
La Folle Histoire de Max et Léon a un léger goût rétro très appréciable. On sent une forme d’hommage à une certaine comédie française basée sur les duos. Certes, elle a connu quelques avatars modernes comme Bienvenue chez les Ch’ti ou Intouchables, mais on se retrouve ici plutôt dans la Grande Vadrouille ou les Compères. Si ce film ne deviendra certainement pas aussi culte, il possède beaucoup de charme et permet de passer un très bon moment à rire beaucoup et à ne jamais s’ennuyer. Certes le jeu des deux complices du Palmashow n’est pas toujours tout à fait digne du grand écran, mais ils mettent assez de cœur et d’énergie pour qu’on leur pardonne aisément.

Car si le Petit Locataire cherche constamment à faire rire, mais n’y parvient pas toujours très bien. Au final, ce sont plutôt les éléments dramatiques qui apportent une vraie plus-value au film. La richesse du propos et des thèmes est appréciable, même si aucune ne donne lieu à une réflexion vraiment profonde. Ce n’est de toute façon pas le but ici. Mais tout cela contribue à donner l’impression d’un film quelque peu bancal. Il n’est pas désagréable, les personnages sont certes sympathiques, sans pour autant ne jamais réussir à nous enthousiasmer réellement.
LES NOTES :
LA FOLLE HISTOIRE DE MAX ET LEON : 13,5/20
LE PETIT LOCATAIRE : 10/20
LA FOLLE HISTOIRE DE MAX ET LEON :
Fiche technique :
Réalisation : Jonathan Barré
Scénario : Grégoire Ludig et David Marsais, avec la collaboration de Jonathan Barré
Décors : Stéphane Cressend
Costumes : Florence Sadaune
Photographie : Sacha Wiernik
Son : Gilles Vivier-Boudrier, Arnaud Trochu, Antoine Baudouin et François-Joseph Hors
Montage : Delphine Guilbaud
Musique : Charles Ludig
Production : Ilan Goldman
Durée : 98 minutes
Casting :
Grégoire Ludig : Léon
David Marsais : Max
Bernard Farcy : Célestin
Dominique Pinon : Michel
Alice Vial : Alice Marchal
Julien Pestel : Pichon
Nicolas Marié : colonel Marchal
Nicolas Maury : Eugène
Saskia Dillais De Melo : Sarah
Catherine Hosmalin : Mme Dormeuil
Stefan Cuvelier : soldat costaud
Thomas VDB : soldat idiot
Jérémie Graine : soldat chétif
Christophe Lambert : capitaine Lassard
Bruno Wolkowitch : l’homme fataliste
Kyan Khojandi : commandant Poulain
Jonathan Cohen : commandant Beaulieu
David Salles : client du bar fermé à Mâcon
Kad Merad : l’acteur à la télévision anglaise
Florence Foresti : une résistante
Baptiste Lecaplain : un soldat du débarquement
Philippe Duquesne : le cheminot délateur
Fatsah Bouyahmed : Billal
Simon Astier : un résistant
Alban Lenoir : un résistant
Monsieur Poulpe : un milicien
LE PETIT LOCATAIRE :
Fiche technique :
Réalisation : Nadège Loiseau
Scénario : Fanny Burdino, Julien Guetta, Nadège Loiseau et Mazarine Pingeot
Musique : Guillaume Loiseau
Montage : Frédéric Baillehaiche
Photographie : Julien Roux
Décors : Pierre du Boisberranger
Costumes : Anne-Laure Nicolas
Producteur : Toufik Ayadi, Christophe Barral et Sylvie Pialat
Durée : 99 minutes
Casting :
Karin Viard : Nicole Payan
Philippe Rebbot : Jean-Pierre Payan
Hélène Vincent : Mamillette
Manon Kneusé : Arielle
Antoine Bertrand : Toussaint
Stella Fenouillet : Zoé
Raphaël Ferret : Vincent
Côme Levin : Damien
Grégoire Bonnet : Dr Gentil
Nadège Beausson-Diagne : Jackie
Bertrand Constant : le commandant en second
Hyam Zaytoun : la directrice de l’école

Mr Wolff ne fait pas non plus dans la dentelle. Mais pour le coup, on ne lui en demande forcément pas tant. Entre polar, film d’action et film de gangster, il n’a d’autres ambitions que de divertir. Ou bien si ce n’est pas le cas, c’est passablement raté. En fait, on peut tout de même noter une réelle volonté de donner à ce film une certaine originalité avec ce personnage de comptable-tueur à gage-autiste. Une somme de qualificatifs relativement inattendue pour une seul et même homme. Mais malgré cela, les ficelles restent grosses et hyper classiques.
Maman a Tort peut faire croire dans sa première moitié qu’elle est aussi une comédie sympathique. En fait, on ne sait pas trop ce que ce film est censé être. Ca semble avancer sans aller nulle part, ça semble plutôt drôle et léger, mais être non plus vraiment hilarant. Mais peu à peu l’histoire prend une tout autre tournure pour aborder un ton beaucoup plus grave. Au final, on a vrai propos sur la fin de l’innocence, sur le moment où on arrête d’idéaliser ses parents pour s’apercevoir qu’ils sont des êtres humains comme les autres, avec leurs erreurs et leurs failles, parfois béantes.
Une douce nostalgie flotte également sur Sing Street, nouveau film de John Carney, qui m’avait tant enthousiasmer avec New York Melodies l’année dernière. Il revient avec un nouveau film plaçant la musique au cœur de l’histoire. Il prouve qu’il a un talent incontestable pour créer une synergie entre les deux avec une histoire qui explore sûrement une part de sa propre adolescence. Et qui rappellera quelques souvenirs à ceux qui ont grandi dans les années 80.
Le deuxième élément qui a douché mon enthousiasme reste ce dénouement bien trop prévisible. On le voit arriver de très loin et cela dénote une volonté de charger la mule du drame autant que possible, sans discernement, ni subtilité. Ken Loach arrive à créer assez d’empathie avec ses personnages pour que l’on soit tout de même profondément ému par tout ce déluge de malheur, mais le procédé est un peu trop facile pour être totalement honnête. C’est d’autant plus dommage que Moi, Daniel Blake recèle en son sein des passages d’une force prodigieuse justement parce qu’elles sont inattendues, notamment une scène dans la Banque Alimentaire qui justifierait presque à elle seule cette Palme d’Or.
Willy 1er est quant à lui un réel OVNI cinématographique. Une histoire improbable pour une forme qui ne l’est pas moins. On est plus proche de reportage de l’émission Strip-tease que du long métrage. La présence à l’écran de Noémie Lvosky est là pour nous rappeler qu’il s’agit bien d’un film. Cependant, l’acteur principal joue en fait quasiment son propre rôle. En effet, le scénario s’inspire de la véritable histoire de Daniel Vannet, cinquantenaire illettré, qui décide à 50 ans, après le suicide de son frère jumeau de quitter la ferme familiale et de monter à la ville… Enfin à Caudebec le petit bourg voisin.
Les écologistes pourront également apprécier Captain Fantastic… même si le film est beaucoup moins manichéen que pouvait le laisser penser la bande-annonce. J’avoue avoir été voir ce film à reculons, avant de me laisser convaincre par les critiques élogieuses. Et je ne le regrette pas ! Il est particulièrement équilibré, intelligent et pertinent dans son propos et pousse à une vraie réflexion. Tout cela en déroulant une histoire assez prenante pour ne jamais ennuyer le spectateur.
On largue les amarres avec L’Odyssée, biopic consacré au Commandant Cousteau. Le film est factuellement intéressant pour ceux qui s’intéressent à la vie de cet homme qui a marqué plusieurs générations. On en apprend beaucoup. Mais le film aurait mérité plus que cela. Un supplément d’émotion, une plongée un peu plus profonde dans les ressorts psychologiques des personnages auraient pu donner une toute autre dimension à ce film. Par contre, les moyens ont été mis dans les décors, les costumes et les reconstitutions. Dommage que tout ça n’ait pas été accompagné pas une narration moins poussive. Lambert Wilson est par contre parfait.
On termine par Brice 3. Evidemment, je n’espérais pas un chef d’œuvre. Mais tout de même, le premier volet avait constitué plutôt une bonne surprise. Cette suite manque terriblement de souffle. Passons sur les scénario qui ne constitue qu’un prétexte pour un enchaînement de gags et de répliques supposées drôles. Certes, on rit. On rit même quelques fois aux éclats. Mais trop peu fréquemment pour que cette comédie vaille vraiment le coup d’être vue. Il n’y a pas le matériel pour faire un long métrage, alors tout s’étire et pousse Jean Dujardin à un cabotinage parfois sympathique mais horripilant à la longue. Les rares bonnes idées sont donc noyés dans un océans de médiocrité, sur lequel on n’a pas envie de surfer bien longtemps.
Le Ciel Attendra se situe à un tout autre endroit dans le spectre cinématographique. Il nous plonge dans les mécanismes qui conduisent des jeunes filles de bonne famille à sombrer sous l’influence totale de radicaux islamistes qui les manipulent. Un sujet d’actualité donc, mais traité avec assez d’intelligence pour nous faire ouvrir les yeux sur une réalité passablement effrayante, tout en gardant une petite part d’optimisme néanmoins.
Retrouvaille aussi avec un personnage particulièrement attachant. Bridget Jones Baby nous permet de passer un nouveau bon moment avec notre célibataire désespérée préférée. Pourtant, vu le caractère particulièrement décevant du deuxième volet, on pouvait craindre le pire pour le troisième. Heureusement pour nous, Sharon Maguire retrouve l’esprit du permier volet… peut-être tout simplement parce que c’était déjà elle qui l’avait réalisé. Un retour aux sources salutaire donc.
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