
Les Spellman Contre-Attaquent souffre d’un manque d’inspiration. En effet, si le récit concernant les relations entre les personnages possède l’épaisseur habituelle, peut-être un peu déjanté cependant. Il faut dire qu’ils vieillissent et que l’auteur décrit parfaitement la maturité qui vient, mais cela rend leurs mésaventures un peu moins jouissives. Cependant, comme je l’ai dit plus haut, on est tellement attaché à eux qu’on suit tout de même cette évolution avec délectation. Par contre, l’aspect enquête policière qui va avec (les Spellman restent avant tout une famille de détectives privés) est vraiment faiblarde et ne nous permet pas de nous montrer aussi enthousiaste que pour les épisodes précédents.
Manquer d’un peu d’inspiration au bout du quatrième épisode est quelque chose que l’on pardonnera aisément à Lisa Lutz. Pour preuve, après la lecture de Les Spellman Contre-Attaquent, et malgré la légère déception, on garde une folle envie d’attaquer rapidement le cinquième épisode. L’équilibre légèreté/humour/qualité de cette série reste assez exceptionnelle pour ne pas vouloir s’arrêter là. Le petit moment d’émotion qui clôt ce roman prouve que l’auteur en a encore un peu sous la pédale et peut encore nous proposer quelque chose d’inédit. Longue vie aux Spellman alors !
Une série aux multiples tomes est déjà forcément inégale. Mais quand en plus chaque épisode est écrit par un auteur différent, elle est forcément sujette à des hauts et des bas. Dans la série du Poulpe, Fugue en Nîmes Majeur de Monique Demerson constitue incontestablement un point bas. Il en faut, donc on en tiendra donc pas trop rigueur à son auteur et on ne lassera pas pour si peu de ce personnage attachant, qui méritait mieux pour le coup. L’avantage est que le roman étant particulièrement court, on passe vite à autre chose.
L’été on a envie de contrées ensoleillées, proches de la mer et en bonne compagnie. Donc quoi de mieux qu’un voyage sur les rives orientales de la Méditerranée ? Bon, évidemment, le voyage est moins plaisant quand il est émaillé de violence et de sang. Retourner au temps des croisades ne s’apparente pas vraiment à un voyage touristique. Mais quand il se fait au travers d’un roman, il peut agrémenter d’excellentes vacances. Surtout un roman de qualité comme le deuxième tome de l’Ame du Temple, intitulé la Pierre Noire. Une suite qui confirme toutes les qualités du premier volet et nous rend impatient de lire le troisième et ultime.
Après un premier tome pas très emballant mais un deuxième plutôt passionnant, c’est avec une réelle curiosité que j’ai débuté la lecture de l’Apprenti, troisième volet de la saga Alvin le Faiseur. Une histoire étonnante qui nous emmène aux Etats-Unis à la fin du 18ème siècle, mais dans une version où la magie existe et où certaines personnes naissent dotées de pouvoirs plus ou moins extraordinaires. On suit ici les aventures d’un jeune garçon capable de commander à la matière, qu’elle soit inanimée ou vivante. Un pouvoir dont il peut se servir aussi bien pour créer que pour détruire.
Et si je racontais ma vie ? Répondre positivement à cette envie demande soit un égo démesuré, soit beaucoup de courage. Dévoiler ainsi son intimité ne représente pas une démarche donnée à tout le monde. Raconter des histoires est le plus souvent le moyen de surmonter une sorte de timidité en sortant de soi-même pour parler de tout autre chose. Ecrire une autobiographie constitue la démarche radicalement inverse. De On s’Est Déjà Vu Quelque Part ? de Nuala O’Faolain, je retiendrai avant tout la postface, écrite après la sortie initiale du roman, et racontant comme l’auteur a vécu son succès et d’autres événements dramatiques, notamment le suicide d’un de ses frères. Non que le roman en lui-même n’ai pas d’intérêt, mais ça serait mentir de dire qu’il m’a totalement passionné.
Cela faisait quelque temps que je n’avais pas eu le plaisir de lire un livre écrit par George Simenon. Enfin, quelques mois tout au plus, mais tout est relatif. C’est avec un vrai bonheur que je me suis attaqué à Maigret se Trompe, titre prometteur quand on connaît la perspicacité habituelle du célèbre inspecteur. Au final, la formule ne correspond pas tout à fait au contenu du roman, mais il est incontestable que cet épisode de la série sort quelque peu de la routine dans laquelle peut nous plonger une lecture régulière des romans de cette série. Heureusement, toutes les qualités restent bien présentes.
Prix Nobel de littérature, voici un titre dont peu d’auteurs peuvent se targuer. Notre pays en a connu quelques-uns, mais pas assez pour qu’un grand lecteur ne cherche pas à avoir un aperçu de la bibliographie de chacun d’eux. Certes, je n’ai pas vraiment cherché à lire le Chercheur d’Or de JMG Le Clézio, puisqu’il s’agit d’un cadeau. Cependant, c’est avec une réelle curiosité que je me suis plongé dans ce roman afin de mieux comprendre pourquoi son auteur a reçu un tel honneur. Ces quelques pages m’ont donné quelques clés pour mieux en saisir les raisons.
La Rome antique représente un lieu et une époque très présente dans notre imaginaire collectif. En effet, c’est un peu le berceau de la civilisation occidentale et on voudrait facilement y voir un moment de l’histoire de l’humanité proche de la perfection. Cette image d’Epinal s’efface peu à peu pour laisser place à une vision plus réaliste. Danila Comastri Montanari et son personnage Publius Aurélius y contribuent. Comme toutes les histoires de meurtres, les siennes lèvent le voile sur les pires vicissitudes d’une époque pas si bénie que ça. Parce Sepulto ne représente cependant pas l’épisode le plus réussi de la série.
Il y a des plats dont on finit par se lasser à force d’en manger. Et puis, il y a le Poulpe. Si on est prêt à y goûter encore et encore, c’est aussi parce que chaque bouchée est relativement légère. Vous l’aurez compris, je parle une nouvelle fois du Poulpe, version littérature, ce détective pas comme les autres, qui n’appartient à personne. L’épisode dont je vais vous parler aujourd’hui, les Deniers du Colt, a été écrit par Gilles Vidal, un romancier à la longue bibliographie, même si elle ne compte aucune œuvre particulièrement marquante.
J’ai poursuivi ma découverte des célèbres détectives, connus pour l’adaptation télévisuelle de leurs aventures, mais qui ont d’abord été des personnages de roman. Après le Saint, j’ai eu l’opportunité de plonger dans l’univers littéraire de Nestor Burma avec le Cinquième Procédé, sorti en 1947. Un roman récompensé en son temps pour sa qualité et je ne suis pas étonné. En effet, si tout cela reste de la littérature de gare, avec ses codes et son format relativement court, la plume de Léo Malet se montre particulièrement aiguisée.
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