Franchement, je ne sais pas à quoi me raccrocher d’autre pour énoncer quelque chose de positif, tant ce film m’a plongé dans un abîme de consternation.

Holy Motors marque une nouvelle collaboration entre Leos Carax et Denis Lavant. Il peut faire étalage de tout son talent, de tous ses talents, tant il interprète des personnages totalement différents. Au moins, on admire sa polyvalence. Il croise à l’écran des stars internationales comme Eva Mendes et Kylie Minogue, mais ce n’est par pour autant que ce film sera un blockbuster…

Holy Motors est sans intérêt. N’y allez pas !

Fiche technique :
Production : Les films du Losange, Pierre Grise distribution, Arte
Réalisation : Leos Carax
Scénario : Leos Carax
Montage : Nelly Quettier
Photo : Caroline Champetier
Décors : Emmanuelle Cuillery
Distribution : Les films du Losange
Musique : Leos Carax, Neil Hannon
Durée : 115 mn

Casting :
Denis Lavant : Monsieur Oscar
Edith Scob : Céline
Kylie Minogue : une collègue de Monsieur Oscar
Eva Mendes : La beauté
Michel Piccoli : l employeur

L’AGE DE GLACE 4 : LA DERIVE DES CONTINENTS : Il est temps de rentrer au port

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lagedeglace4afficheLa franchise l’Age de Glace s’était pour l’instant bien maintenue, le troisième épisode rebondissant après un deuxième un peu plus faiblard. La nécessité d’un quatrième pouvait donc prêter à discussion, mais l’attrait de recettes sonnantes et trébuchantes a évidemment incité les producteurs à se lancer dans l’aventure. Pour un résultat mitigé.

Scrat toujours a enfin tout pour être heureux puisqu’il a enfin un gland à sa disposition. Mais voulant l’enfouir, il va provoquer une série de catastrophes qui vont entraîner ni plus ni moins que le début de la dérive des continents… Si, si, je vous jure, on ne vous a appris que des conneries lors de vos cours de géologie… Un cataclysme qui va malheureusement couper en deux notre groupe d’amis, qui vont néanmoins tout faire pour se retrouver.

Si la question est simplement l’Age de Glace 4, la Dérive des Continents fait-il passer un bon moment, la réponse est oui. On ne s’ennuie pas, on rit quelques fois de très bon cœur car les gags s’enchaînent à un rythme plutôt soutenu et fonctionnent le plus souvent assez bien. Le film ne connaît pas de longs passages faibles et on reste tout même heureux de retrouver nos amis, dont la petite bande se voit renforcée par une mamie paresseuse pas piquée des hannetons (à dents de sabre bien sûr). Et puis, il y a Scrat, Scrat et encore Scrat…

Par contre, si la question est l’Age de Glace 4, la Dérive des Continents a-t-il un réel intérêt, la réponse est déjà beaucoup moins évidente. Parce qu’à part la mamie précitée, il n’y pas grand-chose de nouveau sous le soleil des glaciations. Les ressorts sont les mêmes et l’effet de surprise a définitivement disparu. Du coup, notre enthousiasme faibli pareillement et on se dit qu’on oubliera ce quatrième volet relativement rapidement.

L’Age de Glace 4, la Dérive des Continents n’est donc pas un mauvais film. Il reste un des meilleurs divertissements familiaux du marché. Mais son aspect tout public est aussi sa plus grande limite, car le public adulte a pour sa part des chances de franchement se lasser. Le scénario en lui-même n’a pas grand intérêt, seul l’humour le plus souvent visuel entretient l’attention du spectateur. L’histoire essaye bien se creuser un peu la personnalité de Diego, en le confrontant à un alter-ego féminin, mais ça ne va pas non plus très loin. Le thème de l’adolescence, lui aussi évoqué, reste de même très superficiel. A la fois, on ne va pas voir ce genre de film pour voir un documentaire sur la sociologie des mammouths…

lagedeglace4Visuellement, là aussi, l’Age de Glace 4, la Dérive des Continents ne réserve aucune surprise. C’est très beau, mais ça l’était depuis le début. De toute façon, les progrès techniques ont été tels depuis dix ans qu’on a bien du mal à s’enthousiasmer désormais devant ce qui est devenu tout simplement la norme. On est un tantinet blasé, avouons-le. Il est loin le temps où l’ordinateur ouvrait de nouvelles possibilités encore inconnues et fascinantes aux animateurs. Tout semble désormais exploré. Y compris la banquise donc…

Le casting voix reste d’un très haut niveau. On retrouve toujours Ray Romano, Denis Leary, John Leguizamo, Queen Latifah et Sean William Scott. Les deux petits nouveaux se nomment Jennifer Lopez, qui visiblement apprécie ce genre d’exercice et surtout Wanda Sykes, qui incarne la grand-mère, constituant le principal attrait et surtout la seule vraie nouveauté de ce film. Mais tout ce beau monde, par son grand professionnalisme, contribue à faire de l’Age de Glace 4, la Dérive des Continents un agréable moment.

L’Age de Glace 4, la Dérive des Continents ne relance pas la franchise, mais se situe dans sa droite lignée. Mais si le cap est toujours maintenu, il serait peut-être temps de penser à faire rentrer définitivement le bateau au port.

Fiche technique :
Production : Blue Sky Studios
Distribution : 20th Century Fox France
Réalisation : Steve Martino, Mike Thurmeier
Scénario : Michael berg, Jason Fuchs
Montage : James Palumbo, David Ian Salter
Photo : Renato Falcao
Musique : John Powell
Directeur artistique : Nash Dunnigan
Durée : 94 mn

Casting :
Ray Romano : Manny
John Leguizamo : Sid
Denis Leary : Diego
Queen Latifah : Ellie
Jennifer Lopez : Shira
Simon Pegg : Buck
Alain Chabat : Silas

STARBUCK : Famille nombreuse, famille heureuse

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starbuckafficheLe Québec est une charmante contrée, mais qui a la malheureuse habitude de nous refiler tout un tas de chanteurs et de chanteuses dont on se passerait bien. Malgré cela, on les aime bien nos cousins de l’autre côté de l’Atlantique. Parce qu’ils se rattrapent avec leur gentillesse, leur sirop d’érable et quelques bons films de temps en temps. En voici un particulièrement réussi, on peut même dire génial, intitulé Starbuck.

Il y a une vingtaine d’années, pour gagner de l’argent, David Wozniak a donné son sperme plus qu’à son tour, sous le pseudonyme de Starbuck. Mais aujourd’hui, il apprend qu’il est le géniteur de 533 enfants, dont 142 ont monté une association pour connaître l’identité de leur père. Dépassé par les évènements, il sollicite l’aide d’un de ses amis avocat pour l’aider à conserver son anonymat. Mais peu à peu, il commence à espionner sa progéniture et à s’attacher à elle.

Starbuck est une comédie humaniste, moderne et drôle, où humour et une certaine profondeur se côtoient. C’est tendre, touchant, subtil, bien mené, toujours de bon goût, jamais vulgaire, intéressant, prenant du début à la fin,… Bref, on pourrait passer la nuit à lister toutes ses qualités. On ne sait d’ailleurs pas trop par quoi commencer car nous sommes typiquement face à un film qui fonctionne incroyablement bien sans que l’on sache vraiment pourquoi.

Ceux qui ont déjà vu maintes fois la bande-annonce de Starbuck savent déjà quel est le point de départ du film. Mais ce n’est pas grave car c’est justement simplement un point de départ qui est rapidement exposé. Cela permet de rentrer tout de suite dans l’histoire qui va se dérouler à un rythme très juste, entre une intrigue qui avance constamment et le temps nécessaire pour faire réellement connaissance avec les personnages.

Ces derniers sont d’ailleurs le point fort du film. Le personnage de David, loser au grand cœur, complètement dépassé par les évènements nous rappelle un peu The Dude de The Big Lebowski. Quelqu’un qu’on n’aimerait pas avoir comme ami, sauf si on est déjà son ami et qu’on sait à quel point c’est un ami formidable… Ce n’est pas forcément très clair ce que je dis, mais on a tous dans notre entourage quelqu’un comme ça. A propos de David, dans le film, son père explique que malgré sa maladresse, partout où il va, il sait se faire aimer. C’est exactement ce qui se passe dans Starbuck où très vite le spectateur est sous le charme.

Starbuck parle beaucoup de famille, mais d’une manière tellement plus intelligente, subtile et drôle que l’éternel message hollywoodien. Rien que pour ça, ce film apporte un vrai vent de fraîcheur absolument réjouissant. Et puis, encore une fois, Ken Scot ne s’est absolument pas contenté d’exploiter une idée de départ sympathique. Il a construit un film remarquable à tout point de vue. La réalisation est sobre, mais l’écriture et la direction d’acteurs sont-elles vraiment de tout premier plan. Bien des réalisateurs paresseux devraient prendre modèle sur lui !

starbuckStarbuck ne fonctionnerait pas si bien sans une belle brochette d’acteurs. Des acteurs bien du cru. Pour preuve leur accent qui nécessite parfois quelques sous-titres qui permettront à nous, maudits Français, de bien tout comprendre. Honneur tout d’abord à Patrick Huard, qui porte une bonne partie du film sur ses épaules mais s’en sort merveilleusement. Sans son charme et son charisme, jamais on ne croirait à cette histoire. Ensuite, Antoine Bernard apporte une touche comique plus premier degré, mais qui touche parfaitement à son but. Enfin, Igor Ovadis, le père, est lui vecteur d’une légère émotion qui vient apporte une petite touche d’émotion délicieuse.

Starbuck est donc une excellente comédie qui cartonnerait sûrement si elle était hollywoodienne. Espérons que le public français lui fera tout de même honneur !

Fiche technique :
Production : Caramel film
Distribution : Diaphana
Réalisation : Ken Scott
Scénario : Ken Scott, Martin Petit
Montage : Yann Thibaudeau
Photo : Pierre Gill
Musique : David Laflèche
Costumes : Sharon Scott
Directeur artistique : Danielle Labrie
Durée : 109 mn

Casting :
Patrick Huard : David Wozniak
Julie Le Breton : Valérie
Antoine Bertrand : l’ami et l’avocat de David
Igor Ovadis : le père de David

UNE GRANDE BOUCLE DEJA BOUCLEE ?

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bradleywigginsBradley Wiggins était le grand favori de ce Tour de France dessiné pour les rouleurs comme lui et il n’a pas déçu. Si bien que sa victoire écrasante dans le contre-la-montre d’hier pourrait nous annoncer une des Grande Boucle les plus ennuyeuses depuis des lustres, nous renvoyant au temps où Miguel Indurain tuait la course dès le premier contre-la-montre. Certes, les écarts ne sont pas si imposants qu’à l’époque, mais on voit mal comment ils pourraient être comblés par une concurrence visiblement en demi-teinte.

Sauf qu’il n’existe jamais de certitude. Bradley Wiggins semble invincible, mais il est encore trop tôt pour être déjà affirmatif sur son potentiel sur trois semaines. Lors des dernières éditions, il a parfois déçu, ne se mêlant jamais à la course à la victoire, ni même au podium. Cette saison, il semble avoir franchi un cap, aidé par une armada à son service. Mais une défaillance n’est jamais impossible et le métronome Cadel Evans pourrait bien en profiter. La spécificité et toute la difficulté du Tour est bien dans la répétition des efforts et on a vu des leaders plus solides s’écrouler soudainement.

La haute montagne commence demain. Cependant, le programme semble trop léger pour pouvoir déstabiliser l’Anglais. On peut espérer que le Tour 2012 soit aussi spectaculaire que celui de l’an dernier… comme on peut espérer gagner au Loto…

LA PART DES ANGES : Looking for the whisky

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lapartdesangesafficheKen Loach est un réalisateur génial mais à qui on fait souvent le reproche, souvent justifié, de faire toujours un peu le même film. Pourtant, toutes les fois où il a proposé quelque chose d’un peu différent, il a souvent connu une grande réussite. Ceci est notamment vrai quand le ton de ses films devient plus léger, comme pour Looking for Eric. La Part des Anges se situe dans cette lignée pour une réussite identique !

Robbie est sur le point d’être papa pour la première fois. Il mesure donc sa chance quand il échappe à la prison pour une énième bagarre et se voit condamné à de simples travaux d’intérêt général. Il y rencontre Henri, le superviseur du groupe, qui va le prendre sous son aile et l’initier au plaisir de la dégustation du whisky. Une simple passion d’abord avant d’y voir une opportunité de gagner beaucoup d’argent d’un coup, de refaire sa vie et d’échapper enfin à un passé qui ne cesse de le rattraper.

La Part des Anges commence comme un Ken Loach des plus classiques avec un fond social très fort et pas forcément beaucoup de raisons de sourire. Mais peu à peu le film change de ton et devient plus léger. La première partie campe longuement le décor, nous permet d’appréhender en profondeur les personnages. La seconde est vraiment axé sur l’intrigue avec un vrai suspense et des rebondissements. Tout le cinéma de Ken Loach dans un seul film et c’est un vrai régal.

En effet, du début à la fin, la Part des Anges est réellement passionnant. On entre dans cette histoire de manière immédiate et s’il nous faut un peu de temps pour vraiment s’attacher aux personnages, on finit par les aimer passionnément. Ni vrais gentils, ni jamais méchants, ce sont simplement des victimes de leur milieu qui tentent tant bien que mal de survivre et de s’en sortir le mieux qu’ils peuvent. Il n’inspire ni pitié, ni peur, mais une vraie sympathie sincère.

On retrouve dans la Part des Anges cette vision de la société britannique assez dure avec les plus faibles. Mais jamais Ken Loach ne devient moralisateur. Il n’y a pas vraiment de morale ou de conclusion à ce film. On suit simplement le parcours de personnages auquel on finit par s’identifier. On vit l’histoire totalement, surtout que ses aspects sombres restent assez limités et qu’il s’en dégage un vrai optimisme absolument pas béat. Le bien ne triomphe pas à la fin, il n’y a aucun manichéisme ici et c’est particulièrement réjouissant !

lapartdesangesLa réalisation de Ken Loach reste toujours aussi sobre. Mais sobre ne veut pas dire minimaliste. Une photographie qui peut paraître parfois un peu terne, mais qui est en fait le reflet de la réalité sociale qu’il cherche à retranscrire. Il garde surtout son extraordinaire sens de la narration et son qualité inégalée de direction d’acteurs.

En effet, encore une fois, Ken Loach a été chercher un grand nombre d’acteurs totalement inconnus pour leur faire jouer le rôle de leur vie. Ils sont une nouvelle fois tous géniaux. On sait bien que le réservoir de comédiens britanniques est très profond, mais tout de même, le réalisateur y est forcément pour quelque chose. On saluera donc les performances de Paul Brannigan, John Henshaw, Gary Maitland, Jasmin Riggins et Roger Allam.

La Part des Anges est donc une comédie sociale joyeuse, dans la pure tradition britannique. Mais avec Ken Loach derrière la caméra, elle prend une saveur toute particulière ! Un grand moment de bonheur cinématographique !

Fiche technique :
Production : Sixteen films, why not productions
Réalisation : Ken Loach
Scénario : Paul Laverty
Montage : Jonathan Morris
Photo : Robbie Ryan
Décors : Fergus Clegg
Distribution : Le pacte
Son : Ray Beckett
Musique : George Fenton
Costumes: Carole K. Fraser
Durée : 101 mn

Casting :
Roger Allam : Thaddeus
Jasmin Riggins : Mo
Gary Maitland : Albert
John Henshaw : Harry
Paul Brannigan : Robbie

LE DECLIN LUI VA SI BIEN

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rogerfedererwimbledonQuand on parle d’un homme sur le déclin, forcément on énonce là une considération plutôt négative, voire inquiétante. Mais en fait, tout dépend d’où vous partez. Car il n’est jamais sûr que la descente finisse par croisée la montée. On peut rester à des hauteurs inaccessibles, même en perdant chaque jour un peu plus de l’altitude.

Roger Federer est un champion en déclin. Il n’est plus l’homme qui avait remporté trois petits chelems de suite et qui dominait outrageusement le tennis mondial. Le poids des ans a fait son effet et il est désormais moins performant, moins impitoyable. Mais quand on a pratiqué le meilleur tennis de l’histoire pendant si longtemps, on peut encore se permettre de lever un peu le pied, sans pour autant voir la meute de la concurrence vous dépasser irrémédiablement.

Ce qu’a accompli Roger Federer lors du dernier tournoi de Wimbledon et son retour à la première place mondiale montrent bien à quel point le Suisse se situe encore à un niveau stratosphérique. Voilà, plusieurs années que l’on disserte abondamment sur son déclin, guettant chaque signe qui ferait de lui désormais un has been complet. Mais il est toujours là. Certes il partage le sommet avec Nadal et Djokovic, mais c’est encore bien de là-haut qu’il toise la grande majorité de ses adversaires.

Bien sûr, il arrivera bien un jour où ça sera définitivement la fin. Mais à force de l’annoncer et de voir Roger Federer finalement toujours présent, on commence à se demander s’il n’est pas éternel. Cependant, soyons réalistes. Il lui sera toujours plus difficile de remporter un nouveau tournoi du Grand Chelem, surtout en dehors de Wimbledon. Par contre, sur le gazon anglais, je miserai bien une petite pièce sur un 8ème titre en 2013 !