
Djalil et Justine se rencontrent, s’aiment et finissent par emménager ensemble. L’histoire pourrait être simple et terriblement banale, si l’un n’était pas français d’origine algérienne et l’autre une Française plus « traditionnelle ». Ils semblent se moquer des différences culturelles et religieuses. Mais pour leurs familles respectives, c’est plus difficile à accepter. Ces tensions vont-elles finir par ruiner leur couple ?
Il Reste du Jambon ? souffre d’un gros défaut : ça se veut drôle, mais c’est juste lourdingue. Et on pourra lui trouver toutes les autres qualités du monde, une comédie pas drôle, c’est tout de même relativement rédhibitoire. Il y’a bien quelques moments qui nous arrachent un sourire, voire même quelques vrais éclats de rire. Mais on soulève aussi souvent les sourcils, prenant un air un peu consterné par le spectacle proposé. La courte apparition d’Eric Judor en est le meilleur exemple. Un passage à l’écran qui nous rappelle les pires moments des films avec son compère Ramzy. C’est dire !
Si c’est un peu lourdingue, c’est surtout que l’humour se base quasi uniquement sur l’exploitation de tous les clichés possibles et imaginables à propos de l’islam, des émigrés, de la banlieue… et de la bourgeoisie française. Rire des clichés pour mieux les dénoncer ? Pas vraiment, cela sonne plutôt ici comme un manque criant d’imagination et surtout de subtilité. C’est vraiment sur ce dernier point que la différence est énorme avec Mauvaise Foi. Dans Il Reste du Jambon ?, tout est au premier degré et cela décrédibilise totalement le propos.

On reconnaîtra à Anne Depetrini un vrai talent dans la direction d’acteurs. En effet, rarement, pour ne pas dire jamais, Ramzy Bedia n’aura autant ressemblé à un vrai acteur et non un comique cabotin grimaçant et incontrôlable. Non pas qu’il mérite un César pour ce rôle de médecin hospitalier, qui ne fera pas vraiment pâlir George Clooney, mais au moins, il n’en fait jamais trop. A ses côtés, on retrouve la charmante Anne Marivin, qui nous prouve qu’il n’y pas besoin d’avoir le physique d’une bimbo siliconée pour être absolument craquante.
Il Reste du Jambon ? ne brille pas par la forme, très rarement par le fond. Cela fait peu de raison de se réjouir.
Fiche technique :
Production : Les films du Cap, 4 mecs à lunettes production, TF1 Films, Gaumont
Distribution : Gaumont distribution
Réalisation : Anne Depetrini
Scénario : Anne Depetrini, Benjamin Guedj, Ramzy Bedia
Montage : Béatrice Herminie
Photo : Christophe Offenstein
Décors : Johann Georges
Musique : Akhenaton
Durée : 90 mn
Casting :
Ramzy Bedia : Djalil
Anne Marivin : Justine
Marie-France Pisier : Nicole
Mohamed Fellag : Mahmoud
Biyouna : Houria
Jean-Luc Bideau : Charles
Géraldine Nakache : Sophie
Leïla Bekhti : Anissa
Alex Lutz : Benoit


Un autre élément qui ne fonctionne pas, mais alors pas du tout, ce sont les scènes de combats ou de batailles. On y croit autant qu’à l’élection de Raymond Domenech au titre de personnalité française la plus populaire. En ayant l’air de manier une épée comme une manette de Wii, Lambert Wilson arrive tout de même à occire une bonne demi-douzaine d’adversaires qui l’attaquent un par un avec la lenteur d’un escargot après une entorse. Et je ne vous parle même pas du Duc de Guise qui se ballade à cheval au milieu d’un champ de bataille où tout le monde semble ravi de se faire tuer par lui.
Welcome to the Rileys se démarque aussi par une grande qualité de réalisation. Et là, on voit bien que Jake Scott à de qui tenir. Pourtant, il n’y a ni action, ni effets visuels ou spéciaux pour briller avec une caméra. Mais c’est justement savoir filmer les simples relations humaines en leur offrant une forme aussi réussie que le fond qui fait la marque des grands réalisateurs. Il faudra biens sûr d’autres film à Jake Scott pour confirmer ces promesses, mais il a dors et déjà démontré un vrai sens de l’image et de la mise en scène.
Par contre, un élément est absent de L’Homme qui Voulait Vivre sa Vie, qui l’est peut-être aussi du roman, mais qui est généralement caractéristique de l’œuvre de Douglas Kennedy. En effet, le film est presque totalement dénué d’humour, même noir, même au 26ème degré. Cette absence plombe quelque peu le récit et lui donne une prétention, qui gâche un peu ses bons côtés. La réflexion reste pertinente, l’intrigue parfois surprenante, mais le toute se prend quand même un tout petit peu trop au sérieux.
L’autre aspect développé dans Fair Game est les relations au sein du couple Valerie Plane – Joe Wilson, qui évidemment est bien chahuté par la tempête médiatique à laquelle il est exposé. Cet aspect là aussi est un peu mi-figue, mi-raisin. D’un côté, on retrouve le discours très hollywoodien sur l’importance des valeurs familiales à l’américaine. Aucune surprise de ce côté là, voire même un peu d’exaspération chez le spectateur. Mais d’un autre côté, la performance du duo Sean Penn – Naomi Watts est à l’origine d’une large part de l’intérêt que l’on peut porter à ce film. Deux acteurs au sommet de leur art et de leur maturité. Il est évidemment que sans eux, le film aurait sombré définitivement du côté obscur.
Mais voilà, Biutiful possède aussi ce côté contemplatif qui va parfois un peu trop loin. On n’est loin du très onirique Babel, mais on y retrouve pas du tout la même énergie que dans Amours Chiennes. Le film est sans doute trop beau pour que le spectateur y rentre totalement. On reste à l’extérieur, admiratif certes, comme devant un magnifique tableau, mais sans jamais amorcer un processus d’attachement ou d’identification. L’émotion est bien là, on la comprend, on y assiste, mais sans totalement la partager. Ce film aurait pu être incroyablement bouleversant, mais au final, il ne provoque que de l’admiration. Mais on aime pas toujours ceux que l’on admire.
L’esprit général de Moi, Moche et Méchant est proche des grands classiques du cartoon. On revient à des fondamentaux du film d’animation. On pourra qualifier ça à un manque d’ambition, mais comme la réussite est au bout, il serait bien sévère de transformer ce constat en reproche. Beaucoup de gags visuels donc, générés plus le plus souvent par les Minions, de petites créatures ovales et jaunâtres, qui servent d’assistants au méchant Gru… qui, en fait, n’est pas si méchant que ça, vous vous en doutez bien. 
Ce qui marche le moins bien dans Very Bad Cops, ce sont les seconds rôles, qui constituent pourtant généralement une grande force de ce genre de comédies américaines. Mais ici, que ce soit Eva Mendes (aaaaaaaaaaaaaaaaah Eva !!!) ou Michael Keaton, ils apportent plus de lourdeur qu’un réel impact comique. Leurs personnages respectifs sont très très mal exploités et tombent assez à plat. Les deux acteurs ont l’air de s’amuser, mais ont bien du mal à transmettre quoique ce soit au spectateur. Après, pour Eva, reste le plaisir des yeux.
L’aspect carte postale n’est peut-être qu’un gadget, mais pose une question qui divise tous les cinéphiles depuis des siècles (oui bon, ok, depuis 115 grand maximum) : de belles images suffisent-elles à faire un bon film ? Je suis plutôt partisan du non, mais je dois admettre que cela peut apporte néanmoins un vrai plus à une production qui possède d’autres qualités par ailleurs. C’est le cas de The American où les plans sur les paysages sont un petit régal pour les yeux.
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