THE RELEASE (Yules) : Les ressources insoupconnées de Vesoul

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thereleaseyulesBon, voici un avis que j’ai bien failli ne jamais écrire. En effet, hier, par mégarde, j’ai jeté mes notes prises à l’écoute de The Release du groupe Yules. Du coup, je vais un peu ramer pour écrire ce billet et je vais être bien incapable de vous parler des titres de l’album un par un. Je pourrais bien sûr le réécouter, stylo à la main, mais oh, hein, bon, j’ai quand même une vie moi ! Donc voilà, je vais faire avec les moyens du bord.

Surtout que j’avais très envie de vous en parler parce que j’ai beaucoup aimé. Il s’agit là d’une vraie découverte et ça m’aurait chagriner de ne pas vous la faire partager. En plus, en me renseignant sur le groupe, j’ai découvert qu’il était… français. Pourtant, j’aurais parié beaucoup d’argent (enfin façon de parler) sur le fait qu’il soit anglais. En tout cas, pas une seule seconde, il ne me serait venu à l’idée qu’ils ne soient pas anglo-saxons…

Pourtant, ces deux jeunes gens, deux frères pour être précis, Bertrand et Guillaume Charret, sont originaires de Haute-Saône. Vous avez voulu voir Vesoul ? Et bien, je vous conseille plutôt de l’écouter… Bon personnellement, je n’ai rien contre Vesoul, disons que j’y suis allé une fois et je n’en garde pas un très bon souvenir…Enfin, je ne suis pas là pour raconter ma vie.

Car avec tout ça, vous ne savez toujours pas ce le groupe Yule peut bien chanter. Globalement, on peut qualifier leur musique de Pop-folk, ou folk-pop, comme vous préférez. De la musique plutôt douce, des instrumentations relativement acoustiques, même si certains morceaux ne sont pas dénués d’énergie. On aurait envie de faire la comparaison avec Simon and Garfunkel, même si les voix n’ont absolument rien à voir.

En fait, Guillaume, le frangin qui chante, sait faire varier sa voix de manière assez radicale d’un titre à l’autre. Des chansons interprétées avec une voie aiguë à la James Blunt aux morceaux plus sombres, portés par une voix plus caverneuses, il n’y a souvent qu’un pas dans The Release, les quelques secondes qui séparent deux plages pour être précis. Ca apporte de la variété, même si, pour être honnête, le résultat est bien meilleur dans les tons plus graves, qui donnent une impression plus nette de maturité. La musique pour adolescente pré-pubère, c’est bien, mais pas trop longtemps non plus…

La plus grande qualité de The Release est sa densité. C’est une caractéristique à laquelle je suis très attachée. Je préfère nettement un album avec une dizaine de titres de qualité, que deux ou trois titres exceptionnels cachant une forêt de médiocrité. On est ici incontestablement dans le premier cas, car sur les 13 morceaux de cet album, ceux qui sont plus en retrait se comptent sur les doigts d’une main. Et encore, vous pouvez même avoir perdu un ou deux doigts au passage, que ça marcherait encore.

Bon, c’est à ce moment-là que j’aurais du vous désigner plus précisément quels sont les titres les plus remarquables. Mais voyez-vous, sans mes notes, et même si je l’ai écouté hier soir, l’âge aidant, ma mémoire flanche un peu… Du coup, je ne peux que vous inviter à savourer ce très bon album pour vous faire votre propre classement. L’album est disponible sur Deezer, cela sera donc très facile à faire. Vous pourrez aussi en passant découvrir leur deuxième album.

Voilà, mon avis n’est peut-être pas aussi précis qu’il aurait du l’être mais je tenais à vous faire partager cette découverte hexagonale, qui vaut le coup d’être écoutée.

RAISING SAND (Robert Plant et Alison Krauss) : Robert, laisse chanter Alison !

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raisingsandrobertplantalisonkraussRobert Plant est une des plus grandes légende du rock’n’roll. Fondateur avec Jimmy Page de Led Zeppelin, il fait partie de ces artistes intemporels que tout le monde connaît, même ceux qui ne connaissent au fond que leur plus grand tube, Stairway to Haeven dans le cas qui nous intéresse. Alison Krauss n’a pas la même renommée, mais c’est une habituée de la scène folk et country américaine, qu’elle arpente depuis près de 25 ans.Les deux se sont rencontrés le temps d’un album, intitulé Raising Sand, sorti en 2007 et entièrement composé de reprises. L’univers musical de cet album est beaucoup plus proche de celui de Alison que de celui de Robert.

 Musique et mélodies douces sont donc au menu. On est beaucoup plus proche de Tori Amos que du rock psychédélique des 70’s. Et cela se ressent dans la qualité des différents titres de Raising Sand. Certains sont chantés par Robert Plant, d’autres par Alison Krauss, et d’autres encore en duo. On sent bien que cette dernière s’épanouit pleinement dans cet univers musical, quand l’ancien de Led Zeppelin n’apporte pas vraiment de valeur ajoutée. Du coup, c’est tout l’album qui est bancal.

Raising Sand a reçu bon nombre de récompenses, dont plusieurs Grammy Awards. Il est vrai qu’il comporte quelques moments de vrai bonheur musical, notamment le single Please Read The Letter, lui aussi plusieurs fois primé. Mais il comporte aussi malheureusement pas mal de titres assez médiocres, ou qui du moins n’accrochent que très peu l’oreille. D’ailleurs le premier morceau nous met directement dans l’ambiance, avec son accompagnement à la basse et sa mélodie assez transparente.

Quand on donne dans le doux et le mélodique, quand les accompagnements sont sobres et acoustiques, la qualité vocale joue évidemment un grand rôle. C’est à elle de créer la magie et l’envoûtement qui peuvent compenser le manque d’énergie. Or vous l’aurez compris, Robert Plant, malgré ses états de service, n’est pas tout à fait à la hauteur. Du coup, on souhaiterait le voir laisser plus de place à sa partenaire, qui elle s’en sort parfaitement. Les 4 chansons interprétées par Alison Krauss, et les deux duos, sont de loin les meilleures de Raising Sand. Malheureusement, il reste 7 titres nettement moins bon.

Les morceaux repris datent pour la plupart des années 60 et 70. On retrouve deux titres des Everly Brothers, que la postérité à quelque peu oublié, mais qui ont eu une influence considérable, du Tom Waits ou encore du Gene Clark. Please Read The Letter est par contre une reprise de…Robert Plant et Jimmy Page… Comme quoi, on n’est jamais aussi bien servi que par soi-même. Aucun des titres de Raising Sand n’est à proprement parler un classique légendaire, mais simplement des envies personnelles des deux artistes.

Raising Sand n’est donc pas pour moi à la hauteur de la réputation de ses interprètes. Mais vu son succès critique et les récompenses reçus, je vous invite à vous faire une idée par vous-même, surtout que vous pourrez au moins savourer les six titres interprétés par Alison Krauss.

Avant de se quitter, un petit tour des titres qui composent cet album.

1.: Rich Woman
Un titre accompagné à la basse, un peu tristounet et qui surtout n’attire pas trop l’oreille pour un début.

2.: Killing The Blues
Une chanson douce, assez belle, qui sonne presque comme une berceuse.

3.: Sister Rosetta Goes Before Us
Alison Krauss au chant : beau et envoûtant.

4.: Polly Come Home
Un titre lent et un peu ennuyeux.

5.: Gone Gone Gone (Done Moved On)
Un morceau plus dynamique, très rock rétro, mais le résultat n’es pas terrible.

6.: Through The Morning Through The Night
Alison Krauss au chant à nouveau, ce qui donne tout de suite une autre dimension à ce titre.

7.: Please Read The Letter
Un duo de voix aux sonorités proches du blues et qui fonctionne plutôt bien.

8.: Trampled Rose
Encore une chanson douce par Alison Krauss, qui ressemble fort à du Tori Amos.

9.: Fortune Teller
Des allures de rock 70’s, pour un titre sympathique et réussi.

10.: Stick With Me Baby
De la pop molle

11.: Nothin’
Un titre un peu psychédélique… mais également assez mou.

12.: Let Your Loss Be Your Lesson
Alison Krauss au chant, du rythme, entre rock et country. Pour moi, le meilleur titre de l’album.

13.: Your Long Journey
Un duo de voix pour une jolie ballade entre gospel et musique traditionnelle.

TRINITY REVISITED (Cowboy Junkies) : Le verre à moitié plein

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trinityrevisitedcowboyjunkiesEn 1988, le groupe The Cowboy Junkies signe son album le plus connu, The Trinity Session en enregistrant un concert unique et presque improvisé dans l’Eglise de la Trinité de Toronto. 20 ans plus tard, pour célébrer cet anniversaire, ils y sont retournés pour réenregistrer les mêmes chansons, interprétés avec la maturité acquise lors de ces deux décennies de carrière. Cela a donné naissance à Trinity Revisited.

Evidemment, là, il aurait été opportun de vous faire un parallèle entre l’original et la nouvelle version. Sauf qu’avant de faire des recherches sur Wikipedia après avoir écouté Trinity Revisited, je ne savais absolument pas qui étaient les Cowboy Junkies et encore moins de ce à quoi pouvait ressembler The Trinity Session. Ne l’ayant toujours pas écouté, je n’en ai d’ailleurs toujours pas la moindre idée. Je vais donc me contenter de vous parler de Trinity Revisited et c’est déjà pas mal.

The Cowboy Junkies est donc un groupe canadien de rock-folk et Trinity Revisited est un album de rock-folk… Et en y repensant, c’est tout de même relativement logique. Enregistré dans une église, cet album ne nous offre donc pas de grands morceaux de musique énervée et bruyante, mais plutôt de belles ballades symphoniques et douces aux oreilles. La voix de la chanteuse, Margo Timmins, a d’ailleurs quelque chose d’assez angélique. La musique, souvent épurée, cherche avant tout à la mettre en valeur.

Trinity Revisited nous offre un beau moment de magie musicale. On reste sous le charme des mélodies et de la voix pendant la moitié de l’album. La simplicité de l’accompagnement permet en fait de profiter au maximum des qualités vocales et mélodies des Cowboy Junkies. Et puis, ça se gâte. Peut-être parce que tous les titres restent un peu sur le même ton et qu’on se lasse, mais aussi, objectivement, parce que les plages 7 à 11 sont quand même moins intéressantes et moins féeriques. Heureusement, l’album se termine par la reprise étonnante d’un vieux standard country, Walkin After Midnight, dont je ne connaissais précédemment que la version interprétée par Bryan Adams.

Trinity Revisited provoque donc une certaine frustration. On aurait vraiment aimé que la magie perdure et ne s’étiole pas ainsi sur la fin. Après, c’est une question d’état d’esprit : le verre est-il à moitié vide ou à moitié plein. En tant qu’éternel optimiste, je retiendrai évidemment cette dernière option en savourant cette moitié d’album qui est un ravissement musical rare.

Trinity Revisited laisse donc une impression mitigée, mais quelques belles mélodies valent largement le coup d’y jeter une oreille.

Pour finir, faisons le tour des morceaux qui composent cet album :

1.Mining for Gold
Un morceau chanté a capella qui permet de découvrir la voix très belle et envoûtante de Magro Timmins.

2.Misguided Angel
Une excellente ballade aux accents irlandais.

3.Blue Moon Revisited
Une ballade aux accents nettement plus américains cette fois-ci, avec une forte présence d’un harmonica. Mais le résultat est toujours aussi bon.

4.I Don’t Get It
Un morceau plus rythmé, entre blues et rock, mais la magie continue.

5.I’m So Lonesome I Could Cry
Une ballade particulièrement dépouillée, mais toujours aussi belle.

6.To Love is to Bury
Ballade accompagnée au piano, dernier moment de grâce avant que ça se gâte.

7.200 More Miles
Ce n’est pas Magro Timmins, mais son frère Michael au chant. Or sa voix est nettement moins intéressante… la chanson aussi du coup.

8.Dreaming My Dreams with You
Une ballade au rythme lent et quelque peu transparente.

9.Working on a Building
Un titre au rythme jazz et chanté avec des voix plus graves. Nettement moins magique que les morceaux précédents.

10.Sweet Jane
Un long morceau sans grand intérêt.

11.Postcard Blues
Un blues sombre, sans grand intérêt non plus.

12.Walkin’ After Midnight
Une reprise surpenante d’un classique de la country

PLAYTIME (Grisbi) : Electro tourangelle

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playtimegrisbiBon, à force d’écrire des billets plutôt positifs sur des albums électro, certains vont commencer à penser qu’au fond, j’aime ça… Ca serait aller un peu vite en besogne, on le verra. En tout cas, je suis là pour vous parler de Playtime du groupe Grisbi. Vous n’en n’avez jamais entendu parlé…. C’est normal car cet album, malgré des critiques plutôt positives, est sorti dans un relative anonymat.

Alors Grisbi est un groupe électro-rock tourangeau, même si tous leurs titres sont en anglais. Playtime, leur seul et unique album à ce jour, est sorti en 2007, mais un autre ne devrait pas tarder à voir le jour. Ils sont quatre, trois gars, une fille (qui chante d’une très très belle voix), ils sont jeunes (si j’en crois la photo) et…c’est à peu près tout. Si vous voulez vraiment en savoir plus, vous pouvez toujours vous rendre sur leur MySpace, mais vous n’aurez guère plus d’informations. A la fois, ce qui compte, c’est la musique, pas la couleur de leurs slips.

Revenons donc à Playtime. Il nous offre douze titres à forte tendance électro, mais en déclinant le genre de différentes manières, tirant parfois vers le hip-hop, le jazz, la pop et le rock. D’ailleurs, à mon sens, un des tous meilleurs titres de l’album est Radio, qui est sans doute le moins électro et le plus rock. Subjectivité quand tu nous tiens. Vous le voyez, mon amour pour l’électro a quand même ses limites.

Néanmoins, j’ai pu apprécier bien d’autres titres de Playtime. Certes, je décroche un peu quand cela devient vraiment purement électro, mais globalement, cet album m’a bien plu… au moins dans sa première partie. En effet, les meilleurs titres sont concentrés dans les premières plages de l’album. A partir de la 8ème, Our Island, ça se dégrade nettement, exception faite de Army Of Me. Du coup, on finit un peu déçu car on aurait aimé que Grisbi continue sur sa lancée. Après, certains m’expliqueront qu’au-delà de leur qualités musicales intrinsèques, c’est tout simplement le genre musical de ces morceaux qui me déplaît. Enfin, encore une fois, un avis est toujours subjectif et les miens n’échappent pas à la règle.

Grisbi gagne donc globalement à être connu. Ils ne rempliront jamais les stades comme Massive Attack, ni n’enchanteront vos oreilles comme Goldfrapp, mais ils méritent bien une petite place au soleil de la renommée. Je ne dis pas que je ferai de Playtime un disque de chevet, mais je ne regrette pas du tout d’y avoir jeté un oreille sur Deezer. Et oui, monsieur Hadopi, inutile de m’envoyer un méchant email !

Les amateurs d’électro apprécieront donc Playtime à sa juste valeur. Les amateurs de belles mélodies quelles qu’elles soient y trouveront quelques morceaux qui raviront leurs oreilles.

Terminons cet avis par un petit tour d’horizon des titres de cet album.

1 Seven days a week
Un titre hip-hop porté par une très belle voix.

2 For you
Un morceau plus dynamique et très sympa, façon pop électro.

3 Not in love
Un titre électro-jazz rythmé et agréable.

4 Writer’s block
Retour au trip-hop pur et dur… On s’endort.

5 Teenager
Un morceau plus pop et plein de fraîcheur qui nous permet réellement d’apprécier la voix de la chanteuse.

6 Day
La chanteuse met plus de conviction et de puissance dans sa voix pour un titre électro-pop excellent.

7 Radio
Un titre plus rock, plus dynamique qui sonne un peu comme du Blondie. Pas mal du tout !

8 Our island
Un morceau très électro et très chiant surtout.

9 Shhh… it’s happening again
Très doux, très lent… Sans doute un peu trop.

10 Army of me
Un titre sur le ton de la ballade. La voix de la chanteuse est ici réellement envoûtante.

11 The sleepers
Un morceau brouillon et pas très mélodieux

12 Fool
Un court morceau pour finir qui sonne comme un au revoir.

THE REAL THING (Jill Scott) : L’artiste ne fait pas la pouffe

therealthingjillscott

therealthingjillscottTout le monde le sait (j’adore ce genre d’introduction hyper modeste), j’aime beaucoup la soul et le R&B. Certains transforment cet intérêt musical et purement intellectuel en « toi qui aime la musique de pouffes ! ». Je m’insurge évidemment contre cette caricature de ma démarche de découverte artistique et esthétique d’un genre musical tout ce qu’il y’a de plus respectable. Après, si j’aime voir Jennifer Lopez ou Beyonce bouger leur popotin dans des clips vidéos, c’est un problème tout à fait différent… mais tout autant lié à l’esthétique.

Je suis donc là pour vous parler de Jill Scott et de son album The Real Thing. Cette dernière n’a rien d’une bimbo à qui on écrit des textes sans grand intérêt pour le plaisir de la voir bouge lascivement en chantant en play-back. Non, elle est une vraie « songwriter » qui a même publié plusieurs recueils de poèmes. Il s’agit donc d’un album personnel d’une artiste, non d’un pur produit marketing. Enfin, il n’empêche que je ne trouve pas ça exceptionnellement intéressant.

Et oui, parfois, les produits formatés ont plus de peps et d’énergie que les vraies œuvres d’artiste. Bon, pour le coup, je suis vache car The Real Thing recèle quand même quelques titres réellement excellents, mais également un certain nombre assez médiocres. Un album qui souffle le chaud et le froid donc et qui du coup, ne permet pas de rentrer vraiment pleinement dans cet univers musical. 17 morceaux, c’était sans doute 5 ou 6 de trop. Elagué des titres les moins intéressants, l’impression dégagée par cet album pourrait être radicalement différente.

On essayera donc de retenir quand même quelques belles mélodies et surtout une très belle voix. C’est vrai que chanteuse de soul music avec la voix cassée, cela ne le fait pas trop. Jill Scott est dotée d’une très bel organe (sans mauvais jeu de mots, svp !) mais elle ne le met pas toujours totalement en valeur. Trop timorée, trop en retrait, elle bride quelque peu son potentiel à ce niveau-là. Il est vrai que sa voix claire ou chaude, selon l’ambiance de ses morceaux, n’est pas non plus la plus exceptionnelle de l’arène musicale et même si sa musique repose sur autre chose, The Real Thing fait quand même naître quelques regrets à ce niveau-là.

Jill Scott et The Real Thing ne se démarque donc pas vraiment de la concurrence dans un domaine où elle est pléthorique. Encore une fois, cela vient en partie du fait que les meilleurs titres sont quelque peu noyés au milieu de titres plus médiocres. Mais, il faut bien l’avouer, même les meilleurs moments ne sont pas inoubliables et aucun morceau n’a le potentiel de tubes à l’épreuve du temps et des modes.

The Real Thing pourra donc être écouté avec un certain plaisir par tous les amateurs de R&B et de soul music. Il y trouveront quelques beaux moments musicaux. Pour ceux dont ce genre ne constitue pas le centre de l’univers musical, il y’a bien d’autres albums sur lesquels s’attarder avant celui-là.

Faisons pour finir le tour des titres que l’on trouve sur The Real Thing.

1.Let It Be
Un morceau d’introduction jazzy où l’on peut découvrir la belle voix chaude de Jill Scott

2.The Real Thing
Un titre groove-rock dans l’instrumentation, mais sur un rythme dur et heurté. Le tout manque un peu de peps et de fluidité.

3.Hate on Me
Une chanson dont l’instrumentation est plus ambitieuse et puissante, avec une voix à hauteur pour le premier vraiment bon titre de l’album.

4.Come See Me
Une chanson sympa, plus douce et sexy.

5.Crown Royal
Un morceau très court, qui sonne plus hip-hop.

6.Epiphany
Un titre sexy est chaud, mais qui ne fonctionne pas toujours très bien.

7.My Love
Une chanson plus groove et jazzy. La voix se fait plus grave et profonde, pour un résultat pas mal du tout.

8.Insomnia
Un morceau qui donne l’impression de ne pas être finalisé.

9.How It Make You Feel
Un titre plus intimiste. La voix est belle mais c’est bien tout.

10.Only You
Un morceau très transparent, alors qu’il se veut envoûtant.

11.Whenever You’re Around
Une chanson plus dynamique, mais pas encore assez.

12.Celibacy Blues
Un titre très simple, mais excellent, qui permet d’apprécier pleinement la belle voix de Jill Scott.

13.All I
La voix est ici plus aiguë, la musique plus douce, pour un titre plutôt bon.

14.Wanna Be Loved
Un jeu entre une voix aiguë et une voix grave qui se superpose…mais qui ne casse pas trois pattes à un canard.

15.Breathe
Un titre sans génie.

16.Imagination/Crown Royal Suite
Un morceau qui se content du minimum.

17.Rightness
Une chanson plus sombre, plus heurtée, mais surtout pas trop mal pour conclure.

TIME MACHINE (The Shack) : Pop pop pop

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timemachinetheshackPour beaucoup, la brit’pop est née avec Oasis et Blur, et leur rivalité légendaire, au début des années 90. Mais d’autres groupes avaient déjà fait vivre et grandir ce genre musical avant eux. C’est le cas de The Shack, fondé à la fin des années 80, dont Time Machine est un compilation de leurs titres les plus marquants, issus de leur dix albums studio.

De la pop, sur cet album, vous en aurez. De la bonne, de la moins bonne, de la sucrée, de la psychédélique, de la mélodique, de la guillerette, de la mélancolique, de la rock, de la ballade… Bref, cet album ressemble à un catalogue de toutes les manières possibles de décliner ce genre musical. Au moins, on ne peut pas reprocher à Time Machine de nous offrir 17 fois le même titres. De là à dire qu’il est particulièrement varié, il y’a quand même un pas que The Shack ne franchit pas en restant vraiment toujours dans son créneau.

Mais voilà, The Shack n’est ni Blur, ni Oasis. En fait, Time Machine laisse une impression bizarre. Chaque titre pris individuellement se laisse écouter, certains sont même intéressants. Cependant, il n’arrive pas à vraiment capter complètement notre attention car il manque le petit je ne sait quoi qui fait la différence entre le talent et le génie. Dans cet album, tout est propre, maîtrisé, lisse, sans fausses notes… Mais il aurait malheureusement sûrement gagné à en compter quelques unes, histoire de sortir l’auditeur de la certain torpeur dans laquelle il est plongé.

Dans Time Machine, The Shack garde le meilleur pour la fin, pour les trois derniers titres pour tout dire. Plus énergique, chanté avec une voix plus grave et plus adulte, Neigbours, Holiday Abroad et Wanda nous permettent de quitter cet album sur une bonne note…. Enfin, comme je l’ai déjà dit, cet album n’en compte pas de fausse. Le reste de l’album est par contre un peu plus plat, jamais mauvais encore une fois, mais jamais enthousiasmant.

Peut-être que les fans absolus de la brit’pop, ceux qui ne jurent que par Oasis, Blur, Pulp, Supergrass, voir même les Wet Wet Wet pour les plus anciens, pourront trouver un vrai plaisir dans cet album, certainement pas indispensable, mais qui n’agresse pas non plus les oreilles. Les autres, ceux qui préfèrent le rock’n’roll qui sent nettement plus la sueur et la bière chaude, délaisseront cette compilation qui manque parfois d’un peu d’énergie et de guitares qui grondent.

Avoir découvert The Shack à travers cette compilation ne fut donc pas pour moi une révélation. Resteront tout de même quelques vrais bon morceaux, mais aussi un peu de frustration, en ne pouvant s’empêcher de penser que ce groupe aurait tellement plus à proposer que cette musique un peu trop proprette.

Allez les gars, la prochaine fois, on se lâche ?

Pour finir, faisons le tour des titres que l’on trouve sur Time Machine

1.: I Know You Well
Une pop un peu psychédélique et pas désagréable.

2.: Comedy
Pop sucré sympa, mais qui sonne un peu comme de la musique pour adolescents.

3.: Cup Of Tea
La voix se fait plus grave, plus adulte et c’est tout de suite meilleur.

4.: Al’s Vacation
Une pop guillerette mais qui manque un peu d’énergie.

5.: Pull Together
Une pop mélodique avec un peu plus d’ambition musicale.

6.: Meant To Be
Une pop vraiment british pour le coup, mais pas réellement enthousiasmante.

7.: Butterfly
Une pop évanescente mais un tantinet transparente.

8.: Sgt Major
Une autre moment d’évanescence… Mais on préfèrera le groupe du même nom…

9.: On The Terrace
Une ballade-pop rythmé et qui serait le parfait tube pour la radio bien comme il faut.

10.: Undecided
Une pop qui ne décolle jamais vraiment.

11.: Cornish Town
Une ballade mélodique, sympa mais à laquelle il manque encore une fois une petite étincelle.

12.: Miles Apart
Un morceau sympa, propre… mais un peu plat.

13.: Streets Of Kenny
Un titre un peu plus rock, mais pas forcément meilleur.

14.: Shelley Brown
Une ballade qui a quelque chose de Simon et Garfunkel.

15.: Neighbours
Une pop énergique, nettement plus que d’habitude en tout cas.

16.: Holiday Abroad
Un morceau pop-rock, chanté d’une voix grave, pour le meilleur titre de l’album.

17.: Wanda
Le petit frère (ou plutôt la petite sœur vu le titre) du précédent.
 

SUPER TARANTA (Gogol Bordello) : Savoureux mélange

supertarantagogolbordello

supertarantagogolbordelloGogol Bordello est un nom qui peut intriguer à première vue. Quand j’y ai prêté l’oreille, j’avoue que je ne savais pas du tout à quoi m’attendre. Mais au final, je n’ai pas été déçu par se mélange savoureux entre rock’n’roll et musique tzigane. Gipsy punks, voici comment ils se désignent eux-mêmes et il faut bien avouer que cela définit parfaitement leur style.

L’écoute de Gogol Bordello en rajeunira peut-être certains d’une dizaine d’années, quand la bande originale de Chat Noir Chat Blanc tournait en boucle sur toutes les chaînes hi-fi qui se respectaient. Le parallèle saute aux oreilles et c’est pour notre plus grand bonheur, car cet album provoque le même enthousiasme et dégage la même énergie que son glorieux prédécesseur.

New-Yorkais d’origine, les Gogol Bordello se sont formés en 1999. Super Taranta est lui sorti en 2007 et constitue le 6ème album du groupe. Il est avant tout un vrai moment de musique festive et entraînante, un formidable mélange de cultures différentes, mais qui se marient parfaitement. Comme quoi la bonne musique est un langage universel. Enfin, l’usage du violon dans la musique rock n’est pas non plus une révolution, mais il a ici la sonorité, et l’omniprésence, typique de la musique tzigane, ce qui donne une réelle personnalité musicale.

Si on devait faire une petite critique à Super Taranta, c’est sans doute sur le manque de variété des morceaux. On décline certes un concept de différentes manières, mais il n’y a guère de variation, sinon subtile, concernant le rythme et les arrangements. De ce côté-là, l’influence de la culture punk se fait bien sentir. Alors, vous me direz, quand quelque chose est bon, pourquoi en changer. Il est vrai que cet album s’écoute de bout en bout sans jamais trouver le temps long et sans que ne décline l’énergie qu’il transmet.

Car à côté de ça Super Taranta est très homogène niveau qualité. A part Tribal Connection, qui est un peu plus en retrait, il n’y a rien à jeter dans cet album. A contrario, aucun titre phare ne ressort vraiment, même si j’aime particulièrement le morceau de conclusion qui porte le même titre que l’album. Mais bon, ce n’est pas vraiment un problème car cela ne nuit pas au plaisir que l’on a à l’écouter. Simplement, on ne garde pas un morceau particulier en tête et on ne peut donc pas le fredonner sous la douche. Mais bon, de toute façon, le punk, ça ne se fredonne pas, ça se chante très très fort !

Mais si Gogol Bordello s’apprécie donc très bien en CD, paraît-il que ce n’est rien par rapport à assister à une de leurs performances scéniques. A l’écoute de Super Taranta, on n’en est guère étonné car il est peu probable que l’énergie qu’ils mettent dans leurs enregistrements studio ne soit pas décuplée une fois sur scène. Si j’en ai un jour l’occasion, je ne manquerais pas l’occasion de les voir en concert.

Super Taranta est donc un très bon album, plein d’énergie, à la frontière entre différentes cultures qui livrent ici le meilleur d’elles-mêmes.

Pour finir, faisons le tour des titre de cet album.

1.: Ultimate
Très énergique, ce titre nous met tout de suite dans l’ambiance en mélangeant rock et fanfare tzigane.

2.: Wonderlust King
Un peu moins rock, ce morceau nous permet d’apprécier le violon à sa juste valeur. Un peu comme un mélange de Louise Attaque et des Gipsy King.

3.: Zina Marina
Un rythme un peu plus martial, mais toujours aussi énergique.

4.: Supertheory Of Supereverything
Une chanson où l’influence tzigane est particulièrement prononcée.

5.: Harem In Tuscany (Taranta)
Un titre très entraînant, avec des passages plus parlés que chantés.

6.: Dub The Frequencies Of Love
Un morceau assez long qui nous ramène vers le punk, mais perdre le son très reconnaissable du groupe.

7.: My Strange Uncles From Abroad
Une chanson particulièrement festive et entraînante.

8.: Tribal Connection
Un morceau un peu plus transparent qui marque comme une pause.

9.: Forces Of Victory
Un rock un peu martial, plus puissant et moins joyeux.

10.: Alcohol
Une chanson plus mélancolique.

11.: Suddenly… (I Miss Caparty)
Un titre très gai, qui rappelle vraiment l’univers de Chat Noir Chat Blanc.

12.: Your Country
Un rock un peu sombre et au rythme martelé.

13.: American Wedding
Un titre très drôle et énergique.

14.: Super Taranta
Une parfaite conclusion dans un grand élan d’enthousiasme tzigane.

MAGIC (Bruce Springsteen) : Alors, c’est qui le Boss ?

magicbrucespringsteen

magicbrucespringsteenIl y’a des jeunes artistes qui arrivent et qui, après seul album, sont déjà censés avoir révolutionné le rock. Il y’a des stars qui vendent des millions d’un même album, avant de sombrer dans l’oubli. Il y’a des génies qui, en fait, ne font que réécrire encore et toujours la même chanson. Et puis, il y’a le Boss, le seul et l’unique Bruce Springteen. Avec Magic, sorti en 2007, il renvoie tous ces petits jeunes à leur chères études.

Magic est le 23ème album de Bruce Springsteen (compilations et live compris), rien que ça. Un chiffre qui donne un peu le tournis, surtout quand on voit à quel point il garde la même énergie et surtout le même talent. Cet album fut enregistré avec le E-Street Band, le groupe qui l’accompagnait à ses débuts. Un vrai retour aux sources et aux fondamentaux pour notre plus grand bonheur.

Allez, j’entends quelques esprits chagrins pour dire qu’il ne s’est guère renouvelé depuis les années 70. Il est vrai que certains morceaux de Magic aurait eu toute leur place sur The River, enregistré en 1980. Mais que voulez-vous, quand c’est bon, c’est bon. La marque des grands est de savoir écrire des chansons intemporelles, dont le succès ne doit rien aux effets de mode et traversent le temps sans vieillir. Alors avec cet album, Bruce Springsteen nous prouve, s’il en était encore besoin, qu’il trône très très haut dans l’histoire du rock.

Magic nous offre donc des bons gros morceaux de rock’n’roll a l’état brut. Un rock’n’roll qui sent bon l’Amérique profonde, le whisky chaud et même un peu la sueur. Malgré ses 59 ans, il met plus d’énergie dans sa musique que bien des bandes de minots. La complicité avec l’E-Street Band est aussi efficace qu’au premier jour. Car si Bruce Springsteen, c’est une voix inoubliable, c’est aussi des accompagnements également facilement reconnaissables. Bref, les légendes ne meurent jamais et cet album en est la preuve.

Les fans ne seront donc pas déçus et retrouveront tout ce qui leur a fait aimer Bruce Springsteen. Vous n’échapperez donc pas à quelques solos de saxo et des poussées de voix à nulle autre pareille. Mais vous aurez surtout le droit à 12 morceaux, tous d’une incroyable qualité. Il n’y a rien à jeter dans Magic, même pas un titre un peu en retrait. Ca aussi, c’est la marque des très grands. Le Boss n’est pas du genre à pondre un single et à se contenter du minimum par la suite.

Oubliez donc toute les crèmes anti-age, voir même la chirurgie esthétique. Pour le pas vieillir, prenez une bonne dose de rock’n’roll, prenez une bonne dose de Bruce Springsteen. Bref, écoutez Magic matin, midi et soir et vous retrouverez vos vingt ans !

Pour finir, fais le tour des 12 excellents morceaux qui composent Magic.

1.: Radio Nowhere
Du bon rock à la Springsteen pour être tout de suite dans le bain.

2.: You’ll Be Comin’ Down
Un morceau plus calme qui permet de retrouver la voix unique du Boss.

3.: Livin’ In The Future
Un morceau toujours très classique, avec le saxophone bien présent.

4.: Your Own Worst Enemy
Une ballade-rock dans le pur style Springsteen.

5.: Gypsy Biker
Une chanson un peu plus moderne, plus pop.

6.: Girls In Their Summer Clothes
Une ballade plus symphonique, mais surtout excellente.

7.: I’ll Work For Your Love
On revient aux fondamentaux et ce n’est que du bonheur !

8.: Magic
Une ballade plus complexe, mais pas forcément meilleure.

9.: Last To Die
Un rock très percutant.

10.: Long Walk Home
Retour en force du saxophone pour du grand Springsteen.

11.: Devil’s Arcade
Une chanson mélancolique qui sent bon les racines de la culture américaine.

12 : Terry’s Song
Une ballade très simple qui donne envie de la chanter au coin d’un feu de camp.
 

SHOTTER’S NATION : Energie pure !

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shottersnationbabyshamblesAvant de faire la une des tabloïds anglais en compagnie de sa chère et tendre Kate Moss, Pete Doherty est accessoirement chanteur à ses heures. Après avoir accédé au rang de star avec The Libertines, il a fondé un autre groupe, dont il est incontestablement le leader, The Babyshambles. Enfin, il n’a eu guère le choix, vu que ses problèmes récurrents de drogue ont poussé ses anciens partenaires de scène à lui montrer gentiment le chemin de la sortie. Encore une preuve qu’on est jamais aussi bien servi que par soi-même.

Cependant, l’histoire pourtant courte des Babyshambles, fondés en 2004, n’est pas non plus exempte de remous en tout genre puisque leurs deux albums ont été produits par deux maisons de disque différentes, la première ayant jeté l’éponge devant l’instabilité et les frasques du groupe. Mais c’est bien le second, sorti en 2007, Shotter’s Nation, qui nous intéresse ici et qui fut un très gros succès commercial. A son écoute, on se rend tout de suite compte que ce dernier n’est pas du qu’à la publicité indirecte et au buzz médiatique provoqués par les frasques de Pete Doherty, mais aussi par un vrai talent musical et surtout une formidable énergie.

Energie, c’est le bien le mot qui vient à l’esprit quand on écoute Shotter’s Nation. La plupart des titres en débordent, de manière assez exceptionnelle pour certains. Certaines mauvaises langues y verront peut-être le signe de l’abus de substances prohibés, mais les amateurs de musique qui donne la patate et l’envie de sauter partout n’en auront cure et apprécieront cet album plus fort qu’un Red Bull. Du rock à l’état brut, parfois même un peu brut de décoffrage, mais ça fait du bien par où ça passe.

Par contre, il faut bien admettre que Shotter’s Nation n’est pas particulièrement homogène. L’album nous réserve clairement ses meilleurs morceaux pour le début. Les deux singles qui ont tourné en boucle à la radio, Delivery et You Talk, sont placés en deuxième et troisième. En fait, les cinq premiers titres sont vraiment excellents, après on commence à tomber dans le moins bon, pour carrément finir sur trois titres assez moyens. Enfin, le tout reste tout de même d’un très bon niveau général, même si ça aurait pu devenir carrément génial si tous les titres avaient vraiment été tous travaillés jusqu’à être totalement aboutis.

Shotter’s Nation tient sa qualité également en bonne partie de la personnalité qui se dégage de la voix de Pete Doherty. Une voix un peu cassé évidemment, vu tout ce que le personnage a du faire passer au travers de sa gorge (sans même parler des narines), mais qui apporte surtout comme un petit grain de folie et d’originalité à la musique des Babyshambles. Un vrai son sexe, drogue et rock and roll donc ! Et ça fait du bien au milieu d’un océan de musique formatée, de rébellions programmées et d’impertinence de circonstance.

Shotter’s Nation est donc un album digne de figurer dans la discothèque de tous ceux qui aiment quand ça bouge et qui croient encore que le rock and roll n’est pas encore tout à fait mort.

Pour finir, faisons le tour des titres que l’on trouve sur cet album

1.: Carry On Up The Morning
Les deux voix, celle de Pete Doherty et Michael Whitnall, se répondent dans un titre qui met immédiatement dans la l’ambiance de cet album.

2.: Delivery
Le gros tube de Shotter’s Nation. Un morceau sous forme d’énergie pure.

3.: You Talk
Un autre single, excellent également où Peter Doherty nous montre tout ce qu’il sait faire avec sa voix.

4.: UnBiloTitled
Un morceau plus sur le ton de la ballade, mais toujours très énergique.

5.: Side Of The Road
Le groupe se lâche dans un morceau vraiment jouissif qui donne envie de sauter partout.

6.: Crumb Begging
Un rock plus classique mais un peu brouillon.

7.: Unstookie Titled
Le rythme est ici plus heurté et le titre plus transparent.

8.: French Dog Blues
Un rock dynamique et sympathique.

9.: There She Goes
Une chanson plus douce pour un résultat très bon, qui met parfaitement la voix de Pete Doherty en valeur.

10.: Baddies Boogie
Un morceau un peu brouillon une nouvelle fois.

11.: Deft Left Hand
Un titre rock assez classique, mais plutôt moyen.

12.: Lost Art Of Murder
Une ballade pas très harmonieuse pour finir.

THE STAGE NAMES (Okkervil River) : Retour à l’ordinaire (mais du bon quand même)

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thestagenamesokkervilriverAprès avoir enchaîné les écoutes d’albums vraiment enthousiasmants, j’ai pris des goûts de luxe. Du coup, j’étais presque déçu par the Stages Names, du groupe Okkervil River, qui se contente simplement d’être bon. On ne peut pas gagner non plus au loto tous les jours, même si on aimerait bien. Et puis, positivons, mon chevet n’est pas assez grand pour accueillir un nouveau CD par jour.

Okkervil River est un groupe de rock indépendant texan. Bon, je n’ai jamais trop compris pour en quoi ce genre de musique était plus indépendante qu’une autre, mais c’est généralement comme ça qu’on l’appelle. Il y’a donc un chanteur, une guitare, une basse, une batterie. Cependant, on trouve aussi pas mal d’instruments à cordes plus classiques, un violon notamment, sur certains morceaux, ou des percussions comme des xylophones. Je dois admettre que ça ne saute pas non plus aux oreilles et je l’ai surtout réalisé en consultant la liste des musiciens.

Globalement, le son de Okkervil River est donc plutôt classique et se démarque pas tant que ça de la concurrence. On pourra cependant saluer la diversité des titres qui peuplent the Stage Names. Les morceaux ne se ressemblent pas et si, on tourne toujours un peu autour du même univers musical, on peut apprécier le travail créatif qui a été réalisé. Ils sont généralement plutôt assez calmes tirant plus souvent sur la ballade que le rock fou furieux.

Les morceaux sont donc divers et de qualité à peu près égale. La première moitié de the Stage Names est un peu meilleure, mais sans que la différence ne soit flagrante non plus. Le seul morceau un peu plus en retrait est Title Track, joué sur un ton plus sombre que le reste de l’album, mais qui manque surtout d’épaisseur. Mais à l’inverse, on appréciera particulièrement Hand to Take Hold of the Scene et Plus Ones, pour moi les deux meilleurs titres de cet album.

A noter que la version que j’ai est un double CD. Le second disque reprend les mêmes titres que le disque principal, mais en version « démo ». En gros, ça revient à une vague impression d’acoustique et surtout que les morceaux ne sont pas tout à fait finalisés et mixés. Bref, cela n’apporte pas grand chose vu que c’est la même chose en moins bien…

The Stage Names n’est donc pas indispensable pour votre discothèque, mais peut compléter les amateurs du genre qui ne trouveront ici rien de particulièrement génial ou original, mais de la bonne musique néanmoins.

1.: Our Life Is Not A Movie Or Maybe
Un titre qui sonne comme une introduction. La voix est mise en avant par rapport à l’accompagnement. Cela donne globalement envie d’écouter la suite.

2.: Unless It’s Kicks
Du rock indépendant classique qui se laisse écouter.

3.: Hand To Take Hold Of The Scene
Un morceau plutôt sympathique et entraînant.

4.: Savannah Smiles
Une ballade mélancolique plutôt réussie.

5.: Plus Ones
La voix se fait plus claire dans cette ballade-rock encore meilleure que le titre précédent.

6.: Girl In Port
Une ballade plutôt pop-folk pas mal, mais sans plus.

7.: You Can’t Hold The Hand Of A Rock ‘n’ Roll Man
Un morceau dynamique. La voix se lâche quelque peu, pas toujours de manière parfaitement maîtrisée, mais cela donne un son plutôt original.

8.: Title Track
Une chanson lente et sombre, mais surtout pas terrible.

9.: John Allyn Smith Sails
Une ballade tirant sur le folk, qui monte peu à peu en puissance.