CONSOLERS OF THE LONELY (The Raconteurs) : Le rock US by Jack White

consolersofthelonelytheraconteurs

consolersofthelonelytheraconteursThe Raconteurs est le projet parallèle de Jack White, des White Stripes. Avec trois autres musiciens, il explore un univers musical sans doute plus classique, mais au caractère rock plus musclé. Consolers of the Lonely est le deuxième album de ce groupe, sorti en 2008.

Les fans des White Stripes apprécieront très certainement cet album. La personnalité artistique de Jack White est trop prononcée pour que son influence ne se fasse pas sentir. La parenté musicale est donc flagrante. Cependant, il y’a ici moins de créativité et d’originalité que chez les White Stripes. Consolers of the Lonely, c’est du bon gros son comme on l’aime. Du son aussi américain que The Kooks (mon précédent avis) était britannique.

Consolers of the Lonely n’est pas uniforme, mais aucune chanson ne sonne comme quelque chose de vraiment nouveau, ni innovant. Quand chez les White Stripes, Jack White cherche à inventer une nouvelle musique, il cherche ici à explorer ses influences, c’est à dire le rock américain des années 80 et 90. Sans rien réinventer, The Raconteurs arrivent tout de même à donner une personnalité à leur musique qui leur est propre. On ne dit jamais « tiens ça ressemble à du… » alors que peut-être un jour on dira « tiens ça, ça ressemble à du The Raconters ».

Consolers of the Lonely est très homogène par contre niveau qualité des morceaux. A part, Salute your Solution et Attention, tous valent le coup d’être écouté. Bien sûr, certains plus que d’autre. Many Shades of Black et These Stories will Shout restent pour moi les deux meilleurs titres de l’album. Le premier parce qu’il est une des rares chansons à mettre totalement en valeur la voix si caractéristique de Jack White, le second parce qu’il balaye toute l’étendue de leur répertoire avec une première partie plus douce et une fin beaucoup plus rock. Mais encore une fois, l’album manque sans doute d’une chanson vraiment phare pour devenir un vrai morceau d’anthologie musicale.

Consolers of the Lonely ne déparera donc pas dans votre discothèque, sans pour autant devenir votre disque de chevet. Mais bon peut-être qu’il arrivera à convaincre votre copine que Bon Jovi, au fond, c’est quand même un peu nase… Et ça, ça serait une grande victoire !

1.: Consolers Of The Lonely
Un morceau globalement plutôt rock pour commencer. Certains passages sonneraient presque comme du Rage Against the Machine, du temps où la « fusion » dominait le rock US.

2.: Salute Your Solution
Un morceau où Jack White fait plus parler que chanter. Le morceau dégage beaucoup d’énergie, mais n’est pas mélodieux du tout.

3.: You Don’t Understand Me
Un son plus doux que les deux premier morceaux, plus mélodieux. Au final, une ballade rock plutôt agréable.

4.: Old Enough
La seule chanson qui sonnerait presque britpop. Un morceau énergique, pas mal du tout au final.

5.: Switch And The Spur
Un morceau où des cuivres se font entendre. Le résultat est plutôt sympathique et sans doute un de plus original de l’album.

6.: Hold Up
Un morceau rock beaucoup plus classique, encore une fois très énergique, mais un peu fouillis parfois.

7.: Top Yourself
Un titre plus calme, mais qui passe relativement inaperçu au sein de cet album.

8.: Many Shades Of Black
Une chanson où l’accompagnement est plus en retrait par rapport à la voix inimitable de Jack White. Le résultat est excellent.

9.: Five On The Five
Jack White pousse un peu la voix dans les aiguës sur ce titre. Du coup, on dirait parfois un groupe de rock jouant maladroitement à la Fête de la Musique… Mais bon l’accompagnement et le mixage restent très pro.

10.: Attention
Un rock énergique mais sans originalité

11.: Pull This Blanket Off
Une chanson courte formant une ballade sympa, mais sans plus.

12.: Rich Kid Blues
Un morceau qui alterne une intro sonnant comme une ballade, plus des passages très rock. Mais le tout manque de cohérence.

13.: These Stories Will Shout
On retrouve un peu le même schéma que le morceau précédent avec une montée en puissance. Mais cette fois, le résultat est très réussi.

14.: Carolina Drama
Une nouvelle ballade rock, avec un accompagnement très simple. Tout passe par la voix. Mais c’est celle de Jack White !
 

KONK (The Kooks) : Brit, pop, rock, impair et passe

konkthekooks

konkthekooksL’Angleterre est un pays merveilleux sur bien des points. Certes, il y pleut souvent, mais on y boit du thé, de la bière aussi et, quand on a seize ans, on s’habille comme une prostituée avec des bourrelets, gonflés à la même bière que tout à l’heure, qui dépassent. On y fait aussi de merveilleux films et surtout, et c’est ce qui nous intéresse ici, de l’excellente musique rock.

-Mais non, voyons Julien, ce n’est pas du rock !
-C’est quoi alors ?
-Bah c’est de la pop !
-Bah du pop-rock alors ! C’est pas pareil ?
-Main non pas du tout, tu n’y connais rien…

Et oui, effectivement, j’avoue. Donc, si cette conversation vous a passionné, vous trouverez peut-être ma critique très surfaite. Les autres n’y verront que du feu et trouveront que ce que j’ai écrit est très intéressant. Vous avez le droit de dire exceptionnel, mais là, ça serait un peu exagéré.

Revenons donc à nos Anglais de The Kooks, groupe de brit-pop-rock-chupa-chups-Pierrot-Gourmand, appelons ça comme l’on veut. Konk est leur deuxième album, sorti en 2008. Le titre est une référence au nom de leur studio d’enregistrement, inutile d’y chercher une signification particulière. A moins que le nom de leur studio d’enregistrement ait une signification particulière, mais là, ça nous mènerait peut-être un tantinet trop loin…

Pour vous imaginer ce que peut-être la musique de The Kooks, il vous suffit de prendre un grand saladier d’y mettre les Beatles et Blur et vous mélangez très fort. Et voilà, le résultat : 13 chansons qui sonnent anglais comme Big Ben donne l’heure. Il n’y a pas donc pas grand chose de très nouveau et d’original de cet album, mais pas mal d’énergie et bien sûr de la guitare, de la basse et de la batterie.

Luke Pritchard a pourtant un timbre de voix intéressant, mais il le met rarement en avant comme il le mériterait. Il reste trop en retrait d’une musique que les plus sévères qualifieront de soupe, mais que les autres, dont moi, qualifieront d’airs sympathiques qui se laissent écouter. Ca ne déchaîne pas un enthousiasme fou, mais ça donne souvent envie de battre du pied, à défaut de le prendre complètement !

Konk ravira donc les fans du genre, qui sauront m’expliquer qu’en fait c’est complètement différent de Blur ou Supergrass et que je n’ai pas compris la subtilité intrinsèque du 3ème accord. Les autres l’écouteront avec plaisir, même s’ils n’iront peut-être pas jusqu’à l’achat.

Faisons le tour des morceaux de cet album :

1. See the Sun – 3:36
Une douce introduction qui enchaîne sur un morceau pop-rock des plus classiques… à l’image de l’album.

2. Always Where I Need to Be – 2:41
Le principal de single de l’album. Plutôt rock et énergique, c’est un des rares morceaux qui mettent vraiment en valeur la voix du chanteur.

3. Mr. Maker – 3:00
Un morceau qui donne la pêche et sonne un peu rétro.

4. Do You Wanna – 4:06
Un son plus dansant avec un solo guitare (presque) endiablé.

5. Gap – 4:00
Un titre plus calme, mais pas très mélodieux

6. Love It All – 2:50
Une chanson plus douce, où la voix est un peu plus poussée dans les aigues que d’habitude

7. Stormy Weather – 4:01
Un morceau très énergique, au rythme saccadé. Un morceau de brit-rock classique, mais qui est bon !

8. Sway – 3:36
Un peu le copier-coller de la chanson précédente mais en encore meilleur.

9. Shine On – 3:14
Un morceau plus doux que la moyenne, plus mélodieux avec des montées en puissance au moment du refrain. Bref, un son très pop !

10. Down to the Market – 2:27
Un titre très énergique, qu’on pourrait presque prendre pour du Blur.

11. One Last Time – 2:38
Une chanson un peu moins « pêchue » que la moyenne, mais pas encore tout à fait une ballade.

12. Tick of Time – 4:25
Une chanson en acoustique, qui ressemble à la chanson bonus de l’album

13. All Over Town – 3:14
Le morceau caché…enfin pas trop (genre une minute de silence). Une ballade à guitare sèche, aussi classique que le reste de l’album.

THE EVANGELIST (Robert Forster) : Dylan dans le bush

theevangelistrobertforster

theevangelistrobertforsterA la lecture de la page Wikipedia consacrée à Robert Forster, vous apprendrez qu’il est venu à la musique, influencé par Bob Dylan… Et bien, sans avoir dix ans d’étude de musicologie derrière soi, il suffit d’écouter une seule chanson de The Evangelist pour en être intimement convaincu.

Robert Forster est donc un « song writer » folk dans la plus pure tradition du genre. D’ailleurs, je vous conseille d’aimer ce type de musique avant de vous aventurer à écouter cet album car il est réellement sans surprise, mais pas sans qualités.

Robert Forster, c’est avant tout une voix grave, chaude et un peu éraillée. D’ailleurs, la parenté avec Dylan est là aussi patente. Elle est plus ou moins bien mise en valeur selon les chansons, mais en forme toujours l’élément le plus important. Les accompagnements sont généralement assez simples, à la guitare dans la plupart des cas ou au piano pour From Ghost Town. L’image du chanteur se baladant avec sa guitare dans le dos n’est pas loin et certains des morceaux s’imaginent parfaitement chantés autour d’un feu de camp dans le bush australien (patrie de Robert Forster).

Les mélodies vont du pop-folk au country-folk. Vous me direz, ça ne va pas très loin. Certes, The Evangelist ne se démarque ni pour son originalité, ni même sa variété, même si les mélodies alternent les airs tristes et les plus guillerets. On est dans le plus pur respect d’une tradition et d’un genre. Mais le plupart des morceaux que comporte cet album valent le coup d’être écoutées. Ce dernier ne deviendra peut-être pas un album de chevet, mais pourra accompagner les envies de mélodies simples et de grands espaces. La seule chanson où l’instrumentation est plus élaborée, Don’t touch Anything, n’est d’ailleurs certainement pas la plus intéressante. On lui préférera Evangelist, peut-être la plus épurée, mais certainement celle qui fait le plus se dresser l’oreille du mélomane. Ce n’est d’ailleurs pas étonnant qu’elle constitue la chanson titre de l’album.

On peut toujours s’interroger sur l’intérêt d’un chanteur qui fait du Dylan sans tout à fait être Dylan. Mais bon, dans ce cas-là, on n’écouterait plus grand chose ! Je ne connaissais pas Robert Forster avant d’écouter cet album. Il ne me donne pas forcément envie de me ruer sur sa discographie complète, mais je suis heureux de compléter ma discothèque avec un album au son différent du son pop-rock formaté que l’on entend désormais partout (y compris chez moi, j’avoue…).

The Evangelist est donc un album fait pour tous les amoureux du folk à la Dylan. Les autres pourront se laisser charmer par quelques mélodies qui si elle ne valent peut-être pas le voyage, valent tout de même le détour.

Faisons le tour des titres de cet album :

1.: If It Rains
Une chanson aux accents tristes, où Robert Forster pousse un peu la voix façon country.

2.: Demon Days
Un morceau beaucoup plus doux et mélodieux, qui sonne presque comme une berceuse

3.: Pandanus
Un son plus pop pour ce titre, mais le résultat est plutôt sympa.

4.: Did She Overtake You
Une chanson sans grand relief

5.: Evangelist
Un titre à l’instrumentation minimaliste, mais la voix a ici assez de relief pour se suffire à elle-même.

6.: Let Your Light In Babe
Un morceau country-folk gai et entraînant

7.: Place To Hide Away
Une chanson douce qu’on croirait chantée au coin du feu

8.: Don’t Touch Anything
Le morceau à l’instrumentation la plus élaborée, mais le résultat n’est pas forcément le plus intéressant

9.: It Ain’t Easy
Une chanson guillerette, aux accents très country

10.: From Ghost Town
Le morceau le plus sombre et le plus triste de l’album, le seul accompagné au piano.

BATTLEFIELD (Ez3kiel) : Varié, mais lancinant, lancinant, mais varié

battlefieldez3kiel

battlefieldez3kielDepuis quelques temps, j’ai commencé à noter dans un coin (enfin techniquement un fichier Excel) les titres des albums recevant une bonne critique dans Télérama. Il s’agit pour la plupart de groupes dont je n’avais jamais entendu parler. Mais bon, comme je suis un aventurer qui n’a peur de rien, je me suis lancé et ai commencé à écouter ce que tout cela pouvait donner.

J’ai donc commencer par Ez3kiel et leur album Battlefield. Contrairement aux apparences, ce groupe est originaire de Tours et donc bien de chez nous ! Mais comme leur musique est essentiellement instrumentale, cela importe peu de toute façon.

Si ce groupe est généralement rangé dans le rayon « électro », ce classement est tout à fait réducteur. Si on devait coller une étiquette, cela pourrait plutôt être musique expérimentale, tant on sent chez eux une volonté d’explorer l’ensemble de l’univers musical, en se souciant bien peu de la barrière entre les genres. Mais le terme qui pourrait vraiment définir cette album serait en fait le terme d’inclassable.

Mais Battlefield possède une énorme qualité et un immense défaut, qui pourraient sembler contradictoires à première vue, mais qui ne s’exercent pas à la même échelle. Cet album est incroyablement varié, dans le sens où beaucoup de styles sont abordés. Il est donc particulièrement riche et va de la musique électronique proprement dite au métal ou au hip-hop. C’est donc quelque chose que j’aurais vraiment pu apprécier sans un revers à cette médaille.

Si les morceaux ne se ressemblent pas les uns les autres, ils sont quasiment tous hyper lancinants. La variété ne se retrouve pas à l’intérieur des morceaux qui sont déséspérément monocordes. Chaque titre correspond à une idée différente mais Ez3kiel ne semble pas avoir cherché à jouer autour de chacune d’elle, se contentant d’en faire un morceau généralement assez long mais dont on décroche après la première minute.

Une autre impression que laisse la plupart des morceaux de Battlefield est celui d’entendre une musique de film. Je n’y vois ni une qualité, ni un défaut, mais c’est vraiment récurent d’une plage à l’autre. C’est sans doute le côté instrumental qui veut ça, mais pas seulement. Mais cela renforce la sensation qu’il s’agit là vraiment d’une musique de fond, qui a toute sa place dans un second plan, mais qui ne s’écoute pas pour elle-même.

Je reste donc sur une impression plutôt mitigée concernant Battlefield. Musicalement très intéressant, son potentiel est trop sous-exploité pour vraiment être enthousiaste.

Faisons un peu le tour des morceaux qui compose l’album.

1.Adamantium
Un morceau instrumental qui met dans l’ambiance de l’album. La batterie martèle derrière une instrumentation lourde et lancinante

2.Volfoni’s revenge
Un titre qui crée une ambiance étrange et fascinante. Assez envoûtant et très long, il est l’un des morceaux qui ressemble vraiment à une musique de film

3.Spit on the ashes
Un des rares morceaux avec des paroles chantées. Une voix grave et profonde à la Nick Cave répond à des voix mêlées beaucoup plus hautes et claires. Mais le résultat demeure lancinant malgré tout.

4.Coal Flake
Un petit intermède de moins de deux minutes

5.The Wedding
Les sonorités se font cette fois plus cuivrées, mais le résultat reste toujours aussi monotone

6.Break Or Die
Un morceau de fusion entre électro et métal, très caractéristique du style du groupe

7.Alignment
Morceau de hip-hop qu’on ne s’entend pas à voir ici. A l’image de l’album : déconcertant

8.Lull
Un morceau qui ressemble vraiment à un générique de fin, avec comme fil rouge musical le son d’une boîte à musique

9.Firedamp
Grand n’importe quoi musical, qui sert de court intermède

10.The Montagues and the Capulets
Un morceau aux sonorités beaucoup plus classiques, sonnant comme un orgue de barbarie, accompagné de percussions

11.Wagma
Morceau enregistré comme si le groupe jouait loin des micros. Effet sonore original, mais sans plus.

TEASER AND THE FIRECAT (Cat Stevens) : Du pur Cat Stevens (pour finir)

teaserandthefirecatcatstevens

teaserandthefirecatcatstevensVoilà, mon voyage (dans l’ordre alphabétique…) dans la carrière de Cat Stevens touche à sa fin avec ce dernier album : Teaser and the Firecat, sorti en 1971. Un de ses plus importants succès commerciaux, une de ses œuvres les plus abouties.

Pour l’anecdote, ce disque illustre un livre pour enfant écrit et illustré par Cat Stevens lui-même. L’histoire d’un homme et de son chat qui cherchent à remettre en place la lune, après que celle-ci soit tombée.

Bref, revenons à la musique. Teaser and the Firecat contient plusieurs grands classiques de Cat Stevens. Il pourrait presque s’apparenter à un “best-of », non qu’il soit son meilleur album (ce titre revient sans conteste à Tea for the Tillerman), mais parce qu’il est sans doute le plus typique de son style. On y retrouve toutes les caractéristiques de sa musique, sans aller dans certaines extrémités de certaines de ses œuvres. Un album parfaitement équilibré donc, qui nous permet de profiter pleinement du génie de Cat Stevens.

Encore une fois, on retrouve donc d’un côté une instrumentation folk où domine soit guitare sèche, soit le piano, mais qui comporte également, parfois dans la même chanson, un nombre très important d’autres instruments, qu’il n’est pas d’ailleurs toujours aisé de reconnaître. De l’autre, un rythme qui peut changer brutalement entre le couplet et le refrain. Ces ruptures concernent aussi l’intensité de la voix de Cat Stevens.

Sa voix parlons-en. Je n’ai cessé de le répéter au cours de tous ces avis, mais Cat Stevens possède une des voix les plus extraordinaires jamais enregistrés. Incroyablement chaude et profonde, elle éclipserait presque tout le travail d’accompagnement pourtant si fouillé. D’ailleurs, si même un morceau de Cat Stevens moyen, reste un délice pour les oreilles, c’est avant tout grâce à elle. Avec une telle voix, vous ne pouvez jamais rater totalement une chanson.

Teaser and the Firecat est donc à conseiller à tous ceux qui voudront connaître l’univers de Cat Stevens, sans aller forcément jusqu’à l’exhaustivité la plus complète. Il constitue un monument de la musique folk… et même de la musique tout court.

Mais faisons le tour des morceaux que l’on trouve sur Teaser and the Firecat.

1.: Wind
Une courte ballade à la guitare, avec une voix très posée. Ce morceau constitue une véritable introduction à cet album.

2.: Ruby Love
Une ballade beaucoup plus typique du style de Cat Stevens : elle est accompagnée de multiples instruments et connaît aussi bien des changements de rythme de la mélodie que d’intensité dans la voix.

3.: If I Laugh
Une ballade aux accents tristes, très sobres, mais loin d’être la plus intéressante de l’album.

4.: Changes IV
Un morceau beaucoup plus énergique où la voix de Cat Stevens prend (presque) toute sa mesure.

5.: How Can I Tell You
Une autre ballade au ton plutôt triste. Mais cette fois, la mélodie véhicule beaucoup plus d’émotion. Le résultat est de facture sobre, même si l’instrumentation garde sa variété habituelle.

6.: Tuesday’s Dead
Un grand classique dans le registre des chansons énergiques de Cat Stevens. Rytmée, variée, une parmi ses meilleures chansons.

7.: Morning Has Broken
Le meilleur aussi, mais dans le registre ballade. Un morceau où la voix de Cat Stevens est tout simplement sublime.

8.: Bitter Blue
Un morceau énergique mais pas magique. Un titre pop sans grand relief.

9.: Moonshadow
Un autre de ses grands classiques : une ballade, pas la meilleure, mais tellement au-dessus de la moyenne du genre !

10.: Peace Train
Une chanson énergique dans le plus pur style Cat Stevens. Un parfait résumé de son génie pour conclure ! 

EN OBSERVATION (Helmut Fritz) : Intérêt musical plus que limité

enobservationhelmutfritz

enobservationhelmutfritzAprès Cat Stevens…Helmut Fritz. Effectivement, je donne dans la diversité musicale. Et j’en entends déjà se demander pourquoi donc ai-je braver les foudres d’Hadopi pour télécharger cet album. Et bien, au final, il s’avère qu’ils n’ont pas tellement tort de se la poser…

Helmut Fritz n’est pas vraiment un chanteur, mais un personnage interprété par Eric Greff. Allemand, héritier d’une confortable fortune, il vient s’installer à Paris et se met rapidement à fréquenter la jet-set et les soirées branchées. Mais très vite il réalise la vacuité de ce milieu et décide d’en faire des chansons.

Bien plus que par son album, Helmut Fritz est connu par les deux clips largement diffusés sur le net, Ca m’énerve et Miss France. En fait, on est vraiment à la frontière entre la musique et l’humour. Je vous conseille sa fausse biographie ou ses fausses interview que l’on peut facilement trouver sur Youtube. Tout cela contribue à donner vie au personnage, à ses mimiques et à son univers. Et le résultat est vraiment drôle, chacun de ces éléments formant un sketch à lui tout seul.

Mais voilà, quand il ne reste que la musique, le bât blesse quelque peu. Certes, les deux titres phares sont particulièrement entraînants, ma jambe gauche peut encore en témoigner, suite à la soirée de samedi. Cependant, le reste de l’album se compose de musique électro assez médiocre, avec des textes plus ou moins drôles. En Observation est d’ailleurs assez inégal sur ce plan là et seul Yellow Safety Jacket est au niveau des deux titres précédemment évoqués.

On touche là les limites du principe de la parodie. Certes, il faut prendre tout ça au second degré. Cependant, de la mauvaise musique, même quand elle se moque de la mauvaise musique, reste de la mauvaise musique… Olala, c’est puissant ce que je dis !

Cet album est donc à prendre au 8ème degré. Les fans déjà convertis d’Helmut Friz trouveront peut-être tout de même un peu de plaisir à écouter En Observation. Cependant, même chez eux, je doute fort qu’il tourne en boucle sur leur platine.

Faisons tout de même le tour des titres de cet album.

1.Opening (0′ 27)
Une intro en anglais, 100% second degré.

2.Ça m’énerve (Radio Edit) (3′ 37)
Une version différente de celle du clip, plus clubbing, avec plus de distorsion. Pour moi, cette version est surtout moins dansante.

3.Tu l’as pas créé, tu le vends (3′ 11)
Un titre qui se moque des vendeurs dans les magasins branchés qui se la pètent. C’est rigolo mais pas top musicalement.

4.Ça gère (3′ 14)
Le morceau se moque des post-ados qui fréquentent les soirées branchouilles. Le titre n’es pas super réussi, malgré un sujet qui aurait pu être mieux exploité. L’humour y est ici souvent facile. On retiendra juste cette phrase remarquable : « Je me demande parfois si la mode n’a pas tort ».

5.07h45 (3′ 10)
Une chanson qui se moque de la queue à la Poste dès l’ouverture. Tous ceux qui sont régulièrement usagers de la Poste trouveront ça bien senti.

6.Miss France (3′ 38)
Sans le clip, c’est tout de suite moins drôle. Mais cette chanson reste musicalement une des plus entraînante de l’album.

7.’Partout (3′ 44)
Le titre se moque des VIP de manière général. Le texte est un peu basique mais colle bien dans l’esprit du reste de l’album.

8.Burn Out (3′ 17)
Un morceau sur les inconvénients de la vie parisienne : embouteillages, loyers, prix des sorties… Un titre qui manque un peu de second degré.

9.Mister Hype (3′ 49)
Le titre de la chanson parle de lui-même. L’humour est facile, mais on reconnaît forcément des gens que l’on connaît… ou soi-même.

10.Yellow Safety Jacket (3′ 11)
Une chanson sur tous ceux qui laisse le gilet jaune fluo sur le siège passager. Un morceau vraiment jouissif qui nous livre cette remarquable citation :  » Le gilet jaune est fait dans une matière qui réfléchit. Tu devrais peut-être faire comme lui. « 

11.Le Plein des sens (3′ 03)
Une chanson sur l’amour dans la voiture… Pas vraiment un sujet de fond, mais le résultat est assez drôle.

12.16.01.74 (3′ 09)
Une chanson sans réelles paroles qui fait un peu remplissage de fin d’album.

13.Ça m’énerve (VIP Dub Mix) (5′ 16)
La version que l’on connaît avec le clip. Elle reste la chanson la plus entraînante et la plus drôle de l’album.

TEA FOR THE TILLERMAN (Cat Stevens) : LE chef d’oeuvre de Cat Stevens !

teaforthetillermancatstevens

teaforthetillermancatstevensEn parcourant la carrière de Cat Stevens en suivant bêtement l’ordre alphabétique, j’ai failli réussir à garder le meilleur pour la fin. Mais voilà, après Tea for the Tillerman, il restera Teaser and the Firecat. Enfin, tout cela ne retire rien au fait que cet album constitue le chef d’œuvre de Cat Stevens. Et vu l’immensité du bonhomme, ce n’est pas peu dire.

Tea for the Tillerman a été classé dans la plupart des listes de meilleurs albums du siècle dernier. Il faut dire qu’il comporte un grand nombre des chansons les plus connues de Cat Stevens. Cet album, sorti en 1970, est réellement celui qui aura fait de lui une star mondiale. Il faut dire qu’il s’agit là d’un merveilleux voyage musical qui vous transportera.

Dans la série dans les phrases toute faite, on peut dire, à propos de Tea for the Tillerman, que c’est dans la sobriété que l’on reconnaît vraiment la qualité. En effet, les morceaux de cet album sont tous très simples dans leur instrumentation. Il se contente souvent d’un accompagnement à la guitare ou au piano, sans plus, loin des expérimentations et des successions d’instruments qui font la marque de fabrique de beaucoup de ses albums. Mais du coup, on se concentre sur le plus extraordinaire instrument qui soit, la voix de Cat Stevens !

Cette voix unique et sublime qui en font un artiste unique et incontournable. Elle est capable de véhiculer toutes sortes d’émotions, mais toujours avec la même réussite et la même profondeur. Si vous en doutez encore, il vous suffira d’écouter, ce qui pour moi est plus belle de ses chansons, Father and Son et vous en serez également convaincu.

Par contre, on retrouve bien dans Tea for the Tillerman une autre caractéristique de la musique de Cat Stevens, qui est la rupture. Cette fois, ce n’est pas vraiment la rupture dans le rythme, mais la rupture dans l’intensité dans la voix qui est prégnante. Cela donne à sa musique une originalité, et la met surtout à l’abris d’être jamais lancinante. Même si cette album est essentiellement composé de ballades qui vous transporteront, jamais elles ne vous laisseront vous assoupir. Quand un morceau de Cat Stevens commence, on s’arrête et on l’écoute !

Tea for the Tillerman est donc indispensable à toute discothèque qui se respecte. Les fans de Cat Stevens y trouveront ici plusieurs de ses plus belles chansons. Les autres tomberont également amoureux de cet album, peut-être moins expérimental, mais tellement sublime qu’il en est incontournable.

Terminons par un petit tour des chansons qui composent ce chef d’œuvre :

1.: Where Do The Children Play
Un de ses tubes les plus célèbres. Chanson douce dans un premier temps avant que la voix, ici sublime comme jamais, connaisse de grandes variations dans son intensité et sa hauteur.

2.: Hard Headed Woman
Un titre plus énergique que le précédent. La voix est posée sur un air de guitare. Il est moins harmonieux, plus saccadé, mais du coup typique du style Cat Stevens.

3.: Wild World
Un autre classique. Tout y est simple, mais le talent de Cat Stevens le rend tout de même absolument génial.

4.: Sad Lisa
Encore un classique ! La voix de Cat Stevens sur un air de piano. Une immense émotion véhiculée par cette chanson magnifique aux accents tristes.

5.: Miles From Nowhere
Un instrumentation un peu plus élaborée avec la voix, une guitare et des chœurs, plus proche de ce à quoi on est habitué chez Cat Stevens. Il lâche ici sa voix pour notre plus grand bonheur.

6.: But I Might Die Tonight
Une chanson très simple qui sonne presque comme un intermède dans cet album génial.

7.: Longer Boats
Un morceau qui ressemble à un gospel, avec les chœurs qui accompagnent Cat Stevens. Encore une fois, c’est sans superflu, mais le génie se suffit à lui-même.

8.: Into White
Une chanson douce et simple encore une fois. Cette ballade a des allures de berceuse, qui donne envie de se caler bien au fond de son fauteuil et de se laisser porter par la musique.

9.: On The Road To Find Out
Une chanson plutôt gaie, avec de vrais changements de rythme et d’intensité à la Cat Stevens.

10.: Father And Son
Le chef d’œuvre de Cat Stevens ! Un dialogue entre un père et son fils. Les deux personnages sont identifiés par le rythme et l’intensité de la voix qui varient. Sublime !

11.: Tea For The Tillerman
Une chanson très courte en guise de conclusion, qui nous permet de descendre en douceur de notre merveilleux voyage musical.

BACK TO BLACK (Amy Winehouse) : On attend le retour du retour !

backtoblackamywinehouse

backtoblackamywinehouseDans la série, les meilleurs partent toujours les premiers, je voudrais Amy Winehouse… Ah bah non, merde, je me goure, elle n’est pas encore morte…

Allez, cette petite touche d’humour noir est là pour nous faire rire alors que la musique vient de perdre coup sur coup un Musclé et un 2BE3. Espérons qu’Amy n’attrape pas la grippe A et qu’elle nous réserve bien d’autres album que ce Back to Black.

Car si Amy Winehouse est complètement barrée, et c’est peu de le dire, elle est surtout immensément talentueuse. Back to Black est une petite merveille que chaque bonne discothèque se doit de contenir. 11 chansons pour 32 minutes de musique, c’est peu, mais quand ce sont 32 minutes de pur bonheur, on se régale et on savoure.

Back to Black est sorti à l’automne 2006 en Angleterre et au printemps suivant dans le reste du monde. Et partout le succès fut immense, que ce soit pour les single, Rehab en tête, ou pour l’album en entier. Il s’agit en fait de son second album, le premier, sorti en 2003 avait un destin plus anonyme, même s’il avait été en succès Outre-Manche. Avec ce disque, Amy Winehouse a été propulsée au rang de star mondiale, la légende étant entretenue par ses frasques et soucis divers et variés.

Mais Amy Winehouse, c’est avant tout une voix chaude et incroyablement profonde. Ses titres naviguent entre le jazz, la soul et le RnB. Mais le genre importe peu quand on est face à une telle qualité vocale, à une telle énergie. Les instrumentations sont de grande qualité, mais elles sont surtout là pour mettre en valeur la voix d’Amy Winehouse. Le terme d’accompagnement prend ici tout son sens, le guide qui tire tout le monde vers le haut étant les cordes vocales de la jeune Anglaise (elle 4 ans de moins que moi, elle sera donc éternellement jeune !).

De plus, Back to Black est vraiment très dense niveau qualité. Si les deux singles principaux, Rehab et Back to Black, sortent du lot, aucun morceau n’est à jeter. Seul Some Unholy War est un peu en retrait, sans pour autant faire le moindre mal à nos oreilles.

Il faut espérer qu’Amy Winehouse garde son statut de star, et ne prenne pas celui de comète. Cela fait un moment que la chanteuse n’a pas défrayé le chronique. On peut donc garde espoir que la prochaine fois qu’elle fera la une de l’actualité, cela sera pour un nouvel album tout aussi réussi que Back to Black.

Regardons donc de plus près les titres de cet album.

1.: Rehab
Le plus grand tube de l’album. Une énergie folle, dégagée par une voix fantastique, tout son talent est là.

2.: You Know I’m No Good
Un titre plus chaud, plus lent, mais qui du coup permet de savourer encore plus la voix sublime d’Amy Winehouse.

3.: Me And Mr Jones
La voix d’Amy Winehouse se superpose à des chœurs. Le tout sonne comme de la musique soul des années 60, mais d’une étonnante modernité. Un résultat original.

4.: Just Friends
Une chanson plus calme avec une instrumentation plus soft. Elle sonne comme une sorte d’intermède, mais pour un résultat pas mal du tout.

5.: Back To Black
L’autre tube de l’album. Plus sombre et plus fort que Rehab, ce morceau prend vraiment aux tripes.

6.: Love Is A Losing Game
Une chanson beaucoup plus douce. L’instrumentation a moins d’intérêt ici, mais la voix d’Amy suffit à notre bonheur.

7.: Tears Dry On Their Own
Un titre plus léger et plus guilleret qui sonne très années 70.

8.: Wake Up Alone
Une chanson que l’on pourrait qualifié de slow (ah les boums de notre adolescence !). Elle permet d’admirer à loisir la merveille de suavité de la voix d’Amy Winehouse. Un vrai bonheur pour les oreilles.

9.: Some Unholy War
Une chanson relativement lancinante. La moins bonne de l’album.

10.: He Can Only Hold Her
Un titre beaucoup plus énergique que le précédent. Ce n’est pas le plus intéressant de l’album, mais se laisse écouter avec plaisir.

11.: Addicted
Une chanson dans le ton du reste de l’album. Une bonne conclusion qui sonne comme un générique de fin. 

NUMBERS (Cat Stevens) : Concept sans énergie

numberscatstevens

numberscatstevensPoursuivons l’exploration de la carrière de Cat Stevens avec Numbers, un album sorti 1975 et qui se veut quelque peu conceptuel. En effet, il est la bande-orignal…d’un livre ! La musique est en fait censée illustrer le monde de « Polygor », décrit par le livre du même nom. Un livre qui n’a pas du beaucoup marquer les mémoires puisque si vous tapez son titre sous Google, vous ne trouverez que des articles faisant référence… au disque de Cat Stevens dont nous sommes en train de parler.

Pourtant, cet album n’a lui aussi rien de très marquant. On a un peu l’impression que Cat Stevens a sorti des chansons du fond de ses tiroirs pour aider deux copains à vendre leur bouquin. Mais ce qui marque encore plus, c’est le manque d’énergie dans la voix, pourtant unique, de Cat Stevens. Il n’y met aucune énergie, ne la pousse jamais et la rend ainsi…presque quelconque. Et ça, ce n’est pas un mince exploit.

Ce manque d’investissement se ressent aussi dans le fait que l’album ne comporte que 9 chansons… On pourrait même dire seulement 7 car la première et la dernière ne sont que des instrumentaux en forme d’introduction et de conclusion.

Numbers est-il totalement à jeter ? Tout de même pas, car du Cat Stevens pas terrible, cela reste quand même mieux que beaucoup de productions. Mais quand on connaît le reste de sa discographie, on ne peut qu’être déçu. On ne gardera en mémoire que « Novim’s Nightmare » et « Home », les deux meilleures chansons de l’album, les seules à être vraiment à la hauteur du talent de Cat Stevens.

Le reste de l’album est composé de ballades souvent fades et surtout chantée sans aucune conviction. Si on retrouve bien la diversité des instruments qui caractérise Cat Stevens, les ruptures de rythme fréquentes sont, elles, totalement absentes. Bref, c’est monocorde et sans relief, tout le contraire des productions actuelles de ce fascinant chanteur.

Numbers ne ravira donc que les fans de Cat Stevens, visant l’exhaustivité de son oeuvre. Les autres ont bien d’autres albums à écouter et pourront aisément oublier celui-là.

Faisons tout de même le tour des titres qui composent cet album.

1.: Whistlestar
Une longue introduction uniquement instrumentales, jouées avec divers instruments pas tous identifiables.

2.: Novim’s Nightmare
Le morceau commence par une introduction douce au piano. Notre impatience grandit donc et se trouve comblée lorsque la voix magique de Cat Stevens se fait entendre.

3.: Majik Of Majiks
La voix se fait plus dure et plus puissante, mais le tout manque quand même cruellement d’énergie.

4.: Drywood
Comme beaucoup de chansons de cet album, ce titre souffre d’un manque d’énergie et de relief.

5.: Banapple Gas
On retrouve tout de même un peu d’énergie dans ce morceau plutôt enjoué. Mais bon, rien de génial non plus.

6.: Land O’freelove And Goodbye
Une nouvelle chanson douce, qui repose donc beaucoup sur la voix de Cat Stevens. Mais contrairement à son habitude, elle ne véhicule ici que très peu d’émotions.

7.: Jzero
Une chanson guillerette, mais sans plus…

8.: Home
La meilleure chanson de l’album, où Cat Stevens met enfin un minimum de conviction dans son chant.

9.: Monad’s Anthem
Un morceau qui ressemble vraiment à un générique de fin. On y entend une voix grave et des choeurs, mais pas Cat Stevens. Le morceau est d’un intérêt plus que limité.

LE BORDEL MAGNIFIQUE (Cali) : Cali, bête de scène !

lebordelmagnifiquecali

lebordelmagnifiquecaliOui bon, j’avoue quelques fois, j’ai des goûts de midinette. J’adore la série des Accro du Shopping, j’ai fini il y’a deux jours Sex and The City et, je n’ai même pas honte de l’avouer, j’aime beaucoup Cali… et même Calogero ! Et oui, il y’a une adolescente prépubère qui sommeille en moi et qui se réveille de temps en temps. C’est vrai, ce n’est pas évidemment à deviner comme ça, au premier abord, surtout un jour comme aujourd’hui où je suis mal rasé.

Et puis, j’aime également infiniment la musique live ! Un morceau (bien) joué en concert véhiculera toujours immensément plus d’émotion que le même interprété en studio. De plus, les artistes ont tendance à nous offrir des versions beaucoup plus rock de leur musique une fois sur scène. Cela rend certains artistes beaucoup plus audibles à mon goût… Même si l’effet inverse existe aussi. J’aime infiniment Nirvana, mais j’avoue n’avoir que peu de plaisir à écouter « From the Muddy Banks of the Wishkah », leur album live que je trouve passablement inaudible.

Mais revenons à Cali. Une amie qui l’avait vu en concert au Printemps de Bourges me l’avait décrit un jour comme une bête de scène. A l’époque, je ne connaissais que très peu et j’avoue avoir été particulièrement sceptique. Le Bordel Magnifique m’a définitivement convaincu et me donne fortement envie de le voir un de ces jours de mes propres yeux… et mes propres oreilles accessoirement.

Qu’on aime ou que l’on n’aime pas Cali, c’est comme pour Johnny, on ne peut pas leur retirer le fait qu’ils se transcendent sur scène et qu’ils ont un sens inné du show et du jeu avec le public. Ils s’éclatent sur scène et ça se sent. Les fans sont en transe et ceux qui apprécient prennent quand même largement leur pied.

Après, certains diront que Cali est le seul artiste à avoir réussi à nous pondre trois albums à partir d’un seul chagrin d’amour ! Je ne sais pas exactement ce qu’elle lui a fait, mais il a quand même du morfler notre ami Cali. Il faut bien admettre qu’il aura un peu de mal à tenir toute une carrière avec ça. Cependant, pas sûr qu’il soit aussi bon pour parler d’amour heureux !

Le Bordel Magnifique est un donc un excellent album live qui pourra séduire un public encore plus large que ses albums studio

Regardons de plus près le détail des titres qui peuplent cet album :

01. Je te souhaite à mon pire ennemi
Alors déjà rien que le titre, rend le morceau génial ! Je pense que tous les mecs, vous êtes comme moi, il y’a un certain nombre de noms qui vous viennent à l’esprit… Bref, je m’égare. Le morceau est ici assez proche de la version studio jusqu’au solo de guitare de la fin qui finit de chauffer définitivement le public.

02. Je m en vais (d’après Miossec)
Cette chanson est beaucoup plus dynamique et rythmée que la précédente. Cali est définitivement dans son concert. De plus, j’ai une histoire particulière avec cette chanson, c’est donc pour moi deux fois plus jouissif.

03. Je ne vivrai pas sans toi
Un morceau au ton beaucoup plus dur. Le refrain est vraiment excellent, les couplets beaucoup plus ordinaires.

04. C’est quand le bonheur ?
Dans ce morceau, Cali fait largement chanter le public. Certains trouveront que ça ressemble à du Patrick Bruel de la grande époque… Après qu’on aime ou qu’on n’aime pas, cette version, très différente de la version studio, constitue un vrai moment de musique live.

05. Menteur
Une chanson beaucoup plus calme, interprété au piano. Bon, du coup, il faut bien admettre que l’on entend bien que Cali n’est pas non plus un dieu du chant…

06. La fin du monde pour dans 10 minutes
Sûrement son texte que je préfère. L’air déjà entraînant en studio l’est encore plus en live.

07. Il y a une question
Du Cali, tout ce qu’il y’a de plus classique. Après, encore une fois, on n’aime ou on n’aime pas…

08. Je sais
Une petite ballade mélancolique. Ce n’est pas le genre dans lequel Cali excelle le plus, mais sa présence équilibre le rythme du concert.

09. Roberta
Cali fait monter la sauce en douceur, avec cette chanson douce qui s’accélère progressivement sur la fin.

10. Pensons à l’avenir
Une chanson un peu lancinante où le manque d’énergie ne peut du coup compenser le manque de profondeur de la voix. Cependant, Cali part dans un délire assez drôle au milieu du morceau.

11. Dolorosa
Un excellent exemple de la manière dont le live peut transformer une chanson. Personnellement, c’est une de ses chansons que j’aime le moins en studio, mais qui prend ici une dimension et une qualité toutes autres.

12. Le grand jour
Une chanson assez simple, jouée au piano et qui permet à Cali de jouer avec le public de manière assez sympa.

13. Qui se soucie de moi
Un son beaucoup plus rock que dans la version studio. Cali se lâche et c’est bon !

14. Elle m’a dit
Pour finir, un de ses plus grands tubes… Et surtout une fusion assez impressionnante avec son public !