Hasard du calendrier cinématographique, deux films du réalisateur chilien Pablo Larrain viennent de sortir successivement sur nos écrans. Après Neruda en décembre, voici Jackie en février. Deux biopics donc, mais deux films assez différents. Déjà parce que le dernier marque les débuts « hollywoodien » du cinéaste. Il garde cependant toute sa personnalité artistique pour nous offrir un film élégant et surprenant, même s’il est globalement inégal.
Pablo Larrain aime donc visiblement par dessus tout relater des moments d’histoire politiques. Ou plutôt des moments de la vie de ceux qui font l’histoire politique. Jackie est exactement ça. Le récit de trois jours de la vie de Jackie Kennedy, mais qui au travers lesquels il va réussir à traiter une multitude de sujets tournant autour de cette figure mythique. Mais il reste un film profondément humain, s’attachant bien plus aux acteurs qu’aux événements. Cela fait son originalité, mais aussi sa limite car cela affaiblit quelque peu la trame narrative. D’où quelques longueurs et notamment un vrai trou d’air au milieu du film. Heureusement, le dénouement donne finalement une grande force au récit.
Pablo Larrain garde avec Jackie une partie de son style. Une certaine lenteur, une caméra qui cherche à mettre avant tout en avant les acteurs. Les plans sont rarement larges, mais le plus souvent focalisés sur les visages et les émotions. Par contre, la photographie, brillante et lumineuse, a pris un tournant plus typique du cinéma américain… bien qu’elle soit signée par un directeur français. Mais Stéphane Fontaine n’en est pas à sa première incursion de ce côté de l’Atlantique, puisqu’il avait déjà œuvré sur le très beau Captain Fantastic. Un mot enfin sur la performance asse bluffante de Natalie Portman. La jeune adolescente de Léon est désormais très loin. Elle s’insère dans la grande lignée des acteurs qui ont su rentrer de manière troublante dans la peau d’un personnage historique. Ca leur a souvent valu un Oscar… Si elle en remporte un à la fin du mois, personne ne pourra dire qu’il est immérité.
LA NOTE : 13/20
Fiche technique :
Production : Jackie Productions, Wild Bunch, Fabula, LD Entertainment, Protozoa Pictures, Bliss Medias, Why Not productions
Distribution : Bac films
Réalisation : Pablo Larrain
Scénario : Noah Oppenheim
Montage : Sebastian Sepulveda
Photo : Stéphane Fontaine
Décors : Jean Rabasse
Musique : Mica Levi
Costumes : Madeline Fontaine
Durée : 100 min
Casting :
Natalie Portman : Jackie Kennedy
Peter Sarsgaard : Bobby Kennedy
Greta Gerwig : Nancy Tuckerman
Billy Crudup : le journaliste
John Hurt : Le prêtre
Richard E. Grant : Bill Walton
Caspar Phillipson : John Fitzgerald Kennedy
Beth Grant : Lady Bird Johnson


Tempête de Sable n’est pas qu’un témoignage. Il repose sur un vrai sens de la narration, où des rebondissements amènent des changements de perspective inattendus. Si on ajoute à ça une réalisation maîtrisée et un casting formidable, cela donne un film d’une grande force. Cela confirme également l’incroyable vigueur d’un cinéma israélien protéiforme et qui sait affronter les sujets les plus difficiles de front. Ce film n’est pas que féministe, il est avant tout humaniste et nous rappelle qu’il y a encore bien des combats à mener sur cette planète.

Si La La Land joue bien dans la cour des grandes comédies musicales, c’est aussi parce que le duo formé par Emma Stone et Ryan Gosling est bien l’égal de tous ceux qui, avant eux, ont fait la légende du cinéma hollywoodien. Deux immenses stars, mais avant tout deux immenses comédiens qui font revivre une magie matinée de glamour, qui ne pourra jamais être crée par le moindre effet numérique.

Il a Déjà tes Yeux est donc une comédie drôle, ce qui permet déjà de la considérer comme réussie. On peut cependant lui reprocher une fin qui part un peu en vrille. Un côté grand guignol mal maîtrisé, qui constitue la seule pesanteur du film. Heureusement le joli casting est assez investi dans son interprétation pour que l’on pardonne cette fausse note finale. Le positif domine largement et le film aura atteint son but : divertir intelligemment.
Car ce supplément vient s’ajouter à une base solide. Graphiquement, Tous en Scène conjugue modernité et un esprit cartoon des plus réjouissants. L’humour est drôle et tendre. L’histoire est rythmé avec de vrais rebondissements. Et enfin surtout, la musique est omniprésente. Le film est le plus bel hommage cinématographique à la musique pop (au sens hyper large) depuis Moulin Rouge. De Sinatra aux Gypsy Kings, de Beyoncé à Jeff Buckley, tous ces artistes sont les complices de ce divertissement parfois réellement enthousiasmant.

On enchaîne avec une artiste que j’aime beaucoup. KT Tunstall connue pour la pub Alice, mais aussi pour son immense talent. Invisible Empire // Crescent Moon est peut-être passé inaperçu. Il ne manque pourtant pas de qualité cependant. Il s’ouvre sur un titre doux et mélodieux qui donne le ton de l’album tout entier. Sa musique est parsemé de petits éclairs jazzy, mais elle est globalement paisible et surtout très agréable. Du miel pour les oreilles ! On regrettera simplement l’absence d’un ou deux titres vraiment remarquables, mais la qualité est réellement constante.
On termine notre voyage musical au Canada avec le groupe The Weeknd et leur album Kiss Land. Une musique électro éthérée, sans aucun intérêt. Ce n’est pas dansant, ce n’est pas harmonieux, ce n’est pas mélodique. Ce n’est donc pas grand chose. Allez, pour ne pas être totalement injuste et faire comme pour leurs collègues australiens plus haut, je signalerai tout de même le titre Live For, en duo avec Drake, qui n’est pas non plus totalement désagréable.
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