LIVERPOOL 8 (Ringo Starr) : Beatle un jour, Beatle toujours

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liverpool8ringostarrDans un groupe humain quelque il soit, il y’a toujours quelqu’un d’un peu plus en retrait, qui vit à l’ombre des autres. Chez le Beatles, c’était le batteur, Ringo Starr. Déjà, il n’était pas aidé par un physique qui l’aurait recalé de tous les castings de boys band. Et puis, c’est souvent le destin des batteurs, caché derrière leur instrument, d’être éclipsé par les chanteurs et les guitaristes.

Ringo Starr a pourtant chanté et écrit quelques titres parmi les plus célèbres du groupe. Auteur de Octopus’s Garden, il est l’interprète vocal de With a Little Help for my Friends et surtout Yello Submarine. Mais il sera surtout l’auteur de 19 albums solo, même si cette seconde carrière n’a pas atteint les mêmes sommets que John Lennon et Paul McCartney, et même que George Harrison.

Liverpool 8 est son avant-dernier album en date, sorti en 2008. Beaucoup de ses chansons ont quand même un fort goût de « Fab Four ». On ne se refait pas ! Evidemment, la magie n’est pas tout à fait la même, le talent non plus. Mais cela n’est cependant pas désagréable et donne un petit ton de douce nostalgie à cet album.

Mais Liverpool 8 ne se contente pas de ressembler à une compilation d’inédits ou de face B des Beatles. Ringo Starr explore des sons plus modernes. Rock, country, blues et même de la musique sud-américaine, l’album nous offre donc des morceaux plutôt variés et toujours de bonne facture. Il n’y a que lorsqu’il s’attaque à l’électro, avec le titre Gone Are The Days, que l’on sent vraiment qu’il n’est plus dans son élément et la qualité du morceau en pâtit.

Liverpol 8 souffre tout de même gravement de l’absence d’un ou deux titres phares. Pour moi, Love Is est la meilleure chanson de l’album, mais ce ne constitue pas non plus un tube potentiel. L’album s’écoute donc de bout en bout avec plaisir, sans forcément nous faire réellement tendre un oreille gorgée d’enthousiasme. Un plaisir qui s’oublie vite. Cependant les plaisirs éphémères ne sont pas toujours à négliger.

Liverpool 8 pourra donc ravir les fans absolus des Beatles, qui seront heureux de retrouver Ringo Starr dans cet album globalement réussi. Les autres peuvent y jeter une oreille, ils ne seront pas déçus, mais pas enthousiasmés. Un album qui s’écoute avec plaisir, sans en être pour autant indispensable.

Faisons maintenant le tour des titres de Liverpool 8.

1.: Liverpool 8
Un morceau qui débute par une intro très “Beatles”, avant de laisser place à un son rock plus moderne.

2.: Think About You
Un blues-rock qui nous emmène assez loin de Liverpool.

3.: For Love
Une chanson plutôt gaie, qui nous ramène d’un coup dans l’univers des Beatles

4.: Now That She’s Gone Away
Un rock intemporel, de facture une nouvelle fois très classique.

5.: Gone Are The Days
Un son électro, mais on sent que Ringo Starr n’est pas ici dans son élément

6.: Give It A Try
Un morceau au rythme plus dansant et léger, aux sonorités très sud-américaines

7.: Tuff Love
Un titre assez fade, un des moins réussis de l’album.

8.: Harry’s Song
Une ballade un peu rétro, où Ringo Starr joue les crooners.

9.: Pasodobles
Ringo Starr prend ici une voix plus caverneuse sur une instrumentation andalouse.

10.: If It’s Love That You Want
Un rock presque texan, mais où pointe parfois l’ombre des Beatles.

11.: Love Is
Une ballade où Ringo Starr nous offre une voix chaude, pour ce qui est la meilleure chanson de l’album.

12.: R U Ready
Un délire country où Ringo Starr se fait plaisir. Une fin sympathique !

FUR AND GOLD (Bat for Lashes) : Tristounet

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furandgodlbatforlashesNouvelle découverte totale, écoutée sur les conseils a priori de Télérama, avec Bat For Lashes, un nom de groupe qui est en fait le pseudonyme de Natasha Kahn, artiste britannique, d’origine pakistanaise, née en 1979, qui est un très bon cru puisque c’est aussi mon année de naissance. Elle développe un univers assez proche de celui de Björk et de Massive Attack, deux artistes que je… ne supporte pas. Et bien, sans surprise, cet album, Fur and Gold m’a fait exactement le même effet.

Cet album est sorti en 2006. C’est le premier de cette artiste qui s’est faite connaître en faisant la première partie de CocoRosie en 2005. Depuis, un second album, intitulé Two Suns est sorti.

Bon, déjà, la voix de Natasha Kahn ressemble vraiment beaucoup à celle de la seule mégastar islandaise de l’histoire. Après, c’est une question de goût, mais ce n’est pas du mien. Cette voix un peu cassée, un peu éraillée a certes de la personnalité, mais elle n’est ni mélodieuse, ni reposante, ni douce à l’oreille. Alors comme l’ensemble manque passablement de punch, ça ne constitue même pas une musique pour se détendre ou une musique de fond agréable. Encore une fois, c’est un avis perso, car je préfère nettement les voix plus chaudes pour ce genre de musique.

A côté de ça, vous l’aurez compris, Fur and Gold ne donne pas vraiment envie de bouger son corps et de sauter partout. On n’est plutôt face à des mélodies douces et calmes. Je n’ai rien du tout contre ça, mais là, j’ai vraiment trouvé l’ensemble tristounet. Un autre défaut, qui pour moi est assez rédhibitoire, provient du fait que plusieurs mélodies sont relativement lancinantes. Alors ajoutée à ça la voix pas très agréable, on décroche souvent des morceaux et notre cerveau va vite se concentrer sur autre chose de plus transcendant.

Le seule morceau qui a vraiment trouvé grâce à mes yeux, c’est Bat’s Mouth. C’est le seul où la voix semble vraiment en harmonie avec la musique, où sa personnalité ressort sans être agressive pour les oreilles (bon là, je suis vache quand même !). What’s a Girl to do et Sad Eyes se laissent également écouter, mais c’est aussi vite oublié qu’écouté. Le reste est souvent transparent, plat, mou, tristounet… Bon, je ne vais pas faire tous les adjectifs de la création, je pense que vous avez compris globalement l’idée.

Fur and Gold ne deviendra donc pas un album culte pour moi. Je ne sais pas ce que vaut le second album, mais j’ai bien d’autres choses à découvrir avant de prendre le risque d’y jeter un oreille.

Avant de se quitter, faisons quand même le tour des morceaux que l’on trouve sur Fur and Gold.

1.: Horse And I
L’album sur un morceau rock symphonique, qui sonne comme une introduction, et surtout comme du Björk

2.: Trophy
Un ambiance sombre pour un duo de voix, malheureusement quelque peu lancinant

3.: Tahiti
Un son plus clair et plus lumineux, mais la musique ne décolle toujours pas.

4.: What’s A Girl To Do
Un titre plus énergique, plus électro et surtout un peu meilleur

5.: Sad Eyes
Une ballade assez jolie, sans pour autant casser trois pattes à un canard.

6.: Wizard
On dirait vraiment du Massive Attack… Normal que je n’aime pas.

7.: Prescilla
Un morceau qui reste très lancinant et du coup quelque peu ennuyeux.

8.: Bat’s Mouth
Une belle chanson où la voix est ce coup-ci parfaitement mise en valeur.

9.: Seal Jubilee
Un morceau triste… et un peu tristounet

10.: Sarah
Un titre électro-jazz, mais sans grand relief.

11.: I Saw A Light
Une chanson à l’image de l’album. On n’arrive pas à vraiment se concentrer dessus. Trop lancinant, trop mou.

L’ESPOIR (Cali) : Entre engagement et mélancolie

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lespoircaliJe n’ai pas honte de le dire, mais j’aime beaucoup Cali. Ca y’est, je l’ai dit… Quel soulagement d’un coup que ça soit enfin sorti ! Je peux enfin assumer au grand jour ! Bon demain, j’essayerai de vous dire que j’aime aussi Calogero, mais là, pas sûr que j’en ai le courage…

Bon en fait, j’ai surtout aimé les deux premiers albums de Cali, car ce troisième album studio, l’Espoir, est nettement en deçà, comme frappé du syndrome du « je commence un tantinet à tourner en rond ». Un album qui ne confirme donc pas tous les espoirs que l’on avait placé en lui… Et oui, j’aime Cali, mais j’aime aussi les jeux de mots à quinze centimes d’euros, comme quoi, nul n’est parfait.

Pourtant, avec l’Espoir, Cali essaye de sortir, un peu, de son thème favori qui est une grand mélancolie amoureuse. Ah je ne sais pas toujours pas ce que les femmes lui ont fait, mais ça n’a pas du être toujours joli, joli ! Mais bon du coup, il donne un peu l’impression d’avoir écrit des dizaines de fois la même chanson. Et là faut avouer que ça lasse un peu. Heureusement, ce coup-ci, il ajoute une nouvelle corde à son arc, celle de chanteur engagé. Mais bon heureusement, c’est vite dit…

En effet, les chansons engagées sont de loin les meilleures de l’album. Mais elles sont bien trop peu nombreuses pour que cela le sauve complètement d’une certaine impression de paresse. Il y’a bien sûr, 1 000 Cœurs Debout, la chanson phare de l’Espoir, de loin la meilleure et pour le coup, une vraie réussite. Mais les deux albums précédents comportaient trois ou quatre chansons retenant vraiment l’attention. Là une seule, c’est bien peu.

Le reste de l’album alterne le sympa, souvent, et le franchement transparent, parfois. Le tout n’est pas si mauvais que ça, mais on n’est trop loin de ce que l’on pouvait espérer pour que la déception ne domine pas. Encore une fois, c’est vraiment l’absence de plusieurs chansons sortant vraiment du lot qui pose problème. Du coup, on écoute, on écoute, mais on ne s’enthousiasme pas. Et on n’attend pas vraiment d’un chanteur comme Cali d’être une simple auteur de musique d’ambiance à passer en fond sonore.

L’Espoir est donc un espoir déçu… Quoi ça suffit avec mon jeu de mot ? Je l’ai déjà placé tout à l’heure, il est vrai, mais là, j’essaye le comique de répétition. Peut-être que ça fonctionnera mieux.

Faisons le tour des chansons de cet album

1. L’espoir
Pour commencer, une chanson plus parlée que chantée. Elle donne le ton engagé de l’album, même si musicalement, ça n’a pas beaucoup d’intérêt.

2. Je ne te reconnais plus
Un duo avec Olivia Ruiz au ton beaucoup plus léger. Sympa mais sans plus.

3. 1000 cœurs debout
Une excellente chanson engagée, un rien naïve, mais si enthousiaste et surtout enthousiasmante.

4. Comme j’étais en vie
Une chanson très mélancolique. Un amour malheureux typique de Cali

5. Je suis laid
Un morceau plus gai et entraînant musicalement. Mais musicalement seulement, parce qu’au niveau du texte…

6. Sophie Calle no 108
Toujours le même thème, l’amour au passé, avec toujours plus de mélancolie

7. Résistance
Un rock engagé. C’est encore ce que Cali sait faire de mieux sur cet album.

8. Amoureuse
Retour à la mélancolie pour cette belle chanson.

9. Pas la guerre
Une chanson réussie sur… la mort… on ne se refait pas.

10. Giuseppe et Maria
Une chanson à la fois mélancolique et engagée, Cali tourne un peu en rond.

11. Les beaux jours approchent
On dirait du Brel… mais du mauvais Brel.

12. Je me sens belle
Une chanson douce, mais pleine d’espoir, ça change.

13. Paola
Un morceau gai et entraînant. Il sait le faire et bien le faire. Dommage qu’il le fasse pas un peu plus souvent.

14. Le droit des pères
Une chanson engagée mais qui laisse indifférent, même si le sujet est intéressant (le droit des pères lors d’un divorce).

15. List of lies
Un morceau plutôt rock pour finir, mais pour un résultat pas terrible

SEVENTH TREE (Goldfrapp) : Envoûtant

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seventhtreegoldfrappGoldfrapp, voici un nom qui me disait quelque chose, mais sur lequel je n’arrivais pas à mettre une musique. C’est donc fait depuis que je me suis procuré Seventh Tree pour y remédier… Bon en revoyant la pochette, j’ai aussi réalisé qu’en fait, j’avais déjà écouté cet album chez une amie, mais ceci est une autre histoire qui au fond n’a aucun intérêt pour cet avis et donc, je ne sais pas pourquoi j’en parle aussi longuement, franchement, c’est ridicule…

Si je devais résumer Seventh Tree par un seul mot, ça serait celui de envoûtant. Envoûtant comme la voix de Alison Goldfrapp qui nous charme à chaque chanson. Envoûtant comme cette musique calme et relaxante, mais jamais ennuyeuse, jamais lancinante, jamais répétitive. Un vrai moment de grâce et de douceur musicales, qui constituera une parfaite musique d’ambiance ou pour un moment de détente les yeux fermés dans un canapé.

Pourtant, c’était loin d’être gagné lorsque l’on sait que Goldfrapp est proche de l’électro à la Massive Attack ou du trip-hop à la Tricky, dont Alison Goldfrapp fut d’ailleurs une choriste. En effet, ce sont deux genres que je n’apprécie guère pour rester mesuré dans mes propos. Mais ce coup-ci, je suis sous le charme, ce qui montre bien que nous sommes là face à un album de toute première qualité. Bien sûr, dans le genre musique douce de détente, je préfère tout de même un son plus jazzy à la Norah Jones, Diana Krall ou encore Lisa Ekdhal. Mais un peut de variété dans la discothèque de ne fait jamais de mal alors Seventh Tree y a toute sa place dans la mienne.

La musique de Goldfrapp est très sobre dans ses instrumentations et repose essentiellement sur la voix de sa chanteuse. Mais malgré cela, Seventh Tree ne tourne jamais en rond. Bien sûr, il y’a une grande unité musicale tout au long de l’album, mais sans que cela ne donne l’impression d’entendre deux fois la même chanson. J’ai vraiment gardé toute mon attention tout au long des dix titres, ce qui est, encore une fois, est un vrai exploit pour ce genre musical qui a tendance à me plonger très vite dans une profonde torpeur. Ce n’est vraiment pas le cas ici.

Seventh Tree est donc un album largement assez bon pour séduire bien au-delà des fans de ce genre musical. J’en suis la preuve vivante. Et y’a-t-il meilleure preuve ?

Pour finir, un petit tour d’horizon des 10 titres de cet album :

1.: Clowns
Une chanson très douce aux accents un rien orientaux.

2.: Little Bird
La voix est ici plus claire et du coup, encore plus envoûtante.

3.: Happiness
Un morceau plus rythme et entraînant, mais le charme demeure intact.

4.: Road To Somewhere
La voix d’Alison Goldfrapp est cette fois-ci plus grave, plus profonde. Le titre donne une impression différente, mais toujours aussi bonne.

5.: Eat Yourself
Une chanson très calme, peut-être un peu trop pour le coup.

6.: Some People
Un titre aux accents plus tristes, sur une instrumentation très simple au début, mais qui s’intensifie au fur et à mesure. Vraiment très beau.

7.: A&E
La voix et le son sonnent ici plus “pop”, mais toujours avec le même succès.

8.: Cologne Cerrone Houdini
Dans la lignée du titre précédent, mais en un peu moins bon. Enfin, tout est relatif…

9.: Caravan Girl
Un morceau plus dynamique, qui ressemble un peu à du Blondie.

10.: Monster Love
Une petite douceur pour conclure et atterrir en douceur après ce très beau voyage musical.

COMING SOON (New Grids) : Allez les jeunes, encore un effort !

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comingsoonnewgridsIls sont sept, cinq garçons, deux filles, ils sont très jeunes, ils sont originaires d’Annecy, ils chantent en anglais. Ce sont les New Grids. Et Télérama les adore, moins un peu moins, même si le potentiel est là et ce premier album donne envie d’en voir naître d’autres.

Dans la série des mots que j’adore tellement il ne veulent rien dire, New Grids fait de l’anti-folk… Ca laisse songeur. Antigang, anticonstitutionnel, antiviral, tout ça, je vois à peu près ce que ça peut vouloir dire, mais alors anti-folk… Moi j’aurais appelé ça bêtement de la folk, assez douce certes, mais folk quand même. Enfin bon, il y’a des gens qui doivent être payés très cher pour inventer ce genre de concept et j’imagine qu’il y’a des gens qui trouvent ça très utile.

Mais revenons donc plutôt à Coming Soon, le premier album de ces très sympathiques français. Il n’est ni bon, ni mauvais, ni moyen, il tourne simplement un peu en rond, sans jamais vraiment décoller. Il manque LE morceau phare, le moment où leur talent éclaterait vraiment. L’album est plutôt bien maîtrisé, mais peut-être un peu trop. On espère, on espère et puis après le 6ème ou 7ème morceau, on commence à désespérer légèrement alors que l’on prend conscience que jamais les New Grids ne nous offriront mieux que ce qu’ils ne nous ont déjà offert.

Coming Soon est donc quelque peu frustrant, recelant un potentiel inexploité. Il manque surtout aux New Grids une voix vraiment remarquable. La folk repose souvent sur la personnalité vocale de ses légendes. Ce groupe ne sera jamais dans cette catégorie… à moins qu’ils n’arrivent à compenser. En effet, les meilleurs morceaux de l’album sont ceux où leurs voix se mélangent pour nous offrir un son beaucoup plus intéressant. C’est à mon sens la direction dans laquelle ils devront aller dans l’avenir pour se faire une place dans un paysage musical français où ils ont toute leur place, faute de concurrence.

Les autres morceaux s’écoutent parfois avec plaisir, mais jamais avec attention. Ils peuvent néanmoins constitué un excellent fond musical pour des moments de détente ou des envies de calme. C’est parfois un peu plat certes, mais jamais bâclé. Les arrangements sont de qualité et on sent tout de même que l’on est face à un vrai groupe de musique, pas un produit marketing artificiel. Le talent n’est pas encore arrivé à maturité, mais il n’y a objectivement aucune raison de penser que cela ne viendra pas par la suite.

New Grids, avec leur Coming Soon, est donc un groupe à suivre. Le manque de relief global de cet album ne gâche pas non plus totalement le plaisir que l’on a à l’écouter. Et n’enlève surtout rien à un potentiel artistique évident.

1-Memento Mori
Un petit morceau sans prétention pour servir d’introduction

2-Wolves in the City
Un duo de voix qui se répondent et qui donne un très bon résultat

3-Jack Nicholson style
Une chanson plus énergique et moins mélodieuse que la précédente, mais reste un des bons titres de cet album

4-See the Future
Une ballade au rythme très lent. Typique du manque de relief de certains morceaux de l’album.

5-Broken Heart
Une ballade plus mélodieuse avec un jeu de voix très intéressant

6-Home from the Blues
Un titre plus rock mais quelque peu lancinant.

7-Bright Tides
Un titre plus dynamique et où les voix se mélangent. Et tout de suite, le résultat est bien meilleur !

8-Private Tortures
On retrouve malheureusement sur ce titre l’aspect lancinant et un peu plat de certains morceaux

9-Big Boy
Une ballade très classique, mais qui montre aussi que l’album tourne quelque peu en rond

10-Music from the Ceiling
Un instrumental qui sonne un peu comme un break dans la playlist

11-Time Bomb
La voix se lâche ici un peu plus que précédemment et c’est tant mieux ! On aimerait l’entendre plus souvent ainsi

12-New Territories
Une chanson lente aux accents graves. Mais il lui manque toujours un tantinet de relief.

13-Howard’s Mood
Une ballade beaucoup plus douce avec un jeu de voix très intéressant

14-What You’ve Left Behind
Dans la même lignée que le morceau précédent, ce titre concule agréablement l’album

WARPAINT (The Black Crowes) : J’aurais mieux fait d’écouter The Couting Crows…

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warpainttheblackcrowesThe Black Crowes, le nom semblait me dire quelque chose. Peut-être que je confondais avec les Couting Crows… Bref, j’ai téléchargé Warpaint, j’ai écouté et je me suis alors demandé pourquoi j’avais fait ça. Enfin, c’est le jeu ma pauv’Lucette. A vouloir découvrir des artistes et des albums que je ne connais pas, forcément, les surprises ne sont pas toujours bonnes. Ce fut le cas avec cet album, pas vraiment mauvais, mais sans grand intérêt.

The Black Crowes est un des groupes phare du rock sudiste américain. Ne me demandez pas exactement ce qu’est le rock sudiste, j’ai juste appris ça sur la page Wikipedia du groupe. Oui, j’aime bien me la péter, du genre, je m’y connais trop en musique, mais j’ai moi aussi mes limites. Né au début des années 90, ils s’étaient séparés en 2001, ils se sont reformés en 2008 pour nous sortir ce Warpaint. Si j’étais méchant, je dirais qu’ils auraient mieux fait de rester séparés, mais comme je ne le suis pas, je m’abstiendrai.

Bon que reprocher à cet album ? Déjà, le mixage. Alors, je suis sûr qu’il y’en aurait pour m’expliquer que c’est pour faire style et donner une personnalité à la musique du groupe, mais l’effet « le chanteur est à 10km du micro », ça fait surtout ressembler Warpaint à un concert où les balances auraient été mal réalisées. La voix du chanteur apparaît en sourdine et se retrouve du coup complètement étouffée par la musique. Il faut attendre la 10ème chanson sur 11 pour savoir enfin à quoi ressemble vraiment la voix de Chris Robinson. A la fois, elle ne constitue pas non plus une sublime révélation…

Mais de manière plus générale, Warpaint est assez transparent artistiquement. Les titres ont la créativité paresseuses, nous livrant du bon gros rock qui tâche mais qui n’enthousiasme pas. Ce n’est ni vraiment mauvais, ni vraiment bon. C’est simplement médiocre, mais vue l’offre pléthorique qui existe dans ce genre musical, cela constitue une tare impardonnable. J’aurais bien aimé dire qu’il y’a un potentiel inexploité, mais même pas. On a du mal à les imaginer faire mieux. Après, je ne connais pas leurs autres albums…

En fait, les trois seuls titres de Warpaint qui surnagent un tout petit peu (Locust Street, There’s Gold in Them Hills et Whoa Mule) sont trois ballades. Une fois qu’ils calment leurs envies de grosses guitares mal maîtrisées, The Black Crowes nous donneraient presque l’impression de savoir faire de la vraie musique, et non de la soupe. Oui, je sais, généralement on parle de soupe pour de la musique gnangnan, mais là, j’ai envie de dire qu’il s’agit de soupe très rock, mais de soupe quand même ! Et puis d’abord, je dis ce que je veux !

The Black Crowes sont sûrement leurs fans et ils sont certainement extrêmement nombreux. Mais je n’en fait pas partie. Pas en écoutant Warpaint en tout cas…

Avant d’en finir, regardons tout de même de plus près les titres de cet album :

1.: Goodbye Daughters Of The Revolution
Un morceau entre le rock soft et la pop musclée, mais qui manque quelque peu de relief.

2.: Walk Believer Walk
Un morceau lancinant avec des grosses guitares, assez symptomatique de leur style

3.: Oh Josephine
Une ballade qui ne casse pas des briques

4.: Evergreen
Du gros rock, mais bien transparent

5.: We Who See The Deep
Cette chanson possède un peu plus de relief que ce qu précède, mais cela reste tout de même assez basique

6.: Locust Street
Une ballade pas trop mal… Et c’est déjà bien dans le contexte !

7.: Movin’ On Down The Line
Un morceau un psychédélique, mais surtout très nul

8.: Wounded Bird
Du mieux par rapport au reste, mais il manque toujours la petite étincelle.

9.: God’s Got It
Un rock plus classique, mais le mixage pourri gâche tout.

10.: There’s Gold In Them Hills
Une ballade où on entend enfin la voix du chanteur

11.: Whoa Mule
Une ballade entre folk et country qui constitue le meilleur titre de l’album

SIXES AND SEVENS (Adam Greene) : Les mots me manquent

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sixesandsevensadamgreenVoici un nouveau CD que j’ai acquis (par quel moyen ? euh je ne parlerai qu’en présence de mon avocat…) suite à une bonne critique sans vraiment savoir de quoi il s’agissait. A l’écoute, j’ai eu envie d’inventer un nouveau concept, la country-pop… Mais en me renseignant un peu sur Adam Greene, j’ai appris qu’il faisait en fait de folk alternatif. Au temps pour moi…

Bon au-delà des mots, la musique d’Adam Green revisite une musique très ancrée dans les racines des Etats-Unis. Il y apporte une touche de modernité et un vrai style personnel. Sixes and Sevens est son 5ème album (sur 6 à ce jour), sorti en 2008. Il peut se découper en deux parties distinctes. Une première où les genres musicaux se mélangent pour donner un style que vous appellerez comme vous le voudrez. Une seconde beaucoup plus traditionnelle, pour ne pas dire, franchement country…

Ah voilà, le mot qui fâche est lâché. Après avoir été voir Crazy Heart au cinéma, cette critique globalement positive de Sixes and Sevens va finir par vous faire croire que je suis fan de ce genre musical, que je porte un chapeau de cow-boy et des bottes en croco. Il n’en est rien, je vous rassure (enfin, je doute que vous soyez très inquiet non plus), certains titres sont quand même à la limite du supportable quand on est un peu allergique à ce genre. Mais bon les amateurs purs et dur apprécieront en particulier la page 14, Grandma Shirley and Papa, qui sent bon le saloon, le banjo et le feu de camps en plein Texas.

Hormis, ces passages un peu délicats, j’ai vraiment apprécié Sixes and Sevens, car même certaines chansons très « traditionnelles » passent plutôt bien car la voix d’Adam Greene constitue un vrai délice. Une voix à la Nick Cave, mais en beaucoup plus doux. Certain titre repose uniquement sur son organe (halte aux idées mal placées !) et elles font partie des meilleures.

Les instrumentations sont souvent simples, mais Adam Greene arrive tout de même sur certains morceaux à donner une vraie originalité à son style. Cela passe notamment par l’utilisation d’instruments divers et variés d’un titre à l’autre. Cela ne se transforme jamais en orchestre symphonique, mais cela empêche toute monotonie. Ceci est surtout vrai dans la première moitié de Sixies and Sevens, où certains morceaux seraient presque expérimentaux. La suite est plus classique.

Le cœur de l’album se situe entre les plages 6 et 9, où l’on trouve incontestablement les meilleures chansons de Sixes and Sevens. Evidemment, la première fois, on espère que les 11 morceaux qui vont suivre vont être sur cette lignée. Ce n’est pas tout à fait le cas, à moins d’aimer vraiment la country… Mais non, je ne fais pas une fixation sur ce genre musical ! Rien que pour ces 4 chansons, l’album vaut le coup d’être écouté, surtout que, encore une fois, la plupart des autres morceaux sont aussi très agréables.

Sixes and Sevens et visiblement la musique d’Adam Greene en général ne rentrent dans aucune case toute faite. Si vous avez des idées de nouveau mot pour la qualifier, je suis preneur. En attendant, je vous conseille de jeter une oreille sur cet album plutôt sympa.

Faisons maintenant le tour des morceaux qui composent cet album.

1.: Festival Song
Un premier morceau où la voix prédomine largement. Un peu plus, on croirait du I’m From Barcelona

2.: Tropical Island
Comme son nom l’indique, on pourrait qualifier ce morceau de blues tropical.

3.: Cannot Get Sicker
C’est sans doute sur ce morceau que la ressemblance avec Nick Cave est la plus forte. Même si l’ambiance générale du titre est beaucoup moins sombre que l’univers de Nick.

4.: That Sounds Like A Pony
Un morceau qui ressemble plus à un exercice de style qu’autre chose, avec une voix très saccadée.

5.: Morning After Midnight
Country ? Jazz ? Pop ? Difficile de classer cette chanson qui reste néanmoins de facture très classique.

6.: Twee Twee Dee
Voilà vraiment ce que j’appelle de la country-pop, avec une touche de violon. Excellent en tout cas !

7.: You Get So Lucky
Plus country que pop, ce coup-ci. L’instrumentation fait la part belle à la flûte de pan. Le morceau est vraiment très bon.

8.: Getting Led
Une très jolie ballade

9.: Drowning Head First
Nettement country cette fois-ci. Chant et guitare dominent. Le tout se termine en duo avec une chanteuse à la voix très agréable.

10.: Broadcast Beach
Un morceau country gai et entraînant.

11.: It’s A Fine
Une ballade où la magnifique voix d’Adam Greene est parfaitement mise en valeur.

12.: Homelife
Une autre ballade, mais plus transparente que la précédente

13.: Be My Man
Cette fois, c’est vraiment très country. C’est un style, on aime ou on n’aime pas.

14.: Grandma Shirley And Papa
Une vraie chanson de cow-boy. Personnellement, ce n’est pas vraiment mon truc.

15.: When A Pretty Face
Une petite chanson country sympa, mais pas top non plus.

16.: Exp 1
La voix a capela alterne avec quelques notes de guitare. Cela ressemble un peu encore une fois à un exercice de style.

17.: Leaky Flask
A capela, répondant à des cœurs dans une première partie. Puis une instrumentation sonnant très amérindienne se met en place.

18.: Bed Of Prayer
Une ballade très country, sonnant un peu comme une berceuse.

19.: Sticky Ricki
Adam Greene parle plus qu’il ne chante sur une mélodie pas très mélodieuse. Un morceau vraiment pas terrible.

20.: Rich Kids
Une ballade guillerette pour finir, mais qui reste évidemment très..country !

MIDNIGHT BOOM (The Kills) : L’important, c’est le dialogue !

midnightboomthekills

midnightboomthekillsEtes-vous plutôt rock britannique ou rock américain ? Voici un débat aussi passionnant que OM ou PSG, Coca ou Pepsi, Nike ou Adidas, à voile ou à vapeur, avec ou sans sel, salade, tomate, oignon ? Et bien The Kills vous propose de s’affranchir enfin de cette querelle transatlantique. En effet, ce groupe est composé de Alison Mosshart, chanteuse américaine, et de Jamie Hince, guitariste anglais. Vive la solidarité entre les peuples !

Quand j’ai commencé à écouter Midnight Boom, un album sorti en 2008, j’ai commencé par me demander ce que j’avais encore pu télécharger. Mais très vite, mes oreilles ont commencé à vibrer sur des ondes positives. En effet, l’album monte en puissance sur les trois premières chansons pour atteindre des hauteurs tout à fait appréciables. Certes, cela retombe un peu pour les trois derniers morceaux, mais l’ensemble est vraiment de qualité et plutôt surprenant.

The Kills navigue entre le pop et le punk, avec le même bonheur. Il parsème également sa musique d’un peu d’électro. Mais ce sont dans ces moments-là que l’album dérape un peu. Il s’agit sans doute là d’un goût personnel, mais c’est évident que c’est un genre qu’ils maîtrisent nettement moins et pour lequel leur inspiration et leur créativité sont nettement moindre. Cela apporte, certes, un peu de variété dans les styles présents sur l’album, mais cela le tire malheureusement plutôt vers le bas. Mais bon, comme je l’ai déjà dit, cela n’est pas suffisant pour nous gâcher le plaisir que l’on ressent à l’écoute de Midnight Boom.

Les morceaux sont soit chantés entièrement par Alison Mosshart, soit il s’agit d’un dialogue entre elle et Jamie Hince. C’est dans cette configuration que les titres sont les meilleurs. Getting Down et Last Day of Magic notamment fonctionnent à la perfection sur ce schéma. Ce sont les morceaux qui ont le plus de personnalité et qui se démarquent d’une production pléthorique dans ce domaine musical.

Getting Down n’est donc pas une bombe musicale, mais un vrai disque de rock créatif. Un album qui s’apprécie de plus en plus au fur et à mesure qu’on l’écoute, même si on a garde l’envie de zapper les morceaux 09, 10 et 11. En tout cas, je suis très heureux d’être partie à la découverte de The Kills, que je ne connaissais que vaguement de nom. Getting Down est leur troisième album, j’ai donc très envie d’aller voir ce qu’avaient donné les deux précédents. De plus, un quatrième serait en préparation.

Getting Down, et plus largement The Kills, est donc pour moi une vraie découverte et une très bonne surprise. Un groupe qui gagnerait à être connu, quand on voit le succès d’un Linkin Park, au son beaucoup plus basique. Mais bon, le succès a ses mystères.

Faisons donc le tour des titres qui peuplent cet album.

1.U.R.A. Fever
Un morceau en forme d’introduction, où les deux musiciens dialoguent sur un fond musical saccadé.

2.Cheap and Cheerful
Un titre un peu électro, assez dansant, mais sans grand relief.

3.Tape Song
Une chanson au son quelque peu dissonant, avec un refrain plus énergique. Un des morceaux les plus originaux de l’album.

4.Getting Down
Les deux voix se mêlent sur un fond musical très simple, mais le contraste des deux donnent un vrai intérêt musical à ce titre.

5.Last Day Of Magic
Une chanson plutôt pop, plus classique, mais avec le même jeu de voix.

6.Hook and Line
Un titre très rock, très énergique, où Alison Mosshart lâche vraiment sa voix.

7.Black Balloon
Une chanson plus douce et mélancolique, mais qui fonctionne aussi bien que les trois précédentes.

8.M.E.X.I.C.O.
Entre l’électro et le pop, ce morceau n’est pas dénué d’énergie et de talent.

9.Sour Cherry
Une chanson un peu confuse et pas particulièrement intéressante.

10.Alphabet Pony
Un morceau électro-rock dissonant et franchement pas terrible

11.What New York Used to Be
Une chanson qui ressemble à la précédente. Avec les mêmes défauts…

12.Goodnight Bad Morning
Une ballade qui sonne comme un au revoir pour achever cet excellent album

ROCKFERRY (Duffy) : Rien à jeter !

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rockferryduffyQuelques fois, on écoute la radio d’une oreille distraite et puis tout à coup raisonne une chanson que l’on ne connaissait pas. Et là, immédiatement, on veut savoir ce que c’est sans attendre et le réécouter au plus vite. Contrairement aux tubes crées par matraquage marketing, il y’a des chansons qui font mouche dès la première écoute. Ce fut le cas de Mercy, le premier tube de Duffy qui en a fait immédiatement une star planétaire. Et c’est mérité.

Bon, j’aurais mis longtemps à aller voir ce que donnait le reste de l’album dont cette chanson est tirée, Rockferry. Chez moi, certaines choses sont des processus lents. Mais bon, plus c’est long, plus c’est bon paraît-il. Alors mon plaisir n’en fut que plus grand. Et cela valait vraiment la peine d’attendre car si tout l’album n’est pas tout à fait au niveau de Mercy, il reste néanmoins excellent de bout en bout.

Duffy est dans la droite lignée des chanteuses jazz « énergique », à la Vonda Shepard (à différencier de la chanteuse jazz « douce » à la Diana Krall). Elle a un rien de Robert Palmer également, même si aucune marque de bière n’a fait d’une chanson de Duffy son hymne, sauf erreur de ma part. Bref, on s’imagine très bien l’écoutant dans un bar branché un peu classe, un bon verre à la main et bien accompagné si possible… Enfin vous pouvez aussi très bien l’écouter dans votre salon.

En fait, il y’a clairement deux types de morceaux sur Rockferry. Ce que j’appellerai les ballades, même si le terme est quelque peu imparfait, c’est à dire les chansons au rythme plutôt lent et misant avant tout sur le charme incontestable de la voix de Duffy. Et puis, il y’a les chansons beaucoup plus dansantes et énergiques (même si sa voix l’est toujours plus ou moins), comme Mercy. D’ailleurs, si je devais faire un seul reproche à cet album, c’est l’équilibre entre les deux types, qui penchent largement pour le ballades. Et il faut bien avouer que les chansons qui font vraiment bondir l’oreille sont les plus rythmées. Donc un peu plus de chansons entraînantes auraient rendu cet album encore plus parfait.

Rockferry se démarque vraiment par sa densité. Si Mercy sort clairement du lot, rien n’est à jeter. Toutes les chansons sont dignes d’intérêt, ce qui constitue malheureusement quelque chose de rare. Il ne s’agit donc pas là d’un produit marketing bâti autour d’un single phare, mais d’un vrai bon moment de bonne musique. Et ça, ça n’a pas de prix !

Rockferry est donc à conseiller à toutes les oreilles. Il pourra séduire un large public, de toutes les générations. On verra avec le temps si Duffy arrive à se renouveler, mais pour un coup d’essai, c’est un coup de maître !

Faisons maintenant le tour des chansons que l’on trouve sur cet album.

1.: Rockferry
Une chanson qui débute très simplement et qui nous permet de prendre le temps de découvrir la voix de Duffy. Au fur et à mesure, des instruments viennent s’ajouter à l’instrumentation

2.: Warwick Avenue
La voix de Duffy se fait ici plus claire pour une chouette ballade très énergique.

3.: Serious
Un morceau très jazzy qui rappelle vraiment Robert Palmer.

4.: Stepping Stone
Une ballade au ton plutôt triste et mélancolique cette fois-ci. Mais on sent toujours la même énergie sous-jacente.

5.: Syrup And Honey
Une ballade triste avec une instrumentation très simple. Mais la qualité de la voix est largement suffisante pour donner de l’intérêt au morceau.

6.: Hanging On Too Long
Encore une ballade, mais cette fois sur un ton chaud et assez sensuel.

7.: Mercy
Le tube de l’album, une chanson qui ferait dresser l’oreille d’un mort. Energique en diable, tout simplement génial.

8.: Delayed Devotion
Une chanson douce, un slow gai et joyeux.

9.: I’m Scared
Une ballade douce également, mais plus énergique que le morceau précédent

10.: Distant Dreamer
Une ballade très puissante, avec une instrumentation presque symphonique, qui pourrait être une musique de film. 

JE SAIS QUE LA TERRE EST PLATE (Raphaël) : Il n’y a pas que la Terre qui est plate…

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jesaisquelaterreestplateraphaelDe Raphaël, je connaissais uniquement les singles qui sont passés à la radio. Et je dois avouer que j’aimais généralement bien, même si je ne suis pas fan du genre grand mou qui n’articule pas. C’est donc sans aucune crainte qu’après avoir lu une bonne critique, j’ai rajouté Je Sais que la Terre est Plate à la liste des CD à téléch… euh à acheter…

Et bien, j’ai eu tort car ce disque est un des plus dénués d’intérêt qui m’ai été donné d’entendre. Texte et mélodie sont d’une platitude absolue. Et encore, donner le nom de mélodie au vague accompagnement que l’on entend derrière le chant est déjà faire preuve d’une grande magnanimité. Quant à la voix, il y met tellement peu de conviction qu’on se demande s’il comprend même le sens de ce qu’il a lui même écrit…

Pourtant Je Sais que la Terre est Plate commence bien puisque la seule chanson audible est la première. Le Vent d’Hiver est le seul titre qui ressort quelque peu du lot. Mais bon, point d’enthousiasme démesuré, je n’ai employé que le terme audible, ni génial, ni même super. Bref, cet album est vraiment consternant de médiocrité.

Le fond est atteint avec Concordia, une chanson où Raphaël se contente de répéter les trois mêmes phrases sans intérêt. Franchement, on est proche du foutage de gueule. Ca se veut certainement une effet de genre, il y’a sûrement des fans pour se pâmer et trouver ça génialement original, mais les autres trouveront ça juste dénué d’intérêt. Bref, c’est vraiment le service minimum artistique.

Après, il reste sa voix relativement unique, qui a largement contribué à son succès. Elle a une vraie personnalité et permet de le reconnaître à la première note. C’est évidemment le cas ici, les fans ne seront pas déçus, mais Raphaël donne l’impression de ne plus que se contenter que de ça. Il s’était précédemment également démarqué par la qualité de ses textes, mais dans Je Sais que la Terre est Plate, ce n’est plus du tout le cas. Du coup, il semble aussi motivé que moi, le lundi matin quand je me rend au bureau. Certes, j’adore mon boulot, mais je ne déborde pas non plus d’énergie et d’enthousiasme…

Il est rare que je conserve pas un album qui atterrit sur mon disque dur. Mais Je Sais que la Terre est Plate va finir dans la corbeille sans aucun regret.

Allez, on va tout de même se donner la peine de faire le tour des titres de cet album.

1-Le Vent de l’Hiver
Raphaël articule plus qu’à son habitude pour cette ballade mélancolique. De loin, la meilleur chanson de l’album.

2-Je Sais que la Terre est Plate
La chanson titre de l’album, au rythme heurté, mais surtout un rien lancinante.

3-Adieu Haïti
La voix ici fait tout, car il n’y a pas vraiment de mélodie derrière cette dernière. Mais cela limite quand même largement l’intérêt du titre, même si le texte est peut-être le plus intéressant de l’album

4-Le Petit Train
Une chanson un peu guillerette. Ca a le mérite de changer…

5-Sixième étage
Pas de réelle mélodie là non plus. C’est avant tout très chiant

6-La Jonque
Un peu plus mélodique que le titre précédent, mais chanté sans énergie

7-Quand c’est toi qui conduis
Une chanson triste et sans relief et très répétitive

8-Concordia
3 phrases répétées plusieurs fois… C’est sensé faire style ?

9-Tess
Ca ressemblerait presque à une vraie chanson, même si cela reste encore assez répétitif

10-Les limites du monde
De la poésie plus parlée que chantée, sur une vague mélodie. Le problème, c’est que ce n’est guère poétique

11-Transibérien
Un instrumental pour conclure… et soulager l’auditeur.