WHAT A BEAUTIFUL PLACE (Catherine Howe) : Un moment de magie sauvé de l’oubli

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whatabeautifulplacecatherinehoweDécidément, en ce moment, dans mes téléch…oups pardon, dans mes achats, je tombe sur des chanteurs ou chanteuses à voix. Après, la sublime Stacey Kent, j’ai eu la chance de découvrir Catherine Howe, une chanteuse anglaise, née en 1950 et son album What a Beautiful Place, sorti en 1971 et ressorti récemment (enfin en 2007, mais j’ai un peu de retard par rapport aux listes que j’établis). En effet, peu après sa sortie, la maison de disques qui l’avait produit avait fait faillite, ce qui fait qu’il avait limité énormément sa diffusion et sa notoriété.

Cette injustice est donc désormais réparée. Catherine Howe est une artiste qui produit peu : 5 albums dans les années 70 et deux autres depuis 2005. Une carrière avec un grand trou au milieu et c’est bien dommage. Sans le savoir, un certain nombre d’entre nous ont déjà eu l’occasion de l’entendre puisqu’elle a prêté sa voix à Enio Morricone pour la bande-originale de ce chef d’œuvre du 7ème art qu’est Un Génie, deux Associés, une Cloche, produit par Sergio Leone, avec Terence Hill, Robert Charlebois et Miou-Miou.

Mais revenons à What a Beautiful Place. L’avoir sorti de l’oubli n’est que justice. Il est même étonnant qu’il ait fallu près de 30 ans pour cela. La voix de Catherine Howe est sublime, d’une clarté et d’une douceur absolues. Elle possède aussi une réelle personnalité, avec un petit quelque chose d’assez indéfinissable qui la rend vraiment unique.

What a Beautiful Place est typique de la musique des années 70, avec une grande variété des genres et une vrai foisonnement artistique. Des ballades très classiques mais aussi un titre sonnant presque comme de la « black music » ou même de la country (enfin que pour les arrangements heureusement). Certains morceaux rappellent un peu l’univers musical de Hair, avec un peu plus de douceur néanmoins. Il est difficile de ranger cet album dans une catégorie précise, entre folk et jazz, mais surtout entre envoûtement et magie.

What a Beautiful Place compte 13 plages, mais en fait seulement 10 titres. 3 plages sont en effet de courts textes parlés et non chantés. J’avoue que leur sens m’a quelque peu échappé, mais cela contribue à l’impression de pénétrer dans un univers très personnel et unique. Les 10 titres sont d’une qualité très homogène et jamais la magie ne faiblit. On se laisse bercer de morceau en morceau avec un plaisir immense. La voix de Catherine Howe est incroyablement apaisante et fascinante. Du pur bonheur !

Malheureusement, je n’ai trouvé aucun titre de cette artiste en écoute pour ceux qui voudraient la découvrir. Mais si jamais vous mettiez la main sur What a Beautiful Placen’hésitez pas une seule seconde, vous ne le regretterez pas.

Faisons donc le tour des titres de cet album magique.

1. Prologue
Une courte introduction parlée.

2. Up North
Une chanson douce qui permet de découvrir la voix sublime de Catherine Howe.

3. On A Misty Morning
La voix est ici plus dissonante, mais le morceau est très beau néanmoins.

4. Nothing More Than Strangers
Un titre plus gai, au rythme quelque peu country… mais pas la voix heureusement.

5. My Child
La voix est ici plus posée, plus grave, plus profonde, mais la magie est toujours là.

6. Interlude
Une plage parlée servant de transition.

7. It’s Not Likely
Une superbe chanson puissante et envoûtante.

8. Words Thorugh A Locked Door
Une chanson très douce où la voix de Catherine Howe est vraiment magnifique.

9. What A Beautiful Place
Un morceau plus dynamique, plus “black Music”, mais surtout superbe.

10. The Innocence Of A Child
Une chanson plus douce et un peu plus transparente. Mais juste un peu.

11. It Comes With The Breezes
Une chanson envoûtante et relaxante.

12. Epilogue
Un petit texte de fin.

13. In The Hot Summer
La voix est ici incroyablement claire pour un très bel au revoir.

BREAKFAST ON THE MORNING TRAM (Stacey Kent) : Je suis tombé amoureux d’une voix

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breakfastatthemorningtramstaceykentS’il y’a bien un domaine musical où ma culture est proche du néant, c’est bien le jazz. Cependant, il y’a un sous-genre que j’apprécie, c’est celui des chanteuses que l’on classe dans cette catégorie : Norah Jones évidemment, mais aussi Diana Krall, Lisa Ekdahl ou encore Vonda Shepard. Et bien, je peux désormais en rajouter une à ma liste en la personne de Stacey Kent, grâce à son album Breakfast on the Morning Tram.

Stacey Kent est une chanteuse américaine, née en 1968, mais qui n’a sorti son premier album qu’en 1997. Comme quoi, il n’est jamais trop tard pour bien faire. Deux de ces albums sont disque d’or en France, dont Breakfast on the Morning Tram. Comme quoi cela manquait à ma culture, mais pas à celle de beaucoup de personnes dans notre pays. Ceci s’explique peut-être en partie par le fait qu’elle chante régulièrement en français (trois titres sur cet album, son dernier en date étant entièrement dans notre langue).

Si je devais faire un parallèle avec une chanteuse dont je connais très bien l’univers, ça serait Diana Krall. Il y’a la même douceur et la même harmonie dans les arrangements. Cependant, l’univers de Breakfast on the Morning Tram est beaucoup plus rétro. On imagine très bien Stacey Kent en robe du soir chanter à une soirée des années 50. Mais bon, quand c’est beau, c’est beau et le temps n’y fera rien.

Stacey Kent, c’est avant tout une voix assez exceptionnelle. Sans elle, il est évident qu’une artiste comme elle n’aurait jamais vu sa carrière décoller un tout petit peu sur le tard. Sa voix est parfois d’une clarté et d’une pureté qui touchent à l’absolu. Certains trouveront peut-être du coup qu’elle manque un peu de personnalité, mais on ne peut que reconnaître sa beauté épurée et sans fioriture.

Breakfast on the Morning Tram est un magnifique moment de douceur. Le ton des chansons est tantôt enjoué, tantôt mélancolique, mais elle charmeront toujours vos oreilles. Les textes des chansons en français sont eux-aussi assez différents, mais toujours assez beaux. L’accent anglais est également charmant. Mais encore une fois, que ce soit en anglais ou en français, au delà des textes et des accompagnements, souvent assez sobres, il y’a la voix de Stacey Kent.

Dans Breakfast on the Morning Tram, il n’y a rien à jeter, ou si peu. Deux morceaux, un tout petit peu moins bon, mais à peine. So Romantic et La Saison, dont le texte n’est pas loin d’être déprimant, sont un tout petit peu en retrait. Mais face à la magie que dégage le reste de l’album, on oublie vite tout ça, pour faire de cet album, un album de chevet.

Découvrir la voix de Stacey Kent est donc une des meilleures idées que je n’ai jamais eues. Mais j’espère bien rattraper mon retard en écoutant souvent Breakfast on the Morning Tram et vite découvrir le reste de sa discographie.

Terminons par un passage en revue des titres de cet album.

1.: Ice Hotel
Une voix fascinante, un piano. C’est largement suffisant !

2.: Landslide
Un morceau tout en douceur, un rien mélancolique. Mais quelle voix !

3.: Ces Petits Riens
Une chanson en français avec un beau texte, une voix splendide. Que demander de plus ?!

4.: I Wish I Could Go Travelling Again
Un titre au rythme un rien chaloupé, toujours aussi magique.

5.: So Many Stars
Un morceau qui donne une folle envie de faire danser sa partenaire.

6.: Samba Saravah
Une chanson en français, plutôt gaie et dynamique.

7.: Breakfast On That Morning Train
Un morceau jazz vraiment classique, mais excellent.

8.: Never Let Me Go
Une chanson très douce, presque chuchotée.

9.: So Romantic
Un titre un peu plus plat. Que voulez-vous, la perfection n’est pas de ce monde.

10.: Hard Hearted Hannah
Encore très classique, dans un style très rétro, mais tout simplement parfait.

11.: La Saison
Un chanson en français triste, peut-être un petit peu trop…

12.: What A Wonderful World
Une sublime reprise de ce standard (même si rien ne vaudra jamais l’original).

BOXER (The National) : Une belle voix pour un album sans surprise

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boxerthernationalBoxer est le quatrième album studio du groupe The National, un quintette américain à la composition très classique. Un chanteur, deux guitaristes, un bassiste et un batteur. Bref, une formation de rock sans surprise, plutôt pop-folk. Pas des énervés donc, mais un groupe plutôt talentueux, même si assez peu révolutionnaire.

La principale qualité de ce groupe repose sur la voix profonde et caverneuse de leur chanteur, Matt Berninger. Une voix typique de nombreux artistes américains, Johnny Cash ou Nick Cave en tête. Mais il ne se contente pas d’imiter ses aînés et impriment réellement sa propre personnalité sur le son de The National. Les amateurs de ce genre de voix ne devront pas manquer de jeter une oreille à Boxer, notamment au titre Start a War, qui permet de profiter pleinement de la qualité vocale de ce groupe.

Boxer est un album relativement homogène au niveau de la qualité des titres. Quelques uns sont un peu moins bons, mais rien n’est définitivement à jeter. Par contre, l’album ne recèle pas non plus un titre phare, même si pour moi, Slow Show reste le meilleur morceau. Le groupe navigue entre pop, rock et ballades et semble être à partout à l’aise. La profondeur de la voix du chanteur aurait pu les inciter à développer un univers musical plutôt sombre, mais il n’en est rien. Leur musique n’est pas vraiment dansante non plus, mais ne vous donnera jamais envie de vous pendre. Seul le dernier titre, Gospel, est emprunt d’une certaine noirceur, mais le résultat est excellent.

Comme je l’ai déjà évoqué, les morceaux de The National que l’on trouve sur Boxer n’ont rien de très original. Nous sommes là devant un genre musical très classique, que l’on imagine aisément dans une salle perdue au fin fond de l’Ohio, leur état d’origine. Les mélodies et les arrangements sont extrêmement classiques. Il faudrait voir sur scène ce qu’ils ont dans le ventre, car ici la prise de risque artistique est minimale. Mais le résultat reste tout de même plutôt bon et encore une fois, la qualité vocale du chanteur leur donne un petit truc en plus par rapport à une concurrence pléthorique.

The National et leur album Boxer pourra donc ravir les amateurs de « songwriter » américain à la voix caverneuse. Les autres pourront prendre un vrai plaisir à écouter les meilleurs titres de cet album.

Regardons maintenant de plus près les titres que comporte Boxer.

1.: Fake Empire
Une très bonne introduction qui nous fait découvrir immédiatement la magnifique voix de Matt Berninger, derrière laquelle se posent progressivement les différents instruments.

2.: Mistaken For Strangers
Un morceau plus rock et très classique.

3.: Brainy
Une ballade rock plutôt pas mal.

4.: Squalor Victoria
Un morceau un peu répétitif et lancinant.

5.: Green Gloves
Une ballade un rien mélancolique.

6.: Slow Show
Entre rock et pop, un excellent morceau.

7.: Apartment Story
Un titre plus enjoué et toujours très bon.

8.: Start A War
Une chanson simple qui permet de profiter pleinement de la voix du chanteur.

9.: Guest Room
Un morceau un peu moins harmonieux, un peu moins bon.

10.: Racing Like A Pro
Une chanson mélancolique, mais un peu transparente.

11.: Ada
Un titre très pop pas mal du tout.

12.: Gospel
Un morceau sombre, mais très beau qui finit très bien cet album.

SKY BLUE SKY (Wilco) : Ballades en stock

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skyblueskywilcoAprès la découverte de Emily Haines, voici venu un autre joli moment de musique douce avec le groupe Wilco et son album Sky Blue Sky. Il s’agit d’un groupe américain fondé en 1994 et dont la discographie compte déjà 9 albums, celui-ci étant le 8ème. Leur univers musical tourne autour du rock, du pop et de la country… Enfin si j’en crois Wikipedia car cet album est vraiment axé sur le mode ballade.

Sky Blue Sky a reçu de très bonnes critiques lors de sa sortie, avec raison à mon sens. Cependant, si la majorité des titres sont plutôt bons, certains sont plus transparents et surtout il manque un titre se démarquant réellement. Il s’agit là typiquement d’un groupe talentueux, capable d’offrir des albums relativement homogènes en qualité, mais qui ne sait pas produire de gros tubes. C’est sûrement là une des explications de leur relatif anonymat. C’est dommage car je préfère quand même largement ce genre d’album plutôt que ceux qui comptent deux chansons valables et dix sans intérêt.

Sky Blue Sky s’écoute donc avec plaisir, sans forcément retenir l’oreille plus que ça, mais en offrant un peu de douceur et de relaxation. D’ailleurs, les titres les moins bons de l’album sont ceux où ils tentent de mettre un peu plus d’énergie dans leur musique, à l’exception du morceau Walken. Par contre, quand ils restent dans le registre de la ballade, la qualité est toujours au rendez-vous, malgré le plus souvent une grande sobriété.

Le ton des morceaux peut varier, mélancolique ou plus joyeux, mais il est vrai que le rythme reste souvent le même. Mais jamais, je n’ai eu une sensation le lancinement et encore moins d’ennui. Beaucoup de ballades certes, mais pas toujours la même. Il y’a donc à la fois une cohérence artistique et assez de variété pour que Wilco apparaisse comme un groupe réellement intéressant et créatif.

Si vous voulez découvrir ce groupe, je vous conseille de faire un tour sur le site : http://wilcoworld.net puisque vous pouvez écoutez l’ensemble de leur discographie en ligne. Sur les quelques titres que j’ai pu parcourir sur les autres albums, la qualité reste toujours la même et l’ambiance toujours assez calme, même si je suis tombé sur quelques titres un peu plus rock ou pop que ceux que l’on trouve sur Sky Blue Sky. Bref, je pense que je vais étudier leur carrière d’un peu plus près d’ici peu.

Sky Blue Sky est donc un très bon album pour découvrir un groupe méconnu, mais qui gagne à être connu.

Pour finir, regardons de plus près les titres qui composent cet album :

1.: Either Way
Une jolie ballade qu permet d’entrer en douceur dans cet album.

2.: You Are My Face
Une chanson douce, mais peut-être la plus transparente de l’album.

3.: Impossible Germany
Une chanson plus rythmeé à laquelle il manque cependant une petite étincelle.

4.: Sky Blue Sky
Une ballade très simple mais assez belle.

5.: Side With The Seeds
La voix ici se lâche…un peu.

6.: Shake It Off
Une alternance de passages calmes et simples et de passages plus rock. Mais le groupe se montre moins à l’aise lors de ces derniers.

7.: Please Be Patient With Me
Une ballade sobre mais très belle.

8.: Hate It Here
Un morceau plus rythmé, plus pop et mal du tout.

9.: Leave Me (Like You Found Me)
Une ballade mélancolique, encore une fois très réussie.

10.: Walken
Un titre plus énergique, mais plutôt bon.

11.: What Light
Une ballade rythmée et dynamique, et surtout très réussie.

12.: On And On And On
Une ballade pop-rock gentillette, mais qui constitue une très bonne fin pour cet album.

THERE IS A RIOT GOIN’ON (Sly and the Family Stone) : Après l’enthousiasme, la déception

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thereisariotgoinonslyandthefamilystoneIl y’a deux jours, je vous avais fait part de mon enthousiasme concernant Stand!, un album de Sly and The Family Stone qui a exercé une large influence à l’époque et encore aujourd’hui. Dans la foulée, j’ai écouté There is a Riot Goin’on, sorti en 1971, qui est l’album suivant dans la discographie du groupe. Malheureusement, je n’ai pas vraiment accroché à cette ambiance fort différente.

There is a Riot Goin’on est doté d’une ambiance beaucoup plus sombre et n’a donc ni l’énergie, ni le caractère festif et dansant des précédentes œuvres du groupe. Il y’a là une volonté de proposer une musique en relation avec les sujets traités. Les thèmes abordés restent les mêmes : le racisme et l’intolérance, mais cette fois sur un ton nettement plus sérieux.

Malgré mon bon niveau d’anglais, il m’est quand même très difficile d’apprécier les textes pour la qualité de leur contenu et je peux donc difficilement baser mon jugement là-dessus. Il me reste donc l’impression que m’a fait la musique et cette dernière est plutôt mitigée. Certaines chansons ne manquent pas de qualité, mais le tout ne m’a pas réellement fait vibrer, comme a pu le faire Stand!.

There is a Riot Goin’on comporte essentiellement des titres funk, mais joués sur un rythme beaucoup plus lent que ce qu’on a l’habitude d’entendre. Cela aurait pu constituer un mérite en soi, si, répété sur toute la longueur d’un album, cela n’aboutissait avant tout à un manque d’intérêt de la part de l’auditeur, qui a vite tendance à ne plus jeter qu’un oreille distraite à ce qu’il entend.

Pourtant, le talent reste le même. On sent bien qu’il ne manque pas grand chose à beaucoup des morceaux qui composent There is a Riot Goin’on pour s’enflammer. Mais le choix a été fait de reste toujours en-dedans et de conserver cette ambiance sombre et peu enjouée. C’est une démarche artistique volontaire et respectable, mais l’effet est surtout de provoquer une certaine déception. La qualité des grands artistes est de savoir se renouveler et le moins que l’on puisse dire c’est que cet album sonne vraiment différemment que le précédent. Malheureusement, ça ne suffit pas pour provoquer le même enthousiasme.

Si on devait tout de même retenir deux morceaux, je choisirais Poet et Running Away, qui se distinguent par leur rythme un peu plus rapide et énergique. C’est peut-être la preuve que je n’ai pas su apprécier cet album à sa juste valeur parce que j’y attendais un musique plus proche de celles de Stand!. Mais je reste tout de même relativement déçu par There is a Riot Goin’on.

There is a Riot Goin’on montre que Sly and the Family Stone a su donner une personnalité différente à chacun de leurs albums. Mais pour le coup, pas sûr que cela ait été une si bonne idée que ça.

Faisons le tour des titres de cet album :

1.: Luv ‘n’ Haight
Un funk très classique, mais quelque peu lancinant

2.: Just Like A Baby
Une ballade sans grand relief.

3.: Poet
Un funk au rythme lent mais chaloupé.

4.: Family Affair
La voix prend ici le pas sur l’instrumentation, un peu dans le style crooner.

5.: Africa Talks To You ‘The Asphalt Jungle’
Un titre chanté en chœur mais sans donner une dimension supplémentaire.

6.: There’s A Riot Goin’ On
Une plage de 4 secondes de silence pour montrer leur opposition à toute forme de violence.

7.: Brave And Strong
Un son plus années 60, mais joué en-dedans

8.: You Caught Me Smilin’
De la puissance dans la voix, mais le reste ne suit pas.

9.: Time
Un rythme lent, presque un slow. Mais il manque toujours ce petit quelque chose.

10.: Spaced Cowboy
Le chant est ici murmuré, ce qui donne une impression étrange, mais d’un intérêt limité.

11.: Running Away
Une chanson enjouée et agréable.

12.: Thank You For Talkin’ To Me Africa
Une chanson à l’image de l’album…

KNIVES DON’T HAVE YOUR BACK (Emily Haines and the Soft Skeleton) : Un beau voyage musical au fil d’une voix

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kinvesdonthaveyourbackemilyhainesC’est incroyable ce que l’on peut faire avec une voix, un piano et beaucoup de talent. Emily Haines en est la preuve avec son album Knives Don’t Have your Back. Des chansons très simples avec les mêmes ingrédients mais qui arrivent tout de même à être différentes les unes des autres. Un miracle ? Non juste un formidable talent vocal.

Emily Haines est la chanteuse canadienne du groupe Metric, dont j’ignorais totalement l’existence avant de me renseigner sur Wikipedia. Knives Don’t Have your Back est un de ses deux albums solo. Le premier est sorti en 1996 (Cut in Half and also Double), celui là en 2006.

Knives Don’t Have your Back, c’est donc une voix, un piano et des chansons douces. Elles sont toutes sur un rythme de ballade assez lente et on aurait pu craindre que toutes les chansons se ressemblent du coup. Mais le travail de mixage et surtout les variations dans la voix nous font passer d’un univers musical à l’autre. Alors bien sûr, aucune chanson ne ressemble à du AC/DC. Et si la parenté avec Norah Jones est la plus évidente, certains titres ont un petit quelque chose de Portishead, Massive Attack ou encore Bjork.

Certains pourront être étonnés que du coup, j’ai beaucoup apprécié Knive Don’t Have your Back puisque je suis loin d’être amateur des œuvres des deux derniers artistes que j’ai cités. Mais voilà, Emily Haines fait du Massive Attack ou du Bjork…en mieux ! Bon évidemment, c’est un avis personnel que l’on est pas du tout forcé de partager. Et puis les fans pointilleux m’expliqueront qu’en fait tous ces artistes n’ont rien à voir les uns avec les autres. Enfin, certains titres de cet album m’ont tout de même fait vraiment pensé à ces différents univers musicaux. Cependant, il est vrai que l’album aurait quand même peut-être gagné à compter un ou deux morceaux un peu plus rythmés et entraînants.

Knive Don’t Have your Back n’est pas donc pas fait pour les jours où vous avez une folle envie de vous trémousser. Il est nettement plus adapté aux jours où vous avez simplement envie de vous faire bercer par une voix sublime et de la musique douce et envoûtante. A part éventuellement le tire Last Page, il n’y a vraiment rien à jeter dans cet album qui brille par sa densité. On passe d’une plage à l’autre avec toujours le même bonheur et la même impatience de savoir où la voix de Emily Haines va bien pouvoir nous emmener cette fois-ci.

Knive Don’t Have your Back est donc un excellent album, où la simplicité des morceaux n’empêchent pas de voyager dans différents univers musicaux.

1.: Our Hell
Une ballade au piano qui fait immédiatement pensé à du Norah Jones.

2.: Doctor Blind
La voix se fait ici plus profonde, plus chaude. Il fait du coup penser à l’univers musical de Portishead.

3.: Crowd Surf Off A Cliff
La voix d’Emily Haines paraît ici plus distante, plus évaporée, un peu comme du Massive Attack. Mais le résulta reste fascinant.

4.: Detective Daughter
Ca ressemble à du Bjork… en mieux !

5.: Lottery
La voix redevient beaucoup naturelle et c’est encore ce qu’il y’a de mieux.

6.: Maid Needs A Maid
Une ballade sur un ton plus mélancolique, avec des solos de piano plus longs.

7.: Mostly Waving
Un morceau plus sombre qui prend aux tripes.

8.: Reading In Bed
Une ballade très simple, mais surtout très belle.

9.: Nothing And Nowhere
Le voix est à nouveau plus distante et évaporée, mais cela reste toujours aussi beau.

10.: Last Page
Un morceau qui fonctionne un peu moins bien.

11.: Winning
Une dernière très belle ballade pour parfaitement pour finir.

STAND! (Sly and the Family Stone) : Une influence immense pour cet album méconnu

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standslyandthefamilystoneSly and the Family Stone est un des groupes dont l’influence sur l’histoire de la musique est infiniment supérieure à ce que la postérité a retenu. Leur quatrième album, Stand!, sorti en 1968, symbolise parfaitement cette période de foisonnement créatif intense. Le succès qu’il rencontrât leur permis de participer au festival de Woodstock et leur prestation est reconnue comme une des meilleure qui eut lieu lors de ce moment mythique de l’histoire de la musique. Redécouvrons-le donc… Ou plutôt pour beaucoup, et moi le premier avant de me le procurer, découvrons-le.

Sly and the Family Stone est un groupe américain dont la principale personnalité est son chanteur, compositeur et multi-instrumentiste Sly Stone. Le groupe comporte bien d’autres membres, principalement des musiciens, mais dont on peut entendre la voix à de multiples reprises. Ils furent célèbres pour leur performances scéniques pleines d’énergie, mais ils se séparèrent en 1975, minés par les tensions internes et les problèmes de drogue.

Sly and the Family Stone est connu pour s’être toujours moqué des frontières, qu’elles soient musicales ou raciales. En effet, si le funk domine leur musique, du moins dans cet album, le rock psychédélique et la soul sont également bien présents. Sly Stone est également connu pour avoir collaboré aussi bien avec des musiciens et producteurs noirs que blancs. Les textes prêchent d’ailleurs le plus souvent la tolérance et la fraternité.

Mais le plus marquant dans la musique de Sly and the Family Stone et l’album Stand!, c’est l’énergie et le talent qui se dégage de chacun des morceaux. Il n’y a rien à jeter dans cet album qui ravira tous les amateurs de vraie bonne musique, qui, comme moi, ne sont pas forcément hyper fans de funk à la base. Mais voilà, on n’est face à un album dont la qualité dépasse largement les étiquettes que l’on peut coller, comme des prisons étroites, quand la musique s’épanouit dans l’espace et la liberté… Wouah, c’est beau ce que je dis !

Comme je l’ai évoqué, Stand! sonne avant tout funk. On attendrait presque à ce que la voix de James Brown ne surgisse au détour d’un des titres. Mais pour le Parrain de la Soul n’est pas le seul à avoir excellé dans ce genre musical, Sly and the Family Stone est là pour le prouver. Cependant, on retrouve bien la diversité musicale qui a fait la renommé de ce groupe, puisque certains titres sonnent plus soul (Stand), jazz (Somebody’s Watching You) et même pop (Everyday People). Mais bon, encore une fois, il s’agit là surtout de bonne, de très bonne musique.

Je suis donc très heureux de m’être attardé sur cet album et ce groupe dont je dois avouer que j’ignorais tout. Je reviendras prochainement avec un avis sur un autre album qui m’a nettement moins enthousiasmé, mais Stand! mérite incontestablement de figurer dans toute discothèque idéale.

Avant de finir, regardons de plus près les titres qui peuplent cet album.

1.: Stand
Une chanson aux allures de gospel qui lance parfaitement l’album.

2.: Don’t Call Me Nigger Whitey
Un son plus funk, avec un solo de guitare qui annonce déjà les années 70.

3.: I Want To Take You Higher
La seule chanson que je connaissais, très funk, qui prend la forme d’un dialogue entre différentes voix.

4.: Somebody’s Watching You
Un titre plus jazzy, qui garde le principe du dialogue entre les voix, mais qui se font ici plus graves.

5.: Sing A Simple Song
Un titre terriblement énergique et surtout terriblement bon.

6.: Everyday People
Une chanson plus “pop”, mais avec des voix sublimes.

7.: Sex Machine
Un long instrumental

8.: You Can Make It If You Try
Un titre funk très sympathique qui conclue parfaitement cet excellent album.

MEMORY ALMOST FULL (Paul Mc Cartney) : Ah si Paul se lâchait !

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memoryalmostfullpaulmccartneyAprès un album de Ringo Starr, me voilà à vous parler de l’album d’un autre ex-Beatles, lui aussi vivant, Paul Mc Cartney. Sorti en 2007, Memory Almost Full confirme qu’il est bien une valeur sûre de la scène musicale mondiale. Mais aussi qu’en solo, on est moins performant que tous ensemble.

Rock-pop-folk, Paul Mc Cartney tourne autour de ces genres avec des bonheurs diverses. En tout cas, il arrive relativement bien à éviter de faire du Beatles à tous les coins des chansons. Bien sûr, quelques fois, on sent tout de même le son de Liverpool remonter à la surface, mais c’est souvent assez diffus. On serait donc tenté de dire qu’il nous offre vraiment un son bien à lui, sauf que Memory Almost Full ne brille pas non plus spécialement pas son originalité. Si on reconnaît bien la voix de Paul Mc Cartney, la plupart des titres pourraient tout aussi bien être chantés par tout un tas d’autres groupes.

Memory Almost Full souffre en fait de l’absence de titres phares qui sortent vraiment du lot. Certes, il contient quelques ballades constituant les meilleurs titres de l’album, mais jamais rien attirant vraiment l’attention. Mais il n’y pas non plus de titres réellement mauvais, au pire certains sont transparents. Un album homogène donc, qui se laisse écouter, sans être pour autant inoubliable.

Pourtant, on sent quelque fois que la créativité débridée du temps des Beatles pourrait pointer son nez. Mais il y’a à ces moments-là une certaine retenue vraiment dommageable. Les moments les plus originaux et créatifs apparaissent comme bridés. Paul Mc Cartney ne se lâche vraiment jamais dans Memory Almost Full et on peut le regretter. Si cela avait été le cas, peut-être que certains titres auraient été ratés, mais, à n’en pas douter, certains seraient vraiment excellents, à la hauteur de la réputation de leur interprète ce qui n’est pas peu dire.

Memory Almost Full est donc un album sympathique d’un artiste qui n’a plus rien à prouver à personne. Mais on peut peut-être justement regretter qu’il n’en profite pas pour vraiment donner totalement libre court à son imagination. Cette dernière a quand même donné naissance à des pans entiers de notre culture musicale contemporaine.

N.B : à noter que ce CD est accompagné d’un CD bonus, contenant quatre plages : 3 titres dont un excellent et une longue interview. On peut vraiment discuter de son utilité à part pour les fans absolus de Paul Mc Cartney.

Faisons le tour des titres que l’on trouve sur Memory Almost Full

1.: Dance Tonight
Une titre country-folk pour commencer, un rien lancinant. On se demande même où sont les couplets.

2.: Ever Present Past
Un rock un peu new wave, sympathique, mais sans plus.

3.: See Your Sunshine
Un petit côté Beatles pour ce morceau… Mais en moins imaginatif qu’à la grande époque.

4.: Only Mama Knows
Un titre plus rock, mais sans vraiment se lâcher.

5.: You Tell Me
Une ballade assez jolie.

6.: Mr Bellamy
Un titre qui aurait pu figurer sur l’album Sgt Pepper si on ne sentait pas autant une créativité en dedans.

7.: Gratitude
Un titre sans grand intérêt, malgré les poussées de voix de Paul Mc Cartney

8.: Vintage Clothes
Un morceau très classique du style Mc Cartney, mais au final très bon.

9.: That Was Me
Un titre plus rock, la voix se faisant plus grave, mais manque un tantinet d’énergie.

10.: Feet In The Clouds
Une petite chanson avec une instrumentation très simple, plutôt réussie, même si elle part un peu en sucette par moments

11.: House Of Wax
Une chanson plus sombre… mais transparente.

12.: End Of The End
Une très belle ballade très émouvante sur la mort. Le meilleur titre de l’album assurément.

13.: Nod Your Head
Un rock pour finir, mais ce n’est pas vraiment le domaine où Paul se sent à l’aise et ça s’entend.

CD Bonus :

1.: In Private
Une instrumentation sans grand intérêt

2.: Why So Blue
Une ballade un peu sombre et mélancolique, mais très réussie

3.: 222
Un titre élécro-jazz, mais quand même plus jazz qu’électro

4.: Interview

WE ARE THE NIGHT (The Chemical Brothers) : We are disappointed

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wearethenightthechemicalbrothersIl y’a des albums qui vous donnent la pêche, que vous pouvez écouter encore et encore sans vous lasser, avec toujours cette même envie de remuer votre popotin. L’album Come with Us des Chemical Brothers me fait tout à fait cet effet-là. Pourtant, certains d’entre vous l’auront compris, je n’aime pas vraiment la musique électronique, mais je sais faire des exceptions quand le son est vraiment bon et enthousiasmant.

Malheureusement, ce n’est pas cet album dont je vais parler, mais de We Are the Night qui est très très loin de m’avoir fait le même effet. Où sont passés l’énergie et le punch ? Où sont surtout passés la créativité et l’envie d’aller au bout des idées ? A ce niveau-là, l’album est très décevant, comme si le groupe s’était vidé de son influx créateur entre temps.

Certains pourront dire que l’album est tout simplement plus électro. Que la parenté avec Fat Boy Slim est moins évidente et que l’on s’approche plutôt de Massive Attack… Et là évidemment, je fais un blocage puisque c’est vraiment un genre musical auquel je suis hermétique. Mais au moins, je reconnais un certain sens artistique, même quand la musique m’ennuie profondément. Et ici, rien de tout ça.

We Are the Night fait la part belle à la musique vraiment artificielle. Sauf qu’au lieu de créer une musique électronique résolument moderne, il nous livre plusieurs morceaux qui semblent sortis de la fin des années 80, aux balbutiements de la techno, quand le moindre son sorti des entrailles d’un ordinateur était taxé d’originalité. Sauf que depuis, on a quand même progressé au niveau de la qualité des sons que ces petites bêtes sont capables de produire. Il y’a peut-être des nostalgiques du son Bontempi, mais pas moi…

D’ailleurs, les meilleurs morceaux de We Are the Night sont ceux qui font la part belle aux vrais instruments. Car la créativité du duo anglais prend toute son ampleur quand ils placent leur musique à la frontière entre les genres, les influences et les sonorités. Cet aspect est vraiment peu présent dans cet album et du coup, il est plutôt transparent, quand les morceaux ne flirtent pas même avec le ridicule.

Si je devais quand même sauver quelques titres de We Are the Night, j’épargnerais All Right Reserved, Salmon Dance et Modern Midnight Conversation. Mais bon, même là, rien de génial ni particulièrement enthousiasmant. Enfin, faut bien positiver dans la vie. Encore une fois, cet album donne une impression globale de créativité paresseuse qui fait que même le meilleur ne décolle pas bien haut. Dommage car ils nous ont déjà prouvé qu’ils étaient capables de faire bien mieux que ça.

We Are the Night est donc pour moi un album raté et sans grand intérêt, constituant une vraie déception.

Allez, n’en jetons plus et faisons plutôt le tour des morceaux de cet album.

1.: No Path To Follow
Une rapide intro qui aurait pu être le calme avant la tempête… mais cette dernière ne se lève jamais.

2.: We Are The Night
Un son très mécanique qui rappelle les débuts de la techno dans les années 80.

3.: All Rights Reversed
Une vraie fusion entre musique électronique et de vrais instruments pour un titre relativement énergique. Le meilleur de l’album en tout cas.

4.: Saturate
Un son très électro, quelques vrais instruments, des ruptures de rythme, mais pas beaucoup d’intérêt.

5.: Do It Again
Un nouveau titre qui semble sorti de la fin des années 80.

6.: Das Spiegel
Une mélodie basique, des sons divers et variés… sans intérêt.

7.: Salmon Dance
Une fusion entre électro et hip-hop pour un résultat sympa.

8.: Burst Generator
On retombe dans l’électro ringarde.

9.: Modern Midnight Conversation
Un nouveau mélange des genres qui reste meilleur que la majorité des titres de l’album, mais sans être vraiment génial.

10.: Battle Scars
Une voix profonde sur un fond musical sans grand relief… Le tout est beaucoup trop mou.

11.: Harpoons
Heureusement que le morceau est court…

12.: Pills Won’t Help You Now
Une espèce de ballade à l’image de l’album… Transparente…

FALLING OFF THE LAVENDER BRIDGE (Lightspeed Champion) : Une vraie bonne surprise

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fallingoffthelavenderbidgelightspeedchampionBon depuis quelques temps, je me procure (par un moyen mystérieux que je ne dévoilerai pas ici…) des albums dont j’ignore tout à la base mais dont j’ai lu une bonne critique. Pour l’instant, il y’a eu du bon, du pas mal, du sympa et du pas très bon aussi, reconnaissons-le. Il manquait jusqu’alors une vraie bonne surprise et surtout un album bon de bout en bout. La voilà avec Falling Off The Lavender Bridge, du groupe Lightspeed Champion.

Lightspeed Champion est un groupe britannique, composé de membres de divers autres groupes encore moins connus. Je vous épargnerai donc la liste des contributeurs à cet album. Sachez juste qu’ils sont nombreux, ce qui est tout à fait révélateur de la richesse de cet album. On tourne autour de l’univers de la pop, mais les morceaux sont assez différents les uns des autres, ont parfois une vraie personnalité et surtout sont tous de grande qualité…

…Oui bon allez, je l’avoue, je n’aime pas trop le huitième morceau, Salty Water, qui est pour moi en retrait par rapport aux autres. Mais bon, la perfection n’étant pas de ce monde, on pardonnera aisément à Lightspeed Champion ce léger faux pas qui ne remet en rien en cause le plaisir que l’on a à écouter Falling Off The Lavender Bridge.

Cet album n’est dont pas du tout de la « brit pop » qui se regarde le nombril et espère surfer sur la vague crée il y’a 15 ans par Oasis et Blur et qui n’en finit pas de faire naître de nouveaux groupes. Les influences qui viennent nourrir la musique de Lightspeed Chamipon sont beaucoup plus larges et ouvertes, avec un peu de folk et de country. Et pas d’électro ! Bibi content !

Falling Off The Lavender Bridge sera plutôt à ranger dans la moitié calme de votre discothèque. Mais cela n’est pas synonyme une seule seconde d’ennuyeux. Certaines chansons sont même très dynamiques et entraînantes, mais toujours avec un son doux qui n’agressera pas les oreilles les plus sensibles. Il a donc ses chances pour séduire un large public, même les allergiques aux musiques stéréotypées, qui semblent produites à la chaîne. Car Lightspeed Champion affirme une vraie personnalité avec ce premier album.

Pour finir, je voudrais encore une fois souligner la densité de cet album qui, à part la malheureuse exception que j’ai déjà cité, ne contient vraiment que des titres remarquables. C’est assez rare de marier à ce point qualité et diversité, surtout chez un groupe dont la notoriété est quand même plus que limitée. C’est d’ailleurs vraiment dommage et ce n’est pas le second album, sorti tout récemment, qui semble avoir vraiment changé les choses. Reste à espérer que le bouche à oreille finira par porter ses fruits. J’espère y avoir contribuer avec cette critique élogieuse, mais tout à fait sincère.

Avant de nous quitter, un petit tour des morceaux qui forment Falling Off the Lavender Bridge.

1.: Number One
Pas vraiment un morceau, mais une introduction de 24 secondes pour lancer l’album.

2.: Galaxy Of The Lost
Un titre très dynamique qui fut le single de cet album et qui nous permet surtout d’admirer une superbe partie vocale.

3.: Tell Me What It’s Worth
Un son plus pop-rock, mais qui fonctionne vraiment bien

4.: All To Shit
Un court morceau où la voix est encore une fois parfaitement mise en valeur.

5.: Midnight Surprise
Le son est ici plus dissonant, mais auquel la partie vocale donne une forte personnalité… Heureusement car le morceau dure près de 10 minutes.

6.: Devil Tricks For A Bitch
Une chanson très simple, très épurée, accompagnée au violon. Le résultat est néanmoins très intéressant.

7.: I Could Have Done This Myself
Un son très pop, plus classique, mais toujours aussi agréable pour les oreilles.

8.: Salty Water
Le titre un peu en retrait des autres, aux accents plus durs et plus tristes.

9.: Dry Lips
Une chanson qui part pour être transparente, mais qui finit par décoller pour s’achever brillamment.

10.: Everyone I Know Is Listening To Crunk
Un excellent morceau plus d’entrain et de personnalité.

11.: Let The Bitches Die
Un duo en forme de dialogue. Très réussi une nouvelle fois.

12.: No Suprises (For Wendela)/Midnight Surprise, No Suprise (For Wendela)/Midnight Surprise
Un titre pop classique pour finir, mais qui reste excellent.