LES SPELLMAN CONTRE-ATTAQUENT ! : Petit coup de mou

lesspellmancontreattaquentDes personnages attachants constituent incontestablement un atout majeur pour toute série. Un atout qui a l’avantage non négligeable de rendre le lecteur (mais ça marche aussi avec le spectateur) relativement indulgent en cas de moment faible de l’intrigue proprement dite. En effet, le bonheur de retrouver les personnages, devenus des proches, presque des amis, suffit presque à lui-même. La preuve avec les Spellman Contre-Attaquent ! qui souffre de bien des faiblesses, mais qu’on a tout de même plaisir à lire.

Les Spellman Contre-Attaquent souffre d’un manque d’inspiration. En effet, si le récit concernant les relations entre les personnages possède l’épaisseur habituelle, peut-être un peu déjanté cependant. Il faut dire qu’ils vieillissent et que l’auteur décrit parfaitement la maturité qui vient, mais cela rend leurs mésaventures un peu moins jouissives. Cependant, comme je l’ai dit plus haut, on est tellement attaché à eux qu’on suit tout de même cette évolution avec délectation. Par contre, l’aspect enquête policière qui va avec (les Spellman restent avant tout une famille de détectives privés) est vraiment faiblarde et ne nous permet pas de nous montrer aussi enthousiaste que pour les épisodes précédents.

Manquer d’un peu d’inspiration au bout du quatrième épisode est quelque chose que l’on pardonnera aisément à Lisa Lutz. Pour preuve, après la lecture de Les Spellman Contre-Attaquent, et malgré la légère déception, on garde une folle envie d’attaquer rapidement le cinquième épisode. L’équilibre légèreté/humour/qualité de cette série reste assez exceptionnelle pour ne pas vouloir s’arrêter là. Le petit moment d’émotion qui clôt ce roman prouve que l’auteur en a encore un peu sous la pédale et peut encore nous proposer quelque chose d’inédit. Longue vie aux Spellman alors !

FUGUE EN NIMES MAJEUR (Monique Demerson) : Poulpe à plat

nimesenfuguemajeurUne série aux multiples tomes est déjà forcément inégale. Mais quand en plus chaque épisode est écrit par un auteur différent, elle est forcément sujette à des hauts et des bas. Dans la série du Poulpe, Fugue en Nîmes Majeur de Monique Demerson constitue incontestablement un point bas. Il en faut, donc on en tiendra donc pas trop rigueur à son auteur et on ne lassera pas pour si peu de ce personnage attachant, qui méritait mieux pour le coup. L’avantage est que le roman étant particulièrement court, on passe vite à autre chose.

L’intrigue de Fugue en Nîmes Majeur change quelque peu des intrigues habituelles du Poulpe. Pas de meurtre… enfin si un, mais qui restera au final assez anecdotique, mais une course poursuite pas très passionnante au milieu de la feria de Nîmes (d’où le titre). Le manque d’épaisseur de l’enjeu fait que l’on a bien du mal à s’intéresser à ce qui se passe. Les premières pages étaient pourtant prometteuses, mais le souffle retombe très vite et le roman se termine alors qu’on a l’impression qu’il n’avait jamais commencé. Comme quoi le changement, ça n’a pas toujours du bon !

Monique Demerson possède une plume agréable, mais ce n’est pas assez pour sauver Fugue en Nîmes Majeur. Bien écrire est une chose, savoir raconter une histoire digne d’intérêt en est une autre, ce roman en apporte une nouvelle preuve. Espérons que la prochaine aventure de ce détective pas vraiment comme les autres nous apportera beaucoup plus de satisfaction. A la fois, ce n’est pas très difficile non plus…

L’AME DU TEMPLE, TOME 2 : LA PIERRE NOIRE (Robyn Young) : Plaisante croisade

lapierrenoireL’été on a envie de contrées ensoleillées, proches de la mer et en bonne compagnie. Donc quoi de mieux qu’un voyage sur les rives orientales de la Méditerranée ? Bon, évidemment, le voyage est moins plaisant quand il est émaillé de violence et de sang. Retourner au temps des croisades ne s’apparente pas vraiment à un voyage touristique. Mais quand il se fait au travers d’un roman, il peut agrémenter d’excellentes vacances. Surtout un roman de qualité comme le deuxième tome de l’Ame du Temple, intitulé la Pierre Noire. Une suite qui confirme toutes les qualités du premier volet et nous rend impatient de lire le troisième et ultime.

La Pierre Noire est un roman d’aventures historiques comme on les aime, où se mêlent les événements historiques et des intrigues et des personnages sortis uniquement de l’imagination de l’auteur. Et Robyn Young n’en manque pas. Le récit est particulièrement riche. C’est heureux d’ailleurs car il s’étale sur plus de huit cents pages. Mais jamais une seule seconde on ne s’ennuie. Le style particulièrement léger et vivant fait que l’on a jamais l’impression d’être au milieu d’un pavé. Les intrigues se succèdent et se multiplient à un rythme particulièrement soutenu. Tout cela se déroule dans une grande clarté, surtout s’il on pense à consulter l’index des personnages qui se trouve à la fin du roman.

Ce deuxième volet se situe dans la continuité du premier à tout point de vue. Même si chacun d’eux possède une certaine unité, on poursuit bien la progression d’une seule et même intrigue et l’évolution des mêmes personnages. La Pierre Noire compte assez peu de nouveaux protagonistes car Robyn Young n’avait pas clairement pas fini d’exploiter tout leur potentiel. On en retrouvera certainement nombre d’entre eux dans le dernier épisode et ne doutons pas que Robyn Young saura en tirer encore bien des pages de plaisirs littéraires. Un plaisir plus divertissant que d’une grande profondeur, mais qu’il serait dommage de bouder.

LES CHRONIQUES D’ALVIN LE FAISEUR, TOME 3 : L’APPRENTI (Orson Scott Card) : Go west

lapprentiAprès un premier tome pas très emballant mais un deuxième plutôt passionnant, c’est avec une réelle curiosité que j’ai débuté la lecture de l’Apprenti, troisième volet de la saga Alvin le Faiseur. Une histoire étonnante qui nous emmène aux Etats-Unis à la fin du 18ème siècle, mais dans une version où la magie existe et où certaines personnes naissent dotées de pouvoirs plus ou moins extraordinaires. On suit ici les aventures d’un jeune garçon capable de commander à la matière, qu’elle soit inanimée ou vivante. Un pouvoir dont il peut se servir aussi bien pour créer que pour détruire.

L’Apprenti est à l’image de la saga jusqu’à présent. Une première partie pas forcément passionnante, mais une montée en intensité de l’intrigue qui débouche sur une seconde moitié réellement prenante. Ce tome exploite pleinement des personnages désormais bien implantés dans l’esprit du lecteur, dont évidemment le personnage principal. Le récit en introduit de nouveaux, certains hauts en couleur et qui joueront très certainement un rôle dans les épisodes à venir. L’univers imaginé par Orson Scott Card est désormais vraiment mature et on prend beaucoup de plaisir à le parcourir en aussi bonne compagnie. Le récit mêle péripéties et évolutions des protagonistes pour ne jamais laisser le lecteur s’ennuyer, au moins dans la deuxième partie.

Le style d’Orson Scott Card est agréable, malgré une certaine lourdeur. En effet, il n’est pas adepte des longs dialogues et il préfère le style indirect libre. Cela donne des pages relativement compactes qui peuvent décourager. Mais on navigue finalement dans le récit assez facilement. Le récit est clair, les personnages sont tous introduits longuement et le lecteur a le temps de se familiariser avec eux. On ne se sent jamais perdu à la lecture de l’Apprenti, dans un univers peut-être moins foisonnant que d’autres, mais tout de même assez riche pour mériter toute notre attention.

ON S’EST DEJA VU QUELQUE PART ? (Nuala O’Faolain) : Les gentes de Dublin

onnesestpasdejavuquelquepartEt si je racontais ma vie ? Répondre positivement à cette envie demande soit un égo démesuré, soit beaucoup de courage. Dévoiler ainsi son intimité ne représente pas une démarche donnée à tout le monde. Raconter des histoires est le plus souvent le moyen de surmonter une sorte de timidité en sortant de soi-même pour parler de tout autre chose. Ecrire une autobiographie constitue la démarche radicalement inverse. De On s’Est Déjà Vu Quelque Part ? de Nuala O’Faolain, je retiendrai avant tout la postface, écrite après la sortie initiale du roman, et racontant comme l’auteur a vécu son succès et d’autres événements dramatiques, notamment le suicide d’un de ses frères. Non que le roman en lui-même n’ai pas d’intérêt, mais ça serait mentir de dire qu’il m’a totalement passionné.

On s’Est Déjà Vu Quelque Part ? parlera plus particulièrement aux femmes irlandaises. Or, il est vrai qu’en tant qu’homme français, il m’était difficile de me sentir directement concerné. Cependant, cela n’enlève rien à l’intérêt intellectuel de découvrir comme ces deux identités peuvent se confronter dans ce pays encore récemment fortement marqué par une vision traditionnelle et fortement religieuse de la société, et donc du rapport entre les sexes. Femme de média, l’auteur a le mérite d’une grande sincérité. Du moins, c’est l’impression qui se dégage de son récit, avec tous les avantages et les inconvénients que cela comporte. Le principal avantage est la valeur que cela confère à ce témoignage.

L’inconvénient de cette sincérité est qu’elle ne nous raconte pas que des événements passionnants. Une vie réelle ressemble rarement à un roman et On s’Est Déjà Vu Quelque Part ? le prouve une nouvelle fois. Finalement, c’est le succès inattendu de son roman qui constitue l’événement le plus extraordinaire de la vie de Nuala O’Faolain et c’est pourquoi la postface reste sans doute le passage le plus passionnant de ce livre. Globalement, le style de cette auteur est assez léger et fluide pour que la lecture se fasse de manière agréable, même dans les moments les plus faibles. Certainement pas la lecture de mon été, mais un roman qui parlera avec beaucoup plus de force à un autre public que moi.

MAIGRET SE TROMPE (George Simenon) : Face face

maigretsetrompeCela faisait quelque temps que je n’avais pas eu le plaisir de lire un livre écrit par George Simenon. Enfin, quelques mois tout au plus, mais tout est relatif. C’est avec un vrai bonheur que je me suis attaqué à Maigret se Trompe, titre prometteur quand on connaît la perspicacité habituelle du célèbre inspecteur. Au final, la formule ne correspond pas tout à fait au contenu du roman, mais il est incontestable que cet épisode de la série sort quelque peu de la routine dans laquelle peut nous plonger une lecture régulière des romans de cette série. Heureusement, toutes les qualités restent bien présentes.

Maigret se Trompe nous raconte l’histoire d’un face à face entre l’inspecteur et le principal suspect. Dans ce dernier, le policier pense avoir trouvé son alter ego, en termes d’intelligence et surtout de connaissance profonde de la nature humaine. Il lui voue donc une forme d’admiration qui fait vraiment sortir le personnage de ses sentiers battus. C’est très intéressant de le voir ainsi déstabilisé (ce à quoi fait référence le titre, même s’il ne commet pas d’erreur à proprement parler). La grande originalité de ce roman est que ce face à face se fait… sans que les deux hommes ne se rencontrent. Enfin pas avant toute la fin du roman en tout cas. Bon désolé, j’ai un peu spoilé.

Comme d’habitude avec cet auteur, Maigret se Trompe est merveilleusement bien écrit. Je suis vraiment jaloux de la plume de Simenon et je donnerai cher pour posséder la même. Ce roman se caractérise aussi par une place encore plus importante que d’habitude dévolu aux dialogues. Cela permet au lecteur de dévorer les pages avec voracité sans aucune peine. Le récit est incroyablement vivant et nous dresse encore une fois un portrait mordant de la société et de la bourgeoisie de l’après-guerre. On pourra ainsi constater que la nature humaine n’a que peu changé.

LE CHERCHEUR D’OR (JMG Le Clézio) : Premier prix

lechercheurdorPrix Nobel de littérature, voici un titre dont peu d’auteurs peuvent se targuer. Notre pays en a connu quelques-uns, mais pas assez pour qu’un grand lecteur ne cherche pas à avoir un aperçu de la bibliographie de chacun d’eux. Certes, je n’ai pas vraiment cherché à lire le Chercheur d’Or de JMG Le Clézio, puisqu’il s’agit d’un cadeau. Cependant, c’est avec une réelle curiosité que je me suis plongé dans ce roman afin de mieux comprendre pourquoi son auteur a reçu un tel honneur. Ces quelques pages m’ont donné quelques clés pour mieux en saisir les raisons.

Le Chercheur d’Or est un récit d’aventures, où le personnage est avant tout en quête de lui-même avant d’être en quête d’un trésor caché. Tous les actes qu’il accomplit, les rencontres et les choix qu’il fait, le conduisent à mieux comprendre progressivement les raisons profondes qui l’ont poussé à mener sa quête. Cela rappelle parfois l’Alchimiste de Paolo Coelho… mais en beaucoup mieux et surtout en beaucoup plus subtil ! Le récit de JMG Le Clézio est fascinant parce que l’on avance dans la réflexion par le déroulement d’événements qui auraient pu être ceux d’un récit nettement plus ordinaire. Pas de procédés narratifs à gros sabots, d’ésotérisme de pacotille, mais beaucoup de poésie et un propos qui pourra éclairer la propre expérience de chacun.

JMG Le Clézio est définitivement un grand auteur également par la qualité de sa plume. Le Chercheur d’Or est remarquablement écrit. Mêler dans des mots simples et légers autant de subtilité et de profondeur nécessite une maîtrise absolue. On traverse ce récit comme porté par une brise légère, même quand le personnage essuie bien des tempêtes. Un pur plaisir littéraire, juste le bonheur de parcourir des pages aussi remarquablement écrites. Un plaisir rare et que tout écrivain n’est pas en capacité d’offrir. Un plaisir qui ne peut découler que d’un immense talent. Un talent qui vaut bien un Prix Nobel.

PARCE SEPULTO (Danila Comastri Montanari) : Indifférence

parcesepultoLa Rome antique représente un lieu et une époque très présente dans notre imaginaire collectif. En effet, c’est un peu le berceau de la civilisation occidentale et on voudrait facilement y voir un moment de l’histoire de l’humanité proche de la perfection. Cette image d’Epinal s’efface peu à peu pour laisser place à une vision plus réaliste. Danila Comastri Montanari et son personnage Publius Aurélius y contribuent. Comme toutes les histoires de meurtres, les siennes lèvent le voile sur les pires vicissitudes d’une époque pas si bénie que ça. Parce Sepulto ne représente cependant pas l’épisode le plus réussi de la série.

Ce roman sénateur (le terme policier étant quelque peu impropre) n’est pas déplaisant, mais ne parvient pas à nous enthousiasmer. Les personnages, les situations, les rebondissements qui marquent l’intrigue manquent tous du petit quelque chose qui fait les vraies bonnes histoires. Rien de choquant ou de franchement désagréable, mais tout cela ne rentre en aucune façon en synergie pour vraiment décupler l’intérêt du lecteur. Parce Sepulto se laisse lire avec une certaine indifférence. Cela passe le temps, mais guère plus. C’est déjà pas mal, mais on pouvait légitimement s’attendre à mieux.

Danila Comastri Montanari possède un plume assez alerte pour que le lecteur parcourt ce roman sans peine. Il n’est pas toujours évident de se repérer entre les différents personnages, mais heureusement un index fort utile est présent au début du livre. Mais à part, le personnage principal, aucun n’est assez marquant pour apporter un vrai plus à cette histoire. Du coup, on reste relativement indifférent face aux malheurs qui peuvent les frapper. Sans attachement, on ne peut que témoigner d’un intérêt poli pour ce roman. Reste tout de même, le travail de reconstitution historique qui ravira les amateurs du genre. Un peu léger pour se montrer enthousiaste, mais assez pour ne pas abandonner la série après Parce Sepulto.

LES DENIERS DU COLT (Gilles Vidal) : Digestion en douceur

lesdeniersducoltIl y a des plats dont on finit par se lasser à force d’en manger. Et puis, il y a le Poulpe. Si on est prêt à y goûter encore et encore, c’est aussi parce que chaque bouchée est relativement légère. Vous l’aurez compris, je parle une nouvelle fois du Poulpe, version littérature, ce détective pas comme les autres, qui n’appartient à personne. L’épisode dont je vais vous parler aujourd’hui, les Deniers du Colt, a été écrit par Gilles Vidal, un romancier à la longue bibliographie, même si elle ne compte aucune œuvre particulièrement marquante.

Tout l’intérêt de cette série, c’est qu’en changeant à chaque fois d’auteur, le personnage principal reste le même, tout en changeant toujours quelque peu. C’est encore le cas dans les Deniers du Colt, où Gilles Vidal nous offre un Poulpe moins ironique et détaché que d’habitude. Il nous livre par contre quelques jolis moment d’érotisme. On sent ce volume influencé par une culture du polar de gare plus classique. C’est peut-être légèrement infidèle à l’esprit de la série, mais au moins cela crée la surprise et renouvelle une nouvelle fois le plaisir de retrouver ce personnage.

Le récit en lui-même de les Deniers du Colt est plutôt convainquant, jusqu’à un dénouement relativement décevant par contre. Il brille notamment par ses personnages secondaires plus épais et profonds que d’habitude. Il est vrai que la brièveté du récit permet rarement aux auteurs d’aller très loin en la matière. Ici Gilles Vidal y parvient et cela donne un vrai plus à son histoire. Surtout que sa plume est particulièrement agréable (c’est un vrai écrivain et cela se sent). Un Poulpe imparfait, mais qui se laisse manger. Parfaitement digeste en tout cas !

LE CINQUIEME PROCEDE (Léo Malet) : Enchanté Nestor

lecinquiemeprocedeJ’ai poursuivi ma découverte des célèbres détectives, connus pour l’adaptation télévisuelle de leurs aventures, mais qui ont d’abord été des personnages de roman. Après le Saint, j’ai eu l’opportunité de plonger dans l’univers littéraire de Nestor Burma avec le Cinquième Procédé, sorti en 1947. Un roman récompensé en son temps pour sa qualité et je ne suis pas étonné. En effet, si tout cela reste de la littérature de gare, avec ses codes et son format relativement court, la plume de Léo Malet se montre particulièrement aiguisée.

Le Cinquième Procédé se distingue déjà de la littérature de gare plus « basique » par une complexité de l’intrigue nettement plus forte que d’habitude. On est ici devant une intrigue à tiroir où chaque personnage va se révéler ne pas être finalement celui que l’on pensait qu’il était au début. On leur découvre de nouvelles motivations et le sens de leur action change également du coup. Cela force le lecteur à jeter un regard sur les événements passés pour les revoir à la lumière de ce qu’il a appris. Heureusement, le récit de Léo Malet nous guide et nous permet de ne jamais nous perdre. Par contre, dommage que le dénouement s’avère quand même décevant, pas la hauteur du reste du récit en tout cas.

Relativement court comme il se doit, le Cinquième Procédé ne laisse donc pas grand temps au lecteur pour souffler. Il ne lui laisse pas le temps non plus de découvrir les personnages et de s’imprégner du contexte politico-historique (mais relativement contemporain à l’époque de sa sortie). Le personnage de Nestor Burma en tout cas donne envie d’être revu. Il n’est pas tout à fait le même que celui incarné par Guy Marchand, même si certaines similitudes demeurent. En tout cas, pour un amateur de ce genre de littérature comme moi, cette découverte s’avère heureuse !